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31/03/2015

Un géant nous a quittés - Hommage à Lee Kwan Yew

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Dimanche 22 mars, l’un des plus grands hommes de ce siècle s’est éteint dans l’indifférence générale des Européens. Lee Kuan Yew, le recordman du nombre d’ années d’un homme politique au poste de Premier Ministre s’est éteint à l’âge de 91 ans. Cet homme exceptionnel a dirigé Singapour d’une main de fer entre 1959 et 1990 et a complètement transformé la ville-état, faisant passer Singapour de la pauvreté absolue à la richesse et au bien être en seulement une trentaine d’année.

Singapour dans les années 1960

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Singapour aujourd'hui

Ce visionnaire est unanimement respecté en Asie, comme un homme qui s’est dévoué pour le bien de Singapour et de ses habitants. Il est pour moi le symbole exemplaire du « Despote éclairé » qui a parfois utilisé des méthodes  musclées, mais toujours pour servir l’intérêt général. Le résultat est sans appel : il a transformé cette ancienne colonie britannique marécageuse et sans ressources en un pays développé à l’économie florissante et au cadre de vie sans égal sur cette planète (ne qualifie t-on pas Singapour de ville jardin !...) D’ailleurs son exemple a beaucoup influencé la nouvelle classe dirigeante chinoise et en particulier Deng Xiao Ping avec lequel il était très proche et qui recherchait ses avis et conseils.

Lee Kuan Yew est né en 1923 dans une riche famille chinoise établie à Singapour alors colonie britannique ; il étudiera le Droit à Cambridge où il laissera le souvenir d’un étudiant excessivement brillant. Rentré à Singapour, il s’engage en politique et fonde le parti PAP qui milite pour l’autonomie de l’île au sein de l’Empire Britannique puis de la Fédération Malaise.

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C’est en 1959, année où l’île s’affranchit de la tutelle britannique,  que commence l’incroyable transformation de Singapour. Lee, membre de l’Internationale Socialiste, supprime alors les bidonvilles, construit de nouveaux logements sociaux, s’engage pour l’émancipation des femmes, améliore l’éducation et industrialise le pays. Mais en 1965, le trublion chinois qui indispose ses partenaires de la Fédération Malaise voit son île exclue de la Fédération. Et c’est en larmes , à la radio, que le 9 aout 1965 Lee Kwan Yew annonce à son peuple l’indépendance de Singapour dont l’avenir parait bien sombre.

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Mais il va se retrousser les manches et repartir au combat :  Sous sa main ferme et déterminée, il fera de son pays un eldorado puisque Singapour jouit aujourd’hui d’un des plus hauts niveaux de vie au monde.  Fait rarissime en politique, il quittera  de son plein gré son poste en 1990 au profit d’un de ses lieutenants, Goh Chok Tong, qui par la suite, en 2004, cèdera lui-même le pouvoir au propre fils de Lee Kwan Yew, Lee Hsien Loong.

Même si de nombreuses voix, occidentales pour la plupart, dénoncent son autoritarisme, la grande majorité des Singapouriens ressentent un profond respect pour leur ancien Premier ministre, qui n’a pas hésité à museler l’opposition pour mener à bien son projet, ne tolérant aucune contestation dans le développement d’un Singapour libéral et capitaliste. Mais in fine, le résultat est là, et même ses opposants d’alors reconnaissent que probablement le jeu en valait la chandelle. D’où l’immense tristesse qui a envahi la population de l'île-état qui pleure le « Père de la Nation ».

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Si je considère Lee Kwan Yew comme l’un des plus grands hommes politiques du XXème Siècle, c’est à cause de son parcours et de ses réussites. L’ancien Premier ministre a connu le choc de la guerre, les années cruelles de l’occupation japonaise, l’insurrection communiste, le terrorisme contre les Britanniques, les émeutes communautaires. Ces événements ont forgé en lui une résistance et une détermination sans borne. « Construire une nation, à partir de rien », ce sont les propres mots de Lee Kuan Yew. Cela n’est pas donné à tout le monde. Et c’est ce qui distingue le grand homme du simple politicien, le visionnaire du gestionnaire !...

Quant à ceux qui me disent que cela lui était facile car son pays était un petit pays, je leur rétorque invariablement « Imaginez donc la magnitude de ce qu’il aurait pu faire s’il avait dirigé un grand pays ». Un des grands hommes du siècle dernier vient de nous quitter. Chapeau bas et total respect M. Lee.

