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03/07/2017

Décryptage de la méthode Antoine Vielliard - Calomniez, il en restera toujours quelque chose

Voici le texte (in extenso en bleu)publié sur le blog officiel du maire de St-Julien, Antoine Vielliard. Lui si prompt à menacer toute personne qui ne se plierait pas à ses volontés d'un procès en diffamation se permet d'affirmer des choses qui pourraient relever d'un tel procès. En tous cas, les citoyens de Haute-Savoie jugeront.
Pour ma part j'ai décidé de sortir du silence que je m'étais imposé pour alerter nos concitoyens Saint-Juliennois sur les dérives verbales auxquelles se laisse emporter le premier édile de la ville.
Vous trouverez donc en bas de cet article mes commentaires sur les différents passages de son texte.

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Duby-Muller et Monteil refusent de subventionner les écoles des Jardins de l'Europe en 2017

Lundi dernier, nos deux conseillers départementaux ont réuni les maires du canton de St Julien pour la répartition des fonds frontaliers cantonaux. Une réunion qui devait avoir lieu il y a quelques semaines et qui a "curieusement" été repoussée le lendemain des élections législatives. Une coïncidence étonnante ! Personne ne saura jamais si les deux étaient liés. En revanche, chacun observera que des maires qui ne s'étaient pas engagés dans la campagne des conseillers départementaux de 2015 et qui ont obtenu peu ou pas de subventions depuis, se sont considérablement engagés dans la campagne des législatives et attendent probablement des subventions significatives pour leurs projets. Dans quel pays est-on ? Il est temps de se moderniser.

Dès la publication de la délibération, qui conformément à l'opacité habituelle n'a pas été communiquée, je me livrerai à une analyse de corrélation entre les subventions attribuées et le score de Virginie Duby-Muller aux législatives afin de mesurer l'ampleur du clientélisme dans l'utilisation des fonds publics. Lorsque des élus attribuent des subventions en fonction de leur propre score électoral plutôt qu'en fonction de l'utilité publique, ce sont les habitants qui en pâtissent tous les jours dans leur mobilité, leur emploi, leur logement et leurs impôts.

Lundi dernier, Virginie Duby-Muller et Christian Monteil ont proposé d'attribuer une subvention de seulement 125'000 euros à la commune de St Julien pour financer l'école maternelle des jardins de l'Europe. Une subvention de seulement 3% du montant de la dépense. Une subvention particulièrement faible en comparaison des subventions attribuées aux autres projets d'écoles des autres communes. Manifestement, les conseillers départementaux se moquent de vous, les 15'000 St Juliennois qui pourtant représentez un tiers des habitants du canton et qui payez des impôts au conseil départemental. Ils se moquent également des 4000 frontaliers de la commune qui contribuent à hauteur de près de 5 millions d'euros au budget départemental au travers des fonds frontaliers.

A titre de comparaison, les conseillers départementaux subventionnent plus volontiers la rénovation de l'église de Thairy que l'école maternelle des Jardins de l'Europe : cela en dit long sur leur sens de l'intérêt général et de l'utilité publique, de l'avenir, sur leurs valeurs, sur leur décence.

Pour cette subvention insultante pour les habitants, nous savions que nous aurions dû parler du Conseil Départemental dans chaque édition du bulletin municipal où le projet serait mentionné, mettre leur logo partout, et les inviter à l'inauguration pour qu'ils aient leur photo dans le journal quand bien même ils s'évertueraient à mépriser les élus, les agents et les entreprises de la commune qui font les travaux, comme Christian Monteil l'a fait lors de la dernière visite de chantier de l'entrée ouest.

Mais les Saint-Juliennois ne pourront même pas compter sur le soutien du Conseil Départemental pour la réalisation de l'école maternelle des Jardins de l'Europe. Nous avons reçu ce jour un courrier de Virginie Duby-Muller et Christian Monteil, nous informant que suite au recours de la famille David, ils estimaient que les travaux ne pourraient commencer cette année et que donc ils reportaient l'examen de la subvention à l'an prochain. Bien sûr, ils ont nécessairement lu dans la presse que les marchés ont été attribués pour moitié au conseil municipal de juin et que l'autre moitié sera attribuée au conseil municipal de juillet. Les travaux commenceront en septembre prochain, que la famille David le veuille ou non, avec ou sans le soutien du conseil départemental car les enfants sont déjà là. Le conseil départemental le sait parfaitement puisqu'il perçoit déjà les impôts des parents. De toute façon, le prétexte est absurde puisque l'information sur le recours de la famille David est public depuis le lundi 12 juin, et que la décision initiale sur l'attribution de la subvention date du 19 juin, avant le contre ordre qui lui date du 23 juin. Par ailleurs, les collectivités ont habituellement 3 ans pour consommer les crédits votés et que c'est ce qui se passera avec la plupart des subventions proposées lundi 19.

Les conseillers départementaux ne proposent aucune autre subvention au service des Saint-Juliennois qui pourtant représentent 30% des habitants du canton et près de 50% des frontaliers qui financent ces fonds.

Mais alors, si ce n'est pas le recours des David qui était déjà connu, que s'est il passé le 19 juin qui justifie ce changement de décision ? D'abord j'ai dit ce que je pensais de cette subvention ridicule sur son montant et insultante pour les contribuables et les frontaliers, ensuite j'ai interpellé les conseillers départementaux au sujet du projet absurde de l'ATMB de rendre payante la section d'autoroute entre Annemasse et Saint-Julien. De toute évidence, nos conseillers départementaux n'ont jamais aimé la contradiction et préfèrent largement la soumission au détriment du débat public.

Bref, une fois de plus, Virginie Duby-Muller et Christian Monteil se moquent des Saint Juliennois. A vrai dire, ils se moquent aussi de la liberté d'expression et de la démocratie. Ils se moquent aussi de l'ensemble des habitants de la communauté de communes du Genevois comme lorsque, sur la recommandation de Christian Monteil, l'Etat a choisi d'ouvrir une borne biométrique pour les cartes d'identité à Seyssel plutôt que dans le Vuache. Je publierais prochainement la répartition des crédits par commune. Nous pourrons alors largement analyser "l'utilité publique" de projets que soutiennent nos conseillers départementaux. L'évolution de la répartition géographique des crédits. Une répartition qui intéressera également le canton de Genève et la Chambre Régionale des Comptes qui s'intéressent au respect des engagements du traité de 1973.

