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21/06/2015

Inauguration de la place des Aviateurs - Viry le 20 juin 2015

Samedi 20 juin, la municipalité de Viry inaugurait la nouvelle place centrale de son écoquartier , la bien nommée place des aviateurs.

C'est au maire honoraire Jean-Pierre Buet, véritable père du projet , qu'il revint de couper le ruban en présence du député de la circonscription Virginie Duby-Muller, du maire actuel André Bonnaventure et de nombreux autres élus.

 

viry,place des aviateurs,le pré au baron

 

La place des aviateurs vue d'en haut

Pour l'occasion la municipalité avait organisé toute une série d'animations sous la férule de la Compagnie des Gens d'Ici qui rendirent la journée joyeuse et festive à souhait, sans compter le magnifique cocktail qui fut offert à la population sur le coup des 18:00.

 

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A viry, on sait rendre honneur aux aviateurs des temps jadis

La municipalité souhaitait par ailleurs expliquer à la population son choix de nommer la place "Place des aviateurs". Et c'est pourquoi en l'absence de Claude Mégevand, fondateur et président de la société d'histoire La Salèvienne, j'ai eu l'honneur d'être désigné pour délivrer en son nom ce samedi un court discours évoquant la mémoire de ces merveilleux fous volants qui ont contribué à la gloire de Viry et qui sont honorés par la commune qui leur a dédié sa place centrale.

Ci-dessous le discours que j'ai prononcé à l'occasion de l'inauguration de cette place agrémenté de quelques photos toutes extraites de l'excellent livre de Jean-Claude Caillez: Viry-Aviation

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Mme le député, M. le maire, M. le maire honoraire, Mesdames et Messieurs les élus, chers amis,

 

En l’absence de notre Président M. Claude Mégevand qui ne pouvait être des nôtres aujourd’hui, c’est donc à moi que revient l’honneur et le privilège de vous adresser ces quelques mots au nom de la société d’histoire La Salèvienne.

J’en suis doublement heureux puisqu’à titre personnel, je considère l’aménagement de cette place piétonne comme l’une des réalisations urbanistiques les plus réussies de notre canton, et qu’au nom de La Salèvienne je me réjouis que la Commune de Viry ait puisé dans son histoire pour dédier cette place aux aviateurs, héros des temps modernes qui ont contribué par leur passion à améliorer notre vie quotidienne.

Mais revenons aux sources de cette belle histoire qu’il parait judicieux de rappeler en cette journée du 20 juin 2015 qui les honore.

 

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C’est à Viry que fut aménagé dans les derniers mois de 1909 le tout premier terrain d’aviation de la région genevoise, plus de 10 ans avant Cointrin ; et c’est là, à 400m d’ici, que purent s’adonner à leur passion ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines.

De grands noms de l’aviation du début du siècle comme les frères Dufaux, s’y retrouvaient et purent y perfectionner leurs aéronefs et faire progresser cette nouvelle technologie à pas de géant. Imaginez en effet que si à Viry, le 16 décembre 1909 l’aéroplane des frères Dufaux  parvint à s’élever à 2m du sol sur une centaine de mètres, Armand Dufaux réussit à survoler le lac Léman dans toute sa longueur (soit 80 kms) le dimanche 28 aout 1910, soit huit mois plus tard. Quels progrès faramineux en si peu de temps.

On voit donc à quel point l’aérodrome de Viry fut utile à l’aviation. Il fut construit en 1910 sur le Pré du Baron qui se trouve à droite sur la route de Valleiry juste après le château. D’une surface de 68 hectares et idéalement situé, près de Genève et d’une voie de chemin de fer, ce terrain est la propriété du Comte Pierre de Viry , lui-même passionné par ce nouveau sport, qui le mit à la disposition des sportsmen de la Société Anonyme de l’Aérodrome de Viry, qui est créée le 8 janvier 1910. Cette société est constituée par les aviateurs genevois Alphonse Carfagni, Henri et Armand Dufaux, Charles Nigg et Henri Speckner et le journaliste Dégerine tandis que le comte apporte la jouissance de son terrain dans la corbeille. Un premier exemple de coopération transfrontalière….