On regrettera, pour lui et les Singapouriens, qu’il n’ait pu vivre jusqu’au 50ème anniversaire de l’indépendance de Singapour qui aura lieu en août 2015. 

 

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17:11 Publié dans Histoire, Politique internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lee kwan yew, singapour | | | Digg! Digg | | |  Facebook

26/09/2013

La voix de son maitre - Ayrault à Singapour, du Hollande dans le texte...

Ce qui fait le charme et l'interet du Petit Journal, l'émission de Yann Barthes sur Canal +, c'est leur chic pour dénicher des perles qui ridiculisent nos hommes politiques.

Ils avaient piégé Sarkozy, au tour de Jean-Marc Ayrault de se faire rattraper par la patrouille. La vidéo ci-dessous ne dure qu'un peu plus d'une minute, mais elle est vraiment cocasse, et elle montre à quel point nos politiciens nous servent des discours passe partout écrits de façon impersonnelle par des communicants professionnels. Aucune authenticité là dedans. Amusez vous bien.

21:10 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ayrault, singapour, le petit journal | | | Digg! Digg | | |  Facebook

15/12/2012

La France s'appauvrit et décline à petit feu - Français réveillez vous, tous ensemble réveillons nous

C'est un constat qui fait de la peine mais qui n'en est pas moins réel et consternant. La France s'appauvrit lentement mais surement, et telle la grenouille qui meurt ébouillantée sans s'en rendre compte quand on accroit lentement la température de l'eau dans laquelle on l'a plongée, notre pays s'enfonce peu à peu dans le déclin et l'appauvrissement économique, culturel ou social sans se rendre compte du péril et sans avoir l'énergie pour faire le bond qui nous permettrait d'inverser le cours du destin. Et cela bien entendu se traduit par le pessimisme abyssal du peuple français qui, revenu de tout,  se résigne à la médiocrité de son sort et plonge dans la dépression plutôt que de chercher un nouveau souffle en renversant les bases de ce qui nous anéantit.

Quelle grave et terrible responsabilité portent nos élites (politiques, journalistes, syndicalistes...) qui ont laissé cette atmosphère nauséabonde s'installer depuis 30 ans, ambiance qui pourrit notre avenir et encourage les meilleurs d'entre nous à fuir notre pays. Quand on pense que la Grande Nation comme on appelait autrefois la France fut le phare du monde, c'est tout simplement consternant!....

Honte à nous, gènèration de soixante huitards qui avons tellement privilégié la jouissance  et tant préfére aujourd'hui à demain que nous ne laissons à nos enfants qu'un champ de ruines, et une mentalité désastreuse pour affronter un avenir qui ne sera pas rose pour eux. Qu'il est loin le temps de Colbert qui plantait des forets pour garantir la possibilité de la construction de navires aux générations futures!...

Au contraire des Etats Unis qui ont toujours su relever la tête après l'épreuve, avec ce recours systématique à l'assistanat qui nous infantilise, je me demande d'où viendra l'énergie de notre jeunesse pour renverser la table et reprendre en main son destin. Quand la jambe est gangrénée, il faut savoir la couper pour reprendre des forces et continuer à vivre, sinon c'est la mort assurée. Mais avant de scier la branche sur laquelle on est assis, il importe d'avoir prévu de se raccrocher à une autre prise, sinon c'est la chute.

C'est pourquoi la révolte doit être positive et non pas stérile. Ce qu'on voit aujourd'hui à la télé ne va pas améliorer la situation, car saccager ou bruler les bureaux et les usines des entreprises, les écoles ou les établissements publics n'est pas ce qui va permettre de nous en sortir; sans parler de l'image détestable que nous donnons de notre pays à l'étranger.

La France s'appauvrit économiquement

Notre pays a perdu plus de 500000 emplois industriels en 10 ans. Notre déficit commercial s'est envolé de façon stratosphérique (70 Mards € de déficit pour la France contre plus de 150 Mards € d'excédent pour l'Allemagne qui partage pourtant la même monnnaie que nous). Les entreprises délocalisent ou viennent moins qu'avant s'installer en France, pas seulement pour des raisons de cout, mais à cause de notre réglementation; conséquence, cela crèe moins d'emploi, et donc moins de richesse: comme dans une centrale nucléaire, c'est le coeur de l'activité économique française qui est en danger de fondre. Depuis la mise en place des 35 heures, le pays a réduit sa production de richesses, et comme la cigale, il commence à le payer en demandant l'aide de la fourmi allemande.

