Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/04/2011

Genève - le Hong Kong Européen ou bien le Singapour de l'Europe? Choisissez!...

Natif de Saint-Julien en Genevois, mais ayant vécu près de 20 ans en Asie dont je peux dire que j'ai une une bonne connaissance pour l'avoir visité de long en large pour le travail et lors de virées touristiques, je ne peux m'empécher de comparer Genève aux deux phares de cette région que sont Hong Kong et Singapour.

hong-kong.jpg

A ce titre, et à l'inverse de ce que pense mon ami Antoine Vielliard, nouvellement élu Conseiller Général du Canton de Saint-Julien-en-Genevois et au coté duquel je siège dans le Conseil Municipal de Saint-Julien, je crois profondément que l'avenir de Genève est bien de se positionner comme havre d'accueil pour les multinationales désireuses de s'implanter en Europe. C'est d'ailleurs dans cet esprit que je milite pour l'établissement d'une école chinoise internationale sur le territoire du Genevois.

singapour.jpg

Quand je vois à quel point ce positionnement a été bénéfique pour les habitants de Singapour et de Hong Kong, et de façon induite pour leurs voisins, tant à Johore Baru en Malaysie qu'à Shenzhen en Chine, je ne peux que me réjouir de la politique menée par la Cité de Calvin d'attirer les multinationales sur le Canton de Genève. D'ailleurs Antoine Vielliard lui même en est l'un des bénéficiaires puisqu'il travaille pour l'une des plus grosses d'entre elles, PROCTER & GAMBLE.

Natif de la banlieue Genevoise, Antoine est bien la preuve que ces multinationales qu'il décrie tant peuvent être bénéfiques aux habitants originaires de la région. C'est d'ailleurs la présence de ces grandes sociétés internationales qui expliquent en grande partie que le canton de Genève et la région frontalière française ont si bien traversé la crise. Ceux qui ont de la mémoire se souviennent à quel point la crise des années 93-94 fut autrement douloureuse pour les entreprises et les habitants de notre territoire; mais cela était justement bien avant que Genève ne s'engage dans cette voie de se "singapouriser".

Alors bien sur, on pourra regretter la détérioration de notre niveau de vie du fait des bouchons et de l'urbanisation galopante, ou encore la chèreté du coût de la vie, mais cela me parait des souffrances de nantis, à comparer avec l'exode et la paupérisation que connaissent certaines régions, dues à leur faiblesse économique et au manque d'emplois.

Pour ma part, en tant qu'élu et responsable de la vie publique, je préfèrerai toujours avoir à régler des problèmes de surchauffe économique plutôt que des problèmes de pénurie. Arrêtons de nous plaindre, nous sommes des privilégiés qui avons la chance de vivre dans l'une des plus belles régions du monde, forte d'une économie saine et dynamique, avec une population riche de ses différences culturelles et ethniques qui a l'un des plus forts pouvoirs d'achat du monde entier. Les problèmes que nous connaissons proviennent de là: nous attirons les moins bien lotis qui considèrent notre territoire comme un eldorado, et comme il est libre à tout Européen de s'installer où bon lui semble dans l'UE, il n'est pas étonnant que nombre d'entre eux choisissent d'y élire domicile et d'y tenter leur chance, tout comme les Américains l'ont fait en Californie au XIX ème siècle.

Pour illustrer mon propos, et lancer le débat, que j'espère Antoine sera prompt à reprendre, je vous propose un article fort interessant sur l'attractivité de la Suisse Romande paru dans un magazine économique "L'Entreprise"

 

Article Geneve1.JPG

Article Geneve2.JPG

Article Geneve3.JPG

Article Geneve4.JPG

Pour compléter cet article, on trouvera ci dessous un guide succint sur l'implantation en Suisse Romande. Pour ceux de mes lecteurs, investisseurs potentiels, qui souhaitent en savoir plus sur les différents organismes qui peuvent les aider dans leur démarche, ils peuvent me contacter par mail à l'adresse indiquée en haut à gauche de ce blog, avec leurs questions, (english accepted), auxquelles je m'efforcerai de répondre dans les meilleurs délais

 

Article Geneve5.JPG

23/12/2010

la crise du logement à Genève - Conséquences pour notre territoire

Ce n'est un secret pour personne, Genève ne construit pas assez de logements pour loger non seulement les nouveaux arrivants liés à son dynamisme économique, mais bien pire, pour loger ses propres habitants.