Voilà maintenant deux ans que nos conseillers départementaux sont élus. Ils ont financé des fontaines, des rénovations de mairie et d'autres projets moins utiles aux habitants que la mobilité, le logement et l'emploi. Ils ont aussi financé des écoles dans de très nombreuses autres communes plutôt que de se concentrer sur les projets importants à l'échelle du canton. Mais où sont les projets structurants pour le canton de St Julien ? Rien. Nada. Après 2 années de mandat au Conseil Général de Haute-Savoie, nous avions bouclé ou quasi bouclé les financements du rond point du pont de combe à Archamps, du carrefour des mouilles à Neydens, de l'entrée ouest à Saint-Julien et de l'échangeur de Viry... depuis aucun autre projet structurant n'a été bouclé mais le saupoudrage et le clientélisme repartent de plus belle au détriment des habitants. Que font nos conseillers départementaux d'utile avec l'argent public qui leur est confié ?

Ce qu'il y a eu d'intéressant à la réunion des maires du 19 juin, c'est que l'on a pu observer physiquement, que les maires sont de plus en plus nombreux à souhaiter un débat ouvert sur les enjeux du territoire au service des habitants et refusent d'être traités comme des caniches dont on achèterai la conscience à coup de subventions publiques au détriment des intérêts des habitants et au profit du seul intérêt électoral de ceux qui attribuent les subventions.

En fait ce qu'il y a d'étonnant dans tout cela, ce n'est pas le clientélisme. Chacun connait les pratiques de Virginie Duby-Muller et de Christian Monteil. Ce qu'il y a d'étonnant, c'est qu'ils croient encore que cela pourrait passer, que les élus vont se taire, que les habitants vont accepter cela. Ils croient encore qu'au XXIème siècle on peut se comporter comme des suzerains moyen-âgeux qui demanderaient allégeance à leurs vassaux. On est pourtant en 2017.

Dans tous les cas, si la délibération qui sera votée par le Conseil Départemental n'est pas conforme au traité franco-suisse de 1973 sur la compensation financière genevoise, la commune déposera un recours au tribunal administratif pour en demander l'annulation.

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A travers l'examen de son texte, je vais tenter ici de décrypter comment le Maire s'y prend pour instiller le doute et calomnier de façon insidieuse ceux qui soit ne consentent pas à suivre ses directives , soit qui lui font de l'ombre.

La méthode consiste à laisser entendre que certains élus (bien sur il ne précise pas lesquels) seraient soumis à nos deux conseillers départementaux pour en obtenir récompense, alors que lui bien sur veille au grain et est là pour garantir la transparence et l'honnêteté  .
Le message subliminal est le suivant: Heureux sont les Saint-Juliennois d'avoir un maire chevalier blanc qui pourfend les méchants et défend les opprimés. Grace lui soit rendue de nous protéger des vilains.

Bien entendu, M. le maire de Saint-Julien ne présente aucune preuve de ce qu'il avance, alors que lui ne se prive pas de calomnier. On notera qu'aucune  de ses attaques ou de ses calomnies n'est circonstanciée ou documentée.

Ce qui est curieux dans ses attaques virulentes envers Mme Duby-Muller, c'est qu'il occulte totalement la réélection brillante de celle-ci à son poste de député il ya moins d'un mois. Les électeurs doivent être bien stupides pour l'avoir réélue malgré tous ses défauts.
D'autant plus que lui, M. Vielliard a été sanctionné au premier renouvellement de son siège de Conseiller Départemental en 2015 en subissant l'humiliation d'être éliminé du second tour par le candidat du Front National.

S'il manie avec intelligence la calomnie ou s'il sait jouer avec brio du flou juridique (ne dit-il pas lui même sur son blog que "ce qui n'est pas interdit est autorisé", sans aucune notion d'éthique ou de morale), il ne tolère pas que l'on puisse mettre en doute sa façon de faire. Ainsi quand M. le Maire utilise les panneaux électoraux  publics à des fins de propagande municipale, ou qu'il poste ses affiches 48 heures avant les autres candidats au moment des élections, il menace d'un procès tous ceux qui à bon droit s'étonnent de ce(s) méthode(s)
Peut être d'ailleurs que le seul fait de mettre M. Vielliard face à ses contradictions me vaudra un procès de sa part. Qu'il sache alors que je l'attends avec impatience afin de mettre sur la place publique et aux yeux de tous ses méthodes. Méthodes qui m'ont d'ailleurs conduit à démissionner du Conseil Municipal il y a 2 ans pour ne plus avoir à faire avec lui.

 

M. le maire oublie fort opportunément ( étonnant de la part d'un homme aussi brillant et intellectuellemnt honnête) la subvention de 13.5M€ accordée par le Conseil Départemental pour le financement de l'accès Ouest de la ville.Il oublie aussi les 175000€ et les 25000€ dont a bénéficié la commune de la part des 2 élus qu'il insulte pour la rénovation des vestiaires du foot à St-Julien.
Un nouvel exemple parmi tant d'autres de la façon mensongère dont M. Vielliard présente les faits 

Là c'est vraiment l'hôpital qui se moque de la charité; tous ceux qui ont la chance ou le privilège de côtoyer le maire ( Mme David par exemple, les élus de la minorité, de nombreux responsables d'association) peuvent en témoigner.
Il faut en effet savoir que notre maire aime intimider ceux qui lui résistent en les menaçant de procès, ou pire en les intimidant physiquement, comme en fut victime avant les élections une élue de la minorité.