Peu à peu d’importants aménagements sont entrepris (traçage de la piste, construction de hangars et d’un restaurant) ;  les vols d’entrainement s’intensifient et les performances s’améliorent, à tel point que le 12 juillet, Armand Dufaux y réalise un vol de plus d’une demi heure, soit 36 kms à 10 m de hauteur.

 

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Tout est désormais prêt pour accueillir à Viry la semaine d’aviation de Genève, le premier meeting aérien de la région, qui du 14 au 21 août 1910 réunit 15 appareils et 14 aviateurs de plusieurs nationalités qui vont s’affronter sur 12 épreuves. Ce meeting international rendu possible grâce aux efforts incessants de 2 hommes MM. Degerine et Vassali fut un grand succès qui attira près de 15000 personnes et de nombreuses personnalités françaises et suisses ; il couronna l’aviateur italien Amerigo et les suisses Taddeoli, Dufaux et Audemars ainsi que le jeune Failloubaz, surnommé le « gamin volant » qui enthousiasma la foule par ses exploits de trompe la mort.

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A la cérémonie de clôture, M. Gondrand maire de Viry  a félicité les organisateurs et bu à ses « bons amis suisses » tandis que le Président du Conseil d’Etat de Genève M. Fazy levait son verre à la France Républicaine. Le député de St Julien Fernand David affirma quant à lui qu’avec l’aviation, « il n’y a plus de barrière pour le progrès et la science, et qu’un tel meeting international améliore la fraternité entre les peuples et contribue à l’amitié toujours plus vive de la Haute-Savoie et de Genève ».

Malgré ces belles paroles, les Suisses étaient déçus que ce meeting genevois ait eu lieu en France et c’est pourquoi on œuvra chez nos voisins pour la construction d’un aérodrome sur le sol genevois, ce qui fut fait, d’abord à Collex-Bossy puis à Cointrin précipitant ainsi le déclin de Viry.

En effet si le succès du meeting d’août 1910 autorise tous les espoirs de faire de Viry une place forte de l’aviation, ce qu’illustre la constitution d’une nouvelle société anonyme, la SAAV  au capital de 40000 FF présidée par le maire M. François Gondrand et dont l’administrateur délégué n’est autre que le Comte de Viry, ces espoirs ne se concrétiseront pas.

 

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  L'élégante carte affiche annonçant la manifestation d'août 1911

Les 2 nouveaux meeting organisés  en 2011 , lors du week end de Pâques et autour du  15  août , déçoivent malgré la présence d’excellents aviateurs comme Legagneux ou Loridan, et finalement à l’automne 1912, la Société Anonyme de l’Aérodrome de Viry  sera liquidée.

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S’ensuivront quelques années de sommeil où l’on verra l’aviation militaire faire escale sur le terrain en herbe toujours entretenu par le comte ; avant qu’un nouveau meeting aérien supporté par le Syndicat d’Initiative de St-Julien et le Club Suisse d’Aviation n’y soit organisé le 19 mai 1935.

 

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 Couverture du programme du meeting aérien de 1935 à Viry

Acrobatie aérienne et même parachutisme sont au programme de cet évènement qui accueillit, entre  autres, les aviateurs Détroyat, Durafour et Glardon   ainsi que la championne Allemande Mlle Liesel Bach. Grand succès populaire et embouteillage monstre, déjà, sur les routes pour rejoindre Genève.

Puis vient la guerre et le décès en octobre 1941 du Comte de Viry, avant qu’à la Libération, le Dr Paul Bonier, médecin bien connu à St-Julien, n’use de son influence pour faire de Viry une base officielle de vol à voile. C’est ainsi que le 16 septembre 1945 sous la présidence du bon docteur, l’Aéro-Club de St-Julien organise à Viry une manifestation essentiellement dédiée à ce sport pour célébrer la liberté retrouvée. Ce sera d’ailleurs la première rencontre internationale de planeurs de l’après-guerre en France.