Le résultat est bien connu, et fait grincer des dents des 2 cotés de la frontière. De plus en plus de genevois viennent s'installer en France, faute de pouvoir trouver un logement dans leur propre pays. Ce phénomène générant plusieurs conséquences regrettables:

- Un accroissement incessant du trafic sur les routes
- Une flambée des prix de l'immobilier sur le territoire frontalier français

Que faire face à ce vrai problème qui mérite toute l'attention des responsables, des deux cotés de la frontière.

On connait la position de nombre d''élus français, au premier rang desquels, Bernard Gaud, président de la CCG, qui menace de ne pas signer le deuxième volet du Projet d'Agglo si les Suisses ne construisent pas plus de logements; en effet, ils ne respectent pas ce à quoi ils se sont engagés, loin s'en faut. A titre d'exemple, si selon Mark Muller, Genève a autorisé 2500 logements en 2009, une amélioration significative par rapport aux années précédentes, on est encore tres loin du nombre auquel les genevois se sont engagés sur la période.

Alors que le Projet d'Agglo prévoit une croissance de la population égale des 2 cotés de la frontière, depuis 5 ans, les chiffres indiquent une tendance bien différente:

19000 habitants supplémentaires à Genève
38000 habitants supplémentaires dans l'Ain & la Haute-Savoie.

Cela est d'autant plus préoccupant que la France, plus touchée par la crise que sa voisine helvétique, a perdu des emplois alors que la croissance des emplois à Genève ne se démentait pas.

A Genève, on promet de mieux faire et de construire plus, mais on touche là aux limites de la démocratie populaire puisque ce que les dirigeants veulent ne se traduit pas toujours dans les faits faute de moyens qu'ils ont pour imposer leur volonté au nom de l'interet général. Ce qui explique que face à tout projet, s'élèvent des mouvements de protestation et de recours, d'origines diverses, mais qui concourrent tous au même résultat, freiner, voire paralyser la construction de nouveaux logements.

Si Genève n'est pas en mesure d'améliorer son offre de logement, il est indispensable qu'à tout le moins, elle aide les communes de France voisine, qui aujourd'hui accueillent l'essentiel de la nouvelle population, mais aussi de plus en plus de genevois. En effet, on estime qu'aujourd'hui, quand 2 habitants s'installent dans le Genevois Savoyard, l'un des deux est un citoyen genevois.

C'est pourquoi, je milite pour que l'ARC demande une plus forte participation financière de Genève aux projets d'investissements et aux frais de fonctionnement des infrastructures de transport.

28/11/2010

Dates Clés de notre territoire genevois pour mieux comprendre la situation actuelle

58 av JC : Jules César arrête les Hélvètes à Genève

443: installation des Burgondes qui font de Genève leur capitale.

534: Genève est incluse dans le royaume des Francs.

1032: Genève et sa région reviennent par héritage au Saint-Empire Romain Germanique, ce qui explique la présence de l'aigle sur les armoiries de la ville.

1034: L'évèque de Genève reçoit de l'empereur le tître de prince et le pouvoir temporel sur la cité, ce qui suscitera un affrontement durable avec le Comte de Genève qui est le suzerain d'un territoire allant des portes d'Aix les Bains aux portes de Genève et dont la résidence principal est Annecy.

1124: Traité de Seyssel - L'empereur confirme les droits de l'évèque sur la Cité de Genève, au détriment du Comte de Genève qui renonce à ses droits sur la Cité.
1219: Traité de Desingy - Confirmation des accords de Seyssel
Ces deux traités peuvent être conidérés comme la base de la rupture entre Genève et la Savoie du Nord. 

23 mai 1387: Franchises de l'évèque Adhémar Fabri qui confirment les pouvoirs des bourgeois de la ville, constitués en Conseil Général.

1401: Le comté de Genève est vendu au Comte de Savoie Amédée VIII. Notre territoire fait désormais partie de la Savoie qui devient maître du Léman, à l'exception de la ville de Genève et des quelques enclaves que la Cité possède dans les terres de Savoie (Neydens, .....)

1416: Les Comtes de Savoie obtiennent de l'Empereur le tître du Duc.

1419: La Maison de Savoie annexe le Piémont.

