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21/02/2013

TITAN - La lettre qui fâche les syndicats français alors qu'elle devrait les réveiller

Ci dessous la lettre adressée ce jour par le PDG de la firme américaine TITAN à Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement Productif de la République Française à propos d'une éventuelle reprise du site industriel de Goodyear à Amiens par sa société.

Au dela de son caractère un peu provocateur d'un chef d'entreprise étranger envers un ministre français qui donne des leçons à tout le monde, cette lettre qui a suscité un tollé chez les syndicats français mériterait pourtant qu'on la lise en détail pour mieux comprendre l'image désastreuse très largement répandue chez nos partenaires économiques du système productif français.

Ce que Mr Taylo indique dans son courrier, c'est que depuis 4 ans, Goodyear a essayé de sauver le site industriel d'Amiens, mais que la direction s'est heurtée au refus de se comporter en partenaire raisonnable de la part des syndicats, privilégiant une posture jusqu'au boutiste dont on voit aujourd'hui à quoi elle conduit. Et que dans le même temps, le gouvernememt a beaucoup parlé sans vraiment agir concrètement.

Il serait grand temps que les syndicats, au premier rang desquels pointe la CGT, se comportent en véritables défenseurs de l'emploi, quitte à accepter une négociation efficace avec la direction, plutot que de noyer le bébé avec l'eau du bain. Ce qui est clair dans la missive du PDG américain, c'est qu'il y a une totale incompréhension entre les investisseurs étrangers  d'une part, et les syndicats et le gouvernement français d'autre part.

Or ce qui est grave, c'est que pendant longtemps, si la France était l'une des terres de prédilection pour les entreprises étrangéres (n'oublions pas que Goodyear ou Continental sont des entreprises étrangères qui sont venues créer des sites industriels en France), ce n'est plus le cas aujourd'hui. Au contraire, l'heure est au départ du territoire français, tant l'environnement économique, social et fiscal est devenu hostile au business dans notre pays.

Nous avons affaire à un vrai découragement des chefs d'entreprise qui ne trouvent plus la motivation pour continuer à entreprendre et investir dans notre pays. La période que nous vivons avec le matraquage fiscal et la mise au ban des patrons est comparable à la révocation de l'Edit de Nantes qui, en faisant fuir les huguenots de France, a appauvri pour plusieurs siécles notre pays. Mr Hollande est en train, sans s'en rendre compte, de reproduire la même erreur fatale qu'a faite Louis XIV.

Ce qui est aussi fort interessant dans cette lettre, c'est cette phrase: "you are a politician, so you don't want to rock the boat", ce qui signifie litteralement: Vous êtes un politicien, aussi vous ne voulez pas secouer le système. Et le PDG américain touche là un point essentiel de la faillite en cours de notre pays: l'absence de courage politique de notre classe politique, qui toute accaparée à protéger ses places et ses privilèges, n'ose pas mettre en place les réformes douloureuses mais indispensables dont notre pays a besoin.

Qu'il est loin le temps ou le Général De Gaulle entrait en résistance pour s'opposer au déshonneur et à la déchéance de la nation. Et que dire des réformes qu'il eut le courage et la vision d'imposer quand il revint aux affaires en 1958. Mais ou est-il cet homme courageux et déterminé qui pourrait renverser la vapeur?
J'ai cru en 2007 que Nicolas Sarkozy pourrait être cet homme là, mais quelle déception! Il ne suffit pas de tourner les bras et de faire du vent pour faire fonctionner le moulin.

Enfin, le dernier point à relever dans cette lettre est que dans la gigantesque partie de poker qui se joue au niveau mondial, la France a malheureusement de moins en moins de bonnes cartes, et chaque joueur sait qu'à ce jeu, il est bien difficile de gagner quand les cartes ne sont pas là.

Une éducation de plus en plus médiocre, des niveaux de salaire élevés, un outil de production qui ne se modernise plus, une population vieillissante et enfin une dette qui nous étrangle.

La seule attractivité qui nous reste, c'est la richesse de notre population qui peut séduire des investisseurs interessés par nous vendre leurs produits. Avec l'appauvrissement constant et la baisse de notre pouvoir d'achat, l'interet de produire en France est en chute libre. Nulle industrie n'illustre mieux ce constat que l'industrie automobile. Cette industrie naguère prospère connait une baisse de son marché français sans interruption depuis 16 mois, provoquant une réducion des ventes de moitié de voitures dans notre pays. Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner que Renault ou PSA préfèrent investir au Maghreb ou en Espagne plutôt que chez nous. Et demain ce sera au tour du commerce, avec une désertification de nos centre-ville qui perdront peu à peu les magasins qui aujourd'hui égaient nos trottoirs.

