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03/05/2012

François Bayrou se met hors jeu

Ce soir, François Bayrou, en rendant public son vote pour François Hollande, a privilégié sa détestation personnelle de Nicolas Sarkozy à son amour de la France. C'est son choix, et je le respecte, mais pour moi qui ai voté pour lui au premier tour, il a franchi la ligne jaune.

J'ai moi aussi mes réserves sur la personnalitè de Nicolas Sarkozy, et je m'en suis ouvert à de nombreuses reprises sur ce blog. Mais choisir la solution socialiste à un moment ou notre pays est confronté à des défis inégalés depuis la fin de la guerre d'Algérie, je considère cela comme une faute grave.

Désormais, à mes yeux,  il s'est disqualifié, ainsi que le MODEM, le parti qu'il dirige, pour toutes les futures échéances électorales, car, en favorisant la victoire du Parti Socialiste, il fait le lit du Front National et il se range du coté de Jean-Luc Melenchon, de Benoit Hamon et d'Eva Joly.

Il vient à mon avis de commettre un suicide électoral qui se paiera cash dès les prochaines échéances électorales. Il n'a décidément aucun sens politique, car sa campagne fut bien décevante alors qu'un vrai boulevard s'ouvrait devant lui, tant la personnalité de Nicolas Sarkozy pouvait rebuter nombre d'électeurs de droite. C'est d'ailleurs le pari que j'avais fait puisque François Fillon, mon choix de coeur, avait décidé d'être loyal à son leader, en ne se présentant pas contre un homme envers qui il avait pourtant des raisons d'être rancunier. Mais son égo et son sale caractère furent trop forts et le résultat est là: il a dilapidé son capital de voix de 2007 en le divisant par 2.

Mr Bayrou a donc clairement annoncé qu'il nous avait trompés, nous hommes de droite qui lui avions fait confiance au premier tour. En ce qui me concerne, on ne m'y prendra plus, et j'en tirerai toutes les conséquences pour l'avenir.

22:38 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bayrou, trahison | | | Digg! Digg | | |  Facebook

13/04/2012

Les jeux sont faits : François Hollande sera le 7ème président de la Vème République

Si le sondage publié par BFM TV hier soir est juste, qui donne Nicolas Sarkozy en baisse de 3% et passant derrière François Hollande au premier tour, cela signifie la fin du suspense: François Hollande sera élu président de la République.

En effet, depuis quelque semaines, le candidat président bénéficiait d'une dynamique positive qui avait permis de voir les courbes d'intention de vote se croiser en sa faveur. Dans les analyses statistiques, une telle tendance favorable permet tous les espoirs. Or le retournement de tendance, aussi près du 1er tour montre que le Président ne pourra plus refaire son retard et qu'au deuxième tour, victime de sa grande impopularité, il risque de subir une déroute avec plus de 10 points d'écart, ce qui serait une gifle magistrale pour son ego.

Cette déroute annoncée était palpable dans le ton de Nicolas Sarkozy dans son intervention hier soir, qui a montré des signes de lassitude, et dont l'attitude faisait penser à celle d'un perdant.

Quel dommage pour cet homme si brillant que d'avoir gaché les cartes maitresses que son élection de 2007 lui avait données; il ne peut s'en prendre qu'à lui-même, car je le répète une fois de plus: c'est plus le rejet de sa personne que celui de sa politique qui est à l'oeuvre.

Préparons nous donc à l'arrivée du socialiste caméléon qui va bien devoir trancher, entre un courant de centre gauche et une extrême gauche revigorée par le succes de Jean-Luc Mélenchon: Pour reprendre l'expression d'Eva Joly,  écartelé entre la gauche molle et la gauche folle, il va désormais lui falloir choisir sa voie. Et de toutes façons décevoir, car tous les gens censés savent bien qu'il ne pourra pas délivrer ce qu'il a promis. Si Mitterrand avait déjà dû revenir dès 1983 sur ses promesses de 1981, c'est que la réalité économique n'est pas tendre avec les réveurs. Elle est même de plus en plus impitoyable dans un monde mondialisé, où le destin de chaque nation dépend de celui de ses partenaires. La spéculation s'attaque immédiatement au maillon faible! Or la France est en passe de devenir le maillon faible de l'Europe, incapable de se réformer, et continuant sur le chemin de l'endettement massif.