1534: Sous la pression des Bourgeois de la ville, l'évèque doit quitter Genève

21 mai 1536: Genève se déclare République autonome, mettant une fin définitive aux pouvoirs de l'évèque, et adopte la réforme  - les liens avec le Saint-Empire se distendent.
Pour repousser les prétentions du Duc de Savoie, Genève s'allie à Berne. Les Bernois envahissent notre territoire: ils détruisent les chateaux des Ducs de Savoie et font régner l'ordre avec une administration "aussi raide que la justice de Berne".

1559: Fondation de l'Académie de Genève par Jean Calvin.

1563: Les Ducs de Savoie transfèrent leur capitale de Chambéry à Turin.

1589: Construction du Fort Sainte-Catherine à Songy par le Duc de Savoie Charles-Emmanuel 1er qui ambitionne de conquérir Genève et d'en faire sa capitale.

1600: Destruction du Fort Sainte-Catherine par les Genevois grace à l'aide d'Henri IV, roi de France qui, au cours de sa campagne contre le Duc de Savoie, a séjourné 3 jours à l'Eluiset où il y a reçu Théodore de Bèze.

1601: Victorieuse, la France contraint le Duc de Savoie à lui  céder le Pays de Gex au grand dam de Genève qui avait des visées sur ce territoire limitrophe, et qui voit la France s'installer à ses portes, et notamment au bord du lac, à Versoix.

12 décembre 1602: L'Escalade - Dernière tentative du Duc de Savoie de s'emparer de Genève. Parmi les défenseurs de la ville, on compte de nombreux Savoyards qui travaillent à Genève et qui prennent position contre leur duc, dont la célèbre mère Guillaume, originaire de Cruseilles qui "sauve" la ville.

21 juillet 1603: Traité de Saint-Julien - Signé par Charles-Emmanuel 1er de Savoie et Genève, il établit une paix durable entre Genève et la Maison de Savoie.

1720: Le Duc de Savoie Victor-Amédée II prend le tître de roi de Piémont-Sardaigne

1754: Etablissement de la frontière officielle entre Genève et la Savoie. A cette occasion, plusieurs petites enclaves qui appartenaient alors à Genève, comme Neydens, Valleiry et Bossey, sont échangées et deviennent savoyardes

1792: Invasion de la Savoie et de notre territoire par les troupes de la République Française.

15 avril 1798: Invasion de Genève par les troupes du Directoire - Création du Département du Léman qui réunit, pour la première fois depuis plus de mille ans, Genève et les territoires voisins du Pays de Gex et de la Savoie du Nord dans un même département, dont Genève est le chef-lieu.

31 décembre 1813: Fin de l'épopée napoléonienne - Restauration de la République de Genève, et de son indépendance, grace aux troupes autrichiennes qui viennent de libèrer Genève du joug français.

1er juin 1814: Les troupes suisses débarquent à Genève
12 septembre 1814: La Diète admet Genève, qui en a fait la demande (pour se protéger de la France), comme membre de la Confédération Hélvètique.

1815-1816: Plusieurs Traités (Vienne, Paris, Turin) redéfinissent les frontières entre Genève, la Savoie et la France. Notre territoire du Genevois est restitué à la Maison de Savoie. Le Pays de Gex reste Français. Le Genevois Savoyard  qui souhaite son rattachement à Genève essuie un refus de la Rome Protestante qui se méfie de ce territoire catholique.
19 mai 1815: La République de Genève devient le 22ème canton de la Confédération Hélvètique.
20 novembre 1815: Traité de Paris: Cession de sept communes françaises du pays de Gex, afin de relier géographiquement Genève à la Suisse, et instauration de la zone franche du Pays de Gex.
16 mars 1816: Traité de Turin - Cession à Genève de 25 communes sardes (dont Carouge) et instauration d'une seconde zone franche, dite zone sarde, pour préserver le commerce du territoire savoyard avec Genève.
NB: Lors de ces deux traités est instituée une grande zone de neutralité, voulue par le Roi de Piémont-Sardaigne, validée et garantie par les grandes puissances Européennes, qui permet la neutralisation d'une grande partie de la Savoie en cas de guerre.

1829: Création d'une nouvelle zone franche autour de Saint-Gingolph.

1848: Nouvelle Constitution Hèlvétique qui renforce le pouvoir fédéral et crée un territoire douanier unique pour toute la Suisse.

