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28/11/2012

La stature Gaullienne de François Fillon - Un rassembleur qui a du courage

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Nouveau rebondissement aujourd'hui dans la guerre des chefs qui oppose Jean-François Copé et François Fillon pour la présidence de l'UMP.

Alors qu'on avait cru à une possible sortie de crise suite à l'intervention de Nicolas Sarkozy, l'autoproclamé président Copé a émis un ultimatum aussi inacceptable que méprisant envers l'ancien Premier Ministre, le sommant de déposer la seule arme valable qui lui fait peur, sans lui même ne s'engager à rien , si ce n'est à la tenue d'un vague référendum auprès des militants, sans aucun cadre précis et sans calendrier.

François Fillon eut-il accepté un tel diktat d'un président aussi illégitime qu'irrespectueux, il aurait alors cessé d'avoir mon soutien, car il n'aurait pas été digne des plus hautes fonctions que je souhaite pour lui à l'avenir.

Mais un pilote automobile qui ne craint pas de mettre sa vie en danger dans des bolides vrombissants ne s'effraie pas d'aussi peu. En effet, Mr Copé, il ne suffit pas de s'agiter en bras de chemise à une tribune en fustigeant les chapardeurs de petits pains au chocolat pour prouver qu'on est un chef. La vraie force, c'est la force tranquille, celle qui permit en son temps à François Mitterrand de régner sur la France pendant 14 ans.

J'avais beaucoup de sympathie pour Mr Copé, et j'estimais qu'il ferait un meilleur chef de parti que Mr Fillon, ce dernier étant sans conteste le plus présidentiable des deux. La grande majorité des militants étant d'ailleurs d'accord avec ce point de vue, ce que j'ai pu vérifier auprès de nombreux militants supporters de JF Copé pour cette élection.

Le problème, c'est que Mr Fillon ne faisait pas confiance à Mr Copé pour organiser une primaire impartiale en 2016, si celui ci s'emparait du Parti. C'est la raison principale de son entrée dans la bataille pour la présidence. On voit aujourd'hui à quel point il avait raison de se méfier.

Ce matin donc, JF Copé a émis son ultimatum, persuadé que la plupart des grandes voix du Parti se rangeraient derrière lui, tant la prolongation de ce duel homérique nuit aux interets de l'UMP et met la réélection des caciques du parti en danger. JF Copé espère gagner à l'usure, de guerre lasse: le problème, c'est qu'à la surprise générale, il y a en face un teigneux qui se bat intelligemment et qui fronce les sourcils, qu'il a épais, mais qui ne lache rien. Un vrai chef de guerre lui aussi!....

Ce sur quoi, François Fillon pèche, c'est sur la communication auprès des médias. Probablement qu'il ne veut pas descendre au même niveau que les époux Balkany, la fille mère Mme Dati ou l'élégant Karoutchi.... Quant à Mme Tabernot, cette anti-gaulliste notoire, quelle drôle d'idée que de lui confier un rôle de premier plan au sein du parti qui se réclame comme l'héritier du Général.

Parlons en d'ailleurs du Général! En juin 1940, si le Général De Gaulle avait écouté les sondages,(ils n'existaient pas à cette époque), il ne serait jamais parti à Londres et il n'aurait pas lancé son appel du 18 juin, tant il était minoritaire dans l'opinion française. Il aurait dû se ranger derrière le maréchal Pétain, son ancien mentor. Mais cet homme avait une certaine idée de la France et des valeurs de la République.  C'est pourquoi malgré tous les obstacles et les risques (rappelons qu'il fut condamné à mort par coutumace par le gouvernementr français) il a fait ce qu'il estimait être son devoir , et il est entré en résistance.

Contrairement à tous ces observateurs, aveuglés par leur court-termisme , il y a certains esprits capables de s'élever au dela du clapot des vagues pour comprendre où va le courant. Je regrette que si peu de journalistes ne soient capables d'un tel recul: la plupart ne faisant que répéter ce qu'ils ont entendu sur une autre antenne (ex: Jean François Coppé siffle fin de la récré,......). Quant aux politiciens, hormi quelques rares esprits qui comprennent les enjeux mais qui sont partie prenante de la lutte pour en tirer un bénéfice, peu trouvent grace à mes yeux. Quant à la gauche, elle est assez mal placée pour venir donner des leçons de morale et la porte parole Nakat Valaud Belkacem ferait bien de garder ses commentaires pour elle ! Un peu de décence s'il vous plait.