Dans cette course à la survie, la France une fois de plus, va se mettre un boulet au pied, avec un projet irréaliste et utopique, ce qui ne va pas arranger nos affaires. Alors, bien sur, on ne paiera pas les pots cassés tout de suite, mais les graines du déclin qui avaient été plantées en 1981, puis ré-ensemencées en 1997, ces graines vont enfin pouvoir produire l'ivraie de la pauvreté qui va empoisonner la vie de nos enfants et désepérer un peu plus notre jeunesse.

Il suffit de regarder toutes les courbes économiques pour constater qu'après la grande oeuvre de remise en ordre de De Gaulle et Pompidou entre 1958 et les années 70, le grand déclin de notre pays commence en 1981. François Hollande ne fera qu'accentuer ce déclin, comme Lionel Jospin l'avait fait avant lui. Le seul problème, c'est qu'en 1981, la France était un pays riche qui avait beaucoup de charbon dans sa chaudière, alors que désormais cette même chaudière économique est exsangue, avec des dettes abyssales qui empêchent notre pays d'investir pour l'avenir. Pire encore, la population Française est complètement déconnectée de la réalité, et ayant abandonné la valeur Travail, elle ne veut plus que récolter au lieu de semer. La Génération des soixante-huitard en est arrivée à dévorer les graines de l'avenir pour prolonger un peu plus le maintien de son niveau de vie, trouvant sa justification dans cette horrible mentalité qui consiste à penser "après moi le déluge".

Eh bien, je crains fort que le déluge ne soit pour plus tôt qu'on ne le pense et qu'il n'est pas loin le temps où le bon peuple de France, se débattant dans des difficultés dont il n'imagine même pas l'ampleur, regrettera l'énergie de son président Bonapartiste honni qui avait pourtant su lui faire traverser cette crise sans trop de dommages. Eh oui, on pourrait bien voir fleurir assez vite des slogans "Sarko reviens"

Il n'est pas étonnant que la jeunesse vote massivement en faveur de Marine Le Pen: elle a compris les jours sombres qui l'attendent, et elle a peur!... mais je le lui dis à cette jeunesse : l'extremisme n'est pas la solution. Ce qu'il faut c'est supporter les hommes politiques raisonnables qui manifestent du courage pour savoir résister aux lobbies et qui, imperméables à l'écume des temps, sauront trouver la vague et prendre les bonnes décisions qui porteront leurs fruits dans 5 à 10 ans. Parmi ceux-ci, je mise sur François Fillon et Laurent Wauquiez.

Dans cette élection, c'est à mon avis François Bayrou qui représentait le meilleur espoir de voir une telle politique mise en place. Mais au vu de l'évolution des sondages en sa faveur, je ne peux m'empécher de constater avec dépit que ce discours de courage ne passe plus la rampe dans cette société de consommation où l'égoisme et la primauté de la jouissance immédiate ont tout balayé. Churchill n'aurait plus sa place en 2012, en tous cas, pas en France!.....

08/04/2012

Le club des cinq et la Presidentielle 2012

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Non il ne s'agit pas d'une nouvelle aventure des héros de Enid Blyton, mais bien du cirque que nous offrent les 5 principaux candidats a l'élection présidentielle, qui font la couverture du magazine Le Point cette semaine. Mais quand on voit le niveau desespérant de cette campagne, qui n'est guère plus haut que celui de ces livres pour adolescents, on ne peut qu'etre inquiet pour l'avenir de notre pays et on ne peut pas s'étonner du taux d'abstention record prévu par les sondages.