1852: Cavour devient Premier Ministre de Victor Emmanuel II et gouverne le Royaume de Piémont-Sardaigne

Juillet 1858: Accords secrets de Plombières entre Napoléon III et Cavour qui prévoient l'abandon de la Savoie à la France en échange d'une aide des Français à Victor Emmanuel II pour bouter les Autrichiens hors d'Italie.

Juin 1859: Batailles sanglantes de  Magenta et Solferino entre la France et l'Autriche - Cette boucherie décidera Henri Dunant à faire quelque chose pour les malheureux blessés.

Juillet 1859: Paix de Villafranca et démission de Cavour, remplacé par Rattazzi qui est favorable au maintien de la Savoie et de Nice au sein du royaume sarde.

Janvier 1860: Cavour revient aux affaires
Février 1860: Un fort mouvement populaire se développe dans le Chablais, le Faucigny et le nord du Genevois avec plus de 14000 signatures  pour demander le rattachement à la Suisse, et particulièrement à Genève.
20 mars 1860: Députation savoyarde à Paris pour demander, fort opportunément, à Napoléon III de ne pas accepter le démantèlement de la Savoie.
24 mars 1860: Signature du Traité de Turin qui prévoit le rattachement de la Savoie à la France sous réserve d'une consultation des populations. C'est le Plébiscite qui propose l'aggrandissement de la zone franche, dite Grande Zone, jusqu'aux Usses pour appaiser les habitants de la Savoie du Nord qui souhaitaient, eux, un rattachement à Genève.
22-23 avril 1860: Plébiscite (votation du peuple) en faveur du rattachement à la France avec l'établissement de la Grande Zone ( Vote OUI et ZONE)
14 juin 1860: La France prend officiellement possession de la Savoie

27 août - 5 septembre 1860: Voyage officiel de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie en Savoie.

1863: Fondation de la Croix Rouge à Genève

1870- Défaite de la France face à la Prusse - Exil de Napoléon III - Nouvelle pétition dans 54 communes de  Savoie du Nord pour demander le rattachement à la Suisse.

1914-1918: 1ère Guerre Mondiale - Notre territoire paie un lourd tribut à sa nouvelle patrie, tandis que Genève et la Suisse restent neutres.

1919: Traité de Versailles: Remise en cause par la France de la Grande Zone et de la neutralité de la Savoie du Nord (qui sera finalement abandonnée en 1928, sans consultation des populations)

28 avril 1919: Choix de Genève comme Siège de la Société des Nations voulue par le Président Américain Woodrow Wilson

1921: Accord entre les gouvernnements Suisses et français sur la zone franche
1922: Votation populaire en Suisse qui refuse cet accord.
10 octobre 1923: Suppression unilatérale par la France de la Grande Zone - Fort mécontentement à Genève et dans le genevois français

1932: Inauguration du Téléphérique du Salève

1er janvier 1934: Restauration de la zone franche  - Suite au recours de Genève devant les instances internationales, la France est contrainte de restaurer la zone le 1er janvier 1934, mais dans ses limites de la petite zone sarde de 1816.

1939-1945: 2nde Guerre Mondiale - Notre territoire fait partie de la zone libre jusqu'en 1942 . Saint- Julien sera libéré le 16 août 1944, après l'incendie de Valleiry par les Allemands en retraite. 

1945: Désignation de Genève comme le Siège Européen de l'ONU.

1984: l'Union Européenne accorde l'exonération des droits de douane sur les produits d'origine Suisse.

5 décembre 2007: Signature du Projet d'Agglo Franco-Valdo-Genevois

2010: Constitution de l'ARC

 

Un grand merci à Claude MEGEVAND, président de la Salèvienne, aux travaux duquel je dois un grand nombre des informations publiées ci-dessus et qui a su me donner goût à l'histoire de notre territoire.

05/10/2010

L'avenir de notre territoire: devenir complémentaire et trouver des synergies avec ce qui se fait en Suisse voisine

Lors de nos nombreux meetings à la CCG, nous recherchons les axes de développement économique qui permettront une création d'emplois et de richesses sur notre territoire. A ce stade, deux axes majeurs ont été retenus:

* Les industries de bio-technologie
* Le tourisme d'affaires

Convaincu que notre avenir est intimement lié à celui de Genève, il me parait opportun de réfléchir à des vecteurs de développement qui viennent en complément et en support de ce que Genève entend faire. A ce titre, il m'a paru opportun de faire connaître aux lecteurs de ce blog l'une des pistes que Genève entend suivre pour assurer son avenir économique, en reproduisant un article posté sur le site économique du canton de Genève.