Deux exceptions notables:Lionel Tardy, le député d'Annecy qui s'est révélé dans cette crise! mais il est vrai que Lionel n'est pas énarque ou haut fonctionnaire, c'est un chef d'entreprise qui a créé une belle entreprise et qui ensuite a pu mettre au service de son pays ce qu'il a appris dans l'arène économique.

Et Xavier Bertrand qui ce matin a exprimé un avis qui l'honore et qui fait preuve d'une grande sagesse. Son avis mériterait d'ête écouté car il a fait preuve d'un réel sens du compromis et d'un pragmatisme de bon aloi

C'est dans les circonstances exceptionnelles qu'on voit les grands hommes, ceux qui sont capables de voir plus loin que le bout de leur nez et leur interet personnel à court terme. De prendre des risques pour défendre ce à quoi ils croient!

Ce qui est en cause dans le combat que mène François Fillon, c'est un combat pour le respect des règles, une certaine éthique morale en politique et  l'honneteté vis à vis des électeurs. Sont-ce des valeurs perdues? Pour ma part, pas de politique valable sans une exigence morale vis à vis de l'autre, qu'il soit opposant ou partenaire!....

Alors quoi, on lui reproche la mise en danger de l'UMP, et on se gausse de sa dégringolade dans les sondages. Comme si cela donnait raison ou tort à son action. L'UMP survivra, j'en suis certain! Ce n'est pas demain qu'un homme de droite sociale comme moi ira rejoindre le camp des centristes qui recherchent systématiquement le compromis quand la période exige une détermination et le courage de prendre des mesures fortes. Je l'ai dit à François Fillon à Samoens lors de la fête départementale de la Haute savoie, le gouvernement de Nicolas sarkozy a manqué de courage, en particulier à propos de la TVA sociale qu'il fallait instaurer dès 2008. Il en a convenu, concédant qu'il n'avait pas eu toute liberté pour imposer certaines mesures pour lesquelles le Président Sarkozy redoutait la contestation dans la rue. Je pense que désormais il est déterminé à faire ce qui doit être fait pour l'interet général de notre pays. Et sa nouvelle attitude me semble être une preuve de sa nouvelle inflexibilité.

François Fillon, pour lequel j'ai depuis longtemps  de la sympathie et chez qui je devinais une force véritable, ne me déçoit pas. Mieux, il m'enthousiasme!... Dans ce bras de fer mélange d'une partie de bridge et de poker menteur, il avance ses pions avec calme et lucidité. Il prouve à tous qu'il a l'étoffe d'un chef. Et sans prédire l'issue de la guerre, il m'a convaincu de lui apporter, à la mesure de mes moyens les forces dont il aura besoin  sur le champ de bataille, face à un Copé usurpateur d'abord, puis face à la gauche des Montebourg, Hamon ou autres "gauchistes". Enfin un homme qui incarne les valeurs auxquelles je crois! Sobre, sans chi chi, mais déterminé à faire progresser notre pays, avec élégance mais sans faiblesse.

Les médias oublient de rappeler  que mardi soir, François Fillon, malgré une courte défaite de 98 voix, avait eu l'élégance de reconnaitre sa défaite. Ce n'est que le lendemain qu'il a repris le combat, quand le pot aux roses des 1000 bulletins de l'étranger fut découvert. Convaincu une fois pour toutes  qu'il avait été grugé par un usurpateur sans foi ni loi, qui avait dès le départ décidé de prendre le parti à la hussarde, il ne s'est pas couché et il est lui aussi entré en résistance.

