Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/02/2014

Le soleil n'était pas au rendez vous pour François Fillon lors de sa visite à St-Julien en Genevois

Espérons cependant que nos écharpes jaunes et lumineuses lui auront donné du baume au coeur.

François Fillon nous a en effet  fait l'honneur de venir à Saint-Julien-en-Genevois le 10 février dernier soutenir la candidature  de Pierre Brunet et de la liste St-Julien un nopuvel horizon à la mairie. Qu'il en soit ici remercié.

On notera que lors de son court séjour en nos murs, nous avons voulu le sensibiliser au problème des frontaliers qui, avec la fin du droit d'option, vont voir leur pouvoir d'achat baisser, avec toutes les conséquences que cela pourra avoir sur l'économie locale. Mr Vukicevic, l'un des principaux assureurs du canton lui a expliqué la problématique tant pour les frontaliers qui risquent de voir leur couverture santé dégradée que pour les établissements de soin de ce coté de la frontière qui risquent bien d'être débordés et de ne pas pouvoir donner suite à la demande en forte augmentation.

Je remercie les Saint-Juliennois qui, malgré la pluie, ont réservé un excellent accueil à l'ancien Premier Ministre, et particulièrement les commerçants qui ont bien voulu le recevoir chaleureusement, faisant honneur à notre cité frontalière.

Pour ceux qui n'étaient pas en ville cet après midi là, vous pouvez regarder la vidéo ci-dessous qui est un court résumé de la visite de l'ancien Premier Ministre dans notre bonne ville de St-Julien.

21:02 Publié dans Saint-Julien, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : françois fillon, saint-julien, pierre brunet, frontaliers | | | Digg! Digg | | |  Facebook

12/07/2013

Mon commentaire sur le discours de François Fillon à La Grande Motte

François Fillon,Discours,La Grande MotteUn nouveau beau discours où je retrouve l'essentiel de mes idées. Le problème Mr Fillon, c'est que le discours de Nicolas Sarkozy en 2007 nous avait lui aussi enthousiasmé. J'avais même pris ma carte de l'UMP pour soutenir son action. Et ensuite, quelle déception!

Je me mets à la place des sympathisants socialistes ou des naifs qui ont cru aux promesse de François Hollande lors de la campagne 2012. Ils doivent se sentir trahis, pour ne pas dire cocufiés, de la même façon.

Le vrai problème avec nos leaders politiques, c'est qu'une fois au pouvoir, ils oublient leurs beaux discours et leurs belles promesses pour s'interesser uniquement à la réussite de leur carrière. Et c'est pourquoi, depuis 30 ans on a remis à demain les réformes indipensables, car il ne fallait surtout pas faire de vagues.Les décisions difficiles, c'étaient comme les patates chaudes qu'on passit au suivant. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on est au bord du gouffre et que l'urgence appelle des prises de décision immédiates et impopulaires.

Les sondages dominent et régissent les décisions. Mais en juin 1940, si Charles de Gaulle avait écouté les sondages, il ne serait jamais parti à Londres que diantre!.... Ce qu'il vous manque messieurs les politiques, c'est le courage. Comme on dit trivialement par chez nous, soyez un peu couillus...C'est bien de nous appeler à retrousser nos manches et à monter en première ligne, mais par pitié, témoignez de la même foi en donnant l'exemple.

Mr Fillon, je vous aime bien, et j'ai confiance en vous, mais pendant 5 ans au service de Nicolas Sarkozy, vous avez manqué de courage en avalant trop de couleuvres. Pourquoi n'avez vous pas démissionné, ou à tout le moins exigé de pouvoir jouer votre propre musique. Vous en seriez d'autant plus crédible aujourd'hui.

Vous avez désormais décidé de vous réveiller, et je vous en félicite. Mieux vaut tard que jamais!

Mais allez plus loin, faites preuve d'audace! Annoncez que vous ne briguerez qu'un seul mandat et que vous le mettrez au service de la France et non de votre réélection. Vous n'aurez peut-être pas beaucoup d'amis dans la classe politique mais vous aurez le soutien du peuple. Et accessoirement,  vous laisserez votre nom dans l'histoire.

Quant à vos critiques sur Nicolas Sarkozy, elles sont fondées, mais ellles viennnent bien tard pour être entendues par le peuple de France. Comment se fait-il qu'un gaulliste convaincu comme vous ait pu supporter que le plus proche conseiller de Nicolas Sarkozy soit Mr Buisson, un anti gaulliste des plus virulents qui depuis 30 ans n'a fait que vomir sur le Général. C'est une trahison de vos idéaux Mr Fillon! Ne recommencez pas, sinon, personne ne vous croira.

Ceci étant dit, j'ai l'impression d'avoir trouvé un nouveau Françoios Fillon qui n'a plus peur de sortir du bois et d'être fidèle à des valeurs simples d'honêteté et d'éthique. Continuez dans cette voie, parlez vrai. Sur ce chemin là, vous me trouverez toujours à vos cotés.

Sincères Salutations

Pierre Brunet
Conseiller municipal de St-Julien en Genevois

18:26 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : françois fillon, discours, la grande motte | | | Digg! Digg | | |  Facebook

06/07/2013

Extraits du discours de François Fillon le 14 juin 2013 à Mandelieu pour redonner espoir aux français qui ont perdu foi en leur pays

Français et citoyen d’un pays libre qui a bâti des cathédrales, qui a porté sur les barricades du monde l’étendard des droits de l’homme, qui a brillé et qui continue de briller dans les arts, les sciences et les technologies, qui oppose aux tyrans sa force morale et militaire.    

Comme vous, mes amis, je me sens l’héritier d’une magnifique Histoire que nous n’avons pas le droit de brader par lâcheté ou confort personnel.

Notre génération à elle aussi sa part d’effort à accomplir et de conquêtes à entreprendre. Et pour cela elle doit avoir le courage de répondre à la question qui dicte tout le reste : où va notre patrie et où en sera-t-elle dans dix ans?

Sera-t-elle encore cette puissance indépendante qui a si souvent étonnée le monde, ou sera-t-elle une province, définitivement déclassée par la Chine, l’Inde ou le Brésil?  Sera-t-elle encore une terre de production, d’industrie, d’innovation, ou sera-t-elle vidée de ses jeunes qualifiés, de ses chercheurs, de ses entrepreneurs à qui l’on promet des impôts à 75%? Sera-t-elle rongée de l’intérieur par le chômage, la violence, minée par le défaitisme et le populisme, ou sera-t-elle au contraire unie et conquérante?

On me dit parfois : «François, tu dramatises et tu effraies les électeurs».

Je ne dramatise pas.

Et avant d’être des électeurs, vous êtes d’abord des citoyens à qui l’on doit la vérité car c’est elle - la vérité – qui permet d’affronter les réalités. On peut toujours se trouver mille excuses pour ne pas regarder cette vérité en face, mais elle est là : nous sommes en train de décrocher.

 

François Fillon,Force Républicaine

 

Depuis trente ans, année après année, nos déficits s’accumulent, nos exportations se tarissent, le chômage s’enkyste, et pourtant année après année, nous avons dépensé plus et travaillé moins. Avec Nicolas Sarkozy, nous avons tenté de réveiller la France, de faire sauter ses blocages, de restaurer sa compétitivité… J’assume ce quinquennat qui ne manqua pas d’audace et je ne me défausse pas de mes responsabilités.