Je suis triste de faire ce constat effrayant, mais il faut savoir qu'un jour ou l'autre la réalité nous rattrape. Aprés 30 ans de lacheté politique toutes tendances confondues, c'est l'heure de payer l'addition. Et avec l'euro, elle n'en est que plus sévère!...

C'est ce qui nous arrive aujourd'hui en Europe du Sud. Mais à l'inverse de nos amis italiens, espagnols ou portugais qui sont en train de prendre les mesures nécessaires, notre pays continue à vivre dans le déni de réalité. Le réveil n'en sera que plus douloureux.

 

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23/10/2012

Un stigmate de notre déclin accéléré: la balance commerciale Française plonge en enfer.

La balance commerciale est le solde (quand il est positif, on parle d'excédent, s'il est négatif, on parle alors de déficit) résultant de nos achats et de nos ventes à l'étranger. C'est le meilleur indicatif que l'on puisse cavoir de la bonne santé de notre industrie, à savoir si celle-ci produit bien et pas cher des produits que le monde entier désire. Force est de constater qu'à travers son prisme, on peut être grandement préoccupé par l'avenir de notre économie.

Mois après mois, les chiffres tombent, confirmant que la France perd des positions sur les marchés extérieurs. Le déficit de la balance commerciale a atteint 6 milliards en juin 2012, faisant plonger dans le rouge de 34,9 milliards le commerce extérieur hexagonal sur l'ensemble du premier semestre 2012, selon les chiffres publiés par les Douanes. Ces chiffres calamiteux sont à mettre à la suite de la dégringolade vertigineuse de notre commerce exterieur depuis 10 ans comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous.

Deficit commercial France 2000-2011.JPG

Les chiffres des deux derniers mois connus, - 4.27 Mard € en juillet et -5.3 Mard € en aout restent dans la même tendance préoccupante, forçant le gouvernement Hollande à prendre le taureau par les cornes, et mettant au premier plan le problème de la perte de compétitivité de notre économie, et particulièrement de notre industrie.

Le graphique ci-dessus illustre de façon magistrale comment l'euro a été une catsatrophe pour les pays laxistes de la zone euro. En effet, depuis 2002, nous nous sommes interdits la possibilité de dévaluer, ce que nos gouvernements avaient pris l'habitude de faire depuis 1968, reprenant d'une main ce que leur manque de courage leur avait fait abandonner de l'autre aux classes laborieuses. Faut-il rappeler qu'au début de l'année 1968, il fallait 1.20FF pour acheter 1FS, alors qu'aujourd'hui, il faut 0.8€ (soit 5.25FF) pour acheter le même Franc Suisse. cela représente tout de même une dévaluation de 77% de la valeur de notre monnaie en 45 ans, au grand profit des travailleurs frontaliers qui ont fait le choix de travailler chez nos voisins.

La dévaluation permettait de redonner un coup de fouet à nos exportations et de limiter les importations quand la chute de la compétitivité de nos entreprises nationales l'exigeait. Un genre de drogue douce qui permettait de faire face à la rigueur des temps. L'introduction de l'euro ne l'a plus permis, nous sevrant brutalement de la drogue "dévaluatrice" et entrainant dans le gouffre financier que l'on connait les pays qui adoptaient la même politique (l'Italie, l'Espagne, la Grece...) alors que dans le même temps l'économie sérieuse de notre voisin et concurrent l'Allemagne nous écrasait, puisque ce pays, sous un gouvernement socialiste, avait su prendre les mesures adéquates pour remettre son économie sur les bons rails.

Voyons ce que ça donne sur l'évolution de la balance commerciale allemande sur les 40 dernières années.

Excedent commercial allemand.JPG

On constate qu'à l'inverse de la France, c'est à partir de 2002 que la valeur de l'excédent explose pour atteindre

122 Mard € en 2009
155 Mard € en 2010
158 Mard € en 2011

Sur la base d'autres chiffres , provenant de sources différentes, il est interessant de comparer la répartition de ces excédents ou déficits pour l'année 2009.

France :
Déficit de la balance commerciale tous pays : 59 Mard €
Déficit de la balance commerciale vers l'UE: 26 Mard € soit 44% du total
Déficit de la balance commerciale vers l'Allemagne: 15 Mard € soit 25% du déficit total

Allemagne:
Excédent de la balance commerciale tous pays: 134Mard €
Excèdent de la balance commerciale vers l'UE: 115 Mard € soit 86% du total
Excédent de la balance commerciale vers la France: 27Mard € soit 20% de l'excédent total  

Ce que ces chiffres démontrent sans ambages, c'est que l'Allemagne a été le très grand bénéficiaire de l'euro puisqu'elle a pu déverser ses marchandises sur l'Europe grace à la monnaie commune et à l'absence de "dévaluations compétitives" qui dans le passé, venaient à fréquence régulière mettre un frein au rouleau compresseur de l'industrie allemande.

