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01/04/2015

Histoire du Genevois-3ème partie - de la Révolution à l'Annexion

Dans l'épisode précédent, de la Réforme à la Révolution, nous avons laissé  notre territoire en 1798, au moment où les troupes françaises envahissaient Genève et que le Directoire faisait de cette ville le chef lieu du Département du Léman. A ce sujet, il me parait  intéressant de s'attarder brièvement sur l'attitude de la population, tant savoyarde que genevoise, envers cette présence française. Pour ce qui concerne la Savoie, il faut noter que c'est la communauté émigrée et principalement celle émigrée sur les bords de la Seine, qui était très favorable au rattachement de la Savoie à la France révolutionnaire et qui exerça une influence forte sur les populations en faveur de l'annexion. Quant à Genève, la population vécut mal cette "invasion" dont les conséquences économiques furent néfastes et après la défaite de Napoléon, la Rome Protestante s'empressera de chercher à se protéger des Français, ce qui conduira les Genevois à renoncer à leur indépendance pour se rattacher à la Suisse en 1815.

 

L'administration française du département du Léman

Apres le coup d'état du 18 brumaire, l'administration centrale des départements est réorganisée pour faire place à un préfet: Le département du Léman créé en 1798 (puis augmenté du Haut Faucigny et intégrant donc le massif du Mont-Blanc à partir de 1800) est divisé en 3 arrondissements: Genève, Bonneville et Thonon et est constitué comme ceci (carte ci dessous). On notera que le département du Léman incluait le Pays de Gex mais qu'Annecy qui avait souhaité faire partie de ce nouveau département restait, à son grand regret, dans le département du Mont-Blanc sous la tutelle de Chambéry.

 

Département du Leman.JPG

 Les frontières du Département du Léman : 1798 -1814

La Savoie et la France

Pour ce qui concerne la Savoie, il faut noter que c'est la communauté émigrée et principalement celle émigrée sur les bords de la Seine, qui était très favorable au rattachement de la Savoie à la France révolutionnaire et qui exerça une influence forte sur les populations en faveur de l'annexion.Toutefois, bien que la Terreur n'y fut pas aussi brutale que dans d'autres régions (on pense bien évidemment à la Bretagne et à la Vendée), la Révolution ne laissa pas de bons souvenirs en Savoie, pays profondément religieux. Les réquisitions tant matérielles qu'humaines avec des enrôlements de force dans l'armée révolutionnaire, la dévaluation de la monnaie et surtout les persécutions religieuses , tout cela fit naître une hostilité sourde et croissante envers les Français dans cette population de paysans. Rappelons que les exactions commises par les français, en particulier par le tristement célèbre Albitte conduisirent à des mouvements de rébellion à Thônes et Annecy, voire même de contre révolution. Les choses s'améliorèrent toutefois en 1801 quand la signature du Concordat permet le retour des prêtres dans leurs paroisses.

Rappelons que par le traité de Paris de 1796, avant-gout peu connu de 1860, le Roi de Sardaigne avait été contraint de céder la Savoie et Nice à la France. Si notre territoire était donc à priori ancré de façon pérenne à la France, ce n'est qu'avec le Consulat puis l'Empire que les deux départements savoisiens connurent une décennie de calme jusqu'en 1810, année à partir de laquelle la lourde charge fiscale et la conscription militaire ramenèrent le mécontentement. Au final, les réformes introduites par la France profitèrent essentiellement à la bourgeoisie, classe sociale au sein de laquelle l'idée française ira se renforçant jusqu'en 1860. Dans le même temps, malgré un lourd tribut humain payé à l'épopée Napoléonienne, nombreux étaient les soldats rescapés  (23000 soldats savoyards avaient servi dans l'armée française) qui étaient fiers d'y avoir participé, et qui rapportaient au pays une image exaltante de la "Grande Nation".

Genève et la France

Les conséquences de l’annexion de Genève à la France ont été désastreuses pour l’économie de la ville, qui traversa alors une période de profonde récession et de stagnation à cause de la guerre et du blocus continental qui ruinèrent industriels et banquiers. Mais le régime français apporte également de nombreuses nouveautés, qui seront conservées après l’indépendance et l’adhésion à la Confédération: notamment la séparation du civil et du religieux dans un nouveau code civil et une administration dirigée par un maire, deux adjoints et un conseil municipal.

A l'issue de l'épopée Napoléonienne, Genève, qui vient de retrouver son indépendance après sa libération par les Autrichiens le 31 décembre 1813, se rend compte que la période des cités états est révolue et qu'il lui faut s’allier à un Etat de plus grande taille. C'est l'origine de ses efforts pour rejoindre la Confédération Helvétique.

 

St Julien au début du XIXème Siècle

A titre anecdotique on signalera que Saint-Julien fut pour quelques mois débaptisée pour être renommée "Crez" (ou "Crêt"), un signe de plus de l'anticléricalisme primaire des révolutionnaires qui ne pouvaient accepter l'idée qu'une ville portât le nom d'un saint chrétien. Notre bonne ville dont le maire n'était autre qu'un certain Pierre Burnet retrouva cependant son nom le 4 janvier 1795 grace au représentant du peuple Gauthier qui ordonna à toutes les communes de reprendre leur ancien nom.

C'est le Préfet qui nomme le maire et le Conseil Municipal: le 8 avril 1801, et c'est Jacques Dunand qui est nommé maire de St Julien, qui est devenu chef lieu d'un canton de 24 communes. Le 14 septembre, le Conseil Municipal prend la décision de déplacer le cimetière qui est alors autour de l'église (sur le site de la Poste actuelle), vers l'emplacement actuel sur le Cret, grace au don du terrain par Prosper-Gaetan d'Allinges. Toutefois, par suite de l'opposition d'un citoyen, ce n'est qu'en 1806 qu'aura lieu la première inhumation dans le nouveau cimetière, que nous connaissons aujourd'hui.

En 1805, la commune de St Julien compte 803 habitants, dont seulement une vingtaine savent lire et écrire, et 7 auberges. L'évèque et prince de Genève, Mgr Joseph-Marie Paget décède à St Julien le 22 avril 1810. Le 14 mai 1811, le Conseil Municipal approuve une pétition des habitants de Cervonnex demandant à être rattachés à St Julien, et non plus à Feigères.

 La Chartreuse de Pomier et la Révolution

Si la Chartreuse avait bien survécu à l'occupation Bernoise, il n'en fut pas de même avec la République Française qui laissa commettre le sac de la Chartreuse de Pomier. Outre la destruction des splendides ouvrages de  sa magnifique et inestimable bibliothèque, la fièvre révolutionnaire laissera abattre les murs de celle-ci .. Avec cette destruction s'envolait une grande partie de l'histoire de notre territoire.