Mais nous avons été balayés par la crise et par les mensonges de la gauche.

Inutile de ressasser le passé ni d’ailleurs de célébrer aveuglément notre bilan qui à l’évidence fut incomplet. Maintenant, de deux choses l’une : soit on se laisse couler, soit nous nous dressons ensemble pour écarter la gauche, rassembler la France et lui rendre un avenir.

Moi, j’ai décidé de me battre pour notre pays comme on se bat pour sa propre famille. J’irai au bout de mes convictions. Pas par orgueil, pas par esprit de revanche, mais parce que je veux être l’acteur d’une remobilisation nationale qui est nécessaire et possible.

Voilà maintenant une année que François Hollande est le chef de l’Etat. En 6 mois toutes ses hypothèses se sont effondrées comme un château de cartes. Notre pays s’est enfoncé dans les marais de la récession.

A qui la faute? 

Pas à la droite qui avait laissé en mai 2012 notre économie en légère croissance.  Pas à la crise mondiale ou européenne, du moins pas seulement. Contrairement à 2009, qui avait vu l'activité chuter de 4,5 %, la croissance mondiale atteindra 3,5 % en 2013. Les États-Unis affichent une croissance de 2,5 %. Le Japon, 3,5 %. L’Allemagne et le Royaume Uni sont autour de 0,5%. Bref, parmi les grandes puissances, seule la France est en récession!

Chez nous, tous les feux sont au rouge: l’investissement recule, les exportations reculent, la consommation recule, le pouvoir d’achat recule, seuls les déficits et le chômage avancent !

Notre déficit devait, parait-il, être limité à 3 % du PIB. Il  dépassera 4 % !

La dette, c’est déjà 100 Md€ de plus depuis l’arrivée de la gauche. Elle devait plafonner à 90 % du PIB… elle atteindra 96 % à fin 2014, ce qui nous place à la merci des marchés qui sont d’autant plus puissants que nous sommes laxistes.

Le chômage? Il bat malheureusement tous ses records et il gangrène les quartiers, les territoires, les familles. François Hollande promet fébrilement de stabiliser sa courbe à la fin de l’année, mais nous savons parfaitement que son pari repose sur l’utilisation massive des emplois aidés qui ne sont que des pansements sur un corps malade.


Et c’est précisément maintenant, en pleine guerre contre le chômage, que le gouvernement a l’idée de démanteler le régime des auto-entrepreneurs. Ce régime fiscal simple et motivant a entraîné plus d’un million de français à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. C’était trop beau pour être socialiste !

Après avoir pourchassé les pigeons voici qu’on chasse les poussins.  

Pigeons et poussins n’ont qu’un tort : celui de croire encore et malgré tout à l’esprit d’entreprise qui est au cœur de la croissance. Et au cœur de la croissance, il y a aussi la valeur du travail.

Souvenez-vous : en 2012, la gauche justifiait la fin des heures supplémentaires défiscalisées au motif qu’elles freinaient les embauches. Moins d’heures supplémentaires c’est moins de chômeurs, nous disait-on ! La gauche a supprimé ce dispositif. 9 millions de Français ont perdu en moyenne 450 euros par an… et pas un emploi de plus n’a été créé. Moins de travail, moins de pouvoir d’achat et toujours plus de chômeurs. Triste résultat ! 


Non, monsieur le Président, la récession française ne trouve sa cause ni dans la mondialisation, ni dans la zone euro, et Angela Merkel n’y est pour rien. La récession française est la conséquence directe de votre politique et de votre choc fiscal. Vous avez noyé les moteurs de l’investissement et de la consommation sous le flot des impôts.

J’ai dû moi-même augmenter les prélèvements obligatoires pour réduire la facture des déficits... mais trop c’est trop ! 2012-2013 : ce sont 50 milliards d’euros d’impôts ! Et ils ne ciblent pas seulement les grandes fortunes.

Les «riches», c’est vous tous : votre ménage dépasse 5000 euros, vous avez un appartement à louer, vous disposer de quelques actions à la banque… cela suffit pour vous faire passer de Job à Crésus.

En réalité, les socialistes ont préféré demander aux ménages et aux entreprises de payer la note des déficits plutôt que d’exiger de l’Etat qu’il se serre la ceinture. On réembauche 60.000 enseignants, on renonce au principe de ne recruter qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, on retarde la réforme des administrations, on supprime pour la fonction publique le jour de carence en cas d’arrêt maladie contrairement aux salariés du privé…

Bref, les socialistes ont choisi l’Etat plutôt que l’économie, les impôts plutôt que la réduction des dépenses publiques, et ce qui devait arriver arriva : l’activité s’est bloquée. Nous sommes en récession et je ne voir rien qui puisse nous en tirer rapidement.

La boite à outil de François Hollande, c’est du bricolage !

Son crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi n’est qu’une pale version de la baisse des charges que nous avions initié. Les rares entreprises qui pourront en bénéficier n’obtiendrons en réalité qu’une moindre augmentation de leurs charges fiscales et sociales qui ont explosé depuis l’élection de François Hollande.

Oui il faut baisser massivement le coût du travail en France qui est supérieur de 10% à celui de l’Allemagne et de près de 20% à la moyenne européenne. Le gouvernement a, lui, choisi de l’augmenter.

L’accord sur la flexibilité de l’emploi conçu et signé par le patronat et certains syndicats est intéressant, mais il ne sera applicable que pour les entreprises qui sont à la limite de la fermeture. C’est toute la France qui est proche du dépôt de bilan, et je recommande au gouvernement d’avoir la lucidité d’étendre cet accord à tout le pays qui a besoin de sortir des 35 heures.

Décentralisons le dialogue social, et donnons aux entreprises et aux salariés le pouvoir de négocier le temps de travail et de s’adapter aux nécessités de l’économie. Voilà le choc salutaire dont nous aurions besoin.

Dans la boite à outils, il y a, parait-il, la réforme de la formation professionnelle. Oui, le système actuel est verrouillé, poussiéreux et insuffisamment concentré sur les demandeurs d’emploi.  Mais le gouvernement aura-t-il le courage de braver les syndicats et les régions socialistes qui gèrent ce système ? Et quand cela se fera-t-il ? Au mieux dans un an ?

Moi je suggère une réforme radicale : L’obligation pour tous les demandeurs d’emploi d’accepter une formation professionnelle et le premier emploi qui leur sera offert s’il correspond à cette formation. La solidarité n’est pas à sens unique.

La France ne peut être solidaire que de ceux qui acceptent de travailler et de faire des efforts pour relever leur pays.

Parmi les outils, il y a aussi ces contrats d’avenir et ces contrats de génération qui sont supposés booster l’emploi des jeunes.

Ces énièmes contrats ne provoquent aucun engouement. Pourquoi ?

Parce que la formation n’est pas là, parce que la réglementation du travail est dissuasive, et parce que l’activité est au point mort. Et pourtant, il y a des entreprises qui recrutent et qui cherchent preneurs.Savez-vous, que près de 7000 postes sont disponibles dans nos entreprises de travaux agricoles et forestiers ? Savez-vous que dans le monde de l’artisanat, de la restauration, des aides à domicile on se bat pour embaucher !