A long terme, François Fillon fait le bon choix; il doit y avoir un minimum de règles et de rectitude morale dans la politique; sinon personne n'y croira plus, et le Front National sera de plus en plus fort. Rappelons nous la qualification honteuse de la France au Mondial 2010 grace à la fameuse main de Thierry Henry contre l'Irlande. Malgré de nombreux appels à rejouer le match par les gens respectueux de l'esprit sportif, la FFF avait privilégié ses interets finaciers en prenant la qualification, même si le résultat était entaché d'opprobre. On connait le résultat quelques mois plus tard à Knysna: une équipe couverte de honte qui a détourné les Français du foot pendant plusieurs années.

Je ne vois pas pour quelle raison, on devrait laisser l'usurpateur Copé occuper la place; cet homme, avec de telles valeurs jusqu'au boutistes conduira l'UMP à sa perte. En ce qui me concerne, en tant qu'adhérent, j'exige qu'un nouveau vote transparent et irréprochable soit réalisé d'ici fin janvier. A l'issue de ce vote, je me rangerai sans problème et sans amertume derrière le vainqueur, quel qu'il soit, ne dut il n'être gagnant que d'une seule voix, puisque telle est la règle de la démocratie.

Si la direction du parti s'y refuse et reste en place avec un immense soupcon d'illégitimité, alors, sans déchirer ma carte, je cesserai de payer ma cotisation annuelle à un parti qui ne respecte pas un minimum les règles de la morale et de l'éthique politique. Et j'en appelle à tous ceux qui pensent comme moi à faire de même, et à le faire savoir

UMP,Copé,Fillon,Lionel Tardy,Xavier Bertrand

 

19:30 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ump, copé, fillon, lionel tardy, xavier bertrand, de gaulle | | | Digg! Digg | | |  Facebook

27/11/2012

Référendum UMP - Sortie de crise possible?

Nouveaux coups de théatre aujourd'hui!....

François Fillon menace de créer un groupe à l'Assemblée Nationale. Cela a au moins le mérite de faire bouger les lignes, car Jean-François Copé se voit menacé de n'être que le roitelet de l'UMP au lieu du trone régalien qu'il recherche.

Face à cette menace, et à cette pantalonnade qui ridiculise la droite, Nicolas Sarkozy prend ses responsabilités en appelant chacun des 2 protagonistes à la raison.

Première bataille gagnée par Fillon: Copé propose (ou accepte) l'idée d'un  référendum auprès des militants sur l'opportunité de revoter; Depuis 10 jours, c'est la première reculade à laquelle qu'il consent. Mais comme on le sait, l'enfer est dans les détails, et le camp Fillon a interet à bien ficeler les conditions de ce référendum et ses conséquences avant de retirer la menace du groupe dissident. Car c'est bien cette menace là qui a fait bouger Copé, jusque là inflexible.

Cette partie de poker menteur peut lasser les électeurs, mais elle permet aussi de mettre en évidence les qualités de stratège de chaque camp. Or en politique, c'est aussi important!.....On le voit bien lors des négociations européennes.

Quant à Lionel Tardy, député de Haute-Savoie, il a su saisir cette opportunité pour se faire connaître médiatiquement!... Bien vu de sa part, surtout si le camp Fillon ressort vainqueur du duel.

18:16 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ump, poker menteur, copé, fillon, sarkozy, lionel tardy | | | Digg! Digg | | |  Facebook

23/11/2012

L'UMP est Copé en 2

 

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Que sera l'UMP dans une semaine, bien malin qui pourrait le dire, tant l'égo et le jusqu'au-boutisme des deux protagonistes et de leur entourage respectif semblent les pousser au suicide collectif, plutôt qu'à trouver une solution raisonnable.

Alors qu'hier la médiation d'Alain Juppé, acceptée par les deux camps, semblait pouvoir offrir une sortie de crise, le refus de la Commission de Recours de s'effacer devant le fondateur de l'UMP pourrait bien le convaincre de rester à Bordeaux et de laisser Mrss Copé et Fillon enterrer le parti qu'il a créé.

Revenons sur la séquence pour essayer de dénouer l'imbroglio qui se déroule sous les yeux effarés et atterrés des sympathisants de droite et sous l'oeil amusé et moqueur de tous les autres.