La France s'appauvrit financièrement

La dette a explosé depuis 30 ans atteignant plus de 90% de notre PIB à 1400 Mards €. Pour un pays où l'épargne a toujours été forte, cela devient insupportable avec un étranglement lent mais irrémédiable des finances de l'Etat. Le service de la dette est en voie de devenir le premier budget de l'Etat, limitant d'autant les possibilités d'intervention de celui-ci dans les autres domaines,

La France s'appauvrit socialement

Il est bien loin le temps de l'ascenseur social où il était possible à un fils d'ouvrier de faire de grandes études et de sortir de sa condition par son mérite. La méritocratie est morte, l'égalitarisme l'a tuée, au plus grand profit des nantis . Et maintenant, c'est au tour des classes moyennes d'être ponctionnées puisque les riches eux, utilisent les niches fiscales, ou pire, s'expatrient pour ne pas se voir confisquer les fruits de leur labeur, ou chercher fortune sous des cieux plus hospitaliers.

La France s'appauvrit dans son patrimoine

Une chose me frappe et me choque. Dans notre région, oh combien belle et attractive, les plus beaux emplacements, que ce soit au bord du lac Léman, dans le coeur de nos stations de ski ou les plus beaux terrains de nos villes appartiennent de plus en plus à des étrangers. Ce ne serait pas si grave s'ils en jouissaient, mais pire, ces emplacements ne sont utilisés que moins de 3 mois par an, et la plupart du temps les volets de ces magnifiques appartements ou maisons restent inlassablement fermés. Dans la compétition mondialisée qui est de mise aujourd'hui pour tous les biens marchands, les Français possèdent une part de plus en plus ténue de leur patrimoine, et cela ne saurait se passer sans conséquences funestes à l'avenir.

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D'autre part, avec le manque d'ambitions et de moyens qui est le notre depuis 20 ans, où sont les nouveaux monuments qui assureront le rayonnement touristique et culturel de notre pays à l'avenir. Nous vivons sur nos acquis (Versailles, Louvre, Tour Eiffel,.....) mais nous ne savons plus, à quelques exceptions notables (Viaduc de Millau, Musée Branly,....) créer ces milestones qui ont fait de notre pays  ce qu'il est aujourd'hui.

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J'en veux beaucoup à la gauche!....

Non pas pour ce qu'elle fait aujourd'hui au gouvernement, où elle se noie doucement mais pas de façon plus lamentable que ce que la Droite a fait (ou plutôt n'a pas fait) depuis 10 ans.

Non je lui en veux d'avoir désespéré le peuple avec ses fausses promesses qui me font penser à l'affiche dans la vitrine de mon coiffeur " demain on rase gratis". François Hollande qui, lors de sa campagne électorale, a tout mis sur le dos de Sarkozy a fait naitre un espoir immense parmi les plus jeunes, mais il les a manipulés, bercés d'illusions en leur faisant croire que tout était possible.

Quand la Droite était au pouvoir, elle a tout fait pour disqualifier les efforts de redressement entrepris en combattant sectairement toute initiative qui n'avait pour but que le bien être de notre pays. Pour des raisons purement électoralistes, elle a fait croire au peuple que ses chimères étaient réalisables. Elle a favorisé les bobos au détriment du petit peuple des travailleurs: c'est une faute déontologique, qui explique le profond désamour des ouvriers qui sont les premières victimes des réformes qui n'ont pas été faites à temps. Ces gens là qui ont cru aux belles promesses iront peu à peu grossir les rangs du Front National, premier parti populaire de France où les déçus de la gauche et du communisme se retrouvent pour un nouvel espoir, avec des leaders qui parlent vrai et sans tabou sur les problèmes sociétaux, mais qui proposent un programme économique qui, je le crois, apporterait la ruine à notre pays.

François Fillon et François Bayrou ont raison: il faut rassembler les français autour d'un projet de redressement national, en acceptant les réformes indispensables qui s'imposent et qui permettront le renouveau du pays. Quand Lee Kwan Yew annonça l'indépendance de Singapour à la radio en aout 1965, il pleurait...  tellement l'avenir de cette île, l'un des spots les plus sordides, sales et pauvres de la planète, semblait sombre. 45 ans plus tard, c'est l'un des sites les plus beaux et les plus prospères de la terre!..... comme quoi, quand on veut, on peut. Mais il ne faut pas avoir peur de prendre des mesures radicales.