La fin de l'Empire

A partir de la Bérézina, la situation militaire de la France va devenir de plus en plus difficile. La France lève des impôts et lève des troupes, ce qui n'empêche pas l'Empereur de reculer sur tous les fronts. Le 31 décembre 1813, les troupes autrichiennes libèrent Genève et viennent le lendemain occuper St Julien qui compte alors 123 maisons. Le général Dessaix, originaire de Thonon, libérera St Julien après une longue et féroce bataille qui opposera le 1er mars 1814 les troupes françaises aux Autrichiens des bois d'Ogny à Archamps, en passant par Thairy. Victorieux, il se rendra à Carouge, d'ou il devra faire retraite le 23 mars après la perte de Lyon par le maréchal Augereau, provoquant sa poursuite par les Autrichiens qui pillèrent une nouvelle fois notre territoire. Mais c'est la fin: Les Alliés entrent dans Paris le 31 mars, et le 2 avril le Sénat proclame la déchéance de l'Empereur, qui abdique quatre jours plus tard à Fontainebleau. Le 29 avril 1814, Napoléon quitte Saint-Raphael pour l'exil sur l'île d'Elbe qui lui a été cédée en toute souveraineté.

 

Arrivee-Napoleon.jpg

Arrivée de Napoléon sur l'île d'Elbe

Mais Napoléon ne peut se satisfaire de ce petit royaume: Le 1er mars 1815, il débarque à Golfe Juan pour ce qui deviendra connu comme les cent jours, à l'issue desquels la défaite de Waterloo le 18 juin 1815, sonne le glas de ses espoirs. Le 22 juin, il abdique une seconde fois avant son exil définitif pour Sainte-Hélène en octobre, tandis que Louis XVIII retrouve son trône le 8 juillet. Cet épisode qui a anéanti la France l'obligera à signer le second traité de Paris du 20 novembre 1815. Mais cette fois ce ne sera plus Talleyrand qui sera le négociateur français, puisqu'il a été remplacé aux Affaires Etrangères en septembre 1815 sur injonction du Tsar Alexandre 1er.

 

Le Congrès de Vienne

Le Congrès de Vienne, si important pour l'avenir de notre territoire,  s'ouvre le 29 Mars 1815 et se termine le 12 aout 1815. Pendant sa tenue auront eu  lieu les 100 jours, période qui commence avec le retour de Napoleon de l'île d'Elbe, qui voit sa reprise du pouvoir le 20 mars, et se conclut par la défaite de Waterloo le 18 juin 1815 et son abdication définitive le 22 juin.

 

congres de vienne.png

Les plénipotentiaires au Congrès de Vienne

 

Ce Congrès aura 2 corollaires principaux pour la Savoie:
- Le traité de Paris du 20 novembre 1815
- Le traité de Turin du 16 mars 1816

 

Redécoupage du territoire - Genéve devient suisse

Après la défaite de Napoléon, Genève ne cherche pas à diriger l'intégralité du département du Léman mais au contraire veut s'en détacher. C'est ainsi que le Conseil Provisoire entame des négociations pour devenir suisse afin de se prémunir à l'avenir de la menace française tout en cherchant à agrandir son arrière pays. Les démarches de Mr Bastian à Zurich, avec l'appui des Autrichiens, pour demander l'annexion de la Savoie du Nord à la Confédération Helvétique avec Genève pour capitale n'aboutirent pas, suite au refus du Roi de Sardaigne Victor-Emmanuel 1er de se séparer de la Savoie. Ne prononça t-il pas à cette occasion la phrase restée célèbre " Nous ne sommes ni la Maison de Piémont, ni la Maison de Sardaigne, mais celle de Savoie", ce qui ne manque pas de sel quand on sait ce qu'il advint 45 ans plus tard.

Le négociateur genevois Charles Pictet de Rochemont souhaite établir les frontières sur les crêtes dominant le bassin genevois (Jura, Fort l'Ecluse, Vuache, Mont-Sion, Salève et Voirons) mais il sera désavoué par les dirigeants Genevois qui redoutent un afflux trop grand de catholiques. Genève rédigea alors une nouvelle constitution, votée par le peuple le 14 août 1814; et le 12 septembre 1814 la Diète ratifie l'adhésion de Genève à la Suisse sans que les contours du futur canton n'aient été clairement établis. Et c'est ainsi que le 19 mai 1815, le canton de Genève, allié historique des cantons de Fribourg et de Berne, entra dans la Confédération Helvétique et devint le 22ème canton suisse.

Grace au Traité de Paris du 20 novembre 1815, qui est plus sévère envers la France que le premier traité du 30 mai 1814, Genève obtient enfin la continuation géographique avec la Suisse puisque la France doit lui céder les communes de Collex-Bossy (avec Bellevue), Le Grand Saconnex, Meyrin, Pregny, Vernier et surtout Versoix, ce qui permet de relier le  canton de Genève à sa nouvelle patrie. D'autre part ce traité avalise la création de la zone franche du Pays de Gex.

Lors du traité de Turin du 16 mars 1816, le même Pictet obtint une nouvelle modification des frontières , permettant en particulier le désenclavement du mandement de Jussy; mais il dut renoncer au pied du Salève où Turin entendait conserver la route donnant accès au Chablais.  Il accepta aussi de rendre St-Julien qui était devenu genevois depuis le traité de Paris du 20 novembre 1815. En tout Genève obtenait 24 communes, dont Carouge, soit un territoire de 109 km² et une population de 12700 habitants;

Les communes de Savoie communément appelées "communes réunies" rattachées au canton de Genève  par le traité de Turin sont :

Collonge-Bellerive ; Corsier (y compris Anières) ; Hermance ; Veyrier ; Compesières (y compris Bardonnex et Plan-les-Ouates) qui s'agrandit de Troinex et Evordes ainsi que les hameaux de Perly-Certoux (détachés de Saint-Julien) ; Avusy-Laconnex ; Bernex (y compris Onex et Confignon) ; Aire-la-Ville ; Lancy ; Carouge ; Soral (détaché de Thairy) ; Choulex ; Meinier ; Chêne-Thônex (sauf les villages de Moillesulaz, Verna et Gaillard) ; Bel-Air détaché d'Ambilly fut rattaché à Vandoeuvres. Présinge ; Puplinge et Carra détachés de Ville-la-Grand formèrent la commune de Presinge. Soit 108.8 km² et 12 700 habitants. Tandis que la ville d'Annemasse est rattachée à la province du Faucigny

Par ailleurs, une seconde zone franche était créée, la zone sarde, couvrant un territoire de 190km²

 

Carte des zones franches 1815-1816.JPG

 en bleu, la zone franche du Pays de Gex, en rouge la zone franche sarde

 

Quelle nationalité pour St Julien?