Plutôt que d’entraîner la jeunesse sur des contrats ruineux pour les finances publiques, précaires et superficiels dans des structures publiques, il faut mettre le paquet sur l’orientation et conduire les jeunes vers les filières d’avenir.

 

La France n’a pas besoin d’un bricoleur avec sa caisse à outils, elle a besoin d’un chef d’Etat lucide, courageux, expérimenté et rassembleur.

J’accuse François Hollande de ne pas voir que le combat contre la crise exigeait et exige l’unité nationale.

Le «mariage pour tous» a déchiré la société française. François Hollande porte une lourde responsabilité. Il a choisi d’ignorer les appels de cette France attachée à la tradition du mariage et à la filiation, et disons-le, attachée à une certaine idée de la famille.

Cette idée, le gouvernement l’a méprisé, et il la maltraite à nouveau avec le rabotage du quotient familial qui n’est qu’un impôt de plus pour financer l’impuissance publique.

Le mariage pour les couples homosexuels, le quotient familial, les emplois à domicile, c’est toute la politique familiale qui est attaquée par le gouvernement.

La famille, c’est une valeur, c’est une politique pour la natalité et pour favoriser le travail des mères. Ca n’est pas une variable d’ajustement budgétaire comme les autres !

 

Il en est de même pour ce qui est de la citoyenneté française qui n’est pas une valeur de circonstance.

Pourquoi et à quelle fin, le Président de la République remet-il sur la place publique la question du droit de vote des étrangers aux élections locales ? Il sait que cette mesure divise profondément  les Français, il sait même qu’elle ne pourra pas être adoptée car la gauche ne dispose pas de la majorité requise pour modifier notre constitution. Alors pourquoi le fait-il ? Par conviction ? Peut-être ! Et si c’est le cas j’oppose ma propre conviction.

En France, le sentiment d’appartenir à la même nation est trop souvent oublié et parfois même méprisé. La faute est partagée. Partagée par ceux des Français qui n’ont que faire de leur pays au lieu de le respecter comme tout citoyen loyal.

Mais elle est aussi le fait d’une immigration qui a été trop longtemps incontrôlée et qui n’a pas toujours su ou voulu s’approprier l’identité de la France. Du coup, trop de nos concitoyens ont le sentiment de ne plus se sentir chez eux et bien des étrangers ne se sentent pas Français.

 Il faut être clair !

L’immigration doit être réduite à son strict minimum en fonction de nos capacités d’accueil et de nos besoins économiques. Les aides sociales doivent être réservées aux migrants légaux présents depuis plusieurs années sur notre territoire.

Le parlement doit pouvoir décider du nombre d’étrangers que nous souhaitons accueillir, des compétences dont nous avons besoin et des régions du monde vers lesquelles nous voulons nous tourner, et cela chaque année, à l’issue d’un débat public où chacun devra prendre ses responsabilités.

Et puisqu’il faut être doublement clair: pour voter, il faut être Français car la République ne se découpe pas en tranches. Je m’oppose à la société communautarisée, ghettoïsée, où chacun est invité à se replier sur lui-même sans jamais être invité à assumer un destin commun. Je récuse cette société liquide où tout se vaut, où tout est relatif; et je lui oppose une société solide où les droits et les devoirs marchent d’un même pas, où le sens de l’intérêt général est supérieur au culte de l’individu.

 

Mais soyons lucides, François Hollande ne cherche pas un débat de fond qu’il sait perdu d’avance. Il cherche à rassurer sa gauche, il cherche à électriser le climat politique, à diviser la Nation, à favoriser les extrêmes et à nous détourner de son échec économique. 

Cette façon de présider la Nation n’est pas à la hauteur des défis qu’elle doit relever.

 

Au cœur de ces défis,  il y a un ressort qui a poussé la France durant des siècles et qui s’est brisé, une sorte de force en nous et en l’avenir qui s’est perdu : je veux parler de la foi dans le Progrès.

Chaque soir, nous nous demandons de quoi sera fait demain. Et chaque matin, sur les continents indien et asiatique, des centaines de millions d’hommes et de femmes se lèvent en se disant que le progrès est à portée de leurs mains.

En France, nous ne savons même plus ce que ce terme signifie. Pire que cela, l’idée même du progrès nous angoisse. Je veux que nous retrouvions le goût de croire au progrès et de nous battre pour lui.

Naturellement le Progrès n’est pas une mathématique linéaire, et il fut même, par le passé, sanctionné par des régressions violentes…Mais le goût du Progrès est un état d’esprit, c’est une dynamique de vie qui nous pousse en avant et nous conduit à inventer, à risquer, à oser.

 

Il est faux de penser que le passé était meilleur que le présent et plus confortable que ce qui sera demain. Cette nostalgie française est trompeuse. Nos grands-parents travaillaient  12 heures par jour; tous les dix ans ils étaient arrachés de leur famille pour aller à la guerre; l’espérance de vie ne dépassait pas 60 ans…Et pourtant ces hommes et ces femmes regardaient l’avenir avec confiance.

 

Ils traçaient des routes, bâtissaient des barrages et des canaux pour maitriser la nature, ils découvraient dans le savoir des livres et l’instruction des Ecoles le pouvoir de la liberté, ils s’enthousiasmaient de voir la science et les technologies bouleverser leur existence. Leur  vie était dure, mais leur ardeur et leurs rêves d’amélioration les motivaient.    

 

Aujourd’hui, tout ce qui touche au progrès, est suspect. Tout rapport avec le futur est présumé hérétique. Nous sommes blasés et tétanisés.

 

Il est mortifère de trembler de tout, de penser que tout est fichu, que tout a été essayé, et au demeurant cela est viscéralement contraire à l’esprit Français qui, tout au long de l’Histoire, s’est révélé exceptionnellement créatif et téméraire. Nous avons appris à avoir peur de tout, du nucléaire, des OGM, du gaz de schiste, des nano technologies, de la mondialisation, des mutations économiques, des innovations scientifiques, de l’étranger qui tape à notre porte, du voisin de palier lui-même…

Au premier souci, on est conduit vers une cellule psychologique.
Au premier accident, on fait une loi et un règlement.
Nous sommes tombés dans le chaudron de la précaution.

Ca n’est pas avec ce fardeau là que nous affronterons ce siècle ! Comment pourrions-nous relancer la croissance, l’économie, conquérir des marchés nouveaux, si on se satisfait de cette petite soupe de narcissisme et de paranoïa qu’on nous sert tous les jours.

Je veux réconcilier notre pays avec cette idée de progrès, et lui dire que le redressement est possible. Pour s’en convaincre, retrouvons la mémoire de l’Histoire.

 

En 1889, la France est au bord du gouffre.La crise immobilière, bancaire, puis économique tétanise l’activité et nos industries voient passer sous leurs yeux les révolutions industrielles : l’anglaise avec la machine à vapeur, l’allemande avec la mécanisation, l’américaine avec l’électricité. Dans nos rues, les ligues factieuses défilent et on ne parle que du scandale de Panama. Les journaux titrent «la Grande Dépression». Mais le culte de l’innovation est tel qu’il portera la France à l’apogée de sa prospérité en 1900. Photographie, électricité, téléphone, métallurgie fine, automobile, aéronautique, notre pays réagit.En onze ans, la France passe de la «Grande dépression» à la Belle Epoque.