Bien évidemment le fait de ne pas subventionner ce que M. Vielliard a  décidé  est inacceptable. Que les conseillers départementaux ne lui soient pas soumis est purement inacceptable à ses yeux.
Il oublie que son excellent travail lors des 3 années où il fut conseiller départemental lui a valu un camouflet cinglant de la part des électeurs du canton qui ne l'ont même pas qualifié pour le second tour aux élections de 2015 où il remettait son mandat en jeu. M. Vielliard, c'est comme dans la chanson de Charles Aznavour, ce n'est pas son talent qui est en doute, c'est le public qui n'a rien compris. 

 

Ce que les citoyens doivent savoir, c'est qu'il faut du temps entre l'initition d'un projet et son financement puis sa réalisation. Le Rond Point du Pont de Combes et le pasage souterrain de Neydens furent initiés par le conseiller Départemental prédecesseur de M. Vielliard , M. Georges Etallaz, alors que l'instigateur du projet d'Acces Ouest est la munaicipalité de M. Thenard qui a précédé celle de M. Vielliard, et que l'échangeur de Viry a été initié par la CCG sous la présidence de Bernard Gaud.
On peut donc légitimement s'interroger. S'il n'y a rien de financé en ce moment, c'est peut etre que pendant les 3 ans où M. Vielliard était aux manettes, il n'a pas été capable d'initier de projets dignes d'interet. Hypothèse qui expliquerait sa déculottée en mars 2015 lors de sa candidature au renouvellement de son mandat.

Il est vrai que s'il y a un domaine dans lequel notre maire excelle c'est bien dans les procédures juridiques qu'il intente à tout va ou dont il est l'objet ( recours de Mme David, mise en cause de l'agenda lors des élections cantonales....)

La frustration que connaît M. Vielliard ( rejet de sa candidature à l'investiture En Marche, et succès de ceux qu'il a pris pour "ennemis") ne justifie pas une telle conduite indigne d'un maire aux responsabilités importantes. Qu'il écrive moins sur son blog et se consacre plus à sa ville, tout le monde y gagnera. Quoiqu'il en soit,  il est grand temps que les Saint-Juliennois ouvrent les yeux sur la véritable personnalité de leur maire et qu'ils se posent LA bonne question . En 2020, voudront-ils en reprendre pour 3 ans ou, comme le dit l'un de mes amis, décideront-ils de tirer la chasse.

PS. Que mes lecteurs me pardonnent s'il y a des fautes d'orthographe dans le texte analysé, mais je n'ai pas voulu y changer la moindre virgule.

17/12/2014

Le projet de territoire de la CCG a été approuvé

Le projet de territoire consiste à déterminer les grands objectifs à atteindre à l'horizon 2020 pour notre territoire de la Communauté de Communes du Genevois.

Pour découvrir ce projet de territoire , cliquez ici

 

10:52 Publié dans Genevois Savoyard, Porte Sud de Genève - CCG | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ccg, projet de territoire | | | Digg! Digg | | |  Facebook

19/11/2013

Une licence Professionnelle Comptabilité-Paye à Archamps Technopole

Hier soir, un aréopage de personnalités était rassemblé dans l'amphithéatre de l'immeuble Mont-Blanc à la Technopole d'Archamps pour l'inauguratiion de la licence Professionnelle Comptabilité-Paye montée de toutes pièces grace à l'énergie et aux efforts incessants du Vice-Président en charge de l'Economie à la CCG, Mr Frédéric BUDAN, maire de Vulbens.

Après les discours de félicitations du Président du Conseil Général de Haute-Savoie, Christian MONTEIL, et de la député de circonscription, Virgine DUBY-MULLER, et devant la présence bienveillante de Bernard Gaud, président de la CCG et de nombreux maires du canton, nous eumes droit à une présentation fort interessante de la part de plusieurs interlocuteurs venus dire combien cette nouvelle formation était opportune par rapport aux besoins de notre territoire.

Après les interventions de Damien CHATELARD de SEGECO et d'Olivier MARION du CNAM, les différents partenaires de cette formation la présentèrent brièvement avant que deux étudiants inscrits dans ce cursus vinrent enfin témoigner de leur satisfaction d'avoir pu trouver cette nouvelle opportunité d'améliorer leurs compétences.

Une nouvelle preuve de la vitalité du pôle éducatif de la Technopole d'Archamps, qui chaque jour joue un rôle de plus en plus important dans l'animation économique de notre territoire.

 

Photo Archamps.JPG

Pierre Brunet entouré de Claude Birraux, Virginie Duby-Muller, Christian Monteil et Frédéric Budan

10/11/2013

St-Julien et la CCG

J'invite mes lecteurs interessés par la vie de notre teritoire à prendre connaissance de l'article que j'ai écrit sur le site de campagne de notre liste St-Julien un nouvel horizon.

Pour cela, rien de plus facile, cliquez sur le lien ci-dessous :

http://st-julienunnouvelhorizon.hautetfort.com/archive/20...

Bonne lecture, et n'hésitez pas à réagir sur cet article en postant vos commentaires.

12/03/2013

Y a t-il trop de communes en France?

La semaine dernière, j'ai eu l'occasion de discuter longuement avec André Duval, sur l'opportunité, voire la nécessité impérieuse de réduire le nombre de nos communes en France. J'ai alors trouvé en André un farouche opposant à une telle réforme, ce qui n'a pas manqué de me surprendre quand on sait qu'André Duval a été successivement(et non à la fois*) maire de Chenex et Président de la Communauté de Communes du Genevois. C'est pourquoi j'ai souhaité lui donner la possibilité d'exprimer ici son opinion iconoclaste, mais qui ne manque pas d'interet.

 

Les communes françaises

Sont elles trop nombreuses ?

 

Depuis plusieurs dizaines d’années il est question de faire disparaître notre riche réseau de communes. Les raisons invoquées ne reposent jamais sur des études précises ou des analyses approfondies, mais sont bien souvent éloignées du sujet, ou superficielles, ou fondées sur des comparaisons partielles. Nous allons essayer d’en faire le tour pour les débusquer et montrer que, comme la population le ressent, ces collectivités sont celles qui donnent le mieux le sens de la démocratie.