Alors que Louis XVIII avait été remis une première fois sur le trône par les souverains alliés, il signa un premier traité à Paris le 30 mai 1814 qui faisait reprendre à la France ses frontières d'avant 1792. Cependant, si le Faucigny et le Chablais étaient rendus au duché de Savoie, St Julien resta français, alors que l'espace entre notre ville et l'Arve était lui rendu au Royaume de Sardaigne, nous coupant donc de Genève, redevenue indépendante (avant de devenir suisse). Situation fort préjudiciable pour les échanges commerciaux puisque nos paysans "français" de St-Julien devaient traverser le pays sarde pour livrer leurs produits à Genève. La carte ci-dessous illustre bien la problématique liée à ce découpage.

 

 

Partage 1er Traité de Paris.JPG

 

Carte du partage de la Savoie lors du Traité de Paris du 30 mai 1814
en rose, la partie restée française, en orange la partie restituée au royaume de Sardaigne

Une brigade de gendarmerie française vint s'établir à St Julien le 1er juillet 1814 et un nouveau Conseil Municipal fut nommé par le Préfet du Département du Mont-Blanc auquel notre ville avait de nouveau été rattaché. Le 23 avril 1815, ce même conseil prêtait de nouveau serment de fidélité à l'Empereur revenu de l’île d'Elbe.  Tandis que le général Pacthod refusa lui, de servir à nouveau l'empereur. le général Dessaix revenait à St Julien le 9 juin avant d'attaquer les possessions Piémontaises et  avant de conclure, au lendemain de la défaite de Waterloo, un accord avec le feld maréchal Autrichien qui venait d'occuper Genève.

Le 28 juin, les troupes autrichiennes occupèrent à nouveau St Julien, commettant toutes sortes d'exactions, jusqu'au 18 décembre 1815, date à laquelle St Julien fut remise à la République de Genève, suite à l'accord de Paris du 20 novembre décrétant la restitution du Genevois "français "de 1814 au roi de Sardaigne, à l'exception de St Julien cédée à Genève. Cette décision  générait de fait une enclave genevoise en territoire sarde et une situation ubuesque puisque entre St Julien et Genève, on était en territoire sarde. En effet dans l'attente de la négociation entre Genève et le Roi de Sardaigne pour la cession du territoire intermédiaire entre les deux villes, les formalités douanières de transit aux bureaux de douane de Plan les Ouates et de Carouge handicappaient les échanges entre les deux cités.

Aussi curieux et problématique que put être ce découpage géographique, cette situation semblait toutefois bien convenir à nos ancêtres, si l'on en croit les témoignages d'alors:

Extraits du rapport de Noble d'Yvernois au Conseil d'Etat de Genève sur la prise de possession de St Julien le 18 décembre 1815: "A un quart de lieue du bourg, nous fumes reçus par la Garde Nationale qui était venue en armes au devant de nous pour faire éclater sa joie d'être associée à la nation suisse et au canton de Genève. a notre arrivée, le maire et son conseil municipal vinrent exprimer les mêmes sentiments. Ils nous conduisirent à l'appartement du maire ou l'officier autrichien nous fit, au nom de son général remise de la commune....
Notre arrivée avait été annoncée au bruit des bottes ainsi qu'au son des cloches, et nous apprîmes que cette journée devait se terminer par un bal.
Tout autorise à croire que la joie dont nous avons été témoins est sincère... et que les habitants de cette commune se félicitent d'être associés à notre canton"

De son coté, le maire Boimond s'adressait à ses administrés en ces termes: "Livrons nous donc à la joie qu'un pareil événement doit faire naître dans les cœurs; respectons les opinions de ceux qui, par reconnaissance, conserveraient quelques souvenirs pour leurs anciens souverains; n'altérons pas le bonheur d'un si beau jour! Que toutes nos pensées soient pour la prospérité de notre nouvelle Patrie! Nous faisons maintenant partie de la famille de Guillaume Tell; montrons nous dignes d'être ses enfants."

Mais cette parenthèse heureuse allait être victime de considérations géo-politiques car Genève, comme elle l'a fait avec la France un an plus tôt, souhaite "arrondir" sa frontière et donner à son territoire une meilleure cohérence géographique. C'est l'épisode dit des "communes réunies".

 

 

communes reunies.JPG

 

Source DHS - Genève
 (cliquez sur l'image pour une lecture plus confortable)

Ainsi, le traité de Turin du 16 mars 1816 entre le roi de Sardaigne et la Suisse rétablit la frontière à St Julien qui redevient sarde tandis que toute la partie sarde entre St Julien et Genève, y compris Perly et Certoux, devient suisse; en contrepartie de quoi, Lathoy est détaché de la commune de Compesières pour être rattaché à St Julien. La ratification du traité eut lieu le 23 septembre 1816 et c'est le 23 octobre au matin que les Sardes reprirent possession de St Julien qui devint ainsi le chef lieu de la province de Carouge, Carouge étant désormais devenu suisse. In fine, Genève venait d'acquérir un tiers de population catholique; quant à notre ville, elle n'était restée suisse que 10 mois.

Par lettre du 20 octobre au Conseil d'Etat de Genève, le maire de St Julien Jean-Louis Boimond exprimait sa reconnaissance, celle de ses adjoints et des habitants, pour la douceur et la sollicitude paternelle avec lesquelles ils ont été administrés sous les lois du canton.

 

Les clauses essentielles du Traité de Turin

Outre la description exacte de la définition des frontières entre la Savoie et la Suisse, et la création de la zone franche sarde, le traité de Turin comporte un article d'une importance capitale:
"les puissances reconnaissent et garantissent également la neutralité des parties de la Savoie désignées par l'acte du Congrès de Vienne du 29 mars 1815, et par le traité de ce jour, comme devant jouir de la neutralité de la Suisse de la même manière que si elles appartenaient à celle-ci".

Il faut ajouter que l'article 2 du Traité d'Annexion de Turin de 1860 confirmait cette neutralité helvétique pour notre territoire: "Il est également entendu que S.M le Roi de Sardaigne ne peut transférer les parties neutralisées de la Savoie qu'aux conditions auxquelles il les possède lui même et qu'il appartiendra à S.M l'Empereur des français de s'entendre à ce sujet, tant avec les puissances représentées au Congres de Vienne qu'avec la Confédération Helvétique et de leur donner les garanties qui résultent des stipulations rappelées dans le présent article"

Cela signifiait que tout en restant propriété du Roi de Sardaigne, la zone neutralisée pouvait être occupée par la Suisse et bénéficier de sa neutralité en cas de conflit. Cela épargnait ainsi à la Maison de Savoie de fortifier la frontière dans une région qui restait de toutes façons trop facile à forcer et difficile à défendre pour des troupes situées au delà des Alpes.

