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02/12/2016

Le 1er Salon du livre du Grand Genève a été un grand succès

Dimanche 6 novembre 2016, La Salévienne organisait le 1er salon du livre du Grand Genève à la Chartreuse de Pomier. Un grand succes populaire puisque près de 1000 personnes se sont rendus à Presilly dans le prestigieux cadre de la Chartreuse pour rencontre auteurs et éditeurs français et suisses.

 

Pour (re)découvrir quelques grands moments de cette journée, regarder la vidéo ci-dessus 

 

 

21/10/2016

Salon du Livre du Grand Genève - Dimanche 6 novembre 2016

Logo Salevienne.png

Dimanche 6 Novembre se tiendra le 1er Salon du Livre du Grand Genève organsé par La Salévienne  dans le cadre magnifique de la Chartreuse de Pomier. Entre 10:00 et 18:00, 50 exposants vous feront découvrir leurs ouvrages sur des sujets très variés.

Venez nombreux rencontrer les auteurs de notre bassin de vie et découvrir la Chartreuse de Pomier, l'un des plus beaux monuments historiques du Grand Genève.

 

Salon du livre du Grand Genève

24/05/2013

12 ans de croissance effrénée dans le Grand Genève - Aubaine ou Cauchemard?

On ne compte plus ls articles de presse qui fustigent la dégradation de notre cadre de vie, et en particulier les nuisances liées à la circulation. On se rend bien compte que la situation nous échappe. Comment en est-on arrivé là?

Pour illustrer ce qu'a connu notre territoire depuis 20 ans, il n'y a pas de graphique plus symptomatique que celui des permis frontaliers

Courbe des permis frontaliers.JPG

Si l'on ajoute que la différence de niveau salarial entre la France et Genève n'a cessé de s'accroitre suite à l'évolution des taux de change, on comprend mieux que notre territoire a exercé un magnétisme colossal sur les autres régions de France et d'Europe, faisant venir chez nous des dizaines de milliers de personnes, suscitant l'envolée des prix de l'immobilier et des nuisances liées à la congestion de nos routes

A cet afflux incontrôlé de population française et européenne sur notre sol, s'est conjugué un autre phénomène qui n'a fait qu'accroitre le problème: la pénurie de logements à Genève. En effet, notre voisin helvétique ne construit pas, loin de là, ce qu'il devrait, tant vis à vis de ses besoins que de ses engagements dans le cadre du Projet d'Agglo. Ce double phénomène crée un effet ciseau qui a fait s'envoler le nombre de constructions sur notre territoire, en même temps que les prix de l'immobilier flambaient (un prix moyen du m² multiplié par 3 en 12 ans)

Face à ce phénomène, que faut-il faire?

Bien sûr, on peut critiquer Genève qui ne respecte pas ses engagements et qui, tout en attirant de plus en plus de gens grace à son activité économique florissante, ne construit pas les logements qu'elle s'est engagée à construire. Mais faut-il voir là un complot de la part de nos amis genevois?

Pour ma part, je ne le crois pas. Je crois seulement qu'on trouve là l'un des effets pervers de trop de démocratie. Chaque construction de logements à Genève ou dans ses communes périphériques soulève un tollé des habitants qui ne voient pas d'un oeil favorable l'accroissement de la population dans leur commune. Quand on aura ajouté qu'il faut près de 12 ans pour faire éclore un projet immobilier et que les communes suisses n'ont aucun interet financier à construire des logements sur leur sol, on aura compris que les nouveaux logements sont rares de l'autre coté de la frontière.

Et comme par ailleurs, quoiqu'ils en disent, les maires des communes françaises, ont été bien contents d'accueillir sur leur sol de nouveaux habitants, et les recettes qui vont avec, (taxe d'habitation et fonds genevois), nous en sommes arrivés à une situation de surchauffe qui irrite de plus en plus les habitants du canton.

Il serait en effet négligent de ne pas signaler que dans le même temps, nos communes ont vu leurs ressources s'envoler.