Avis aux entrepreneurs!....

 

Cleantech: un pôle d'excellence pour Genève et la Suisse occidentale

Le département des affaires régionales, de l'économie et de la santé (DARES) dévoile aujourd'hui les conclusions d'un rapport d'analyse portant sur la création d'un pôle d'excellence Cleantech à Genève et en Suisse occidentale. Fruit d'une réflexion menée par M. Claude Béglé, directeur général de la société SymbioSwiss et auteur de l'étude commandée par le DARES, ce rapport met en évidence les atouts spécifiques de Genève et de sa région pour la création d'un centre d'excellence dans les technologies propres.

Ce mandat témoigne de la volonté de concrétiser un projet prioritaire pour le DARES. "Renforcer le Cleantech s'inscrit dans les objectifs de cette législature", explique Pierre-François Unger, conseiller d'Etat en charge de ce département. "Il s'agit notamment de soutenir le développement d'entreprises technologiques et de services à forte intensité de connaissance sur le sol genevois, de promouvoir l'innovation - véritable moteur de croissance et de différentiation - et de soutenir la diversification du tissu économique - gage de stabilité économique", précise-t-il.

 
L'analyse révèle que Genève et la Suisse occidentale disposent d'atouts réels pour établir un centre de compétences Cleantech de portée internationale. Outre une forte volonté politique, le canton peut compter sur un tissu académique de qualité, un sens de l'innovation développé, un réseau d'entreprises performantes qui investissent de plus en plus dans ce secteur, des institutions bancaires sensibilisées à la question du développement durable, la présence de nombreuses organisations internationales actives dans ce domaine et de traders en énergies propres.
 
"Le fait que Genève se retrouve ainsi au point de convergence entre tant d'acteurs-clé engendre un faisceau unique d'opportunités. C'est ce qui nous a amenés à formuler une stratégie innovante et à proposer le lancement du "Catalyseur Cleantech de Suisse occidentale"", explique Claude Béglé, auteur du rapport remis au DARES.
 
Les axes de développement proposés se fondent sur cinq modules interdépendants qui forment un ensemble cohérent:
  • La mise sur pied d'un incubateur de recherche appliquée et de développement;
  • La mise en place de conditions-cadre pour que les sièges de sociétés Cleantech (y compris la fonction R&D / propriété intellectuelle) viennent s'établir en Suisse occidentale;
  • La création d'un centre international de réflexion sur les corporate policies en matière de développement durable et de Cleantech;
  • L'ouverture de l'incubateur à des pays ne réunissant pas les conditions-cadre suffisantes, avec création d'instituts régionaux;
  • Le développement des activités financières liées aux Cleantech et certificats de "carbon offset trading".
  
Pour tout complément d'information:

M. Jean-Charles Magnin, Directeur, Direction générale des affaires économiques, DARES
jean-charles.magnin@etat.ge.ch; tél. +41 22 546 88 58

25/09/2010

Patrimoine et histoire de notre territoire: Songy - Le Fort

 

Fort Ste Catherine.jpg

 

Au sortir de St Julien vers Viry, juste après le franchissement de l'autoroute, sur la gauche, les observateurs pourront découvrir le panneau de signalisation qui indique Songy-Le Fort. Je ne suis pas sur que les habitants du Genevois connaissent la raison de l'appellation de ce lieu-dit. Aussi pour ceux que l'Histoire interesse, je me propose de vous conter l'histoire du Fort Sainte-Catherine qui occupa ce lieu entre 1589 et 1601. Son histoire est d'autant plus interessante qu'elle permet de mieux comprendre la relation ambigue qui nous lie à Genève.