Pour comprendre comment était compris cet accord, il suffit de lire ce qu'écrivait Joseph Jacquier-Chatrier, à l'origine de l'idée de la grande Zone, et l'un des plus fervents partisans , avec le député de Saint-Julien, Hyppolite Pissard, du rattachement  à la France: "Quoiqu'il arrive, n'oublions pas que notre patrie de Savoie a, comme la Suisse, le droit d'être à l'abri de toute guerre, et usons de notre droit"

Zone de neutralité telle que négociée lors du traité de Turin en 1816

 Carte de neutralité.JPG

 

On comprend à quels malheurs notre territoire aurait été soustrait si ces dispositions avaient été respectées après l'Annexion de la Savoie par la France en 1860.

Les Zones franches (voir article connexe sur ce blog en cliquant ici)

Pour mener à bien son rattachement à la Confédération helvétique, la République de Genève doit devenir un Canton suisse politiquement ; obtenir un territoire plus étendu et d'un seul tenant (pour se prémunir d'une invasion française), et enfin être rattachée physiquement à la Suisse (Versoix est alors français). 

Plusieurs remaniements territoriaux sont proposés, dont l'un - défendu par Charles Pictet-de Rochemont au Congrès de Vienne - prévoit la création d'un territoire borné par les frontières physiques que sont les crêtes du Jura, du Vuache, du Salève et des Voirons. Mais ces projets n'emportent pas l'adhésion, car certains Genevois craignent un trop grand apport de catholiques dans la Genève réformée.
Après de féroces négociations, des compromis sont trouvés qui offrent à la fois l'« arrondissement » du territoire genevois et le « reculement » de certaines douanes :

  • En 1815, lors du Traité de Paris, la France cède à la Confédération – contre l'abandon de droits sur Mulhouse – les communes du Pays de Gex nécessaires au désenclavement du Mandement, de la Campagne et de Genthod. De plus, « la ligne des douanes françaises » est reculée sur l'ouest du Jura, laissant en dehors le pays de Gex.
  • En 1816, lors du Traité de Turin, le roi de Sardaigne cède à la Confédération les communes permettant le désenclavement de Jussy, en échange de la commune de Saint-Julien. Là aussi, une zone franche est créée, comprenant St-Julien et le pied du Salève.
    Les zones franches gessiennes et sardes garantissent la libre circulation des denrées et constituent en quelque sorte la « réserve agricole » de Genève.

zones_franches 1815.jpg

                            1 Zone du Pays de Gex - 1815
                            2 Zone Sarde - 1816
                            3 Zone Sarde de Saint-Gingolph - 1829
                            4 Grande Zone - 1860

 

Carte Zones franches.JPG

Carte des zones franches 

Retour au royaume de Sardaigne et instauration du Buon Governo

C'est le duc de Genevois qui devient roi de Sardaigne après l'abdication en sa faveur de son frère Victor Emmanuel Il  en 1821. Il prend le nom de Charles Félix (sa statue trône encore au cœur de Bonneville) et régnera 10 ans . C'est le retour à la monarchie absolue, avec les traditions d'avant la Révolution. Ce régime très conservateur est mal perçu par la population , et par dérision on nomme cette époque "le buon governo". En 1831, Charles Albert devient roi de Sardaigne et continue à équiper et développer les infrastructures savoyardes. C'est à lui qu'on doit le fameux pont suspendu de la Caille inauguré en juillet 1839 devant une foule de plus de 10000 personnes.

A cette époque la province du  Genevois est constituée de 7 mandements pour une population de 80786 individus en 1826 (6735 hb à Annecy).

Annecy (26 communes dont St-Julien)
Albens, Duingt, Faverges, Rumilly, Thônes, Thorens pour un total de 87 communes.

NB: La Roche fait désormais partie du Faucigny tandis que la province de Carouge est supprimée en 1838 et que St-Julien réintègre la province du Genevois. Notons qu'en 1851, le Conseil Communal de St-Julien tentera en vain de favoriser la création d'une nouvelle province pour se séparer d'Annecy .

Les ambitions italiennes du Royaume de Piémont-Sardaigne

Il y a bien longtemps que les rois de Sardaigne ont compris que face à la puissance de la France, il n'y avait pas d'avenir d'expansion pour eux à l`ouest des Alpes.C'est pourquoi, tout naturellement leurs ambitions de conquêtes vont se focaliser sur le versant oriental des Alpes, ou se trouve déjà et depuis longtemps leur capitale, Turin. Ces ambitions sont cependant limitées par la domination autrichienne sur la Lombardie; il s'agit donc de trouver un allié pour repousser les Autrichiens. En effet la première tentative de chasser les Autrichiens de Lombardie s'était soldée par un échec en 1848, défaite qui avait conduit Charles-Albert le père de Victor Emmanuel II à abdiquer. en faveur de son fils. Le nouveau roi est donc conscient qu'il ne pourra atteindre son objectif tout seul et qu'il lui faut trouver des alliés pour bouter les Autrichiens hors du nord de l'Italie.C'est ainsi que Victor Emmanuel II et son premier ministre Cavour, vont se tourner vers la France, à qui ils vont proposer un deal qui peut se résumer ainsi: Aidez nous à chasser les Autrichiens de Lombardie et de Vénétie, et en récompense, nous vous céderons la Savoie.

Les négociations franco-sardes

C'est à Plombières, station thermale où l'empereur français prenait les eaux qu'eurent lieu le 21 juillet 1859 les négociations secrètes entre Napoléon III et Cavour et que fut scellé l'avenir de la Savoie. Cavour s'était assuré les bonnes grâces de la France et de l'Angleterre en ayant accepté de venir combattre à leurs cotés lors de la guerre de Crimée en 1855, y envoyant un corps expéditionnaire de 15000 hommes.Un accord est donc conclu entre les 2 hommes. L'armée française se joindra à l'armée sarde pour chasser les Autrichiens du nord de l'italie et en contrepartie, le Royaume de Sardaigne cèdera à la France le comté de Nice et le duché de Savoie.