Fonds Frontaliers 2012.JPG

Enrichissement assurément pour ceux qui travaillent à Genève , mais appauvrissement indubitable pour les habitants qui travaillent sur France et qui voient leur pouvoir d'achat s'éroder face à la montée des prix de l'immobilier. Et aussi dégradation de notre qualité de vie liée à l'afflux trop rapide de nouvelles populations qui crée des contraintes sur les infrastructures qui ne peuvent suivre. Une fois de plus le fameux dicton trouve toute sa véracité "On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre...." Une preuve de plus que les solutions doivent être trouvées ensemble. Et cela devient urgent d'imaginer des organes de décision transfrontaliers plutôt que des blocs se faisant face, s'invectivant, mais sans réel pouvoir pour trouver des solutions équitables et durables.

A quand par exemple un parlement transfontalier réunissant des élus issus de chaque coté de la frontière et dont le but serait de trouver des solutions originales aux problèmes de notre territoire transfrontalier si particulier.

20/09/2012

Conférence : A qui profite Le Grand Genève

Saluons l'initiative de La Tribune de Genève qui organisait hier soir à l'espace Louis Simon de Gaillard une conférence publique sur le Grand Genève, afin de comparer les vues françaises et suisses sur ce grand projet transfrontalier appelé à mettre de l'ordre dans le développement de notre bassin de vie.

6 conférenciers étaient appelés à exprimer leur point de vue face aux questions de l'animateur Mr Pierre Ruetschi, rédacteur de La Tribune de Genève.

 

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Coté français

Mr Bernard Gaud, Président de la CCG et Président en exercice de l'ARC
Mr Christian Dupessey, Maire d'Annemasse et Conseiller Régional de Rhône-Alpes
Mr Antoine Vielliard, Conseiller Général de Haute Savoie et conseiller municipal à St Julien en genevois

Coté suisse

Mr David Hiler, Conseiller d'Etat (Vert)
Mr Eric Stauffer, Député et Conseiller Administratif d'Onex (MCG)
Mr Daniel Rosselat, Syndic de Nyon

David Hiler a rappelé en préambule que Genève avait connu une croissance très, voire trop, forte ces dernières anées avec 30000 emplois créés entre 2005 & 2008. Cette croissance incontrôlée est à l'origine de nombre des problèmes qui touchent le territoire du Grand Genève, d'autant plus que, David Hiler ne l'a pas caché,  Genève n'a pas, et de loin, tenu ses engagements en matière de construction de logements (2500 par an avaient été envisagés pour Genève au moment de la signature du premier Projet d'Agglo). Ce laxisme genevois a été rendu possible par le filet de sauvetage que représente la France voisine qui elle a construit les logements dont Genève manque de plus en plus cruellement. A tel point que Bernard Gaud l'a rappelé, 2/3 des nouveaux logements crées dans la première couronne en France sont achetés par des Suisses. Le président de la CCG a aussi affirmé que la France construisait mieux désormais, en limitant le mitage de son territoire.

L'attractivité de Genève a attiré une nouvelle population venant d'Europe, qui est venue, au grand dam de Mr Staufer, se substituer à la population frontalière " de souche", faisant grimper les traversées de la frontière à 550000 passages/jour, pour une population frontalière travaillant à Genève de 90000 frontaliers, dont 25000 de nationalité suisse qui se sont installés en France voisine dans les 10 dernières années. David Hiler prévient cependant qu'il faut s'attendre à un fort ralentissement de la croissance dans les années qui viennent, en partie à cause de la crise mais surtout tant l'accroissement du coût de la vie a rendu Genève désormais moins attractive pour les multinationales.

C'est d'ailleurs un point sur lequel il y a eu unanimité: la croissance des dernières années a été trop forte, entrainant un changement trop rapide dans le mode de vie des habitants. Mr xxx a d'ailleurs signalé que le Canton de Vaud avait refusé l'installation de nouvelles entreprises "exterieures" sur son territoire afin de "protéger" les entreprises locales et de ne pas handicaper leur développement à l'avenir. Dans le même temps, le district de Nyon a construit 7500 logements depuis 10 ans, alors que Genève a été suffisamment " maligne" pour préserver sa campagne, grace à sa législation. Le résultat: une augmentation de 6% des emplois pour seulement 2.5% de logements.