Dimanche soir, les résultats, entachés de fraude réciproque, sont tres serrés. Jean-François Copé, fidèle à son habitude se souvient des conseils jadis prodigués par Nicolas Sarkozy "en politique il faut prendre et ne pas attendre d'être servi". A 23:30, il fait un "putsch" médiatique en proclamant sa victoire, sans attendre les résultats officiels de la COCOE, estimant que le tiède François Fillon n'osera pas contester cette victoire et qu'il bastera, en maugréant, face à ce coup d'éclat de son adversaire.

Première erreur: Jean-François Copé a sous estimé son adversaire qui non seulement ne reconnait pas sa défaite, mais au contraire laisse entendre que c'est lui qui a gagné, et qu'il se réserve le droit de contester les résultats.

Sur ce, la COCOE publie ses résultats qui donnent Jean-François Copé vainqueur par 98 voix d'avance (et non par plus de 1000 voix comme l'avait laissé entendre Mr Copé).

Le lendemain, non sans amertume et tout en annoncant une fracture politique et morale au sein du Parti, Mr Fillon prend alors acte de sa défaite.

Mercredi après midi, coup de théatre! le clan Fillon s'aperçoit lors du comptage des voix des motions que le résultat publié par la COCOE a oublié de prendre en compte les résultats de 3 fédérations d'outre mer; or en intégrant ces résultats, ce n'est plus Copé qui gagne, mais François Fillon, par 26 voix d'écart.

L'ancien Premier Ministre, furieux de s'être fait rouler dans la farine et ne décolérant pas face à de telles méthodes, monte au créneau et vient dire au Journal de 20:00 de TF1 qu'il demande la réintégration de ces voix, et que bien que vainqueur, il renonce à la victoire au profit du "Sage" Alain Juppé qui l'espère t-il saura renouer l'unité du parti qui est férocement coupé en deux. S'il n'est pas entendu, il menace alors de porter l'affaire devant la justice. Il fait là à mon sens une erreur, en proposant de s'effacer: celle de l'homme intègre qui accepte de se sacrifier pour le bien du parti. Si le geste est louable, cela indique qu'il n'est pas prêt à tuer l'adversaire; Funeste erreur en politique! Ce qui conforte le camp opposé dans son jugement que l'ex Premier Ministre n'est qu'un mou.

Surpris cependant par ce sursaut imprévu de l'adversaire qu'il croyait avoir terrassé, Copé hésite, et finalement louvoie en acceptant au dernier moment la médiation de Juppé avant le deadline fixé par le maire de Bordeaux  jeudi soir à 20:00.

Mais cela n'est qu'une ruse puisque dès le lendemain, vendredi 23, il fait donner ses lieutenants pour indiquer qu'il n'est pas question que la commission Juppé se substitue à la Commission des Recours qu'il a lui même convoquée, et que la dite commission Juppé n'est là que pour superviser les travaux de la Commission des Recours. Autant dire que cette interprétation est loin de satisfaire le clan Fillon, ni Alain Juppé d'ailleurs.

A l'heure où je publie ce billet, nous en sommes là, en attentre d'un nouveau rebondissement, et de la réunion tri-partite de dimanche soir où je crains bien que Mr Juppé ne puisse que constater que les deux rivaux ne lacheront rien, ni l'un ni l'autre. L'un parce que c'est dans sa nature de chef de guerre de ne rien lacher, et l'autre parce qu'il a été humilié de la façon dont les troupes de Mr Copé ont cru pouvoir le gruger. Désormais, il fera tout pour saborder cet imposteur, dut-il en payer les conséquences dans sa carrière politique. Il fonctionne désormais au niveau de l'émotionnel et de l'instinct, comme peut le faire  un grand fauve blessé.

Ce à quoi nous assistons est une guerre politique du plus bel effet, pas forcément plus féroce que celle qui opposa Chirac à Chaban-Delmas ou Chirac à Balladur; mais la différence est que l'omniprésence des médias lui confère une importance et une mise en scène toute nouvelle; et d'ailleurs chaque camp utilise et instrumentalise ces medias afin de gagner la bataille des coeurs et de déconsidérer l'adversaire. La bataille des médias est fondamentale pour chaque camp et il est important d'en jouer au mieux.