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Vue nocturne de la ville état - le Casino

Ainsi, les touristes français s'amusent souvent de cette inscription affichée dans les toilettes publiques de Singapour '"Ne pas tirer la chasse est une offense passible d'amende". Cela peut paraître puéril.....
Ce qu'ils ignorent, c'est que dans les années 60, certains habitants de l'île déféquaient dans les ascenseurs. Tout s'explique.

Il est donc impératif de nous retrousser les manches et d'avoir le courage de prendre des mesures structurelles qui pourront secouer la léthargie dans laquelle nous avons sombré. Toujours soucieux de concret, je donnerai ci dessous quelques pistes qui me semblent appropriées pour sortir de l'impasse dans laquelle notre pays et son modèle se sont embourbés.

- Réduire la dette en cessant de produire des budgets en déficit.

Pour deux raisons: Garder notre indépendance financière vis à vis de nos créditeurs étrangers qui possèdent 70% de notre dette publique, et par égard vis à vis de notre jeunesse à laquelle nous n'avons pas le droit de léguer un fardeau de 30000 € pour chaque enfant à naitre.

- Introduire les réformes politiques indispensables pour redonner à notre pays une représentation sociologique cohérente oeuvrant pour l'interet général.

Pour cela, il est indispensable de limiter le poids des fonctionnaires dans la représentativité nationale. Il faut faire un référendum demandant au peuple si un fonctionaire se présentant au suffrage a le droit de garder son statut, qui je le rappelle, lui permet, une fois battu, de réintégrer la fonction publique au niveau d'avancement où il serait parvenu s'il n'avait pas choisi d'être élu. Ceci est un privilège exorbitant et inacceptable, qui explique pourquoi, les fonctionnaires qui peuvent prétendre sans aucun risque à une carrière politique, assurés qu'ils sont de retomber sur leurs pieds en cas d'échec, ont colonisé les mandats d'élus.
En matière d'élection, on a instauré la parité hommes-femmes, pourquoi ne pas le faire aussi entre public-privé.

D'autre part, il faut limiter le cumul des mandats et intégrer une dose de proportionnelle dans les élections législatives et sénatoriales afin que l'ensemble du pays soit représenté.

Ma préconisation pour la représentation nationale:

2 sénateurs par département (mandat reconductible une seule fois)
2 députés par département  + 200 députés élus à la proportionnelle (mandat unique) avec un système qui permette à une majorité de se dégager pour interdire le retour aux combines de partis telles qu'on en a trop connues sous la IIIème République.

- Simplifier les règles administratives

Le Français moyen est perdu dans le labyrinthe des lois et réglementations. Remplir sa feuille d'impôt est un pensum que seuls les plus éduqués et les mieux conseillés savent remplir au mieux de leurs interets.

Une autre proposition en faveur des TPE consisterait à réduire la quinzaine de cotisations en  une seule et unique cotisation globale sur la feuille de paye des salariés qui irait à un organisme collecteur public centralisé qui, lui, ferait la répartition entre les différents bénéficiaires (URSSAF, ASSEDIC, Mutuelles, etc....) Cela permettrait enfin aux patrons des TPE (petites entreprises) de comprendre la gestion des payes de leurs employés et de se consacrer à développer leur activité plutôt qu'à chercher à comprendre un maelstrom de réglementations incompréhensibles du commun des mortels.

- Refonder le droit social en le simplifiant et en permettant plus de flexibilité aux employeurs comme aux employés.

Fusionner les contrats CDD et CDI en un contrat unique plus simple, plus souple, qui assure la possibilité aux deux parties de se séparer de façon efficace et sans drame, même si je suis bien conscient pour l'avoir vécu moi même ,que tout licenciement est une épreuve très difficile à surmonter. Une fois de plus, il y a une raison à cette réforme: le système actuel protège les privilégiés qui ont un emploi au détriment de ceux qui en cherchent un, le plus souvent les jeunes...

- Faire respecter la loi une fois pour toutes

 Si une loi n'est pas bonne, abrogeons la, mais il n'est pas acceptable que ce soit le choix de ne pas la faire respecter qui soit pris le plus souvent. Un nouvel exemple de lacheté.