 

Commençons par l’argument que l’on entend souvent et qui est le plus facile à démonter : le mille-feuille de nos administrations. Si nous nous en tenons aux collectivités locales le nombre de niveaux est partout à peu près le même. En Allemagne  nous trouvons en allant de bas en haut les communes, les arrondissements (Kreiss), les régions (les Länder), l’Etat fédéral. Mais, bien souvent, les villages d’origine ont conservé quelques pouvoirs avec une assemblée élue.  Dans le canton de Vaud qui est très comparable à notre Haute-Savoie en nombre d’habitants et en superficie, nous avons les communes, les districts, les cantons puis la confédération. Les communes y disposent de six à sept formes de collaboration, les équivalents de nos EPCI. Alors pourquoi ce sentiment en France ? A cause de la centralisation administrative.

 

Comment expliquer la centralisation  administrative ? Dans un pays qui en est dépourvu, tous les problèmes de la vie courante peuvent être traités par un service communal, car même si les institutions de niveau supérieur assument une responsabilité sur le sujet concerné, celles-ci vont la déléguer à l’entité inférieure, l’Etat à la région, la région au département, le département à la commune, avec  des règles intégrant leurs politiques. En France cette délégation n’existe pas et chaque institution voudra intervenir jusqu’au citoyen, souvent sous forme d’une territorialisation de services ad hoc, ainsi en est-il des services sociaux du département « cantonalisés », mais aussi des sous-préfectures et des préfectures. Le citoyen français devra alors pour résoudre son problème s’adresser aux institutions de chaque niveau. Par exemple s’agissant de problème de garde d’enfants, il devra s’adresser aux Allocations Familiales, institution dépendant de l’Etat, aux services territorialisés de la petite enfance dépendant du département, puis au relais assistante maternelle dépendant de la communauté de communes. Il est clair que dans ce cas l’administré a de bonnes raisons d’être exaspéré devant une telle désorganisation. Par ailleurs ce système est très cher pour la collectivité avant d’être très coûteux en temps et déplacement pour l’utilisateur. Dans une organisation vraiment décentralisée, grâce au principe de délégation, la personne intéressée n’aurait eu à se rendre qu’à un seul endroit pour trouver la solution à son problème, le plus souvent un service de sa commune ou de sa communauté de communes. Elle ne se serait pas aperçue de l’existence d’un soi-disant mille-feuille.

 

Le deuxième argument très journalistique : le nombre de communes en France serait exagérément grand par rapport à celui des autres pays européens. Faisons la comparaison avec des territoires qui nous sont proches. L’Allemagne a effectivement beaucoup moins de communes que la France, 12 227 contre environ 36 000. Plusieurs observations : le territoire germanique est plus petit que la France de l’ordre de 30 %. Ensuite, par le fait d’une plus grande densité démographique, le nombre d’agglomérations y est forcément plus réduit par le phénomène d’agrégation. Néanmoins, 57 % des communes allemandes ont moins de 2 000 habitants  et 22 % ont moins de 500 habitants. Enfin ce nombre de communes n’est pas très également réparti. Observant l’Etat de Rhénanie Palatinat qui jouxte la France et qui s’en rapproche par sa géographie relativement plus rurale, pour 4 millions d’habitants le nombre de ses communes s’élève à 2 306 dont 1 610 ont moins de 1 000 habitants. Pour ce land le rapport du nombre de communes au nombre d’habitants est plus ou moins équivalent à celui de notre pays. Continuons cette comparaison avec un canton suisse, celui de Vaud, qui est proche par le nombre d’habitants, 697 802 et par la superficie 3 212 km², du département de la Haute-Savoie, respectivement 740 000 habitants et 4 234 km². Le nombre de communes y est de 375 dont 18 ont moins de 100 habitants, 186 moins de 500, 265 moins de 1 000, alors que celui du département cité est de 294 communes. Nous pouvons continuer avec le pays d’Aoste qui nous reste proche par l’histoire, cette région autonome de 120 000 habitants et 3 263 km² a 72 communes dont 28 ont moins de 500 habitants et 44 moins de 1000. Avec ces données on peut voir que l’argument du nombre excessif de communes dépend du mode de comparaison que l’on adopte.

 

Troisième argument : toutes ces communes sont trop coûteuses. Alors faisons des analyses statistiques, et qu’en tirons-nous ? Deux observations majeures : en France les charges de fonctionnement par habitant comme les charges de personnel croissent avec le nombre d’habitants, les investissements par habitant sont plus stables (1). Cela veut dire que les fusions de communes sont sources de coûts supplémentaires et non d’économies. On peut argumenter sur le fait que les services sont plus importants dans une ville plus grande, mais avec l’intercommunalité cet effet a tendance à disparaître puisque ces services sont de plus en plus pris en charge par la communauté de communes. Et dans tous les cas et à moins d’avis contraire des populations concernées, celles-ci préfèrent garder leurs communes au risque de bénéficier de moins de services, plutôt que subir la centralisation et des coûts plus élevés. Il est intéressant de revenir au cas allemand ; comme les statistiques sont données par land, on peut faire une comparaison et il en ressort que le coût par habitant, pour la somme des dépenses par les länder et les communes, est inférieur en général dans les régions où il y a plus de communes, ce qui est le cas pour l’exemple de la Rhénanie Palatinat où la dépense par habitant est de 4590 € alors que la moyenne est de 5062 €. Pour être encore moins discutable les coûts de fonctionnement des communes seules sont aussi moindres que la moyenne. Cet argument est donc injustifié là aussi.

 

Alors que reste-t-il pour vouloir faire disparaître ce réseau de lieux de démocratie très vivante ? Deux expériences récentes : l’une dans le cadre d’une discussion à l’intérieur d’un parti, l’autre à Genève. La première dans une réunion à Paris où de nombreux participants disaient qu’il fallait en finir avec ce grand nombre de communes ; quand il leur est demandé de donner leurs arguments, un juriste de renom répond : ces maires ruraux jouent un rôle trop important dans les élections sénatoriales, en en diminuant le nombre cet effet s’amenuiserait.