Cette tranche d’histoire est la preuve qu’un retard qui parait insurmontable peut être rattrapé en quelques années par la puissance du travail, la stimulation de l’investissement et la fougue de la créativité.

 

Rappelons-nous aussi la terrible crise de compétitivité de 1958, lorsque confrontée au déficit extérieur et budgétaire, la France se demandait comment «boucler ses fins de mois». Dès la première semaine de son mandat, le Général de Gaulle prend parti pour une «remise en ordre» sans laquelle, ce sont ses mots, «nous resterons un pays à la traîne, oscillant perpétuellement entre le drame et la médiocrité». Le reste de l’histoire est connue: réduction drastique des dépenses, rétablissement spectaculaire de l’équilibre budgétaire, expansion sans précédent, âge d’or de l’industrie française.

 

Plus récemment et à côté de nous, regardons l’Allemagne. Au début des années 2000, l’Allemagne est paralysée par ses conservatismes et étouffée par le coût exorbitant de sa réunification. Ses déficits dérivent, sa balance commerciale est déficitaire, dans les länder de l’Est le taux de chômage atteint 20%. Bref, l’Allemagne est alors la nation malade de l’Europe.

Le Chancelier Gerhard Schröder engage alors un programme de réformes visant à restaurer la compétitivité de l’économie grâce à une libéralisation du marché du travail et une refonte de son modèle social. 10 ans plus tard, l’Allemagne est la nation forte de l’Europe.

L’exemple allemand est une chose, mais je pourrais citer celui du Canada, de la Suède, de la Corée du Sud… De tous ces pays qui ont décidés, de façon ordonnée et courageuse, de se moderniser et qui ont atteint leurs objectifs.

 

Le progrès français est parfaitement possible et nous en avons les atouts. Nous avons l’atout du nombre et de la jeunesse de la population. Nous sommes le pays d’Europe dont la démographie est la plus soutenue.
Nous avons l’atout de la productivité des salariés. Malgré les 35 heures, nous sommes l’une des nations dont les travailleurs sont les plus performants. 
Nous avons l’atout de l’éducation, de la formation et de la recherche, et là encore, malgré nos lacunes, nous tenons les premiers rangs, et les Nobels français excellent dans les mathématiques, la médecine, la physique.
Nous avons l’atout des leaders économiques qui exportent et fédèrent autour d’eux les filières des PME. Là aussi nous tenons le coup : il y a Airbus qui double Boeing, EDF, GDF-Suez qui figurent parmi les premiers producteurs d’électricité au monde, Areva qui conquiert l’Inde après la Chine, AXA qui assure le monde, Orange qui est un des principaux acteurs mondiaux de la téléphonie mobile et de l’Internet, Michelin, LVMH, Kering, Total, Carrefour, Danone, Lafarge, Vinci, tous numéro 1 mondiaux dans leur domaine…
Nous avons l’atout de l’attractivité du territoire, et là notre pays répond présent grâce à la qualité de ses infrastructures : 20.000 entreprises étrangères sont établies en France et totalisent 20% de nos emplois.   
Nous avons l’atout de la solidarité et la santé car il n’y a pas d’efficacité économique de long terme qui soit fondée sur la précarité sociale. Notre système social, notre médecine et nos hôpitaux sont enviés de par le monde.

Nous avons encore les atouts qui assurent  la souveraineté nationale : l’agriculture qui assure notre indépendance alimentaire, l’énergie nucléaire qui garantit notre indépendance énergétique, nos forces armées qui sont considérées parmi les plus performantes du monde, notre culture et la beauté de la France qui font de notre pays le foyer de toutes les admirations.

 

Je me souviens d’une conférence à l’université de Moscou où sur lèvres des étudiants le mot «France» rimait avec les mots «brillance», «espérance », «chance». Oui nous avons des atouts et c’est en s’appuyant sur eux que nous devons être une place forte de l’innovation, de l’investissement, de l’entrepreneuriat. 

 

Comme nous l’avions initié avec Nicolas Sarkozy, il faut mettre le paquet sur les investissements d’avenir en concentrant les efforts de la nation sur les secteurs stratégiques et les créneaux technologiques qui feront les ruptures de demain : les transports du futur, les biotechnologie, la robotique, la gestion intelligente de l’énergie, les économies d’énergie, les réseaux d’information à très haut débit…

Je n’entre pas dans les détails, si ce n’est pour dire que cette stratégie d’innovation doit être ciblée sur les segments à haute valeur ajoutée qui nous distingueront des pays concurrents.Elle doit être articulée au niveau européen afin de démultiplier notre puissance scientifique. Elle doit être épaulée par nos universités qui doivent être plus autonomes et davantage liées au monde économique.Elle doit être animée par une volonté commune: «inventons et produisons Français et européen», car ce sera bien plus efficace et bien moins dangereux que de rétablir nos frontières.

 

Qui dit innovation dit aussi prise de risque. Le principe de précaution ne doit pas tout étouffer.

Un exemple : beaucoup d’experts estime que le gaz de schiste peut être la ressource du futur. Les Etats-Unis n’hésitent pas à l’exploiter, et une partie de la croissance américaine est liée à cette nouvelle politique énergétique. La France, elle s’est interdite toute recherche dans ce domaine.

Oui, nous pourrions être totalement indépendant sur le plan énergétique, avec le nucléaire et le gaz de schiste mais nous avons choisi de fermer Fessenheim et d’interdire la recherche de technologies respectueuses de l’environnement pour extraire le gaz de notre sous sol ! Qui peut le croire ?

Qui peut reconnaître dans ce refus de tout progrès le pays des lumières, l’inventeur de l’automobile, de la photographie, du cinéma, des vaccins, du béton, du micro ordinateur, de la carte à puce, le pionnier de l’aviation, des trains à grande vitesse ? Quel gâchis !

 

Le monde nous défie et nous lui opposons l’obscurantisme, la jalousie, la peur du progrès, la haine de la réussite, l’égalitarisme aveugle qui conduit à l’exil des talents et la montée de la pauvreté.

 

Ce goût du progrès suppose un nouvel état d’esprit, et il y a des conditions à remplir pour cela.

Première condition: c’est le rassemblement des Français autour d’un projet réformateur. Ca n’est pas avec le «peuple de gauche» contre le «peuple de droite» que nous affronterons le XXIème siècle. Il faut un programme cohérent et réaliste, qui transcende les lignes partisanes. Certains pensent que l’on regagnera la France et qu’on la sortira de l’ornière en prenant tous les virages à droite… Au parti socialiste, ils disent au contraire qu’il faut mettre la barre à gauche. Le progrès ne grandira pas à l’ombre des caricatures politiques. Moi, je ne découpe pas la France en tranches, je la prends comme un bloc !

 

La seconde condition, c’est la réaffirmation de l’intérêt général, et là nous sommes au cœur de notre Force Républicaine.L’intérêt général, ça n’est pas la somme de toutes les requêtes ! C’est un axe autour duquel nous devons tous faire l’effort de nous adapter et de nous fédérer. Dans un monde de 7 milliards d’habitants, les 65 millions de Français ne doivent pas être encouragés à dire «et moi et moi et moi», mais entrainés à dire «et nous» ! Sans cette rupture culturelle, le Progrès français sera toujours privé de l’essentiel: je veux parler de cette vertu qu’ont les citoyens de donner à leur pays autant qu’ils reçoivent de lui.    