Un seul exemple: Aux Etats Unis, ou dans la plupart des pays, quand un locataire ne paye pas son loyer, il est expulsé. En France, les propriétaires, souvent des personnes agées qui comptent sur ce loyer pour vivre, sont les victimes des mauvais payeurs: c'est inadmissible. Si l'Etat veut prendre en charge toute la misère du monde, qu'il en assume les conséquences en se substituant au locataire désargenté, mais il n'est pas normal que ce soit le propriétaire qui fasse les frais de la "générosité" de l'Etat. Avec une telle mesure, je garantis la solution de près de 50% du problème du logement.

D'autre part, je suggère defaire un distingo entre 2 types de loi:
1- Les lois structurelles qui fondent la vie sociale, économique, politique....
2- Les lois conjoncturelles qui sont passées pour résoudre un problème temporaire et qui ont dès leur vote une durée de vie qui impose leur abolition automatique quand la date d'expiration est atteinte.

Ainsi il sera possible de se débarrasser de toute une série de lois qui ne sont plus adaptées à la conjoncture mais que l'inertie, la paresse ou la lacheté des législateurs empèchent d'éradiquer. je pense bien évidemment à la fameuse loi de 1948 sur l'encadremebt des loyers qui n'a plus de raisons d'être, et qui pourtant subsiste encore ,au plus grand profit des petits malins qui savent l'utiliser à bon escient.

Lier chaque droit à un devoir.

J.F. Kennedy disait "demandez vous ce que vous pouvez faire pour votre pays avant de demander ce qu'il peut faire pour vous". En un mot, cela revient à toujours lier le droit au devoir. En France, on a trop souvent l'habitude de donner des droits sans aucune contrepartie de devoir.

UN exemple: Bien sur qu'il faut aider les plus pauvres à élever leurs enfants, et mieux encore qu'aujourd'hui! Mais si le contrat est rompu par des parents peu scrupuleux de l'avenir de leurs enfants au sein d'une société solidaire et apaisée, alors la société doit, sans hésiter y mettre un terme aussi. Il faut responsabiliser chacun face à ses droits en lui faisant comprendre que ce n'est pas de la charité, mais un contrat social. Et un contrat, cela se respecte

En règle générale,  il faut faire confiance à priori, mais si la confiance est bafouée, le droit est perdu. Tout fraudeur au bien public devra perdre les droits dont il a profité illégalement. Et qu'on arrête de nous dire qu'il ne faut rien changer parce que  la fraude est minimum. La fraude n'est pas acceptable, un point c'est tout!....
A New York, ils ont résolu leur problème de criminalité dans les années 90 en renversant leur politique de laxisme pour punir tous les délits, y compris les plus bénins. Cela a redonné confiance dans le système et peu à peu la grande criminalité a baissé elle aussi. Il est temps d'essayer d'en faire autant chez nous.

Revoir la politique d'éducation.

J'adhère à l'idée de Mr Hollande que l'éducation est essentielle. Mais ne nous voilons pas la face, nous allons de mal en pis. Ma fille titulaire d'un baccalaureat en sait moins que mes parents qui n'avaient pourtant que leur certificat d'études. C'est un constat effarant pour tout un chacun qui veut bien se donner la peine de regarder la triste réalité qui voit notre pays dégringoler année après année dans les classements internationaux.

Pour remédier à ce gachis, pour ne pas dire cette immense gabegie, je suis favorable à l'instauration de la distribution de bons d'enseignement pour chaque enfant et de laisser le droit à chacun de choisir son école. On enclenchera ainsi une spirale vrtueuse qui permettra d'améliorer de façon rapide et spectaculaire le niveau de notre enseignement et de mieux préparer l'avenir tout en formant la jeunesse aux emplois dont la société a besoin.

N'est-il pas incroyable de constater l'impéritie de notre systéme de santé avec le manque cruel de médecins auquel le pays fait face, alors que dans ma jeunesse, être docteur était un gage de respectabilité et de bien-être financier. C'est bien la preuve qu'il y a quelque chose qui cloche au royaume de France.

Toutes ces suggestions ne sont que quelques unes  des réformes qu'il serait pour moi souhaitable d'engager pour nous sortir de ce gouffre sur les parois duquel nous glissons irrémédiablement.

Pour conclure sur une note positive, et pour ètre tout à fait honnète, il y a quand mème un secteur dans lequel la France a progressé, c'est celui du sport avec quelques belles réussites depuis 20 ans, que ce soit en football, en handball et surtout en natation.