Le déroulé des opérations

La guerre avec l'Autriche reprend dès 1859 et les franco-sardes remportent plusieurs victoires (Magenta, Solférino...) qui  conduisent les Autrichiens à signer la paix de Villafranca. Cependant, s'ils perdent la Lombardie, les Autrichiens conservent la Vénétie et Napoléon III (qui s'est satisfait de cette paix (probablement effrayé à l'idée que les Prussiens ne viennent aider les Autrichiens) n'a donc pas rempli son engagement, ce qui ne lui donne donc pas droit à sa récompense.

Vive déception en Italie: Cavour démissionne le 19 juillet 1859 et quitte la Présidence du Conseil  (à laquelle il reviendra le 21 janvier 1860).

Finalement, après quelques péripéties, les négociations pour la cession de la Savoie reprennent. 

Il faut noter qu'à l'époque le mécontentement en Savoie envers l'Administration Piémontaise était fort, tant à cause des lourds impôts qui accablaient le pays qu'à cause de l'agitation du clergé qui était très défavorable à sa politique libérale et qui était grandement hostile à Cavour. De plus en Savoie du nord, l'établissement d'une ligne de douane en 1816 avait causé un préjudice considérable à toute cette région (hors la petite zone franche) , la plongeant dans la misère en lui fermant les débouchés vers Genève.

La promesse de l'empereur

Napoleon III qui, rappelons le avait vécu enfant en Suisse et parlait dit-on avec un fort accent Bernois, fait alors en février 1860 la promesse secrète aux Suisses de leur céder la Savoie du nord, à savoir le Chablais, le Faucigny et le territoire du Genevois au nord des Usses. Cet accord était à ce point entériné que le gouvernement suisse se demandait si ce nouveau territoire devait être rattaché au canton de Genève ou devenir un nouveau canton à part entière; de son coté le gouvernement français avait déjà décidé de ne faire qu'un seul département de la Savoie et du surplus provenant des territoires "haut-savoyards".

Signalons que cette décision allait plutôt dans le sens de ce que souhaitaient les populations de notre territoire qui souhaitaient lier leur destin à celui de leur "capitale économique" et qui peut se résumer par cette phrase restée célèbre de Joseph-Léandre Bard , l'un des leaders partisan de l'annexion de la Savoie du Nord à la Suisse: ...".si Genève est française, il faut être français; si Genève est suisse, il faut être suisse, si Genève est cosaque, il faut être cosaque."

Ce mouvement était puissant puisque, malgré les efforts du clergé qui était en faveur du rattachement à la France, protectrice du Pape, une pétition rassemblant plus de 14000 voix (soit 14000 familles puisque seuls les hommes chefs de famille votaient) demanda le rattachement du Chablais, du Faucigny et du nord du Genevois à la Suisse, et particulièrement à Genève. Ce chiffre est particulièrement significatif si on considère la population de l'époque:

Genève: 98357 hb
Annemasse: 2811 hb
Thonon les Bains: 6268 hb
St Julien en Genevois: 1432 hb
Bonneville: 2114 hb
La Roche sur Foron: 3377 hb
Sallanches: 2032 hb

Cette pétition rassembla exactement 13651 signatures dans 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais et 13 dans les environs de St Julien en Genevois

Le destin contrarié de la Savoie du Nord

Cependant le secret de la négociation entre Napoléon et Cavour transpira et cet accord suscita une opposition forte de plusieurs parties. Annecy voyait d'un mauvais œil le fait d'être rabaissé au niveau d'une sous préfecture alors que Chambéry craignait de perdre sa Cour d'Appel. Un mouvement se développa alors pour lutter contre le démembrement de la Savoie et une délégation fut envoyée à Paris rencontrer Napoléon.qui leur donna audience le 21 mars 1860.et qui trouva là l'occasion de revenir sur sa promesse faite à Dufour.

Pour obtenir l'adhésion de la Savoie du Nord et finaliser l'affaire, il fut alors proposé aux populations de ces territoires l'édification d'une grande zone franche qui leur garantirait la facilité de commerce avec Genève. Le traité de cession de la Savoie ayant été signé le 24 mars 1860, M. De Thouvenel, le ministre des affaires Etrangères fit connaitre officiellement la volonté de la France d'accorder cette zone franche (avec le même régime économique que la zone du Pays de Gex) un mois avant la date du vote du plébiscite fixé à la date des 22& 23 avril 1860 dans le but évident de gagner les voix de cette région frontalière.

On notera que bien que le vote n'ait pas encore eu lieu, l'administration de la Savoie avait déja été confiée à la France. C'est ainsi que le sénateur Laity, envoyé officiel de l'empereur vint sillonner notre région pour donner les assurances les plus formelles au nom de la France. Il fut alors créé un bulletin de vote "OUI & ZONE" qui serait déclaré comme un vote affirmatif.

Au vu du résultat des votes de la province d'Annecy, on comprend à quel point l'instauration de la zone franche fut déterminante dans le vote d'adhésion de nos ancêtres.

 

Vote 1860.JPG

 Détail des votes de la province d'Annecy lors du Plébiscite des 22-23 avril 1860

NB: les 11263 votes "OUI & ZONE" du Genevois provenaient en majeure partie des communes situées au nord des Usses. Dans les 29 communes qui composaient le mandement de Saint-Julien, on compta seulement 2 bulletins "OUI" pour 4754 bulletins "OUI & ZONE".

Le vote unanime des populations de la Savoie du nord lié à l'instauration de la Grande Zone permettait ainsi à Napoléon III de se désengager honorablement de sa promesse antérieure faite aux Suisses. On comprend que la création de cette zone fut créée de la manière la plus régulière et la plus légitime et que sa suppression ne puisse se faire qu'avec le consentement préalable des deux parties.

La Savoie se donne à la France

A la suite du résultat favorable du plébiscite,  la Savoie devient officiellement française le 14 juin 1860, abandonnée par son souverain après plus de 800 ans d'indépendance sous la férule d'une dynastie, la Maison de Savoie,  qui tire son nom de ce territoire.Cet abandon donna lieu d'ailleurs à une rumeur comme quoi Victor Emmanuel II qui abandonnait la terre de ses ancêtres ne pouvait être le véritable descendant de la Maison de Savoie, et qu'il n'était en fait qu'un usurpateur(le fils de la nourrice) qu'on aurait substitué dans son berceau au véritable fils de Charles-Albert qui aurait péri bébé dans un incendie.