Le phénomène se réduit en 2012 suite à la grave crise qui frappe les pays d'Europe du Sud, mais l'excèdent allemand devrait cependant avoisiner 160 Mard € cette année.

Des grandes réformes de structures - en tête celles touchant à la compétitivité, au coût du travail, au financement de l'économie - seront nécessaires pour permettre aux entreprises françaises de grandir et de se remettre dans la compétition internationale.

Pour nous Haut-Savoyards du Nord, dont beaucoup travaillent en Suisse, il nous est difficile de comprendre et d'admettre que si la France est tombée au 21ème rang mondial de la compétitivité internationale, il ne faut pas chercher le champion de cette compétitivité à Hong Kong ou Singapour, ni même en Chine! Non, non, il est là tout près! car le champion de la compétitivité n'est autre que ......la Suisse.

Comment cela se peut-il? Il serait peut-être temps d'y réfléchir. Et probalement que les 65000 Français qui traversent chaque jour la frontière pour aller travailler à Genève et y obtenir un salaire souvent double de ce qu'ils percevraient de ce coté ci de la frontière, en France, oui peut-être pourraient ils donner quelques pistes à notre gouvernement; de quoi inspirer notre ministre du Redressement Productif, Mr Arnaud Montebourg, lorsqu'il aura remisé sa marinière, pour corriger notre faiblesse endémique et remettre debout ce pays avant qu'il ne soit trop tard.....

04/10/2012

Qu'il est bon d'être socialiste pour diriger la France

François Hollande a du mérite!

Petit à petit, et pas à pas, il semble qu'il va faire les réformes qui s'imposent pour remettre notre pays sur le droit chemin et ralentir son déclin. Réformes qui auraient dû être faites depuis longtemps par la droite, et que celle ci n'a pas eu l'audace, ou le courage, de mener, tant la crainte de la rue inhibe les meilleures intentions des leaders de droite aussitôt qu'ils s'emparent des manettes du pouvoir. Nicolas Sarkozy n'a t-il pas confessé son soulagement et sa fierté d'avoir échappé à de grands mouvements de masse en même temps qu'il essayait de réformer les pays.

C'est en cela que la gauche est vernie. Ses réformes "de droite" passent comme une lettre à la poste, si ce n'est de temps en temps quelques velléités de la gauche de la gauche, telles des irruptions de boutons, comme celles conduites récemment par Jean-Luc Melenchon et les Verts.

Quelques exemples:

La sécurité

Quand Claude Guéant ou Nicolas Sarkozy en faisaient moitié moins que Manuel Valls, ils encouraient immédiatement l'opprobre de tous les médias, passant pour les fachos de service. Depuis que notre catalan magnifique occupe la Place Beauvau, il expulse les Roms, déploie la police dans les quartiers où les jeunes se font "massacrer", et met de l'ordre dans la police en traquant les ripoux; non seulement on n'entend pas un mot de critique des médias, mais dans le même temps il caracole en tête des sondages de popularité. Si ce n'est pas deux poids, deux mesures.......

La compétitivité des entreprises

Pour faire le choc de compétitivité, en faveur des entreprises, la droite avait envisagé d'instaurer une "TVA sociale". Que n'a t-on pas entendu alors venant de la gauche! Leur solution à eux, c'est un cadeau de 40 Milliards d'euros en faveur de ces mêmes entreprises, nécessité absolue si l'on veut freiner les pertes d'emploi. Leur solution de financement , c'est de faire payer ce cadeau par les contribuables sous forme d'augmentation de CSG: et là, personne ne moufte, et surtout pas les syndicats qui seraient montés au créneau et descendu dans la rue pour crier au scandale si une telle mesure avait été mise en place par la droite.

L'austérité et le traité Européen

François Hollande candidat fustigeait ce traité, martelant qu'il le renégocierait. A peine plus de 3 mois au pouvoir, il demande à ses troupes de voter ce traité, qui n'a pas été corrigé d'un iota, Jean-Marc Ayraut affirmant même que celui-ci est une chance pour la France. Un double discours qui ne choque pas les médias, alors que la droite, cohérente, va voter ce traité puisque c'est elle qui l'a négocié avec l'Allemagne.