Ce qui est en jeu dans ce combat, c'est la carrière politique des 2 cadors, mais aussi celle de leurs lieutenants qui savent bien qu'en cas d'échec de leur leader, c'est leur carrière à eux qui est en jeu. Ce qui explique le rôle d'attente des non alignés (NKM ou Bruno Le Maire ) qui attendent de voir qui va gagner, avant de rallier le camp vainqueur, en attendant de se lancer eux mêmes lors des futures primaires pour tenter de rafler la mise comme fans une partie de poker.

Ce qui est clair dans cette guerre, c'est l'obstination montrée par Jean-François Copé, qui ne se laissera pas déposséder de son jouet. Si François Fillon peut l'affaiblir, ce sera au prix d'un suicide politique car il aura bien du mal à faire admettre la justesse de sa position qui entraine son parti vers le gouffre. Lui qui était l'homme politique de droite le plus populaire risque bien de dégringoler dans les sondages, alors que la base solide de Jean-François Copé, constituée pour une grande part de militants, devrait lui rester fidèle. C'est donc François Fillon qui a le plus à perdre, d'autant plus qu'il a 10 ans de plus que son advrsaire.

Pour les électeurs, c'est un psychodrame navrant, mais pour les amoureux de la politique c'est un thriller passionnant où chaque pilote se fait des queues de poisson pour franchir la ligne d'arrivée le premier, comme cela pourrait être le cas entre Alonso et Vettel lors du dernier Grand Prix de la saison.

Un autre élément rajoute du suspense à cette confrontation: la date limite du 30 novembre, dâte limite à laquelle les parlementaires doivent décider à quel parti s'affilier, avec la manne financière qui va avec. Or l'argent, on le sait bien, c'est le nerf de la guerre..... Certains supporters de l'ancien Premier Ministre, après avoir claironné "Courage Fillon",  pourraient bien être tentés, comme Lionel Tardy, de dire cette fois "Courage Fuyons".

Ce qui esr sûr, c'est que la Droite s'en remettra, comme elle s'est remise de ses crises précédentes. Dans combien de temps, cela est une autre affaire! Les plus jeunes y gagneront, puisque le temps joue en leur faveur. Mais pour les Municipales de 2014, la victoire promise à l'UMP risque bien de lui filer sous le nez.

Tout ça pour ça!..... Une nouvelle page s'écrit à l'UMP. Et quand on voit la détermination de Jean-François Copé à ne pas céder un pouce de terrain, on ne peut que se gausser de la naiveté de ceux qui pensent qu'il aurait le bon gout de s'effacer derrière Nicolas Sarkozy si celui ci décidait de revenir. Une fois le parti à lui, personne ne le lui reprendra!... Nicolas Sarkozy ferait bien d'y réfléchir à deux fois à laisser le parti au maire de Meaux, et comme le dit le dicton populaire, entre deux maux, choisir le moindre.....

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18:23 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : ump, copé, fillon, commission juppé, sarkozy, le maire, nnkm | | | Digg! Digg | | |  Facebook

21/11/2012

Le nouveau président de l'UMP a un défi à relever - Rassembler son camp

L'UMP a un nouveau président: c'est Jean-François COPE, et il est indiscutable puisque la COCOE l'a déclaré gagnant. Ce résultat ne me surprend pas vraiment, tant Jean-François COPE, comme Nicolas SARKOZY avant lui, a un discours qui plait aux militants.

Rappelons qu'être militant, c'est vouloir faire gagner son camp. Pour atteindre cet objectif, cela signifie donc la recherche d'un chef fort, sans trop de nuance, et toujours prêt à aller au combat: en un mot un guerrier.

En revanche, être sympathisant, et c'est la grande majorité de nos concitoyens, c'est se reconnaitre dans les idées d'un parti sans pour autant être prêt à devenir un petit soldat aux ordres d'un parti. Le sympathisant est plus dans la nuance, il est moins extremiste, moins sectaire, et moins jusqu'au boutiste.

Quand on compare les 2 personnalités, pas de doute que le guerrier, en apparence tout au moins, c'est JF COPE, alors que l'homme réfléchi, conséquent de ses actes, c'est François FILLON. Il suffisait d'écouter sa déclaration de défaite où chaque mot était pesé pour faire la différence et comprendre où est le véritable homme d'Etat.