Sources & bibliographie
www.lasalevienne.org

L'histoire du Département de la Haute-Savoie: A. Folliet - C. Duval - M. Bruchet
Atlas historique du Pays de Genève: Claude Barbier  - Pierre-François Schwarz
Atlas historique de la Savoie 1792-1914 - Romain Maréchal & Yannick Milleret
Histoire de l'Annexion de la Savoie à la France -  Paul Guichonnet
La Savoie une destinée française - Michel Amoudry
Saint-Julien en Genevois - Abel Jacquet
Histoire de Saint-Julien - César Duval
Le Genevois - Marie Thérèse Hermann

Articles connexes d’intérêt:

L'histoire et les perspectives d'avenir de la Savoie du Nord racontées par le Pr Paul Guichonnet - Soleil sur Saint-Julien

La Savoie de 1814 à 1860 - Joseph Tardy

La neutralité de la Savoie du Nord Revue des Armées

La neutralité de la Savoie du Nord et les zones franches par Daniel Bourgeois

Pictet de Rochemont  - le Benon de la Salévienne Page 18

Il y a 150 ans que la Savoie est devenue française - Bibliothèque de Lyon

L'annexion de la Savoie vue de l'étranger

20/10/2014

Conférence La salévienne le samedi 25 Octobre 2014

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18/04/2013

Des roses qui gagnent ça existe

Malheureusement ce n'est pas du gouvernement socialiste dans sa lutte contre le chômage, dont je parle! Cela aurait été une bonne nouvelle. Non, je veux bien entendu parler de la magnifique victoire de l'ETG face au PSG hier soir à Annecy. Comme quoi, il est toujours possible de renverser les pronostics; et il est réconfortant de voir qu'un David courageux et motivé puisse renverser un Goliath suffisant. un bon rappel aux élites parisiennes qui ont tendance à mépriser les petits provinciaux. J'ajouterai que hier soir, j'étais fier d'être savoyard, non pas seulement pour la victoire, mais je pense que le public annécien à donné à l'ensemble du pays (le match était télévisé) une formidable image de notre département et de sa population. Bravo l'ETG, et maintenant il faut aller jusqu'au Stade de France..... Et bien sur se maintenir en Ligue 1

21:45 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : football, etg.psg, annecy | | | Digg! Digg | | |  Facebook

19/02/2013

Le carnaval vénitien d'Annecy - 23 & 24 février 2013

carnaval,masques,annecy,venise,thiou

Chaque année, en Février a lieu le carnaval vénitien d'Annecy. Cette année, ce sera le week end prochain.

Inspiré du carnaval de Venise, c'est l'occasion pour les amoureux des masques et déguisements de parader dans la ville sous leurs habits de lumière et d'être la vedette de leur ville pour un week end.

Bravo à tous ces amateurs qui ne ménagent pas leur peine et leur argent pour offrir au visteur ébahi un spectacle magnifique de costumes et d'accessoires.

C'est un régal que de se promener le long du lac, au bord du Thiou, ou dans la Vieille Ville et d'y rencontrer au détour d'une ruelle des costumes et des masques tous plus intrigants les uns que les autres.

Pour vous faire une idée de ce qui vous attend, vous pourrez découvrir quelques photos des costumes de l'édition 2010 dans l'album créé à cet effet sur la bande droite du blog.

Ne manquez pas le rendez vous en 2013, c'est un enchantement pour les petits et grands.

18:12 Publié dans Haute-Savoie, Loisirs, Tourisme, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carnaval, masques, annecy, venise, thiou | | | Digg! Digg | | |  Facebook

08/02/2013

Bas les masques - Annecy fait de la résistance pendant son carnaval

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Comme chaque année, Annecy se prépare au carnaval qui se tiendra cette année du vendredi 22 au dimanche 24 février. Un moment magique où les rues se peuplent de costumes et de masques dans une ambiance bon enfant.

Mérite le détour!....

11:14 Publié dans Haute-Savoie, Loisirs, Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : annecy, carnaval | | | Digg! Digg | | |  Facebook

01/05/2010

Tous derrière Annecy 2018

Les J.O d'hiver 2018 en France, c'est possible

 

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Annecy et Savoie Mont-Blanc portent la candidature de la France pour l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de 2018.

Annecy 2018, c'est la promesse d'un rendez-vous exceptionnel, au cœur de la première destination mondiale pour les sports d'hiver, entre les neiges éternelles du Mont-Blanc et le lac le plus pur d'Europe.

Conçu pour les sportifs, construit et porté par de grands champions, ce projet est guidé par l'ambition de servir l'idéal olympique et d'en promouvoir durablement les valeurs.

 

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Sous la houlette d'Edgar GROSPIRON, champion olympique, les organisateurs de la candidature Annecy 2018 veulent des Jeux de l'excellence sportive, économique et environnementale, fondés sur quatre piliers :
  • le meilleur confort pour tous les athlètes pour optimiser leur performance ;
  • un vaste et innovant programme de développement durable du territoire ;
  • un héritage fort pour la jeunesse et la famille olympique ;
  • le désir de contribuer au rayonnement mondial des Jeux Olympiques et Paralympiques.

C'est tout un territoire qui vibre pour cette candidature et qui s'offre à l'idéal Olympique.

Pour offrir au sport et au monde entier le plus beau des spectacles...

Un terrain de jeu exceptionnel

 

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- Berceau de l’Olympisme d’hiver (Chamonix 1924), un terrain de jeu dominé par le Mont-Blanc, au cœur de la première destination mondiale pour les sports d’hiver et du plus grand domaine skiable équipé du globe (75000 km de pistes et 110 stations parmi les plus prestigieuses de la planète).

- Le charme unique d’Annecy, surnommée la « Venise des Alpes ». Au cœur d’un bassin de vie d’1 million d’habitants frontalier de la Suisse et de l’Italie, Annecy rayonne au carrefour de multiples échanges internationaux, sportifs, culturels, économiques, technologiques, universitaires... Avec sa vieille ville, ses canaux, son lac bordé de montagnes, ses grands rendez-vous festifs…

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Annecy s’est imposée comme une destination touristique très prisée.

Un écrin idéal pour 15 jours de festivités olympiques dont le coup d’envoi sera donné par une fabuleuse cérémonie d’ouverture à ciel ouvert au bord du lac devant 50 000 spectateurs.

 

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- Les meilleurs sites de compétition pour chaque épreuve, dans des stations à l’enneigement garanti et qui incarnent les sports d’hiver par excellence : Chamonix, Megève, Morzine / Avoriaz, Saint-Gervais, Flaine, La Clusaz, Le Grand-Bornand, Les Houches, La Plagne...

- Une candidature portée par une terre de sports et de champions (50 médaillés olympiques, dont 15 champions olympiques ; 8 champions paralympiques) qui possède l’expertise des grandes compétitions internationales.

60 % des épreuves de Coupe du Monde (ski alpin, nordique et artistique) organisées en France ont lieu en Haute-Savoie qui accueille également de multiples compétitions dans les disciplines d’été : Coupe d’Europe d’athlétisme, Décanation, Tour de France Cycliste, Evian Master golf, championnats du monde de VTT...