La même question est posée à un membre de la Constituante genevoise, en cours de réflexion actuellement, qui voulait demander la réduction du nombre de communes à Genève : ces maires des petites communes jouent un rôle trop important du fait de leur nombre, répond-il. En réalité ceci démontre que la réduction du nombre de communes n’est pas demandée par les intéressés eux-mêmes qui se plaindraient du peu de services offerts par leur commune, mais par les urbains jaloux de la démocratie mieux vécue dans les petites communes.  

 

Après avoir démonté les faux arguments de ceux qui veulent éliminer les petites communes, il nous reste à expliciter pourquoi elles devraient subsister. Il faut alors revenir aux principes de la démocratie et en particulier à celui de la subsidiarité qui veut que chaque responsabilité soit assumée au plus près de la population concernée. Ainsi en France la commune assume la responsabilité de ses écoles primaire et maternelle, de la cantine et de son service de garderie, de son aménagement grâce au PLU, de son réseau de distribution de l’eau potable, de son réseau de routes et chemins, de l’animation de sa propre population, et pour ce faire,

d’équipements locaux tels que salle communale, terrains de sport, etc. Mais plus important encore, elle est la réalisation de la vie démocratique vécue au plus près.

 

Revenons à la règle avant d’en déduire les avantages. Tocqueville écrit : « De là cette maxime que l’individu est le meilleur comme le seul juge de son intérêt particulier et que la société n’a le droit de diriger ses actions que quand elle se sent lésée par son fait, ou lorsqu’elle a besoin de son concours…. La commune prise en masse et par rapport au gouvernement central n’est qu’un individu comme un autre, auquel s’applique la théorie que je viens d’indiquer ».

 

Pour les avantages citons le philosophe humaniste Yves Simon, appuyé par un autre philosophe humaniste ayant participé à la rédaction des droits de l’homme après la deuxième guerre mondiale, Jacques Maritain : «… savoir que toute fonction qui peut être assumée par l’inférieur, doit être exercée par l’inférieur, à peine de dommage pour l’ensemble tout entier. Car il y a plus de perfection dans un ensemble dont toutes les parties sont pleines de vie et d’initiative que dans un ensemble dont les parties ne sont que des instruments traversés par l’initiative des organes supérieurs de la communauté ». Dans le même sens Tocqueville écrit : « Or ôtez la force et l’indépendance de la commune, vous n’y trouverez jamais que des administrés et point de citoyens ». Il dit à un autre endroit : « Les institutions communales sont à la liberté ce que les écoles primaires sont à la science ; elles la mettent à la portée du peuple. …. Sans institutions communales (libres) une nation peut se donner un gouvernement libre, mais elle n’a pas l’esprit de liberté. » Donc nous pouvons facilement admettre que l’exercice de l’autonomie communale est propre à former les citoyens à la liberté, à l’initiative, à la création. Par opposition la centralisation administrative « n’est propre qu’à énerver les peuples qui s’y soumettent, par ce qu’elle tend sans cesse à diminuer parmi eux l’esprit de cité ».

 

On doit ajouter au nombre des avantages à l’application du principe de subsidiarité tel que défini ci-dessus, l’efficacité. Il n’y a aucune économie d’échelle à vouloir gérer par une même administration des objets différents et distants. Les économies d’échelle n’existent qu’à la condition de rassembler en un seul élément plusieurs éléments dispersés. Dans l’autre cas le phénomène d’entropie intervient, comme il le fait dans toute administration qui grossit. Plus elle est importante plus elle se perd dans son organisation propre, plus elle doit passer de son temps à se coordonner, à se gérer. Nous avons là au moins une partie d’explication au coût croissant par habitant du personnel lorsque le nombre d’habitants d’une commune croît, ce que l’on a observé plus haut en France et en Allemagne.

 

Ainsi il apparaît clairement que la volonté de réduire le nombre de communes non seulement ne repose sur aucun argument valable mais en plus va à l’encontre de l’intérêt général : esprit de citoyenneté, efficacité. Nous avons fait appel au principe de subsidiarité, nous ne le récusons pas concernant les communautés de communes, il y a effectivement des responsabilités qui doivent être assumées à cette échelle et la décentralisation administrative devrait conduire à lui donner encore plus d’importance. Pour revenir à l’Allemagne les dépenses communales, qui peuvent correspondre à celles des communes augmentées de celles des communautés de communes françaises, sont très nettement supérieures à celles enregistrées en France, alors que la dépense cumulée de tous les échelons y est presque inférieure. La raison en est évidemment l’absence de centralisation administrative, comme le pays s’en félicite.

 

André Duval

 

Quelques annexes pour étayer l'argumentation d'André

 

Exemples pour comparaison

 

 

andré duval,communes,intercommunalité,ccg,ifrap,mots croisés



 

Duval article.JPG


 

Duval article2.JPG


Il n'est pas anodin de noter qu'hier soir, invitée de l'émission Mots Croisés sur France 2, Agnes Verdier-Molinié de l'IFRAP ( Institut Français pour la Recherche sur  les Administrations Publiques) reprenait les thèmes d'André Duval en indiquant que les différentes strates de l'Administration Publique étaient incapables de déléguer une compétence au niveau inférieur sans continuer à se méler de la gestion de celle-ci, créant par là même les doublons et les surcouts, sans parler de l'inefficacité, qu'André Duval dénonce dans son texte.

 


Si le texte d'André ne me fait pas changer d'avis sur la nécessité de fusionner les toutes petites communes (moins de 500 habitants), je reconnais qu'il y a beaucoup de vrai dans ce qu'il écrit, et en particulier sur les méfaits de la centralisation administrative.Toute nouvelle réforme devrait en tenir compte. Quant à la démocratie, il est clair qu'aujourd'hui le transfert des compétences de la commune à l'intercommunalité, dont les élus ne sont pas directement élus par le peuple, constitue une régression.