 

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Malheureusement, ce fut le chant du cygne pour l’aérodrome de Viry qui, après la disparition de son soutien indéfectible le comte Pierre de Viry, fut victime de la concurrence de nouveaux aérodromes, dont celui d’Annemasse fondé par l’aviateur franco-genevois François Durafour en juillet 1947. C’est ainsi que le « Pré du Baron », toujours vierge de constructions aujourd’hui, n’accueille plus que de rares ULM et que les traces de son épopée glorieuse ont disparu de notre mémoire.

 

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Gageons que par son nom, la Place des Aviateurs rappellera longtemps aux habitants de Viry les grandes heures qu’a connu la plus grande commune de plaine de Haute-Savoie.

Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, je vous invite à assister à la conférence que donnera M. Claude Barbier à l’Ellipse à 19 :00 ou à vous procurer l’excellent livre de Jean-Claude Caillez publié par la Salèvienne « Viry Aviation, chronique des pionniers genevois»

 

Je vous remercie de votre attention et , au nom de la Salèvienne, je présente mes meilleurs vœux à la commune de Viry et à la place des Aviateurs, qui à n’en pas douter, fera date comme le symbole de son renouveau.

Pierre Brunet

 

31/03/2015

Débat Public sur la mobilité dans le Genevois - Jeudi 16 avril à 20:00

De nombreux projets liés à la mobilité vont voir le jour sur notre territoire dans les 10 ans qui viennent. Venez vous informer, débattre et faire des propositions en assistant au débat public organisé par La Ville est à Vous le jeudi 16 avril à 20:00 à la salle du Savoie.

20150331-DEbat public.JPG

 

27/03/2015

Et si le "Genevois" s'exportait comme le" French Geneva County"

Lundi 23 mars au soir se tenait la commission Economie de la CCG. Lors de cette réunion, a été entériné le besoin pour notre territoire de se doter d'un nom, à la fois en français mais aussi en anglais, si on veut attirer ici touristes et investisseurs étrangers.

Je supporte à 100% cette initiative qui aurait du être faite il y a longtemps; c'est indispensable dans une démarche marketing cohérente de dénommer par une marque reconnue le produit que l'on cherche à promouvoir.

Nous étions nombreux à penser que la meilleure appellation pour définir notre territoire était "Le Genevois", une appellation habilement utilisée par l'Office du Tourisme pour promouvoir notre territoire comme destination touristique de premier choix (voir la vidéo publiée sur ce blog dans un article plus bas)

Où cela se complique, c'st dans la dénomination anglaise qui doit être parlante et bien situer notre territoire sur la carte. Aucune mention n'est parfaite, mais il est cependant indispensable de définir cette appellation anglaise si on souhaite pouvoir communiquer à l'international.

Après moult réflexion, je souscris à l'idée que la meilleure dénomination est "French Geneva County" car cette appellation me semble la mieux à même de nous positionner par rapport à Genève. De plus le mot "county" qui signifie en anglais "comté" nous renvoie à notre histoire où jusqu'en 1401 notre territoire faisait partie du "Comté de Genève" ou encore appelé "Comté du Genevois".

Par ailleurs, si marque il y a, il est important de capitaliser sur celle-ci et de ne pas se disperser vers des appellations qui n'apportent pas de cohérence et d'unité au territoire. C'est pourquoi j'ai suggéré que les grands équipements touristiques ou économiques du territoire reprennent cette notion géographique dans leur appellation.

Ainsi je propose qu'on ne parle plus de "Archamps Technopole" mais bien plutôt de "Technopole du Genevois - Archamps". De la même façon, il serait judicieux de promouvoir le "Village d'entreprises du Genevois - Le Chable-Beaumont " plutôt que le "village d'entreprises du Grand Chable". Idem pour l'"Ecoparc du Genevois - Cervonnex", plutôt que l'"Ecoparc de Cervonnex"

Au final, je suggère même que l'on appelle l'Office du Tourisme "Office du Tourisme du Genevois - St-Julien-en-Genevois" plutôt qu'"Office du Tourisme de St-Julien-en-Genevois"

Blason Comté de Genève2.JPG

Quant à la charte graphique, il me semble intéressant d'uniformiser celle-ci, en particulier au niveau des couleurs. Dans cette optique, il me parait judicieux d'utiliser les couleurs bleu et jaune qui sont les couleurs historiques d'origine du Comté de Genève et accessoirement celles de la ville centre du territoire, St-Julien-en-Genevois.