Charles Emmanuel.jpgA cette époque, c'est Charles-Emmanuel Ier de Savoie, dit le Grand, fils d' Emmanuel-Philibert, duc de Savoie et prince de Piémont, et de Marguerite de France (la plus jeune des filles de François Ier) qui règne sur le Duché de Savoie. Allié à l'Espagne par son mariage, il a profité des guerres de religion pour s'emparer du marquisat de Saluces (1588) et il a reçu des Ligueurs le titre de comte de Provence (1590). Dans les premières années de son règne, il s'enhardit de nombreuses fois à attaquer le Dauphiné et les possessions françaises, poussant même jusqu’à Fréjus en 1590, et s’emparant de Draguignan et d’Aix; mais il est battu le 17 septembre 1591 à Pontcharra par Lesdiguières, ce qui ne l'empêche pas d'attaquer à nouveau les possessions françaises, et de prendre le fort d'Exilles en 1593. A la même époque Charles-Emmanuel projette de faire de la riche et prospère cité de Genève la nouvelle capitale de son duché.

Après avoir saisi toutes les créances des marchands, des bourgeois et des banquiers de Genève sur les sujets savoisiens, et souhaitant imposer sa force à la cité de Calvin, il décide alors la construction d'un château fort qui au cours de ses 11 ans d'existence, entre 1589 et 1601, deviendra peu à peu l'une des forteresses majeures du Duché de Savoie; Ce fort, considéré comme une "épine perpetuelle" plantée à sa porte, suscitera à Genève une crainte non dissimulée. Crainte qui aura pour effet de convaincre les Genevois d'entreprendre des manoeuvres diplomatiques vis à vis du Royaume de France et de son roi Henri IV afin que celui ci les débarasse de cette menace.

Henri IV.jpgC'est ce qui va se produire quand Henri IV, à la tête de son armée viendra attaquer le Duc de Savoie, et vainqueur de leur confrontation, contraindra celui-ci à accepter un arrangement qui verra la France, par le traité de Lyon en 1601,  s'adjuger le Bugey, le Valromey et le Pays de Gex, au grand dam des Genevois qui convoitaient ce dernier territoire. Il faut dire que le Duc l'avait bien cherché en allant provoquer le Bon Roi Henri dans son palais de Fontainebleau fin 1599 et intriguant avec l'un des princes  de la Cour, le maréchal De Biron, pour le renverser.

 

 

henri IV et Michel Roset.jpg

 

Lors de cette campagne qui commence au printemps 1600, Henri IV séjourna plusieurs fois à Chambéry, mais il tint aussi quartier au hameau de l'Eluiset, à deux pas du fort qu'il s'est mis en tête de prendre, pour satisfaire les demandes de Genève. A cette époque, le carrefour des "Champs de la Croix" situé à L'Eluiset était un carrefour majeur puisque s'y croisaient les routes principales qui reliaient Lyon à Milan d'une part, et Grenoble à Lausanne de l'autre. Il installe son Quartier Général à la maison forte de l'Eluiset le 2 décembre 1600 et y séjournera quelques jours au cours desquels il recevra les syndics de la ville puis l'émissaire Genevois Théodore de Bèze, venu lui rendre hommage et plaider la cause des Genevois. Le vieillard obtiendra d'ailleurs satisfaction puisque les Français, une fois le fort conquis, permettront aux Genevois de démanteler pierre à pierre cette noble forteresse, et de faire par la même disparaître la menace qui planait sur leur ville.

Eluiset.jpg

Il n'est pas anodin de signaler que le fort, réputé imprenable, se rendit sans combattre le 17 décembre 1600; Henri faisant preuve d'une grande habileté en convainquant les défenseurs du fort de se rendre sans livrer bataille, alors que les troupes du Duc de Savoie étaient bloquées par la neige dans la vallée de la Tarentaise. Suite à quoi, le fort fut remis à la République de Genève qui par deux fois en janvier 1601, mobilisa ses citoyens pour démanteler, pierre après pierre, l'un des plus importants édifices militaires de la région.

 

fort ste catherine2.jpg



 

A la suite de cet épisode, le Duc de Savoie tentera bien une ultime tentative de prendre Genève, avec la fameuse "cagade" de l'Escalade. Mais son expédition hasardeuse du 11 décembre 1602, composée de mercenaires espagnols, menés par d'Albigny échoua lamentablement. En 1603, il sera contraint de signer avec Genève le traité de Saint-Julien garantissant à la cité protestante la paix et nombre de droits. Ce sera d'ailleurs la dernière fois que les Ducs de Savoie se montreront hostiles envers Genève.

Pour ceux que ce résumé a interessé et qui souhaitent en savoir plus sur le sujet, je recommande la lecture de l'excellent livre de Michel Chevalier sur le fort Sainte-Catherine publié dans la collection des Echos Saléviens par la société d'histoire La Salévienne.