Les suppressions d'emploi

Que ne s'est on moqué de Nicolas Sarkozy qui avait fait des promesses à Florange et Gandrange et qu'il n'a pas pu tenir. Il est vrai qu'il serait préférable d'y réfléchir à 2 fois avant de promettre ce qu'on n'est pas sur de pouvoir tenir. Mais dans le cas de la gauche, Mr Montebourg peut lui, sans se renier et sans critiques, se délier de ses promesses et laisser fermer le site PSA d'Aulnay ou les hauts fourneaux de Florange. Mieux, il peut clamer haut et fort que le nucléaire est une filière d'avenir alors même que son président s'est engagé à réduire la proportion d'électricité nucléaire de 80 à 50% en 10 ans. Quelqu'un relève t-il ces incohérences? Silence radio.....

Non décidément, si on veut une bonne politique de droite dans ce pays, il ne faut pas voter à droite, il faut voter pour le socialiste qui saura faire avaler toutes ces couleuvres (de bon sens) à ses amis gauchos.

Pour cela, Je vous félicite Mr Hollande!... Vous êtes un magicien. Mais n'est il pas vrai qu'en plus de l'ENA, vous aviez trainé vos guètres sur les bancs d'HEC. Visiblement les cours de bonne gestion et de leadership, vous les avez bien retenus. De la même façon qu'à fréquenter votre ami Jacques Chirac en Corréze, vous avez repris à votre compte son fameux slogan "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient"

07/10/2011

Ls Primaires Citoyennes - c'est dimanche

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Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt!.... le Parti Socialiste a réussi un coup de maître en mettant en place ces Primaires Citoyennes. C'est ce qu'a implicitement reconnu François Fillon hier.

Les Primaires, c'est interessant, c'est démocratique et ça mérite le respect, contrairement à ce que Jean-François COPE essaie de nous faire croire.

C'est l'occasion de mieux juger la personnalité de ceux qui sollicitent nos suffrages, leur attitude, leur courtoisie, leur hauteur de vue, leur pugnacité, leurs propositions et leur capacité pédagogique à les expliquer, et bien entendu leur vision pour la France.

J'ai suivi les 2 premiers débats et vu partie du troisième. J'ai été agréablement surpris par ce que j'ai vu et entendu; en effet, à part Ségolène Royal et Arnaud Montebourg qui restent englués dans une posture "gauchisante" irréaliste et dangereuse pour le pays (Je ne donne pas 3 mois à la France pour perdre son AAA si l'un des deux venait à être élu), les 4 autres, à des degrés divers ont tenu un discours responsable de gouvernants potentiels.

Arrêtons de nous bercer d'illusions, contrairement à ce que certains veulent nous faire croire, et le peuple français l'a bien compris, les politiques ont perdu la main face à l'économique; et si les promesses d'Obama ont fait réver, force est de constater qu'il n'a pas fait grand chose! qu'il n'a pas pu!....la comparaison avec Nicolas Sarkozy étant même flatteuse pour notre Président.

Ce qu'il faut, ce dont notre pays a besoin, c'est une politique Churchilienne, loin de toutes les fausses promesses démagogiques qu'on peut nous faire. La france est en grand danger, et il faudra plus que des bons sentiments pour la sortir du pétrin dans laquelle elle s'est enfoncée depuis 30 ans de lacheté politique, gauche et droite confondues.

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En ce sens, Manuel VALLS m'a séduit car il parle un langage vrai, courageux et sans faux semblant. Quant à François HOLLANDE, je lui donne crédit pour son habileté politique: il ne veut pas faire la même erreur que Lionel JOSPIN en 2002, et en cela il est intelligent et démontre qu'il a la carrure d'un homme d'Etat. Gageons qu'il tiendra un tout autre discours dès le 18 octobre, une fois l'investiture du parti obtenue. Sa prudence laissant alors place à un discours plus offensif, plus orienté sur des propositions que sur le refus de déplaire qu'il pratique aujourd'hui.

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Quel que soit le résultat, confier aux citoyens le choix de désigner le candidat pour les représenter me parait tout à fait raffraichissant et moderne , comparé aux manoeuvres politiciennes des appareils d'un  parti, auxquelles nous avons été habitués jusqu'à présent, tous bords confondus.

Sans préjuger de mon vote aux présidentielles, j'irai donc dimanche apporter ma voix à celui qui tient un discours viril et courageux; Dans l'optique d'une victoire de la Gauche en mai prochain, sa nomination au poste de Premier Ministre me conviendrait tout à fait.

Pour conclure, je me hasarderai à un peu de politique fiction en pronostiquant les résultats du suffrage de dimanche:

Participation: 2.450 000 votants


François HOLLANDE: 44.5%
Martine AUBRY: 27.5%
Ségolène ROYAL: 10%
Arnaud MONTEBOURG: 9%
Manuel VALLS: 8%
Jean-Michel BAYLET: 1%

Nous saurons dimanche soir si je peux faire carrière dans un institut de sondage :)