Chaque site olympique sera accessible au minimum par 2 ou 3 itinéraires distincts.

4 aéroports à proximité dont 2 internationaux : aéroport franco-suisse de Genève-Cointrin (premier aéroport pour l’accueil des sports d’hiver à 25 min d’Annecy) et aéroport de Lyon / Saint-Exupéry (à 80 min d’Annecy). Les deux aéroports nationaux d’Annecy et Chambéry sont spécialisés dans l’accueil du tourisme d’affaire et des VIP.
2 axes d’accès ferroviaires par TGV (Nord / Sud)
4 accès autoroutiers (200 km d’autoroutes) et 3000 km de routes nationales permettant une fluidité des déplacements sur tout le territoire.

- Une tradition d’accueil touristique de classe internationale : au cœur de la première destination mondiale de sports d’hiver, Annecy et la Haute-Savoie accueillent chaque année des centaines de milliers de visiteurs et possèdent à ce jour l’essentiel des infrastructures et des équipements nécessaires à l’organisation des Jeux : transports, hébergement, restauration, services...

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Les Pays de Savoie disposent de la première capacité au monde d’hébergement touristique d’hiver, soit plus d’un millions de lits couvrant toutes gammes d’accueil.

Une candidature portée par une immense ferveur populaire

Des rives d’Annecy aux frontières de l’Italie et de la Suisse, de la plaine du Mont-Blanc au massif des Aravis, c’est tout un territoire qui vibre pour cette candidature et qui s’offre à l’idéal olympique.

Un sondage réalisé en 2009 pour le Comité National Olympique et Sportif Français, auprès d’un échantillon de 600 Haut-savoyards, fait apparaitre 81,5 % d’adhésion à la candidature (100 % chez les moins de 25 ans ! ).

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Ce puissant élan populaire s’étend progressivement à toute la France, relayé par un nombre toujours plus grand de personnalités du monde politique, économique, culturel, qui s’engagent pour la candidature.


Le Comité d'Organisation a sélectionné les meilleurs sites pour chaque épreuve

Les sites des épreuves olympiques

Chamonix, Megève, Morzine / Avoriaz, Saint-Gervais, Les Houches, Flaine, La Clusaz, Le Grand-Bornand, La Plagne...

Des noms qui incarnent les sports d’hiver par excellence. Mais si ces sites de renommées mondiales, à l’enneigement assuré, sont proposés pour accueillir les épreuves olympiques, c’est avant tout pour le haut niveau de performance qu’ils garantissent aux athlètes.

Pour les épreuves de neige, les sites proposés profitent d'une hauteur moyenne de neige de 80 cm en février, soit la période proposée pour organiser les Jeux.

Les épreuves seront organisées autour de deux noyaux proches (Annecy et Mont-Blanc), équipés chacun d’un vaste village olympique.

L’ensemble du dispositif est d’une grande compacité et favorise une grande mobilité entre les sites qui, pour l’essentiel, se situent à moins de 30 minutes d’un village olympique et d’une gare ferroviaire.

Cette compacité offrira la possibilité d’assister dans la même journée à plusieurs compétitions se déroulant dans le pôle Annecy et le pôle Mont-Blanc, et de vivre la cérémonie de remise des médailles en fin de journée au bord du lac d’Annecy.

65 % des sites de compétition nécessaires aux Jeux existent déjà et sont homologués pour des Coupe du Monde. Le montant des investissements nécessaires pour la réalisation des nouveaux équipements sportifs sera cofinancé par l’Etat et les collectivités locales (Ville d’Annecy, Conseil général, Conseil régional, communes des sites des épreuves).

Les sites des épreuves paralympiques

C’est en Haute-Savoie que furent organisés en 1974 les premiers championnats mondiaux de ski handisport. Depuis, le territoire n’a cessé de multiplier les actions pour améliorer la pratique sportive de compétition ou de loisirs des personnes en situation de handicap.

Pour les épreuves de neige, les sites proposés profitent d'une hauteur moyenne de neige de 80 cm en février, soit la période proposée pour organiser les Jeux.

Comme pour les épreuves olympiques, les sites des Jeux Paralympiques ont été selectionnés selon des critères permettant de garantir le plus haut niveau de performance et de confort aux athlètes.

Les sites sont concentrés à Annecy pour les épreuves de glace et dans le proche massif des Aravis pour les disciplines de neige.

Annecy, « Venise des Alpes » entre lac et montagnes

Annecy est au cœur d'un territoire aussi attractif que performant. Destination touristique internationale de tout premier plan, en hiver comme en été, Savoie Mont-Blanc offre au visiteur un cadre naturel grandiose, des paysages préservés et la possibilité de pratiquer une foule d'activités sportives et de détente. Ses stations sont parmi les plus prestigieuses du globe.

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Au pied des massifs alpins et bordée par le lac le plus pur d'Europe, la capitale de la Haute-Savoie rayonne au carrefour de multiples échanges internationaux, sportifs, culturels, commerciaux, technologiques, universitaires...

Son bassin de vie de près d'un million d'habitants est frontalier de l'Italie et de la Suisse. Genève, qui soutient la candidature d'Annecy, est distante de 30 minutes.

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Moderne, créative, dynamique, Annecy est une ville au charme unique qui s'est imposée comme une destination touristique très prisée. Chaque année, des centaines de milliers de visiteurs venus des quatre coins de la planète se laissent séduire par la « Venise des Alpes »; ses canaux, sa vieille ville, son lac, ses hôtels et tables réputées... Sans oublier ses rendez-vous culturels et ses grandes manifestations telles que la Fête du lac ou encore le Festival International du Film d'Animation, une référence mondiale dans le domaine.

Alors, pour que le monde se donne rendez-vous en Haute-Savoie dans 8 ans, tous derrière Annecy!...

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19/04/2010

Le marathon d'Annecy réunit plus de 7000 coureurs

 

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L'édition 2010 du Marathon d'Annecy s'est courue hier, dimanche 18 avril 2010 le long du lac. Sur les 2 épreuves que comportait le programme (marathon de 42 kms et semi-marathon de 21.1 kms), on a dénombré plus de 7000 participants, ce qui place Annecy parmi les 10 plus grands marathons français, et qui prouve, une fois de plus, la sportivité et l'attractivité de la Haute-Savoie. Les victoires ont d'ailleurs été trustées par les Kenyans qui en ont fait une de leurs courses favorites.