Dans ce cirque élyséen, le psy que j'aime être à l'occasion a essayé de dècrypter les postures et l'identité profonde de chacun des protagonistes et d'en tirer quelques conclusions pour le résultat du scrutin.

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Le magicien Sarko

Depuis qu'il est entré en campagne, le Président candidat s'est transformé en illusioniste, essayant de faire oublier son bilan pour se présenter comme un candidat tout neuf tout beau qui a un vrai programme pour la France. Cela se traduit par une nouvelle idée sortie de son chapeau de magicien a chaque meeting, dont on se demande bien sur pourquoi il ne l'a pas mise en place lors de son quinquennat passé. Le second problème, c'est qu'on a l'impression qu'il improvise face à l'imminence de sa défaite (ou devrais je dire déroute?) et que ces mesures sont prises sous la contrainte de l'urgence, sans avoir été bien ficelées; la conséquence de cette improvisation est qu'elle nous donne le tournis et que Nicolas Sarkozy qui avait surmonté ses travers depuis 18 mois et endossé enfin le costume de Pésident perd en crédibilité. Cette surenchére  permanente le met au même niveau que ses adversaires qui nous promettent que "demain on rase gratis"; ce n'est pas pour rassurer nos partenaires européens ni les marchés financiers, et cela ne laisse rien augurer de bon pour l'avenir.

Le caméléon Hollande

Tout comme le reptile qui change de couleur selon son environnement pour mieux surprendre ses adversaires, le candidat du Parti Socialiste se fait l'ennemi de la finance au Bourget devant un parterre socialiste, et devient un grand libèral à Londres parmi les grands argentiers du monde. En réalité François Hollande a choisi  de montrer les émotions qui lui semblent les plus appropriées, les plus adéquates, compte tenu de la situation, du contexte, et de l'înterlocuteur, pour séduire; c'est un calculateur intelligent qui a décidé d'annihiler sa personnalité pour ne pas risquer de déplaire. Il s'autocensure, ne proposant rien, tant il est convaincu que le seul rejet de Sarkozy suffira à le faire élire. De ses années comme secretaire du Parti Socialiste et du consensus mou, il a gardé cette image de mollesse (Fabius ne l'avait-il pas surnommé Flamby); mais il s'en moque si ce compromis lui permet d'en arriver a ses fins, comme dans le deal récemment conclu avec les Verts sur le nucléaire. S'il n'enthousiasme pas grand monde, il fait preuve d'une grande intelligence politique et le Président du Conseil Général de Corrèze  est en voie de reussir son pari....

Le prophète Bayrou

De tous les candidats, François Bayrou  est le seul qui ose dise à peu près la verité mais, on le sait bien, nul n'est prophète dans son pays et c'est pourquoi ce catholique pratiquant prèche dans le désert; désert dont il a fait une longue traversée depuis 5 ans. Mais comment expliquer que cet homme politique qui trone comme le plus populaire des hommes politiques n'arrive pas à cristalliser sur son nom les intentions de vote au premier tour. Est ce parce que la marque Bayrou est démodée, ce que contredisent les bons sondages dont il est crédité comme homme politique, ou plutôt parce que les Français ne veulent pas entendre ce Cassandre qui leur promet des jours difficiles et qui les incite à l'effort. Lui qui tient le discours le plus raisonnable de tous les candidats  ne cesse de baisser dans les sondages. C'est à désespérer! Et à se demander si le faible niveau de la campagne n'est pas finalement le reflet de ce qu'attend le peuple de France qui se plaint de ce qu'il n'a pas mais qui refuse d'écouter quand on lui offre un débat de haute facture; ce peuple si fier de lui se satisfait plus des joutes oratoires qui l'amusent et le distraient plutot que de chercher à s'informer pour faire le bon choix pour l'avenir de ses enfants