C'est pourquoi, si je considère qu'il est normal de donner les compétences techniques telles que  Eau, Assainissement ou Déchets à la Communauté de Communes, je suis farouchement opposé au transfert de la compétence Petite Enfance de la commune à l'intercommunalité.  Toute compétence qui s'occupe de l'humain doit rester au plus près de la population.


C'est pour cette raison que je m'opposerai à ce transfert de compétence qui est programmé pour cette année dans notre canton .

 


* Rappelons qu'une fois élu à la Présidence de la CCG, André Duval décida de démissionner de son poste de maire de Chenex, fonction qu'il reprit après avoir abandonné la présidence de la Communauté de Communes du Genevois.

06/10/2011

La CCG change d'image

CCG logo.JPG

Je découvre, comme vous, dans le Messager d'aujourd'hui la nouvelle identité visuelle de la Communauté de communes du Genevois. Si je me réjouis de l'apparition de la mention "Porte Sud de Genève", je ne peux que déplorer que le dessin stylisé du logo ne fasse pas référence à notre capitale économique. Une évocation du jet d'eau aurait par exemple eu une signification comprise à l'international, parmi les gens non francophones.

Mais ne soyons pas trop exigeant, et célébrons la mise en valeur de notre spécificité, la Porte Sud de Genève. C'est un bon début......

 

 

22:10 Publié dans Genevois Savoyard, Porte Sud de Genève - CCG | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ccg, porte sud de genève | | | Digg! Digg | | |  Facebook

03/10/2011

L'Accès OUEST de Saint-Julien - Une Proposition alternative à celle de la Municipalité

J'ai à de nombreuses reprises insisté sur la nécessité absolue de réaliser une nouvelle entrée à l'ouest de notre commune afin de desservir le nouveau quartier de Chabloux et en même temps offrir une alternative à la Grand Rue au traffic sortant de la ville vers le sud.

Je ne peux donc que me réjouir que la Municipalité présente enfin un tel projet. Ceci étant dit, je pense que leur projet peut être amélioré. Il faut en effet savoir que sous couvert de présenter à la population un choix, la décision de la Municipalité est déjà prise de mettre en exécution la variante No1 Bleue (voir  ci-dessous) en réalisant de gros travaux sur la rue des sardes pour la mettre à double sens; Outre la manière, qui est contestable, en nous faisant accroire que le choix nous appartient (la ville serait-elle à nous?), je considère qu'une fois de plus la Municipalité, faute de réelle concertation avec la minorité, s'engage sur un mauvais choix, et qu'en choisissant cette variante, elle fait une grosse erreur qui se révélera pleinement inadéquate à l'usage. La preuve de ce que j'avance est illustrée dans le croquis du programme d'aménagement génèral ci après qui n'indique que la variante No1 Bleue.

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Pour la bonne forme, voyons d'abord comment la Municipalité présente les enjeux de cet accès Ouest, si important, je le répète, pour l'avenir de notre commune: Pour une lecture complète et plus facile du projet, j'invite vivement le lecteur à consulter la version officielle de la Municipalité en cliquant ici. C'est d'ailleurs de ce document que sont tirés les croquis de cet article, sur lesquels vous pouvez cliquer pour mieux les lire.

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Il suffit de lire les avantages & inconvénients de chaque variante tels qu'énumérés par la Municipalité pour comprendre ce qu'elle veut nous faire avaler " à l'insu de notre plein gré".

C'est pourquoi, avant de faire la critique constructive des 3 variantes proposées par la Municipalité, je souhaite indiquer tout de go la variante No 4 que je propose et qui à mon sens est celle qui présente les meilleurs atouts pour le développement futur de notre ville qui, rappelons le, est appelée dans un avenir pas si lointain, à dépasser les 20000 habitants. Cette variante astucieuse a le mérite de concilier plusieurs avantages que j'énumérerai plus loin; mais le lecteur peut immédiatement retenir les grands principes qui m'ont guidé dans l'élaboration de cette proposition:

1- Le souhait d'écarter le traffic vers Chabloux, Thairy  et Therens du centre ville grace au tracé rouge en double sens.
2- La volonté d'éviter la défiguration de la rue des sardes et de la route de Lyon à son raccordement, et de réduire l'accidentogénéité de la voirie (rappelons qu'une mort accidentelle a déja eu lieu devant le Saint-Georges).
3-La maximisation de la fluidité du traffic  et la facilité de pénétrer dans St Julien pour rendre à la ville centre son rôle vis à vis des bourgs et villages du canton.

Pour ce faire, je combine la variante 2 & 3 de la Municipalité, à savoir:

La réalisation du tracé Rouge (variante 3) à laquelle j'adjoins la variante 2 en gardant sur la voirie existante une circulation à sens unique, et donc très fluide, vers la rue des Sardes.
Cette proposition se présente ainsi:

Au sortir du pont sous la voie ferrée, coté rivière, la voirie se scinde donc en deux:

* à gauche une large voie à double sens qui traverse l'Aire au niveau d'Intermarché pour rejoindre le rond point sur la route de Thairy et ainsi irriguer la route de Thairy et la route des Vignes
* à droite une voie à sens unique qui utilise la voirie existante de l'ancienne route de Lyon pour rejoindre la rue des sardes.


Pour compléter cette option, je propose de mettre la section entre le rond-point d'Intermarché et la rue des sardes en sens unique vers l'Arande; En conséquence, on restreint le trafic sur la route de Lyon en provenance de l'Arande à la seule circulation qui va à droite vers la rue des sardes ou à gauche vers la rue des Vieux Moulins, actuellement en réfection: la circulation en provenance de l'Arande ne continue donc pas plus loin que l'actuelle chicane de la rue des Sardes. Le traffic allant vers le Saint Georges est donc appelé à se rediriger soit vers la route de Thairy depuis le centre ville, par l'avenue du Dr Palluel, soit vers le nouvel accès ouest (tracé rouge) depuis le rond point de l'Arande qui desservira donc le Saint-Georges et la zone d'activité des Vieux Moulins.