 

Les appellations pourraient alors se décliner comme suit

Ecopark du Genevois
---------------------------
     Cervonnex

Technopole du Genevois
--------------------------------
       Archamps

Office du Tourisme du Genevois
------------------------------------------
Saint-Julien-en-Genevois

etc.....

cela pourrait alors se traduire par:

French Geneva County's Ecopark
-------------------------------------------
    Cervonnex

French Geneva County's Technopole
------------------------------------------------
       Archamps

French Geneva County's Tourist Bureau
----------------------------------------------------
Saint-Julien-en-Genevois

 

D'autre part, je crois qu'il serait utile d'utiliser un logo qui symbolise bien que notre territoire  s'inscrit dans le Grand Genève. Pour cela, je suggère d'utiliser un jet d'eau stylisé qui fasse référence à Genève et de lui adjoindre un Salève stylisé qui, avec le Vuache , me parait être le meilleur symbole de la partie française de notre territoire.

La CCG a décidé de faire appel à la population pour décider du choix final. Si vous soutenez mon choix, je vous invite à en parler autour de vous et à appeler vos contacts à voter pour ce binôme quand le moment du vote sera venu.

Bien sûr, je ne prétends pas avoir la science infuse et la réponse parfaite à cette problématique. Cependant je pense qu'il y a là des pistes de réflexion intéressantes sur lesquelles les pros de la communication pourront travailler afin de créer une identité solide et bénéfique pour notre territoire. Je pense aussi que c'est notre avenir qui est en jeu et que le sujet mérite réflexion et débat au sein de la population; les idées et propositions novatrices et audacieuses sont les bienvenues.

 

17/12/2014

Le projet de territoire de la CCG a été approuvé

Le projet de territoire consiste à déterminer les grands objectifs à atteindre à l'horizon 2020 pour notre territoire de la Communauté de Communes du Genevois.

Pour découvrir ce projet de territoire , cliquez ici

 

10:52 Publié dans Genevois Savoyard, Porte Sud de Genève - CCG | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ccg, projet de territoire | | | Digg! Digg | | |  Facebook

15/02/2014

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'intercommunalité

Intercommunalité.JPG

15:00 Publié dans Infos Pratiques, Porte Sud de Genève - CCG | Lien permanent | Commentaires (0) | | | Digg! Digg | | |  Facebook

19/11/2013

Une licence Professionnelle Comptabilité-Paye à Archamps Technopole

Hier soir, un aréopage de personnalités était rassemblé dans l'amphithéatre de l'immeuble Mont-Blanc à la Technopole d'Archamps pour l'inauguratiion de la licence Professionnelle Comptabilité-Paye montée de toutes pièces grace à l'énergie et aux efforts incessants du Vice-Président en charge de l'Economie à la CCG, Mr Frédéric BUDAN, maire de Vulbens.

Après les discours de félicitations du Président du Conseil Général de Haute-Savoie, Christian MONTEIL, et de la député de circonscription, Virgine DUBY-MULLER, et devant la présence bienveillante de Bernard Gaud, président de la CCG et de nombreux maires du canton, nous eumes droit à une présentation fort interessante de la part de plusieurs interlocuteurs venus dire combien cette nouvelle formation était opportune par rapport aux besoins de notre territoire.

Après les interventions de Damien CHATELARD de SEGECO et d'Olivier MARION du CNAM, les différents partenaires de cette formation la présentèrent brièvement avant que deux étudiants inscrits dans ce cursus vinrent enfin témoigner de leur satisfaction d'avoir pu trouver cette nouvelle opportunité d'améliorer leurs compétences.

Une nouvelle preuve de la vitalité du pôle éducatif de la Technopole d'Archamps, qui chaque jour joue un rôle de plus en plus important dans l'animation économique de notre territoire.

 

Photo Archamps.JPG

Pierre Brunet entouré de Claude Birraux, Virginie Duby-Muller, Christian Monteil et Frédéric Budan

10/11/2013

St-Julien et la CCG

J'invite mes lecteurs interessés par la vie de notre teritoire à prendre connaissance de l'article que j'ai écrit sur le site de campagne de notre liste St-Julien un nouvel horizon.