 

La troisième condition, c’est la liberté, dont le corolaire est la responsabilité. Nous sommes l’un des pays au monde qui compte le plus de réglementations.Chez nous, tout est encadré, calibré, surveillé : de l’extension de votre terrasse aux conditions d’embauche d’un jeune, de l’organisation des taxis à la gestion du personnel d’une PME. Cela, c’est la marque d’une société qui se défie de tout, et surtout d’elle-même ! Comment voulez-vous que le Progrès surgisse au milieu de tant de défiance. La France a besoin d’oxygène et les Français doivent être placés en situation de bâtir leur destin personnel.

Pour cela réformons l’Etat et invitons la société à s’investir ; allégeons le code du travail qui étouffe l’emploi; ouvrons les champs du  dialogue social de terrain; renforçons l’autonomie de nos universités; célébrons le mérite de ceux qui se retroussent les manches et qui prennent des risques; clarifions la décentralisation et construisons un nouveau contrat entre l’Etat et les libertés locales; faisons confiance aux familles car c’est d’abord à elles d’éduquer leurs enfants et sanctionnons – comme Eric l’avait proposé – celles qui sont passives devant l’absentéisme scolaire et la délinquance de leurs propres enfants.

 

La sécurité est aussi une condition du Progrès car comment regarder  sereinement l’avenir quand dans votre rue vous êtes contraints de baisser les yeux  pour ne pas «froisser» le petit caïd du coin. Les coups de menton du ministre de l’intérieur n’y font rien : la délinquance a repris sa terrible ascension encouragée par le laxisme coupable de sa collègue de la justice.Tous les indicateurs sont dans le rouge, à tel point que monsieur Vals n’hésite plus à casser le thermomètre des statistiques pour dissimuler son échec.

 

Mes chers amis, le progrès Français est notre avenir.

Il réclamera naturellement du courage, des efforts, des remises  en cause… mais les objectifs sont atteignables et raisonnables. Pour réduire les dépenses publiques, il faut ramener le nombre des fonctionnaires à son niveau des années 80. Que je sache, la France n’était pas à l’époque sous-administrée.

Pour sécuriser nos retraites, il faut progressivement passer aux 65 ans. C’était la situation qui prévalait avant 1981. Nos parents et grands-parents assumaient de travailler jusqu’à cet âge alors même que l’espérance de vie était de 15 ans inférieure à la nôtre.

Pour produire plus, il faut sortir du schéma rigide des 35 heures. Est-il vraiment inacceptable et insupportable de faire ce que nous faisions tous avant 1998 ?    

 

En vous parlant du Progrès, je pensais à mon fils qui a onze ans et à tous les jeunes militants réunis ici ce soir. Avoir 20 ans, c’est s’interroger sur le sens que l’on veut donner à la vie, c’est voir le risque comme une opportunité de se dépasser, c’est voir l’avenir comme une aventure et non comme un terrain balisé. Ce que je crois et vous dis sans démagogie, c’est que le bonheur est une conquête. N’ayez pas peur. 

Oui les temps sont durs, et on peut ne pas aimer ce monde-là, on peut s’en inquiéter, mais c’est le nôtre et il faut s’y battre avec nos atouts, avec nos valeurs, et surtout avec la lucidité de ceux qui savent que le progrès est une quête permanente.

 

Maintenant, nous allons nous mettre au travail. Notre devoir est de nous préparer et de préparer la France à se relever.

 

D’abord, il faut restaurer notre crédibilité politique en bâtissant un programme alternatif sérieux et réaliste. Nous ne regagnerons pas le cœur des Français avec des postures et des promesses.

A ceux qui me disent qu’il faut adoucir notre discours et promettre aux français quelques sucreries, je réponds que nous ne gagnerons rien à copier la gauche.
A ceux qui m’interrogent sur nos relations avec l’extrême droite, je réponds “soyons forts et soyons nous-même, car c’est ainsi, et seulement ainsi, que nous retrouverons la confiance des citoyens”.

Ensuite, il faut rassembler notre famille politique qui a été mise à mal par l’élection tronquée de novembre dernier. J’aurai pu rompre, mais j’ai choisi de privilégier l’unité car ma personne à moins d’importance que vous tous.Je me suis battu pour l’honneur de notre parti et pour le remettre sur des rails démocratiques solides. Nous ne sommes pas dans le meilleur des mondes, mais l’objectif est atteint.L’UMP sera dotée des statuts démocratiques exemplaires. Les élections internes seront contrôlées par une autorité indépendante et l’instauration de primaire pour désigner notre candidat à l’élection présidentielle est actée.

Je joue franc jeu : je serai au rendez-vous de cette primaire de 2016.

En attendant, comptez- moi sur moi pour ne rien laisser passer à ce gouvernement, car si la gauche détient tous les pouvoirs, elle n’a pas celui de nous faire taire.Les élections locales seront notre premier test. Je m’engagerai partout et à fond.

Après, nous aurons trois années pour réussir l’alternance. Moi je me lance pour la France et j’ai besoin de vous pour ouvrir le chemin. Etes-vous prêts à traverser les doutes, les attaques, les vents contraires ?

 

Etes-vous prêts à la bataille ? Etes-vous prêts à cette aventure ?

Si vous l’êtes, alors nous irons au-devant de toutes les forces françaises, et nous les réveillerons, nous les entrainerons, et vous verrez qu’elles nous porteront au-delà de nos propres espérances.

 

Vive la France et vive la République

09:35 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : françois fillon, force républicaine | | | Digg! Digg | | |  Facebook

17/10/2012

Message de François Fillon aux sympathisants UMP et à tous ceux qui souhaitent le renouveau de notre pays

Mes chers amis,

Notre marche militante s’accélère et partout où je vais, je sens cette fierté qui est en vous et cette volonté farouche d’opposer à la gauche une autre vision de la France.

Le risque de déclin qui pèse sur notre pays est réel. Chaque jour qui passe renforce l’objectif que je me suis assigné : celui de rassembler les Français autour de l’UMP pour engager le combat du redressement national.

Ma conviction, c’est que notre élection est bien plus qu’une affaire interne. Face à un pouvoir socialiste désemparé, face aux difficultés de notre pays, l’UMP doit devenir le parti de la France qui résiste et se dresse pour reprendre son destin en mains.

En seulement cinq mois, la gauche a démontré son impuissance et son irresponsabilité face à la crise économique et sociale.

Tous les feux sont au rouge !
La croissance est au point mort, le chômage s’amplifie, les entreprises n’investissent plus, les déficits ne sont plus sérieusement maîtrisés... Cette situation n’est pas seulement le produit de la crise européenne, elle est aussi le résultat d’une politique qui nous mène droit dans le mur.

J’accuse François Hollande d’avoir stoppé l’élan réformiste imprimé par Nicolas Sarkozy et d’éteindre tous les moteurs de la croissance française. Le mélange du sectarisme, de l’amateurisme et du laxisme est en train de saper toutes nos chances de rebond.

La confiance est brisée.
Entrepreneurs, investisseurs, tous ceux qui créent de la richesse sont asphyxiés et même offensés par le gouvernement. Ca n’est pas en injuriant la direction de Peugeot ou le Président de LVMH que l’on relancera l’activité et l’emploi.