Les militants ont préféré partir au combat face à la gauche honnie avec un chef de guerre plutôt qu'avec un stratège. Nostalgiques de Sarkozy, ils ont aussi préféré s'engager avec celui qui leur a promis de s'effacer en cas de retour de l'ancien président, plutôt qu'avec un véritable rival qui n'aurait pas hésité à tourner la page Sarkozy.

Mr Copé s'est surement rappelé de la célèbre mawxime de Jacques Chirac qui veut qu'une promesse n'engage que ceux qui y croient. Je ne peux pas croire une seule seconde que Mr Copé aurait fait tout cela, déployé une telle énergie, pour, à la fin, céder sa place à un homme qu'il a longtemps combattu.

Le danger, c'est que cette guerre fratricide , et surtout son dénouement, va laisser des traces au sein du parti. Et si le parti va perdre peu de militants, il risque en revanche de perdre de nombreux sympathisants, choqués de ce qu'ils ont vu, qu'il faudra aller rechercher. Car il ne faut pas oublier que ce sont les sympathisants et non les militants, qui par leur nombre, permettent à un parti de gagner une élection, qu'elle soit locale ou nationale.

L'UMP qui avait la possibilité de chasser ses vieux démons et de se donner en exemple d'un parti ouvert et démocratique a laissé passer cette chance, et au contraire, a mis en exergue que les politiciens de métier, qu'ils soient de gauche ou de doite, sont avant tout concernés par leur propre interet plutôt que par celui de leur parti, sans parler même de l'interet suprème du pays.

 

18:21 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ump, copé, fillon, sarkozy, cocoe | | | Digg! Digg | | |  Facebook

16/10/2012

Pourquoi je soutiens François Fillon

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François Fillon est le meilleur candidat de la droite à l'élection présidentielle en 2017. Cela en fait-il le meilleur Président de l'UMP dès 2012, rien n'est moins sûr.

Pour ma part, j'aurais préféré une solution Juppé, avec l'engagement solennel de celui-ci de ne pas se porter candidat à l'élection présidentielle; ce qu'il aurait fait compte tenu de son age.

Qu'on le déplore ou pas, cela ne s'est pas fait et nous aurons donc un choix à faire entre les 2 prétendants les plus "présidentiables" pour diriger le parti. Mon choix est fait,  et sans hésitation ce sera François Fillon. Je souhaite qu'il soit en capacité de modeler l'UMP à sa vision et que le parti défende ses valeurs, afin de maximiser les chances du parti gaulliste de reconquérir le pouvoir.

Si Jean-François Copé est un bon chef de bande, je ne crois pas qu'il ait la stature d'un chef d'Etat qui doit, par dessus tout, rassembler le pays derrière lui. Mr Copé est trop "clivant". L'exemple récent du petit pain au chocolat est venu le rappeler à ceux qui l'auraient oublié. D'autre part, comme chef du parti, je crains qu'il n'entraine notre parti vers des positions extrèmes qui lui seraient fort dommageables à terme.

En outre, et contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, je suis convaincu que celui qui tiendra le parti sera en pole position pour la course à l'investiture, même dans l'hypothèse où Nicolas Sarkozy souhaiterait revenir.... C'est bien là ce qui est en jeu lors de cette élection, et c'est pourquoi mon choix se porte sur l'ancien Premier Ministre.

Car au delà des faiblesses du candidat Copé, c'est surtout pour ses qualités que je soutiens François Fillon.

C'est un homme courageux.

Je ne peux croire qu'un couard aurait les c..... pour monter dans un bolide et conduire à près de 300 km/h, comme il le fait régulièrement. D'autre part, avec mais aussi face à Nicolas Sarkozy, sa conduite fut irréprochable. Il n'hésita pas à lui résister quand il estimait que cela en valait la peine. Ne fut il pas le premier homme politique à parler d'un pays en état de faillite, au début du quinquennat, bien avant tout le monde.

C'est un homme honnète.

Il suffit de lire ce que dit de lui Fréderic Mitterrand dans la dernière édition du JDD.