Cette solution a aussi l'avantage de permettre un tout autre aménagement du rond point de l'Arande puisque le flux de traffic vers la route de Lyon serait minime par rapport au trafic actuel et aux variantes du futur proposées par la Municipalité. (cela sera développé dans un second article à paraître sur ce blog dans quelques jours)
En bonus, ma solution a l'avantage de préserver le pont de pierre qui enjambe l'Aire sur le tracé de l'ancienne route de Lyon et de ne pas réduire à néant les travaux réalisés sur la rue des sardes (près de 500000 €), il y a moins de 3 ans.

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Examinons maintenant les limites des 3 variantes proposées par la Municipalité, en se concentrant sur la variante 1 que la Municipalité veut nous imposer:

Les inconvénients de la variante 3 tels que présentés par la Municipalité sont d'une banalité et d'une mauvaise foi incroyables

Altération du patrimoine bâti (maison du garde-barrière, …)
On regrette la disparition d'une batisse sans aucun interet alors qu'on laisse détruire sans état d'ame la superbe maison Celeyron dans l'avenue de Ternier (anciens bureaux Taponier): de qui se moque t-on?

Liaison de l’accès ouest beaucoup plus longue
Ceci est ridicule; l'allongement de 300 m sur une voirie plus fluide est sans conteste un atout; ou alors supprimons toutes les rocades périphériques autour des villes qui sont toujours beaucoup plus longues que la traversée d'une ville par son centre

Impact plus important sur le paysage
C'est justement l'occasion d'aménager les bords de l'Aire, qui sont pour l'instant à l'abandon et de requalifier le terrain actuellement occupé par une casse de voitures

Flux plus importants devant le lycée créant un risque accidentogène plus fort
Cette contrainte a du sens et doit donc être traitée avec toute l'attention qu'elle mérite; mais ce n'est pas une raison disqualifiante de ce tracé.

Liaison éloignée du centre-ville (trop péricentrique)
C'est à mon sens plutôt un atout quand on veut rendre la ville aux habitants et privilégier la mobilité douce.

Voie de transit potentielle pour l’accès aux frontières
C'est exact que les habitués de l'accès à la Suisse par Certoux seront favorisés: mais aujourd'hui, ils passent devant l'Arande et le Saint Georges avec tous les risques d'accident que cela comporte et en engorgeant le rond point de Viry et celui de l'Arande alors que dans ma proposition, ces 2 ronds points sont "libérés " du trafic venant de Viry et de tout le traffic ouest pour le rond point de l'Arande.

Négociations foncières importantes sur la partie sud
C'est un bien pour l'avenir à long terme de la ville. Voila une zone qui peut être requalifiée pour s'intégrer dans la continuité de l'aménagement pietonnier et paysager des bords de l'Aire.

Moindre accessibilité aux commerces et services du centre-ville
Balivernes! la Grand Rue est à sens unique, aucune des 2 autres variantes ne favorise le commerce de centre ville. Au contraire, un moindre trafic sur le rond-point de l'Arande facilitera l'acces des voitures au parking de l'Atrium.

Coûts
C'est le seul argument recevable. Mais pour un projet qui doit en grande partie être supporté par des intervenants exterieurs à la commune (Conseil Général, CCG.....), c'est un argument à courte vue, bien, dans la trempe de ce à quoi nous a habitué cette Municipalité. D'autant que pour siéger à la Communauté de Communes du Genevois, je sais à quel point sont sensibles nos amis du canton à l'accessibilité de la ville centre. La mise en service du tram qui générera un trafic supplémentaire sur le rond-point de Viry et sur le rond-point de l'Arande ne peut devenir acceptable par les habitants du canton que s'ils peuvent y accèder! Il est donc indispensable d'y enlever tout trafic qui n'est pas indispensable sur ces 2 rond-points.

En résumé, on voit bien que Mr François CENA et Mr Jean-Michel THENARD, les deux têtes pensantes de l'exécutif sur l'urbanisme se sont creusés la tête pour "fusiller" une variante qui ne leur plait pas; c'est ridicule et pathétique dans la façon de procéder.

Les avantages avancés par la Municipalité pour la variante 2 me conviennent et je n'ai pas grand chose à rajouter par rapport à ce qui est dit, puisque j'intègre cette variante dans ma proposition.
En revanche, il y a de nombreux inconvénients à cette solution qui, si elle résout les problèmes de traffic d'entrée de ville, en revanche n'apporte aucune amélioration à la sortie de la ville, dont les problèmes seront aggravés par la nouvelle population de Chabloux. On ne peut donc la retenir seule!.....

Quant à la variante No 1 qui, je le répète, est la solution préconisée par la Municipalité actuelle, elle mérite d'être décortiquée pour que chacun de nos concitoyens St Juliennois en comprenne les conséquences.

Avantages de la variante 1 selon la Municipalité:

Liaison proche du centre-ville, facilitant l’accès aux équipements et services (hôpital, Mairie, commerces) et les liaisons inter-quartiers
Cet avantage est réel mais il ne joue qu'à l'entrée; la rue des Sardes en sens unique montée tel que je le recommande renforce encore l'argument avancé par la Municipalité; jy souscris donc entièrement.

Tracé limitant l’altération du paysage
Cela n'est pas exact, pour ne pas dire plus,  et la Municipalité vous trompe car la mise à double sens de la rue des sardes impose un creusement énorme de celle-ci, le soutainement de la butte coté rue du Belvédère, ainsi que le probable déplacement du transformateur qui est dans la butte,  et surtout la réalisation d'un rond point à la confluence de la route de Lyon en annexant le terrain du restaurant chinois.

Réduction du trafic sur la route des Vignes
Je ne vois pas en quoi cette variante va réduire le trafic sur la route des Vignes; j'attends qu'on me l'explique. En revanche, le trafic sur la route de Lyon, lui, va exploser et la circulation en sera considérablement ralentie.