Désigner nos chefs d’entreprise à la vindicte populaire, c’est donner les clés de l’industrie française à nos concurrents étrangers. Et opposer les entrepreneurs aux travailleurs, les «riches» aux pauvres, c’est fissurer la Nation au moment même où celle-ci devrait, au contraire, rassembler toutes ses forces productives.

La compétitivité française est anesthésiée.
Alors que la survie de nos entreprises est en jeu, le budget 2013 leur impose 10 milliards supplémentaires.

Les prélèvements obligatoires sur les entreprises atteignent déja 18% du PIB contre 11 % en Allemagne, leur taux de marge s'est effondré à 28 % contre 40 % en Allemagne, leurs capacités d’investissement sont minimales…
Pour le gouvernement, qu’importent ces chiffres !
Il a décidé de raboter la déductibilité des intérêts d’emprunts qui est la clé de l’investissement, de surtaxer les plus-values de cessions de titres, de taxer les revenus du capital comme jamais (26,5% en Allemagne, 60% en France !). La fiscalité des plus-values et des dividendes va être la plus élevée d’Europe. Avec l’ISF, nous battrons même le record mondial de la taxation du capital.

Les résultats de cette politique seront implacables: les capitaux s’exileront, les investissements seront réduits, les nouveaux produits seront sacrifiés, des marchés seront perdus, et ce faisant, l’activité périclitera et le chômage continuera d’augmenter.

La TVA compétitivité est sacrifiée.
Alors que le coût du travail en France est supérieur de 10% à la moyenne européenne, le gouvernement a supprimé, par pur sectarisme, la TVA compétitivité que nous avions mise en place pour alléger le poids du financement de la protection sociale qui pèse sur le travail. 13 milliards d’euros seront à nouveau supportés par les entreprises.

Maintenant, le gouvernement fait mine de découvrir le problème.

Il parle d’une augmentation massive de la CSG… Cette augmentation frappera directement les classes moyennes. Contrairement à la TVA compétitivité, cette CSG massue n’intégrera pas les produits importés et elle n’améliorera pas instantanément la compétitivité des produits fabriqués sur le territoire national.

La récompense du travail est dévalorisée.
Pour les classes populaires, la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires est un coup dur porté au pouvoir d’achat des travailleurs, mais c’est aussi un frein à la motivation des salariés.
«Tous aux 35h, et pas une heure de plus !» : voilà le slogan du gouvernement, alors que tout le pays doit redoubler d’efforts pour aller chercher la croissance.

Le matraquage fiscal est enclenché.
Pour tous les ménages, la note est salée : plus de 10 milliards d’impôts nouveaux.
Abaissement du quotient familial, contribution de 0,15% sur les retraites imposables, suppression de l’assiette forfaitaire pour les particuliers employeurs, réforme des prélèvements sociaux sur les travailleurs indépendants, taux historique à 75% pour les ménages aisés…
Tous les Français vont être touchés par cette politique qui choisit l’impôt plutôt que la baisse résolue des dépenses de l’Etat. Ce choc fiscal de 20 milliards sur les contribuables et sur les entreprises, portera le coup de grâce à notre économie.

Les dépenses de l’Etat en situation de dérive.
Dans le budget 2013, l’essentiel des efforts est demandé aux entreprises et aux Français, et bien peu à la sphère publique.

La remise sous contrôle de nos finances publiques est pourtant impossible sans une profonde refonte de l'Etat-providence dont les dépenses atteignent 33% du PIB. Mais les mots «réforme de l’Etat» ne sont pas dans le dictionnaire socialiste !

Par démagogie, la machine à recrutement des agents publics est remise en marche et la Révision Générale des Politiques Publiques (qui nous avait permis d’économiser 11Mds€) est abandonnée.

Cette politique anti-entreprise, cette politique dépensière où l’impôt est partout et la réforme nulle part, conduit droit vers la récession, avec son cortège de frustrations et de violences sociales.

L’UMP ne doit pas seulement dénoncer cette politique, elle doit aussi incarner une alternative solide et crédible. C’est l’objectif de mon projet pour la France dont nous devons débattre ensemble.

Le redressement de notre pays passe par un nouveau pacte productif. Soyons clairs, pour sauver la France du déclin, il faut travailler plus, innover plus, dépenser moins !
- Il faut, une bonne fois pour toutes, abroger les lois sur les 35 heures qui ont détruit notre industrie pour donner aux entreprises et aux salariés la possibilité de négocier la durée du temps de travail.
- Il faut remplacer l’indemnisation du chômage par l’indemnisation de la formation, pour tous les demandeurs d’emploi. Chaque chômeur doit avoir la possibilité, et le devoir, de choisir une formation le qualifiant pour un métier ouvrant sur des débouchés. Cette réforme exige une refonte radicale de notre système de formation professionnelle, si nécessaire par le biais du référendum.
- Il faut instaurer l’obligation pour les bénéficiaires du RSA de participer à un travail d’intérêt général, à hauteur de 7 heures par semaine.
- Il faut simplifier l’embauche en créant un nouveau contrat de travail,alliant flexibilité et sécurité.
- Il faut alléger les charges et les contraintes qui pèsent sur l’activité, grâce à la TVA compétitivité.
- Il faut renforcer l’investissement des entreprises par la déductibilité des intérêts d’emprunt et par l’orientation de l’épargne vers les entreprises.
- Il faut simplifier les procédures qui pèsent sur l’activité en nous donnant pour objectif la suppression de 1000 normes en 5 ans.
- Il faut restaurer l’équilibre des comptes. L'effort d'économie s'élève à 120 milliards d'euros. Pour cela, je propose une triple règle d’or budgétaire qui touchera tous les niveaux : Etat, Sécurité sociale, collectivités locales.
- Il faut rénover le service public. Ce renouveau passe par la fin des 35 heures, par des fonctionnaires moins nombreux, mieux organisés et mieux payés, par une simplification radicale de la fonction publique qui devra passer de 300 corps à 20 ou 30 grandes catégories.

Voilà certaines des réformes que je propose pour relancer notre économie. L’urgence de la situation exige une thérapie de choc.

Certains disent que notre élection interne n’est pas le lieu pour en appeler à un redressement national. Je ne partage pas ce sentiment. Pour moi, le renouveau de notre parti n’est pas dissociable du renouveau de notre pays.

Pour vous, militants et adhérents, comme pour tous les Français qui nous regardent, je veux que l’UMP soit considérée comme le parti de la France.

François Fillon

18:49 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ump, françois fillon | | | Digg! Digg | | |  Facebook

22/09/2012

Fête Départementale de l'UMP à Samoens - 15 septembre 2012

La famille UMP de Haute Savoie était réunie samedi dernier à l'Espace du Bois aux Dames de Samoens, dans un cadre bucolique et champêtre qui resplendissait sous un beau soleil.

A cette occasion, nous eumes la chance de pouvoir écouter les 6 prétendants (ou leurs représentants) à la fonction de Président de l'UMP nous présenter leur vision et leur programme pour la France.

Nathalie Koscissko-Morizet ne fut pas très constructive, passant le plus clair de son temps à fustiger François Hollande et les Socialistes. Un discours convenu qui ne suscita pas l'enthousiasme.