La vierge Marine

Marine Le Pen, relativement nouvelle aux premiers ròles de la politique nationale,  est une femme ambitieuse qui se voit un avenir plus grand que celui de trublion  de la République , rôle dont semblait se contenter son Jean-Marie de pére. Convaincue de mettre ses pas dans la lignée historique de son modèle Jeanne d'Arc, la blonde Marine brandit l'étendard de la revolte du peuple francais face aux envahisseurs etrangers. Si Jeanne voulait bouter les Anglais hors de France et libérer le pays de leur joug, Marine veut rendre le pays aux francais en expulsant les étrangers indésirables et en s'opposant à l'Europe qui nous a mis en esclavage en nous privant du choix de notre destin national. Avec ses propositions simplistes et dangereuses sur le plan économique, qui portent auprés des "damnés de la terre", saura t-elle faire aussi bien que son papa il y a 10 ans?

L'imposteur Melenchon

Présent en politique depuis plus de 25 ans, le sènateur Melenchon voudrait nous faire croire qu'il incarne la révolution et qu'il est le seul représentant du peuple. D'ailleurs n'a t-il pas pris la Bastille? Et le pire, c'est que ça marche auprès des médias, qui malgré les invectives dont il les agresse, font chaque jour un peu plus sa promotion. Peu importe que son électorat soit en majorité composé de nantis, cadres ou cadres supérieurs bobos! par le seul fait qu'il se soit autoproclamé le défenseur du peuple en promettant de faire tomber les têtes qui dépassent et de chasser les élites, et en reprenant les mêmes ficelles qui assurèrent en son temps le succés médiatique de Georges Marchais, le tribun Jean-Luc  est devenu le chouchou de ces mêmes élites médiatiques qui bien entendu ne se donnent pas la peine d'analyser les conséquences désastreuses que son programme aurait pour notre pays, et plus particulièrement pour les plus faibles.

 

Conclusion

Nul ne sait à ce jour qui sortira vainqueur de ce maelström politico-médiatique, mais ce qu'on peut dire sans grand risque de se tromper, c'est que, face à la dure réalité économique et financière qui va vite se rappeler à nous, tout ce qu'on entend en ces jours de campagne, ne sera bientot plus, comme le chantait Dalida,  que "paroles, paroles..." et que comme le disait notre ex président Jacques Chirac," les promesses n'engagent que ceux qui les croient"

13/01/2012

A qui profite la perte du AAA?

Voila, c'est fait! La catastrophe annoncée est arrivée en ce vendredi 13: la France a perdu son triple A, dégradée à AA+ par l'agence de notation Standard & Poors. Dans le même temps, S&P a maintenu sa confiance à l'Allemagne, ouvrant par la même un front de division entre les deux principaux partenaires Européens. Une nouvelle victoire pour la chanceliére MERKEL face au Président SARKOZY. Car il est incontestable que si la sanction est finalement tombée, c'est bien pour constater la divergence des politiques menées par les deux pays avec d'un coté la réussite des bonnes mesures prises par l'Allemagne depuis 10 ans et de l'autre la dégradation de notre situation causée par la fuite en avant générée par le laxisme Français.

Nous sommes une fois de plus remis à notre vraie place, celle d'une nation qui peu à peu perd sa place parmi les grands de ce monde. Et s'il est facile de fustiger Nicolas Sarkozy de se laisser imposer la realpolitik allemande, ce n'est malheureusement que la triste conséquence de notre dècrochement vis à vis de notre voisin. Décrochement dont le Président ne peut s'exonérer, tant il a manqué de courage à son gouvernement pour imposer des réformes de structure profondes quand le Premier Ministre François Fillon lui même reconnaissait dés 2007 qu'il était à la tête d'un état en faillite.

Alors bien sur, apres nous avoir promis mille morts il y a quelques mois, si l'on perdait le triple A, ce gouvernement nous rassure aujourd'hui en nous affirmant que ce n'est pas si grave et que la dégradation de la note de la France n'est qu'une péripétie. Face à ces revirements de discours, on ne peut s'empécher de se poser la seule et unique question qui vaille: A quel moment nous dit-on la vérité? A force de nous mentir et de nous prendre pour des gogos, une fois de plus les élites dirigeantes creusent un peu plus le fossé qui les sépare du peuple qui, ne sachant plus à qui se fier, se jette chaque jour plus nombreux dans les bras de l'extremisme, qu'il soit incarné par Marine Le Pen ou Jean-Luc Melenchon.