Voirie relativement courte Rue des Sardes à double sens (2 voies - 6 mètres)
Quelle belle vision à long terme de cette équipe qui n'a pas je pense su prendre la mesure de ce qui se passe dans notre commune. On donne les permis de construire, on laisse exploser la population; mais pour résoudre les problèmes insupportables de circulation, on se complait dans le fait que la voirie soit courte.

Trottoirs sécurisés, pente moins abrupte qu’actuellement
On oublie bien entendu de parler des travaux engagés il y a 2 ans pour installer des trottoirs tout neufs qui vont être détruits pour être ensuite reconstruits; ce n'est pas grave , ce n'est là que l'argent des contribuables!.... Quant à l'accidentogènéité d'une voie en pente abrupte à double sens dans une ville où l'hiver, il y a fréquemment du verglas, c'est à mon sens faire preuve d'irresponsabilité. Je rappelle à Mr le Maire que si la rue des sardes qui fut autrefois à double sens a été mise à sens unique par ses prédécesseurs, il y a des raisons que les vieux St Juliennois connaissent, eux.

Restauration de la continuité de la plaine de l’Aire
C'est là aussi un contre sens; cette variante n'améliore en rien la continuité de la plaine de l'Aire; en revanche elle menace de destruction le joli pont de pierre qui enjambe la rivière et qui ne demande qu'à être mis en valeur.

Les seuls inconvénients de la variante 1 trouvés par la Municipalité sont l'altération du patrimoine bâti(maison du garde-barrière, …). C'est vraiment pathétique!.....
Pas un mot des nuisances que va causer le creusement de la rue des sardes pour son recalibrement et de la réalisation du rond point sur la route de Lyon! Des travaux dont on peut facilement évaluer la durée à un minimum de 6 mois, avec des embouteillages monstres à la clé.
Pas un mot des encombrements que la mise à double sens de cette rue va causer au niveau du "soutien gorge", les 2 petits ronds points qui délimitent la rue des Sardes, la rue Pacthod, l'avenue Palluel, la route de thairy et la rue du Belvédère; sans parler de la possible arrivée sur ce même double rond point du mail de Chabloux en projet.
Pas un mot de l'accroissement du risque d'accident généré par la mise en voie descendante d'une rue à forte pente dans un pays enneigé.
Pas un mot de l'engorgement du trafic au niveau du futur rond-point reliant rue des sardes, route de Lyon, rue des Vieux Moulins et du probable ralentissement de la circulation qu'il engendrera.

Je laisse le lecteur libre d'apprécier les différentes propositions qui lui sont proposées, et j'espère que nombre d'entre vous apporteront leur soutien à ma proposition, ou en tous cas à en débattre.

Non vraiment cette municipalité nous prend pour des gogos, nous ses habitants, ses élus, ses associations et tous ceux qui ont à coeur de travailler dans un esprit constructif pour l'avenir de cette ville. Si de plus en plus d'élus de la Majorité au Conseil Municipal sont démotivés et s'abstiennent d'y venir, c'est bien parce que les décisions qui engagent notre avenir sont prises sans concertation par un triumvirat qui impose ses diktats au prétexte qu'eux ils savent!... Cette même attitude qui fait percevoir la ville de St Julien comme arrogante auprès des élus de la CCG et qui nous nuit dans nos interets vitaux.

Pour une fois, grace à notre combat au Conseil Municipal, nous avons obtenu que l'on permette aux habitants de prendre la parole et de s'exprimer sur l'un des grands projets d'avenir de notre commune. Je compte sur chacun d'entre vous pour saisir cette chance, participer au débat, et faire connaitre les vues de l'opposition qui sont souvent dignes d'interet. Je vous encourage à  vous manifester nombreux lors de l'enquête qui aura lieu ces prochaines semaines, à rédiger vos avis en mairie et à assister aux réunions publiques des 11 & 13 octobre.

Réunion publique le mardi 11 octobre 2011 à 20:30
Centre Municipal des Tilleuls - 35 Route de Thairy - St Julien

Réunion publique le jeudi 13 octobre 2011 à 20:30
Espace Jules Ferry - 2 avenue de Genève - St Julien

Pour ceux qui s'interessent à l'avenir de notre ville et qui croient à l'échange de vues, sans parti pris ni manipulation, n'hésitez pas à faire circuler cet article pour bien monter à la population de Saint-Julien et du canton que d'autres solutions existent que celle qui vous est sournoisement imposée sous couvert de discussion publique.

Je compte sur vous

Pierre Brunet
Conseiller Municipal de la Minorité
Conseiller de la Communauté de Communes du Genevois (CCG)

19:04 Publié dans Saint-Julien, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : st julien, acces ouest, ccg, chabloux | | | Digg! Digg | | |  Facebook

20/09/2011

Inauguration de la Station d'Epuration (STEP) du Vuache

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Vendredi 16 septembre, en présence d'un aréopage de personnalités, Bernard Gaud, Président de la CCG, a inauguré l'une des pièces maitresses du canton en terme d'assainissement, la STEP du Vuache, sise sur la commune de Chevrier, dont Bernard est le maire.

En compagnie du Conseiller Régional Christian DUPESSEY et du Président du Conseil Général, Christian MONTEIL, Bernard GAUD, l'heureux élu qui règne désormais en maitre sur cette magnifique station d'épuration, au milieu des pommiers de Chevrier, nous a fait l'honneur de nous présenter avec moult détails le fonctiionnement de ce nouvel équipement cantonal.

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Par ailleurs, il avait bien fait les choses en organisant un sympathique cocktail de présentation, auquel la population fut nombreuse à assister, puisque l'on comptait plus de 100 personnes sur le site au moment de la coupure du ruban.

Félicitations à tous ceux qui d'une manière ou d'une autre ont contribué à cette belle réalisation.

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Bernard Gaud, surnommé l'Attila du Vuache, depuis qu'il est maître de la Step(pe)
et Christian Monteil, le Président du Conseil Général de Haute-Savoie

18:36 Publié dans Genevois Savoyard | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : step du vuache, ccg, bernard gaud, christian monteil | | | Digg! Digg | | |  Facebook