Luc Chatel, représentant Jean-François Copé, lui succèda au micro, pour vanter les mérites de son chef de file; et c'est vrai que personne ne contestera que Jean-François Copé est un bon chef de parti, comme le fut Nicolas Sarkozy en son temps. Ne dit-on pas d'ailleurs avec humour  à propos de ces deux là : Copé-Collé.

Ce fut ensuite le tour de Bruno Le Maire, qui nous fit d'abord rire, comparant le Parapentiste de Samoens (PS) avec le Parti Socialiste (PS) qui ont en commun le fait que s'ils savent tous deux d'où ils partent, ni l'un ni l'autre ne sait où ils va atterir:)  Sa prestance, son élocution et un ton très charismatique rappelant Jacques Chirac dans sa quarantaine, surprit et enthousiasma l'auditoire avec un discours volontaire, ambitieux et courageux, sans faux fuyant. Un vrai talent et une bonne surprise!.... Dommage que l'ancien ministre de l'Agriculture ne sache pas ce qu'est un hectare (voir sa prestation au Grand Journal en 2010)....

Henri Guaino, si lyrique dans ses discours, n'est pas un bon orateur. Il nous parla d'Etat, de République et de Nation, nous confessant au passage qu'il n'avait pas fait son deuil du départ de Nicolas sarkozy et qu'il espérait vivement son retour. Un peu soporifique tout cela, même si l'homme m'est sympathique....

Xavier Bertrand avait envoyé un représentant peu connu dont le discours terne nous laissa entendre que l'ancien secrétaire général de l'UMP ne briguerait pas la Présidence, ce qu'il confirma dès le lendemain sur les ondes.

Enfin, telle la star du spectacle, François Fillon arriva avec ses béquilles, en fin de matinée, pour nous parler de sa vision de la France, dans un style  décontracté, sans cravate, qui contraste avec l'image coincée que veulent donner de lui les médias.

François Fillon n'est pas un tribun qui cherche à émouvoir les foules, par des vibratos ou des effets de manche. C'est plutôt un candidat taille patron qui assure et qui n'a pas besoin  de coups de menton pour retranscrire sa détermination. Nul doute que Jean-François Copé serait un meilleur chef de parti que lui, mais parallèlement, Mr Fillon sera sans conteste un bien meilleur candidat à l'élection présidentielle de 2017. Or, la candidature de l'ancien Premier Ministre à la Présidence du Parti est une protection contre les coups bas que son adversaire pourrait lui réserver lors des primaires de 2016, si Mr Copé et son équipe tenaient les manettes du parti. C'est à mon avis le sens de sa candidature aujourd'ui.

Son discours fut clair, limpide et visionnaire. J'aime cet homme qui ne fait pas de bla bla et qui est simple dans sa façon d'être, en plus d'être très accessible; ce qui m'a permis de passer près de 20 minutes à sa table et de pouvoir l'apostropher sur les échecs du quinquennat Sarkozy. Comme je le lui ai dit, à la manière du pilote automobile qu'il est, il fait des gestes lents et précis pour diriger le volant de la voiture vers une trajectoire impeccable; ce qui permet d'être très rapide, quand d'autres s'agitent trop et font tourner le volant dans tous les sens, ce qui leur impose une vitesse réduite au risque de provoquer la sortie de route.

Les autres candidats n'ayant pas obtenu leurs parrainages, ce qui est regrettable pour la démocratie, l'affrontement sera donc un duel Copé - Fillon, et connaissant le premier, il sera sans merci, car c'est un peu leur avenir politique qui se joue là. Rendez-vous en novembre pour connaître celui qui sera en premièr ligne face au gouvernement socialiste.

Ne lachez rien Mr Fillon, et allez jusqu'au bout. Si François Hollande échoue avec son attelage hétéroclite, vous êtes le meilleur atout pour la France.

Fillon et Pierre.JPG

05/09/2012

UMP : En attendant Sarko!....

UMP,Sarkozy,François Fillon, Jean-François Copé

Nombreux sont ceux à l'UMP qui attendent, et souhaitent, le retour de Nicolas Sarkozy. Cela se traduit par la mise en place de stratégies plus ou moins élaborées, dans l'optique des élections à la Présidence de l'UMP en Novembre prochain.

Le but serait-il de faire "mal élire" le nouveau président de l'UMP, en particulier par la multiplication des candidatures, afin de justifier le recours au Président déchu qui pourrait alors se faire valoir d'être le rassembleur du mouvement?

Si tel est le cas, je crois que c'est une énorme erreur que font les stratèges de la droite gouvernementale.

Le résultat des élections présidentielles a montré de façon flagrante le rejet de Nicolas Sarkozy , en  tant que personne; et si les résultats furent plus serrés qu'escomptés, cela ne doit pas masquer le fait avéré que ce pays, foncièrement de droite, a élu par défaut, un président socialiste. Il suffit pour s'en convaincre de se souvenir que 2 Millions d'électeurs se sont déplacés aux bureaux de vote (ils ne se sont pas abstenus) pour glisser un bulletin blanc ou nul dans l'urne. Si ce n'est pas un désaveu du Président sortant, alors je n'y connais rien en politique....

Dans n'importe quelle démocratie, quand un président sortant est battu, sa carrière politique s'arrête! il n'y a qu'en France qu'on est tellement conservateur et frileux par rapport à l'avenir, qu'on s'accroche à ce qu'on connait plutôt que d'essayer la nouveauté. C'est pourquoi jamais Barak Obama, si populaire pourtant dans notre pays, n'aurait pu être élu en France.

Il en va de l'avenir de l'UMP de savoir tourner la page et de se trouver un nouveau leader, quel qu'il soit.... Sarkozy a failli, passons à autre chose.

Pour ma part, je n'ai jamais caché mes sympathies pour François Fillon. Je suis persuadé qu'il mérite sa chance comme leader de l'UMP: C'est un homme calme, pondéré, loyal et rassurant qui saura préconiser et mettre en place une politique sérieuse s'il est élu en 2017. Un homme qui n'a pas peur de piloter des voitures de course à 300 km/h est un homme courageux et talentueux qui sait ce qu'il fait. Des gestes lents pour aller vite, contrairement à ceux qui tournent le volant dans tous les sens pour finalement ne pas aller vite .... ou loin.

UMP,Sarkozy,François Fillon, Jean-François Copé

Compte tenu que la Présidentielle est désormais l'élection reine qui conditionne l'orientation du gouvernement, il est essentiel de ne pas se tromper de leader. Or revenir avec Sarko en 2017 serait une grossière erreur pour la Droite, ce qui nous promettrait à coup sur 5 ans de plus de socialisme, et une montée accrue du Front National.

 

18:54 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ump, sarkozy, françois fillon, jean-françois copé | | | Digg! Digg | | |  Facebook

13/04/2012

Les jeux sont faits : François Hollande sera le 7ème président de la Vème République

Si le sondage publié par BFM TV hier soir est juste, qui donne Nicolas Sarkozy en baisse de 3% et passant derrière François Hollande au premier tour, cela signifie la fin du suspense: François Hollande sera élu président de la République.

En effet, depuis quelque semaines, le candidat président bénéficiait d'une dynamique positive qui avait permis de voir les courbes d'intention de vote se croiser en sa faveur. Dans les analyses statistiques, une telle tendance favorable permet tous les espoirs. Or le retournement de tendance, aussi près du 1er tour montre que le Président ne pourra plus refaire son retard et qu'au deuxième tour, victime de sa grande impopularité, il risque de subir une déroute avec plus de 10 points d'écart, ce qui serait une gifle magistrale pour son ego.