01/07/2010

Genève: la crise connais pas!

Alors que la France se débat dans des déficits publics inextricables (80% du PIB), la bonne gestion helvète fait des envieux de ce coté de la frontière.

Ci dessous un article publié dans La Tribune de Genève qui nous laisse réveurs.....

tdg1.JPG
tdg2.JPG

09:48 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : genève, finances publiques | | | Digg! Digg | | |  Facebook

10/06/2010

l'UEFA tacle l'ETG en disant non à Genève

Platini.jpgL'UEFA vient donc de rendre son verdict: alors que tout le monde était d'accord pour que l'ETG joue ses matches de Ligue 2 à Genève, à moindre frais donc, et pour le plus grand plaisir des supporteurs du club chablaisien, l'UEFA, basé en Suisse a suivi l'avis de son président français en votant l'interdiction pour le club savoyard de jouer dans la cité de Calvin. L'instance du football européen justifie sa décision en expliquant que "l'organisation du football sur une base nationale territoriale constitue un principe fondamental et une caractéristique bien établie du sport et que ce principe est également reconnu par la Commission Européenne" et qu'elle craint "d'être confrontée à des demandes similaires, à chaque fois qu'un club invoquerait une raison quelconque d'aller jouer ses matchs " à domicile" dans un autre pays".

Donc, si je comprends bien, le rugby n'est pas un sport puisque Biarritz joue régulièrement ses gros matches dans le stade de San Sebastien, en Espagne, et que cela ne semble pas causer un problème majeur aux instances de ce jeu.

On ne manquera pas de s'étonner du paradoxe qui voit l'UEFA refuser de laisser jouer 11 joueurs français devant un public français à Genève, ville frontière de la France (où, je le rappelle l'aéroport a une double nationalité) mais accepter sans broncher que 11 joueurs non britanniques défendent les couleurs du club anglais d'Arsenal, il est vrai dans un stade anglais.

Une preuve supplémentaire de la débilité de ces instances du foot qui, par ailleurs refusent le recours à la vidéo et acceptent ainsi l'injustice flagrante dans les décisions arbitrales (souvent d'ailleurs au profit des clubs les plus riches). A force de conservatisme et de rigidité, et de toujours privilégier le foot business, il ne serait pas surprenant que ce sport ne subisse à l'avenir une lente dégradation dans l'affectif du public.

En tous cas, la première victime aujourd'hui n'est autre que le club d'EVIAN-Thonon-Gaillard, qui dans cette affaire va perdre chaque semaine quelques centaines de spectateurs, suivi bien évidemment de près par le contribuable savoyard qui va devoir mettre la main à la poche (via les subsides du Conseil Général)pour remettre le stade d'Annecy aux normes ( 1.1 M € de travaux estimés). Mais bien sûr, cela ne dérange guère ces beaux messieurs de l'UEFA dans leur "chateau de verre" qui surplombe le lac Léman. Circulez, y a rien à voir, comme l'aurait dit quelqu'un qui nous manque beaucoup.

Siege UEFA.jpg

11:52 Publié dans Société, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : platini, uefa, etg, genève, arsenal, biarritz, football | | | Digg! Digg | | |  Facebook

28/05/2010

28/5/10: Genève capitale du foot Européen grace à l'UEFA

Journée importante pour le foot français, aujourd'hui à Genève.

L'UEFA décidera si elle autorise l'ETG à jouer ses matches de Ligue 2 Française à Genève: espèrons que Michel Platini et les siens ne s'opposeront pas à ce projet qui fait désormais l'unanimité en france.

Sarko Euro 2016.jpg

Plus important, c'est ce qui justifie d'ailleurs la visite de Nicolas Sarkozy accompagné de Rama Yade et de Zidane dans la cité de Calvin, l'UEFA annoncera officiellement à 13:00 qui aura l'honneur d'accueillir l'Euro 2016 de football. Une lutte qui s'annonce serrée entre les 2 meilleurs dossiers, celui de la France d'un coté, et celui de la Turquie de l'autre; à moins que l'outsider italien ne vienne rafler la mise au nez et à la barbe des 2 favoris.

Réponse aux alentours de 13:00

09:36 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : genève, uefa, euro 2016, sarkozy, football | | | Digg! Digg | | |  Facebook