Quand on compare avec notre inexistence dans ce sport pendant 50 ans, on ne peut s'empecher de se demander ce qui s'est produit. Sans ignorer l'effet Manaudou, il faut surtout saluer la nouvelle politique mise en place par Mr Claude Fauqué, le DTN de ce sport dans les années 2000, qui a totalement changé la politique de sélection, en relevant significativement l'exigence des résultats nécessaires pour pouvoir participer aux épreuves internationales. On voit le résultat aujourd'hui: nous  récoltons les fruits de cette "révolution" qui a fait de la France l'une des 3 premières nations dans cette discipline.

Un exemple à méditer!

01/04/2011

Genève - le Hong Kong Européen ou bien le Singapour de l'Europe? Choisissez!...

Natif de Saint-Julien en Genevois, mais ayant vécu près de 20 ans en Asie dont je peux dire que j'ai une une bonne connaissance pour l'avoir visité de long en large pour le travail et lors de virées touristiques, je ne peux m'empécher de comparer Genève aux deux phares de cette région que sont Hong Kong et Singapour.

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A ce titre, et à l'inverse de ce que pense mon ami Antoine Vielliard, nouvellement élu Conseiller Général du Canton de Saint-Julien-en-Genevois et au coté duquel je siège dans le Conseil Municipal de Saint-Julien, je crois profondément que l'avenir de Genève est bien de se positionner comme havre d'accueil pour les multinationales désireuses de s'implanter en Europe. C'est d'ailleurs dans cet esprit que je milite pour l'établissement d'une école chinoise internationale sur le territoire du Genevois.

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Quand je vois à quel point ce positionnement a été bénéfique pour les habitants de Singapour et de Hong Kong, et de façon induite pour leurs voisins, tant à Johore Baru en Malaysie qu'à Shenzhen en Chine, je ne peux que me réjouir de la politique menée par la Cité de Calvin d'attirer les multinationales sur le Canton de Genève. D'ailleurs Antoine Vielliard lui même en est l'un des bénéficiaires puisqu'il travaille pour l'une des plus grosses d'entre elles, PROCTER & GAMBLE.

Natif de la banlieue Genevoise, Antoine est bien la preuve que ces multinationales qu'il décrie tant peuvent être bénéfiques aux habitants originaires de la région. C'est d'ailleurs la présence de ces grandes sociétés internationales qui expliquent en grande partie que le canton de Genève et la région frontalière française ont si bien traversé la crise. Ceux qui ont de la mémoire se souviennent à quel point la crise des années 93-94 fut autrement douloureuse pour les entreprises et les habitants de notre territoire; mais cela était justement bien avant que Genève ne s'engage dans cette voie de se "singapouriser".

Alors bien sur, on pourra regretter la détérioration de notre niveau de vie du fait des bouchons et de l'urbanisation galopante, ou encore la chèreté du coût de la vie, mais cela me parait des souffrances de nantis, à comparer avec l'exode et la paupérisation que connaissent certaines régions, dues à leur faiblesse économique et au manque d'emplois.

Pour ma part, en tant qu'élu et responsable de la vie publique, je préfèrerai toujours avoir à régler des problèmes de surchauffe économique plutôt que des problèmes de pénurie. Arrêtons de nous plaindre, nous sommes des privilégiés qui avons la chance de vivre dans l'une des plus belles régions du monde, forte d'une économie saine et dynamique, avec une population riche de ses différences culturelles et ethniques qui a l'un des plus forts pouvoirs d'achat du monde entier. Les problèmes que nous connaissons proviennent de là: nous attirons les moins bien lotis qui considèrent notre territoire comme un eldorado, et comme il est libre à tout Européen de s'installer où bon lui semble dans l'UE, il n'est pas étonnant que nombre d'entre eux choisissent d'y élire domicile et d'y tenter leur chance, tout comme les Américains l'ont fait en Californie au XIX ème siècle.

Pour illustrer mon propos, et lancer le débat, que j'espère Antoine sera prompt à reprendre, je vous propose un article fort interessant sur l'attractivité de la Suisse Romande paru dans un magazine économique "L'Entreprise"

 

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Pour compléter cet article, on trouvera ci dessous un guide succint sur l'implantation en Suisse Romande. Pour ceux de mes lecteurs, investisseurs potentiels, qui souhaitent en savoir plus sur les différents organismes qui peuvent les aider dans leur démarche, ils peuvent me contacter par mail à l'adresse indiquée en haut à gauche de ce blog, avec leurs questions, (english accepted), auxquelles je m'efforcerai de répondre dans les meilleurs délais

 

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