Cette perte du Triple A disqualifie Nicolas Sarkozy comme le rempart protecteur des Français face à l'angoisse de l'avenir. Dans le même temps, elle montre que les sirènes avec lesquelles la gauche essaie de nous charmer ne sont malheureusement que des sirènes qui pourraient bien emporter le pays dans des abymes encore plus profonds que ceux dans lesquels nous nous débattons. En final, une fois passée la crise de colère qui pourrait nous porter vers Marine, la réflexion ne peut que nous amener à donner sa chance à celui qui nous avait, le premier, mis en garde contre la dérive de nos finances publiques.

C'est en effet François Bayrou, qui seul dans le désert, prèche depuis de nombreuses années contre le danger que représente la dette immense qui étrangle chaque jour un peu plus notre pays, restreignant par là même un peu plus les marges de manoeuvre de nos dirigeants. Il a tenu un discours de vérité, loin de la démagogie des 3 autres candidats majeurs, et ne s'est pas compromis dans des promesses irréalisables: il mérite sa récompense, celle d'être élu et de pouvoir nous guider à travers cette période difficile, avec une équipe renouvelée et choisie pour sa compétence, un peu à la manière de ce qu'entreprend Mario Monti en Italie.

Ce n'est pas une garantie de réussite tant la tache est difficile, mais il représente à mes yeux aujourd'hui le meilleur espoir pour la France.

22:58 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : standard & poors, aaa, bayrou, mario monti, merkel, sarkozy, dette | | | Digg! Digg | | |  Facebook

04/01/2012

Erreur de casting à l'Elysée: Un Président n'est pas un DG

A l'inverse des PME où le PDG assume à la fois  les fonctions de Président et Directeur Général, dans les tres grandes entreprises, la fonction de Président est la plupart du temps distincte de celle du Directeur Général.

Le Président fait le lien entre l'entreprise et le Conseil d'Administration; il est responsable de fixer le cap à Long Terme de l'entreprise et de faire appliquer la stratégie qu'il a élaborée par le Directeur Général qu'il nomme en fonction des impératifs à suivre pour le bon fonctionnement de l'entreprise. De la même façon, il est le porte-voix de l'entreprise à l'extérieur, en particulier auprès des Pouvoirs Publics et il porte l'image de l'entreprise en général, da,s les médias ou envers l'opinion publique.

On peut facilement faire une comparaison avec l'Etat Français où le Président de la République ferait office de Président et le Premier Ministre de Directeur Général.

Malheureusement, notre Président actuel, traitant la France comme une simple PME, a décidé d'endosser l'habit de PDG de la société France en combinant les deux rôles sur sa seule personne, et en rabaissant à un simple directeur des Ressources Humaines le Premier Ministre. C'est ainsi qu'on voit notre hyper Président s'occuper de tout, depuis les affaires internationales jusqu'au sauvetage de Seafrance, sans même se rendre compte que ses fréquentes volte-faces obligent souvent les ministres à manger leur chapeau.

Quand François Hollande dit que Nicolas Sarkozy est le Président de la parole, il est fort proche de la vérité; nous sommes saoulés de ces discours, parfois contradictoires selon qui l'a écrit (Henri Guéno ou un autre...) qui ne sont pas suivis d'effet et qui sont perçus par l'opinion comme des gesticulations ou rodomontades dignes d'un matamore. Ce n'est pas ce qu'une grande société attend de son Président et nul doute que si l'Etat Français était dirigé par un Conseil d'Administration, il y a belle lurette que l'hôte de l'Elysée aurait été renvoyé dans ses pénates, probablement avec un beau parachute doré.