Une preuve de plus, si besoin était, de la capacité d'Annecy à organiser les JO de 2018

16:34 Publié dans Annecy 2018, Haute-Savoie, Loisirs, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marathon, annecy, paysage | | | Digg! Digg | | |  Facebook

13/04/2010

Bienvenue à Saint-Julien, capitale du Genevois Haut-Savoyard et sous préfecture de la Haute-Savoie

Poste frontière à l'entrée sud de Genève, à 5 kms du  centre ville de la Cité de Calvin, Saint-Julien en Genevois est une petite ville de 12000 habitants, sous préfecture de la Haute-Savoie au carrefour de 2 autoroutes reliant Paris à l'Italie ( A40) & l'Allemagne à l'Espagne (A41).

"Saint-Julien, j'y vis bien", dit le slogan municipal, souvent raillé par la jeunesse locale qui aime le parodier en "Saint-Julien, ville de rien" :).

La jeunesse n'a pas toujours raison, comme on va le voir plus bas.

 

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Saint-Julien en Genevois est en effet une bourgade dont l'attrait principal réside non pas dans ses monuments ou son site naturel, mais bien plutôt dans sa position géographique et dans le cosmopolitisme de sa population. En effet, Saint-Julien est  une ville à la campagne qui offre tous les avantages de la proximité d'une grande ville, Genève, tout en offrant un cadre de verdure paisible et propre apprécié des sportifs et autres randonneurs. On peut, au sortir de chez soi, enfiler ses baskets, et 5 minutes plus tard courir au milieu des vignes ou au bord de la rivière de l'Aire. Pour les amoureux du vélo, le lac de Genève n'est qu'à un gros quart d'heure de pédales, tandis que pour les voyageurs au long cours, l'aéroport de Genève-Cointrin et ses 100 destinations internationales n'est qu'à un petit quart d'heure d'auto.

Dans les rues, on y rencontre des gens de toute provenance, parlant plusieurs langues, et apportant leur richesse ethnique et culturelle à ce qui ne serait sans cela qu'une sous préfecture de province endormie.

Les atouts de Saint-Julien pour ses habitants

Ville à la campagne de taille humaine, on trouve à saint-Julien un bon niveau de services qu'on peut résumer ainsi:

Sous Préfecture de St Julien.jpgUn hôpital de renom avec des médecins réputés.
Les services administratifs d'une Sous-Préfecture.
Une Antenne Pole-Emploi  et une Maison de la Justice (en cours d'établissement)
De nombreux commerces de proximité (3 supermarchés + nombreux petits commerces) & un marché hebdomadaire (le vendredi)
De nombreux loisirs dans la périphérie de la ville: Vitam'Parc, Casino de saint-Julien, Multiplex d'Archamps, discothèque MACUMBA...
Une vie sportive dynamique avec de nombreux clubs et des équipements sportifs de premier ordre (Synthétique + terrain d'honneur de football, terrain de rugby, 2 gymnases, un skatepark, Tennis couverts, Parcours santé, etc...Mairie de Saint-Julien.jpg
Une mobilité douce de qualité qui offre de nombreuses pistes cyclables, ainsi que des abris à vélo répartis dans toute la ville.
Une vie culturelle active avec de nombreuses manifestations et représentations théatrales à l'Arande ou à la Cour 1603.
Deux festivals musicaux de grande notoriété: 1 Brind'Zik & Guitare en Scène qui animent la ville tout au long du mois de Juillet
Une ligne de bus directe fréquente avec le centre ville de Genève (35 minutes de la gare Cornavin)
La proximité du quartier d'Affaires de La Praille-Acacias, de la Ziplo de Plan les Ouates et d' Archamps Technopole
Une Gare SNCF avec des liaisons TER vers Lyon et TGV vers Paris
La proximité de l'aéroport de Genève-Contrin, à moins d'un quart d'heure par autoroute.

Mont-Blanc1.jpg

Les atouts de Saint-Julien et du Genevois pour les touristes:

Outre les atouts cités plus haut, Saint-Julien est une base idéale pour les touristes qui souhaitent rayonner en Haute-Savoie, dans le Jura et dans la Suisse Romande voisine. Dans un rayon d'une heure de route, on peut aller jusqu'à Montreux, Evian, Chamonix, Chambéry ou encore Les Rousses, sans compter les spots touristiques plus proches tels que les stations de ski de Mégève, La Clusaz, Flaine et bien d'autres, ou les lieux touristiques comme Yvoire, Thonon ou Annecy.

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Pour les sportifs, outre le parapente qu'on peut exercer au Salève, on appréciera la proximité des plans d'eau pour la voile et le ski nautique(lac Léman et lac d'Annecy), les nombreux parcs aventures pour crapahuter dans les arbres, l'Aquapark de Neydens (Vitam'Parc), avec ses toboggans et son mur d'escalade, sans compter les équipements pour pratiquer les sports plus traditionnels et les innombrables randonnées pour découvrir les Alpes et le Jura.En plus des nombreux hotels qu'on trouve sur notre commune et à sa périphérie, on y trouve aussi des gites et maisons d'hôte ainsi qu'un grand camping dans la commune voisine de Neydens.

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N'hésitez plus, consultez l'Office du Tourisme du Genevois, afin de préparer au mieux votre viste parmi nous.

Les atouts de Saint-Julien et du canton pour les investisseurs:

Outre son emplacement géographique unique, son cadre de vie magnifique et les moyens de communication hors pair qu'il offre, notre canton saura séduire les investisseurs, et tout particulièrement les investisseurs étrangers grace à la combinaison de plusieurs facteurs qui garantissent à notre territoire une offre sans rivale:

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La présence d'une technopole moderne offrant centre de conventions, internet tres haut débit et hotellerie de bon niveau permet aux entreprises de s'installer, aux cotés de nombreuses firmes de haute technologie déjà présentes sur le site, dans un cadre valorisant et propice au développement et au succès.

Des terrains de prime property restent disponibles dans la ZAC de Cervonnex, dans un environnement préservé et accueillant.

Une main d'oeuvre qualifiée et pratiquant les langues, sérieuse et travailleuse, tournée vers l'international, est pour tout investisseur un atout déterminant dans le choix de son implantation; il la trouvera chez nous.

Enfin, et ce n'est pas le moindre des mérites d'une implantation sur notre territoire, l'investisseur avisé saura tirer profit d'une bi-localisation à cheval sur la Suisse (et ses avantages fiscaux) et la France qui est l'un des principaux pays membre de l'Union Européenne et qui offre donc la possibilité d'expédier ses produits librement, sans taxes douanières, dans tout le territoire de l'Union.

J'espère vous avoir convaincu de l'interet de nous rendre visite, pour découvrir par vous même, tout (et plus encore) ce qui fait le charme et l'attrait de notre belle région.

A bientôt

PB