On peut être sûr qu'il saura s'entourer de gens partageant ses valeurs d'honnêté s'il parvient au pouvoir. Ce qui est essentiel, si on veut une République irréprochable.

C'est un homme loyal.

Il a dû en avaler des couleuvres auprès de Nicolas Sarkozy. Malgré cela, il a toujours été loyal envers le Président, alors qu'il aurait eu des raisons de jouer perso. Il a estimé que l'interet du pays était plus important que ses ambitions personnelles. Tout comme Juppé a été loyal à Chirac, Fillon a été loyal à son chef et à son parti. C'est une valeur que j'apprécie!

C'est un homme lucide.

 

Il fut l'un des premiers à poser un regard sans complaisance sur l'état des finances publiques de notre pays. De même, aujourd'hui, son diagnostic sur la situation du pays et sur ce qu'il est indispensable de faire me parait le plus proche de la vérité.

C'est un homme calme et posé, qui a du sang froid.

Je n'ai jamais aimé les trublions qui s'agitent et qui, en réalité, ne font pas grand chose. J'ai toujours préféré l'attitude consistant à agir, en ayant calculé les coups à l'avance, comme un joueur d'échecs, et à persévérer dans l'action que l'on a engagée. De la même façon que le pilote calcule son entrée en courbe afin de maximiser sa vitesse de sortie, il sait anticiper. Je pense enfin que c'est un homme déterminé, qui ne reculera pas une fois qu'il a décidé d'y aller. Une telle attitude impose en retour de ne pas se disperser et de ne pas attaquer dans toutes les directions.

C'est un fin politique

Avoir su tenir face à Nicolas Sarkozy, et en particulier lui avoir "imposé" de le garder comme Premier Ministre démontre qu'il n'est pas un amateur en politique et qu'il sait utiliser les situations à son avantage. C'est indispensable pour diriger un pays comme la France.

En résumé, François Fillon est un homme solide, qui sera capable de fédérer autour de lui une équipe soudée et déterminée pour traiter au fond, et avec opiniatreté, les grands problèmes de notre pays. Je suis aussi confiant sur le fait qu'il saura déléguer et ne pas s'occuper de tout, tout seul. En conclusion, un vrai chef, qui ne joue pas à l'homme providentiel, mais qui saura tenir le cap des réformes dont notre pays a besoin. Un  Georges Pompidou moderne en somme, qui saura conduire la France sur les bons rails pour affronter le XXIème siècle.

19:57 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ump, fillon, copé, sarkozy, pompidou | | | Digg! Digg | | |  Facebook

22/09/2012

Fête Départementale de l'UMP à Samoens - 15 septembre 2012

La famille UMP de Haute Savoie était réunie samedi dernier à l'Espace du Bois aux Dames de Samoens, dans un cadre bucolique et champêtre qui resplendissait sous un beau soleil.

A cette occasion, nous eumes la chance de pouvoir écouter les 6 prétendants (ou leurs représentants) à la fonction de Président de l'UMP nous présenter leur vision et leur programme pour la France.

Nathalie Koscissko-Morizet ne fut pas très constructive, passant le plus clair de son temps à fustiger François Hollande et les Socialistes. Un discours convenu qui ne suscita pas l'enthousiasme.

Luc Chatel, représentant Jean-François Copé, lui succèda au micro, pour vanter les mérites de son chef de file; et c'est vrai que personne ne contestera que Jean-François Copé est un bon chef de parti, comme le fut Nicolas Sarkozy en son temps. Ne dit-on pas d'ailleurs avec humour  à propos de ces deux là : Copé-Collé.

Ce fut ensuite le tour de Bruno Le Maire, qui nous fit d'abord rire, comparant le Parapentiste de Samoens (PS) avec le Parti Socialiste (PS) qui ont en commun le fait que s'ils savent tous deux d'où ils partent, ni l'un ni l'autre ne sait où ils va atterir:)  Sa prestance, son élocution et un ton très charismatique rappelant Jacques Chirac dans sa quarantaine, surprit et enthousiasma l'auditoire avec un discours volontaire, ambitieux et courageux, sans faux fuyant. Un vrai talent et une bonne surprise!.... Dommage que l'ancien ministre de l'Agriculture ne sache pas ce qu'est un hectare (voir sa prestation au Grand Journal en 2010)....