En revanche, il serait malhonnête de ne pas reconnaitre que Mr Sarkozy se comporte en bon Directeur Général de la Société France, ne ménageant pas ses efforts et son énergie à trouver des solutions aux problèmes du quotidien. C'est pourquoi, le lendemain d'un assassinat d'enfant, il réclame une nouvelle loi de fermeté , ou que le lendemain d'une fermeture d'entreprise, il est prêt à courir au chevet des malheureux ouvriers, sans se soucier de déjuger ses subordonnés qui pronaient une issue opposée.

Mais où est le cap dans tout cela? Vers quels rivages le capitaine Sarkozy veut il faire voguer le bateau France? Nul ne le sait. Pour reprendre l'analogie marine, on pardonne, mieux on admire, le skipper d'un voilier qui sait tirer des bords afin de profiter au mieux, et de façon opportune et pragmatique , des vents dominants. Mais qui pourrait embarquer sur un bateau, aussi bond soit son skipper pour régler la voilure, qui ne connait pas sa destination. Bien sûr je force un peu le trait, mais c'est quand même l'impression que donne notre commandant de bord Sarko, au gouvernail de la goélette France.

J'ai pour ma part une profonde admiration pour Nicolas sarkozy, pour son intelligence, pour son pragmatisme, pour sa réactivité face aux événements, et surtout pour sa formidable énergie; je suis persuadé qu'il aurait fait un très grand Premier Ministre, et que cadré dans les rails d'une stratégie à Long Terme définie par un Président, il aurait fait des miracles. Le problème, c'est qu'il ne peut pas être cadré puisque c'est lui qui fixe lui même le cadre au sein duquel, on l'a bien vu dans ses errements de langage, il ne peut se contenir.

Georges Pompidou, qui fut sans conteste notre plus grand Président, avait su changer de costume lorsqu'il passa de Matignon à l'Elysée; Après avoir à Matignon mis en place l'intendance pour le Général de Gaulle, il sut éviter le chaos en mai 68, puis une fois à l'Elysée, c'est lui qui fixa la politique à Long Terme de la France et qui permit à notre pays de réaliser des succes formidables tels qu'Airbus, le TGV, Ariane et bien d'autres fleurons de notre industrie. Mais ce bon paysan amoureux d'art contemporain, d'une immense culture, et d'une simplicité majestueuse, avait une ambition pour la France et pas seulement des desseins politiciens. C'est l'immense différence entre cette époque et celle d'aujourd'hui où quasi l'ensemble des membres de la classe politique se conduisentt comme des ambitieux sans scrupules et sans morale, aux seules fins de se maintenir au pouvoir ou d'y accèder. Ah qu'il est loin le temps du Général, où désavoué par le peuple lors d'un référendum, il décidait illico de quitter ses fonctions. Cette époque avait de l'allure!...

L'élection présidentielle approchant, le brouhaha médiatique nous fait oublier que le pouvoir réel se trouve à Matignon, comme cela fut fort bien mis en évidence lors des phases de cohabitation. Ce qui est souhaitable pour le pays c'est que le Président qui sera élu soit un vrai Président et non pas un chef de clan: un Président et non pas unDirecteur Général; notre futur président doit dire à tout moment ce qu'il croit bon pour l'avenir  de notre pays sans se sourciller de pensées électoralistes; il est le garant de notre espérance; pour cela, il doit en quelque sorte jouer le rôle d'arbitre entre les deux camps qui s'opposent et trancher en faveur de la France.

Tout cela pour dire, que comme beaucoup d'autres Français vont le réaliser,je suis désormais convaincu que le meilleur postulant actuel pour le poste de Président est François BAYROU; c'est lui qui a la personnalité qui correspond le mieux au poste, et qui me parait le mieux à même de restaurer le prestige de la fonction Présidentielle. Nicolas Sarkozy a montré ses limites en tant que Président, il ne sera pas reconduit, j'en suis intimement convaincu. Quant à François Hollande, homme qui m'est plutôt sympathique, on voit bien qu'il ne convainc pas, en tous cas pour le poste suprème. Si François Bayrou sait résister à la tentation de se mettre au niveau de ses deux adversaires et qu'il sait garder de la hauteur et mettre en valeur sa stature d'homme d'Etat, je suis persuadé que c'est lui qui raflera la mise... et c'est tant mieux; cela venant de la plume d'un électeur de droite qui a voté Sarkozy en 2007.