Cette déroute annoncée était palpable dans le ton de Nicolas Sarkozy dans son intervention hier soir, qui a montré des signes de lassitude, et dont l'attitude faisait penser à celle d'un perdant.

Quel dommage pour cet homme si brillant que d'avoir gaché les cartes maitresses que son élection de 2007 lui avait données; il ne peut s'en prendre qu'à lui-même, car je le répète une fois de plus: c'est plus le rejet de sa personne que celui de sa politique qui est à l'oeuvre.

Préparons nous donc à l'arrivée du socialiste caméléon qui va bien devoir trancher, entre un courant de centre gauche et une extrême gauche revigorée par le succes de Jean-Luc Mélenchon: Pour reprendre l'expression d'Eva Joly,  écartelé entre la gauche molle et la gauche folle, il va désormais lui falloir choisir sa voie. Et de toutes façons décevoir, car tous les gens censés savent bien qu'il ne pourra pas délivrer ce qu'il a promis. Si Mitterrand avait déjà dû revenir dès 1983 sur ses promesses de 1981, c'est que la réalité économique n'est pas tendre avec les réveurs. Elle est même de plus en plus impitoyable dans un monde mondialisé, où le destin de chaque nation dépend de celui de ses partenaires. La spéculation s'attaque immédiatement au maillon faible! Or la France est en passe de devenir le maillon faible de l'Europe, incapable de se réformer, et continuant sur le chemin de l'endettement massif.

Dans cette course à la survie, la France une fois de plus, va se mettre un boulet au pied, avec un projet irréaliste et utopique, ce qui ne va pas arranger nos affaires. Alors, bien sur, on ne paiera pas les pots cassés tout de suite, mais les graines du déclin qui avaient été plantées en 1981, puis ré-ensemencées en 1997, ces graines vont enfin pouvoir produire l'ivraie de la pauvreté qui va empoisonner la vie de nos enfants et désepérer un peu plus notre jeunesse.

Il suffit de regarder toutes les courbes économiques pour constater qu'après la grande oeuvre de remise en ordre de De Gaulle et Pompidou entre 1958 et les années 70, le grand déclin de notre pays commence en 1981. François Hollande ne fera qu'accentuer ce déclin, comme Lionel Jospin l'avait fait avant lui. Le seul problème, c'est qu'en 1981, la France était un pays riche qui avait beaucoup de charbon dans sa chaudière, alors que désormais cette même chaudière économique est exsangue, avec des dettes abyssales qui empêchent notre pays d'investir pour l'avenir. Pire encore, la population Française est complètement déconnectée de la réalité, et ayant abandonné la valeur Travail, elle ne veut plus que récolter au lieu de semer. La Génération des soixante-huitard en est arrivée à dévorer les graines de l'avenir pour prolonger un peu plus le maintien de son niveau de vie, trouvant sa justification dans cette horrible mentalité qui consiste à penser "après moi le déluge".

Eh bien, je crains fort que le déluge ne soit pour plus tôt qu'on ne le pense et qu'il n'est pas loin le temps où le bon peuple de France, se débattant dans des difficultés dont il n'imagine même pas l'ampleur, regrettera l'énergie de son président Bonapartiste honni qui avait pourtant su lui faire traverser cette crise sans trop de dommages. Eh oui, on pourrait bien voir fleurir assez vite des slogans "Sarko reviens"

Il n'est pas étonnant que la jeunesse vote massivement en faveur de Marine Le Pen: elle a compris les jours sombres qui l'attendent, et elle a peur!... mais je le lui dis à cette jeunesse : l'extremisme n'est pas la solution. Ce qu'il faut c'est supporter les hommes politiques raisonnables qui manifestent du courage pour savoir résister aux lobbies et qui, imperméables à l'écume des temps, sauront trouver la vague et prendre les bonnes décisions qui porteront leurs fruits dans 5 à 10 ans. Parmi ceux-ci, je mise sur François Fillon et Laurent Wauquiez.

Dans cette élection, c'est à mon avis François Bayrou qui représentait le meilleur espoir de voir une telle politique mise en place. Mais au vu de l'évolution des sondages en sa faveur, je ne peux m'empécher de constater avec dépit que ce discours de courage ne passe plus la rampe dans cette société de consommation où l'égoisme et la primauté de la jouissance immédiate ont tout balayé. Churchill n'aurait plus sa place en 2012, en tous cas, pas en France!.....

08/11/2010

Dominique de Villepin: L'épouvantail épouvantable

Si Dominique de Villepin cherchait à faire parler de lui, on peut dire qu'il a réussi son coup avec son coup d'éclat contre Nicolas Sarkozy dimanche lors du Grand Rendez-Vous Europe1-Le Parisien. "Je dis que Nicolas Sarkozy est aujourd'hui un des problèmes de la France et parmi les principaux problèmes qu'il faut régler et qu'il est temps que la parenthèse politique que nous vivons depuis 2007 soit refermée", a en effet lancé l'ex-premier ministre lors de cette émission radio.

Villepin.jpg

 Il est cependant regrettable qu'il en soit réduit à de telles diatribes pour faire parler de lui: cela manque singulièrement de classe et indique à quel point ce monsieur n'est pas un homme d'Etat et en tous les cas n'est pas digne de conduire les destinées de la France.

Mais pour qui se prend il? Qu'a t-il fait à ce jour pour prendre une telle posture gaullienne? Arrétez de vous regarder dans le miroir narcissique de votre grandeur, Mr De Villepin, vous n'êtes rien moins qu'un haut fonctionnaire bellatre et aristo qui a su tirer profit de l'amitié de Jacques CHIRAC pour occuper des postes de prestige et de pouvoir, sans jamais avoir affronté le verdict des urnes. Cela ne vous donne pas le droit, en restant à l'UMP, d'insulter le chef de l'Etat et par là même d'affaiblir votre camp.

On peut regretter l'attitude de Nicolas SARKOZY, et surtout les travers de sa personnalité, mais quand on est dans un camp, on ne va pas attaquer de front son chef de file dans les médias, à seule fin de déverser sa haine et au risque de fagiliser l'ensemble du gouvernement. A cette occasion, on pourra comparer l'attitude responsable et hautement admirable de François FILLON, qui regrette probablement tout bas, comme beaucoup des électeurs de l'UMP,  certains traits de caractère du Président, avec celle de Mooossieur DE VILLEPIN qui lance ses attaques personnelles dès qu'un micro se tend.

Non vraiment, vous ne sortez pas grandi de cette affaire, Monsieur DE VILLEPIN, et je vous engage vivement à retourner à votre poésie afin de vous éviter de vous faire ridiculiser au cas, fort improbable, où vous solliciteriez les suffrages des Français en 2012. Aucun électeur de droite, aussi déçu qu'il puisse l'être par Nicolas Sarkozy, ne vous apportera ses voix, tant vous faites passer votre rancoeur personnelle avant l'interet du pays; Vous ne serez donc qu'un épouvantail dans le désert, capable seulement de nuir, mais en aucun cas de construire. Bernadette CHIRAC, avec tout son bon sens, qui vous avait surnommé Néron, vous avait bien jugé!....