Tout le monde s'accorde à reconnaitre que la pénurie de logements à Genève est à l'origine des principaux probèmes de notre territoire: l'absence de logements à Genève oblige les résidents genevois à s'installer en France voisine, ce qui, combiné avec leur fort pouvoir d'achat exacerbé par un taux de change anormalement favorable, a généré une hausse intolérable des prix de l'immobilier dans le Genevois français , le Pays de Gex ou le Chablais, forçant les résidents de la première couronne qui ne travaillent pas en Suisse, soit à aller travailler à Genève, soit à émigrer vers la deuxième ou troisième couronne, créant par la même des problèmes de circulation de plus en plus sévères.

S'il y a accord sur le diagnostic, on ne peut s'empècher de constater que les solutions proposées ne sont pas foison. Dans cette optique, on peut noter la proposition de Mr Etienne Blanc, député maire de Divonne qui rappelle que 400 000 fançais traversent chaque jour les diverses frontières européennes de notre pays pour travailler hors de France, alors que seulement 10 000 étrangers font le chemin inverse. Pour pallier ce problème spécifiquement français dans notre région, il préconise l'instauration d'une zone franche d'activités de 40 km² autour de l'aéroport de Genève, avec un droit fiscal et social spécifique, mais sur le territoire français. Idée qui suscite une grande méfiance en France, et même en Haute-Savoie,  dès que l'on s'éloigne du territoire du Grand Genève.

Pour David Hiler, le manque de solutions provient en partie d'une forte opposition des habitants envers la construction de nouveaux logements, tandis qu'Antoine Vielliard fait remarquer que nous sommes probablement la seule agglo au monde qui met sa périphérie au dela d'une ceinture verte qu'est la campagne genevoise; ceinture verte qui devient chaque jour un peu plus asphyxiée par les voitures qui la traversent pour relier les "banlieues françaises" à la ville centre.

Face à ce problème de mobilité croissant, chacun s'accorde à privilégier les transports en commun, avec cependant des désaccords sensibles:

David Hiler trouve ridicule de prolonger les trams vers les banlieues périphériques françaises, leur préférant largement le train, comme cela se fait avec le canton de Vaud. C'est pourquoi s'il est un farouche partisan du CEVA, il est beaucoup plus réservé sur les projets de tram vers St Julien ou St Genis-Pouilly. Eric Staufer villipende quant à lui le maire d'Annemasse qui a supprimé le parking autour de la gare d'Annemasse, ce à quoi Mr Dupessey répond que les parkings se feront plus loin (Reignier, La Roche.....) puisque le CEVA irriguera non seulement Annemasse mais toute la Haute-Savoie. Quant à Antoine Vielliard, il fait remarquer que l'étalement urbain couvre près de 100 kms autour de Genève, alors que l'un des problèmes cruciaux est lié au financement des infrastructures, sachant que le 1% patronal qui finance de nombreux transports en France défavorise la région frontalière puisque les entreprises suisses qui emploient des frontaliers en sont exonérées. Il demande ainsi que les frais de fonctionnement des transports transfrontaliers soient financés à hauteur de ce qu'est la ponction fiscale: soit 80% pour Genève et 20% pour la France.

La parole ayant été donnée au public, j'en ai profité pour proposer à nos amis suisses de plancher sur un projet qui m'est cher: la crétion d'une gare de pré-embarquement pour l'aéroport à Bardonnex, avec un service de bus express sur l'autoroute pour relier la gare de préembarquement à l'aéroport. Je peux dire avec fierté que cette idée a suscité un vif interet tant chez Mr Hiler que Mr Staufer, et j'espère qu'à partir de là, on pourra mener les études en vue d'avancer sur un projet hautement symbolique en terme d'aménagement trans-frontalier de notre territoire. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur ce projet que j'ai imaginé il y a déja 3 ans, je vous invite à cliquer sur le lien ci-après: une gare de préembarquement à Bardonnex

Pour conclure, je ne peux que me féliciter de cette initiative de La Tribune de Genève, qui au vu de la nombreuse assistance présente (pres de 400 personnes) a montré que le sujet interessait grandement la population du Grand Genève, puisque tel est désormais le nom de notre bassin de vie. D'autre part, il est essentiel de tisser des liens trans frontaliers et de se parler entre Français et Suisses pour trouver des solutions gagnant-gagnant plutôt que de monter les populations les unes contre les autres de part et d'autre de cette frontière qui depuis 15 ans fond comme neige au soleil.