Henri Guaino, si lyrique dans ses discours, n'est pas un bon orateur. Il nous parla d'Etat, de République et de Nation, nous confessant au passage qu'il n'avait pas fait son deuil du départ de Nicolas sarkozy et qu'il espérait vivement son retour. Un peu soporifique tout cela, même si l'homme m'est sympathique....

Xavier Bertrand avait envoyé un représentant peu connu dont le discours terne nous laissa entendre que l'ancien secrétaire général de l'UMP ne briguerait pas la Présidence, ce qu'il confirma dès le lendemain sur les ondes.

Enfin, telle la star du spectacle, François Fillon arriva avec ses béquilles, en fin de matinée, pour nous parler de sa vision de la France, dans un style  décontracté, sans cravate, qui contraste avec l'image coincée que veulent donner de lui les médias.

François Fillon n'est pas un tribun qui cherche à émouvoir les foules, par des vibratos ou des effets de manche. C'est plutôt un candidat taille patron qui assure et qui n'a pas besoin  de coups de menton pour retranscrire sa détermination. Nul doute que Jean-François Copé serait un meilleur chef de parti que lui, mais parallèlement, Mr Fillon sera sans conteste un bien meilleur candidat à l'élection présidentielle de 2017. Or, la candidature de l'ancien Premier Ministre à la Présidence du Parti est une protection contre les coups bas que son adversaire pourrait lui réserver lors des primaires de 2016, si Mr Copé et son équipe tenaient les manettes du parti. C'est à mon avis le sens de sa candidature aujourd'ui.

Son discours fut clair, limpide et visionnaire. J'aime cet homme qui ne fait pas de bla bla et qui est simple dans sa façon d'être, en plus d'être très accessible; ce qui m'a permis de passer près de 20 minutes à sa table et de pouvoir l'apostropher sur les échecs du quinquennat Sarkozy. Comme je le lui ai dit, à la manière du pilote automobile qu'il est, il fait des gestes lents et précis pour diriger le volant de la voiture vers une trajectoire impeccable; ce qui permet d'être très rapide, quand d'autres s'agitent trop et font tourner le volant dans tous les sens, ce qui leur impose une vitesse réduite au risque de provoquer la sortie de route.

Les autres candidats n'ayant pas obtenu leurs parrainages, ce qui est regrettable pour la démocratie, l'affrontement sera donc un duel Copé - Fillon, et connaissant le premier, il sera sans merci, car c'est un peu leur avenir politique qui se joue là. Rendez-vous en novembre pour connaître celui qui sera en premièr ligne face au gouvernement socialiste.

Ne lachez rien Mr Fillon, et allez jusqu'au bout. Si François Hollande échoue avec son attelage hétéroclite, vous êtes le meilleur atout pour la France.

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17/11/2011

Quel fin politique que Nicolas Sarkozy!

En 1981, la droite a perdu les élections présidentielles car Chirac a torpillé Giscard en ne le soutenant qu'à minima, voire en appelant discrètement à voter Mitterrand. Son but: écarter un adversaire dans son camp en espérant raffler la mise 7 ans plus tard, en se proclamant le héraut de la Droite.

Le même danger guette Sarkozy qui est si bas dans les sondages et qui a détourné de lui tant de gens que certains dans son camp pourraient être tentés de jouer sa défaite en 2012, pour pouvoir remporter la mise en 2017 une fois que la Gauche se sera discréditée au pouvoir.

Mais Sarko a vu le danger! et en laissant entendre que sa défaite est possible en 2012 et que dans ce cas, il se voit en rassembleur et chef de file de la droite pour 2017, il devient une menace pour tous les Iznogoud qui se verraient un peu vite fakir à la place du fakir. C'est fort bien vu pour obliger les Copé, NKM, Fillon et consorts à le soutenir sans arrière pensées en 2012, afin qu'il gagne, et ainsi à se débarrasser de son ombre trop écrasante pour les échéances de 2017.

Bien vu Nicolas.....

08:29 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sarkozy, fillon, nkm, copé, ump, iznogoud | | | Digg! Digg | | |  Facebook