Pour cela, rien de plus facile, cliquez sur le lien ci-dessous :

http://st-julienunnouvelhorizon.hautetfort.com/archive/20...

Bonne lecture, et n'hésitez pas à réagir sur cet article en postant vos commentaires.

24/05/2013

12 ans de croissance effrénée dans le Grand Genève - Aubaine ou Cauchemard?

On ne compte plus ls articles de presse qui fustigent la dégradation de notre cadre de vie, et en particulier les nuisances liées à la circulation. On se rend bien compte que la situation nous échappe. Comment en est-on arrivé là?

Pour illustrer ce qu'a connu notre territoire depuis 20 ans, il n'y a pas de graphique plus symptomatique que celui des permis frontaliers

Courbe des permis frontaliers.JPG

Si l'on ajoute que la différence de niveau salarial entre la France et Genève n'a cessé de s'accroitre suite à l'évolution des taux de change, on comprend mieux que notre territoire a exercé un magnétisme colossal sur les autres régions de France et d'Europe, faisant venir chez nous des dizaines de milliers de personnes, suscitant l'envolée des prix de l'immobilier et des nuisances liées à la congestion de nos routes

A cet afflux incontrôlé de population française et européenne sur notre sol, s'est conjugué un autre phénomène qui n'a fait qu'accroitre le problème: la pénurie de logements à Genève. En effet, notre voisin helvétique ne construit pas, loin de là, ce qu'il devrait, tant vis à vis de ses besoins que de ses engagements dans le cadre du Projet d'Agglo. Ce double phénomène crée un effet ciseau qui a fait s'envoler le nombre de constructions sur notre territoire, en même temps que les prix de l'immobilier flambaient (un prix moyen du m² multiplié par 3 en 12 ans)

Face à ce phénomène, que faut-il faire?

Bien sûr, on peut critiquer Genève qui ne respecte pas ses engagements et qui, tout en attirant de plus en plus de gens grace à son activité économique florissante, ne construit pas les logements qu'elle s'est engagée à construire. Mais faut-il voir là un complot de la part de nos amis genevois?

Pour ma part, je ne le crois pas. Je crois seulement qu'on trouve là l'un des effets pervers de trop de démocratie. Chaque construction de logements à Genève ou dans ses communes périphériques soulève un tollé des habitants qui ne voient pas d'un oeil favorable l'accroissement de la population dans leur commune. Quand on aura ajouté qu'il faut près de 12 ans pour faire éclore un projet immobilier et que les communes suisses n'ont aucun interet financier à construire des logements sur leur sol, on aura compris que les nouveaux logements sont rares de l'autre coté de la frontière.

Et comme par ailleurs, quoiqu'ils en disent, les maires des communes françaises, ont été bien contents d'accueillir sur leur sol de nouveaux habitants, et les recettes qui vont avec, (taxe d'habitation et fonds genevois), nous en sommes arrivés à une situation de surchauffe qui irrite de plus en plus les habitants du canton.

Il serait en effet négligent de ne pas signaler que dans le même temps, nos communes ont vu leurs ressources s'envoler.

Fonds Frontaliers 2012.JPG

Enrichissement assurément pour ceux qui travaillent à Genève , mais appauvrissement indubitable pour les habitants qui travaillent sur France et qui voient leur pouvoir d'achat s'éroder face à la montée des prix de l'immobilier. Et aussi dégradation de notre qualité de vie liée à l'afflux trop rapide de nouvelles populations qui crée des contraintes sur les infrastructures qui ne peuvent suivre. Une fois de plus le fameux dicton trouve toute sa véracité "On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre...." Une preuve de plus que les solutions doivent être trouvées ensemble. Et cela devient urgent d'imaginer des organes de décision transfrontaliers plutôt que des blocs se faisant face, s'invectivant, mais sans réel pouvoir pour trouver des solutions équitables et durables.

A quand par exemple un parlement transfontalier réunissant des élus issus de chaque coté de la frontière et dont le but serait de trouver des solutions originales aux problèmes de notre territoire transfrontalier si particulier.