J'ajouterai, que lors des législatives, je ne pense pas que sa victoire puisse donner au Modem une majorité parlementaire, leur parti est trop faible; en revanche, je me plais à réver d'une majorité combinée UMP-MODEM avec comme Premier Ministre un homme qui n'a plus d'autre ambition personnelle que de prouver enfin qu'il est le meilleur d'entre nous: je pense bien évidemment à cet homme honnête et courageux qu'est Alain JUPPE. Il est temps qu'il ait sa deuxième chance, la France ne le regrettera pas: d'autant que toutes ses épreuves lui ont donné l'épaisseur et le recul pour exceller dans un tel rôle.

Voila mon ticket gagnant: BAYROU - JUPPE; c'est le meilleur espoir pour la France.

19:15 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elysée, sarkozy, bayrou, juppé, hollande | | | Digg! Digg | | |  Facebook

03/01/2012

TVA Sociale : 5 ans de perdu

Le gouvernement semble avoir décidé de mettre en place la TVA sociale, une mesure qui consiste à augmenter la TVA pour permettre une baisse des charges sociales qui pénalisent le cout du travail.

Cette mesure, si elle est appliquée comme cela, sans déguiser une augmentation de recettes pour l'Etat pour combler son déficit, est une bonne mesure, indispensable pour restaurer la compétitivité des entreprises françaises et donc lutter contre le chomage. D'autre part, c'est une mesure de justice sociale car elle tend à faire financer la protection sociale par l'ensemble des français et non pas seulement par ceux qui travaillent.

Quand on sait le temps qu'il faut pour qu'une mesure structurelle comme celle-ci produise ses effets, on ne peut que regretter le manque d'audace de ce gouvernment qui l'envisageait dès 2007 et qui n'eut pas le courage de la mettre en place pour des raisons électoralistes. 4 ans plus tard et quelques 160 Milliards d'euros en plus de déficit commercial accumulé, avec un chomage touchant pres de 3 Millions d'employés et une désertification industrielle chaque jour plus fotrte, Nicolas Sarkozy semble enfin s'être résolu à imposer cette réforme. Quel dommage qu'il lui ait fallu attendre que nous soyons au bord du gouffre avant de s'y résoudre.....

Si vous perdez l'élection présidentielle Mr Sarkozy, ce ne sera pas à cause de vos réformes, mais bien à cause de vos reculades. Après ce grand Timoré de Chirac, la France était prête à soutenir un Timonnier, même petit, mais courageux, qui ose s'attaquer aux problèmes de structure de ce pays. Nombre d'entre nous qui ont cru en vous sont tellement déçus de la conjonction de vos rodomontades et de votre manque d'action que nous hésitons beaucoup à vous renouveler votre mandat.

Peut-être faut-il prendre le risque d'introniser un homme courageux, en tous cas qui n'a pas eu peur de faire sa traversée du désert depuis 5 ans, et qui aujourd'hui pourrait rassembler sur son nom centristes et hommes de droite déçus. Cet homme a acquis une stature d'homme d'Etat, en même temps que vous ne faisiez que donner des coups d'épée dans l'eau, sans jamais indiquer clairement au pays le cap que vous souhaitiez maintenir.

En conclusion, si François Hollande gagne, c'est à désepérer du peuple français, tant la Gauche n'apporte aucune solution aux grands problèmes du pays; mais si François Bayrou l'emporte, Mr le Président, vous n'aurez à vous en prendre qu'à vous!....

18:39 Publié dans Politique Française, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tva sociale, sarkozy, bayrou, élections présidentielles | | | Digg! Digg | | |  Facebook