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12/03/2013

Y a t-il trop de communes en France?

La semaine dernière, j'ai eu l'occasion de discuter longuement avec André Duval, sur l'opportunité, voire la nécessité impérieuse de réduire le nombre de nos communes en France. J'ai alors trouvé en André un farouche opposant à une telle réforme, ce qui n'a pas manqué de me surprendre quand on sait qu'André Duval a été successivement(et non à la fois*) maire de Chenex et Président de la Communauté de Communes du Genevois. C'est pourquoi j'ai souhaité lui donner la possibilité d'exprimer ici son opinion iconoclaste, mais qui ne manque pas d'interet.

 

Les communes françaises

Sont elles trop nombreuses ?

 

Depuis plusieurs dizaines d’années il est question de faire disparaître notre riche réseau de communes. Les raisons invoquées ne reposent jamais sur des études précises ou des analyses approfondies, mais sont bien souvent éloignées du sujet, ou superficielles, ou fondées sur des comparaisons partielles. Nous allons essayer d’en faire le tour pour les débusquer et montrer que, comme la population le ressent, ces collectivités sont celles qui donnent le mieux le sens de la démocratie.

 

Commençons par l’argument que l’on entend souvent et qui est le plus facile à démonter : le mille-feuille de nos administrations. Si nous nous en tenons aux collectivités locales le nombre de niveaux est partout à peu près le même. En Allemagne  nous trouvons en allant de bas en haut les communes, les arrondissements (Kreiss), les régions (les Länder), l’Etat fédéral. Mais, bien souvent, les villages d’origine ont conservé quelques pouvoirs avec une assemblée élue.  Dans le canton de Vaud qui est très comparable à notre Haute-Savoie en nombre d’habitants et en superficie, nous avons les communes, les districts, les cantons puis la confédération. Les communes y disposent de six à sept formes de collaboration, les équivalents de nos EPCI. Alors pourquoi ce sentiment en France ? A cause de la centralisation administrative.

 

Comment expliquer la centralisation  administrative ? Dans un pays qui en est dépourvu, tous les problèmes de la vie courante peuvent être traités par un service communal, car même si les institutions de niveau supérieur assument une responsabilité sur le sujet concerné, celles-ci vont la déléguer à l’entité inférieure, l’Etat à la région, la région au département, le département à la commune, avec  des règles intégrant leurs politiques. En France cette délégation n’existe pas et chaque institution voudra intervenir jusqu’au citoyen, souvent sous forme d’une territorialisation de services ad hoc, ainsi en est-il des services sociaux du département « cantonalisés », mais aussi des sous-préfectures et des préfectures. Le citoyen français devra alors pour résoudre son problème s’adresser aux institutions de chaque niveau. Par exemple s’agissant de problème de garde d’enfants, il devra s’adresser aux Allocations Familiales, institution dépendant de l’Etat, aux services territorialisés de la petite enfance dépendant du département, puis au relais assistante maternelle dépendant de la communauté de communes. Il est clair que dans ce cas l’administré a de bonnes raisons d’être exaspéré devant une telle désorganisation. Par ailleurs ce système est très cher pour la collectivité avant d’être très coûteux en temps et déplacement pour l’utilisateur. Dans une organisation vraiment décentralisée, grâce au principe de délégation, la personne intéressée n’aurait eu à se rendre qu’à un seul endroit pour trouver la solution à son problème, le plus souvent un service de sa commune ou de sa communauté de communes. Elle ne se serait pas aperçue de l’existence d’un soi-disant mille-feuille.

 

Le deuxième argument très journalistique : le nombre de communes en France serait exagérément grand par rapport à celui des autres pays européens. Faisons la comparaison avec des territoires qui nous sont proches. L’Allemagne a effectivement beaucoup moins de communes que la France, 12 227 contre environ 36 000. Plusieurs observations : le territoire germanique est plus petit que la France de l’ordre de 30 %. Ensuite, par le fait d’une plus grande densité démographique, le nombre d’agglomérations y est forcément plus réduit par le phénomène d’agrégation. Néanmoins, 57 % des communes allemandes ont moins de 2 000 habitants  et 22 % ont moins de 500 habitants. Enfin ce nombre de communes n’est pas très également réparti. Observant l’Etat de Rhénanie Palatinat qui jouxte la France et qui s’en rapproche par sa géographie relativement plus rurale, pour 4 millions d’habitants le nombre de ses communes s’élève à 2 306 dont 1 610 ont moins de 1 000 habitants. Pour ce land le rapport du nombre de communes au nombre d’habitants est plus ou moins équivalent à celui de notre pays. Continuons cette comparaison avec un canton suisse, celui de Vaud, qui est proche par le nombre d’habitants, 697 802 et par la superficie 3 212 km², du département de la Haute-Savoie, respectivement 740 000 habitants et 4 234 km². Le nombre de communes y est de 375 dont 18 ont moins de 100 habitants, 186 moins de 500, 265 moins de 1 000, alors que celui du département cité est de 294 communes. Nous pouvons continuer avec le pays d’Aoste qui nous reste proche par l’histoire, cette région autonome de 120 000 habitants et 3 263 km² a 72 communes dont 28 ont moins de 500 habitants et 44 moins de 1000. Avec ces données on peut voir que l’argument du nombre excessif de communes dépend du mode de comparaison que l’on adopte.

 

Troisième argument : toutes ces communes sont trop coûteuses. Alors faisons des analyses statistiques, et qu’en tirons-nous ? Deux observations majeures : en France les charges de fonctionnement par habitant comme les charges de personnel croissent avec le nombre d’habitants, les investissements par habitant sont plus stables (1). Cela veut dire que les fusions de communes sont sources de coûts supplémentaires et non d’économies. On peut argumenter sur le fait que les services sont plus importants dans une ville plus grande, mais avec l’intercommunalité cet effet a tendance à disparaître puisque ces services sont de plus en plus pris en charge par la communauté de communes. Et dans tous les cas et à moins d’avis contraire des populations concernées, celles-ci préfèrent garder leurs communes au risque de bénéficier de moins de services, plutôt que subir la centralisation et des coûts plus élevés. Il est intéressant de revenir au cas allemand ; comme les statistiques sont données par land, on peut faire une comparaison et il en ressort que le coût par habitant, pour la somme des dépenses par les länder et les communes, est inférieur en général dans les régions où il y a plus de communes, ce qui est le cas pour l’exemple de la Rhénanie Palatinat où la dépense par habitant est de 4590 € alors que la moyenne est de 5062 €. Pour être encore moins discutable les coûts de fonctionnement des communes seules sont aussi moindres que la moyenne. Cet argument est donc injustifié là aussi.

 

Alors que reste-t-il pour vouloir faire disparaître ce réseau de lieux de démocratie très vivante ? Deux expériences récentes : l’une dans le cadre d’une discussion à l’intérieur d’un parti, l’autre à Genève. La première dans une réunion à Paris où de nombreux participants disaient qu’il fallait en finir avec ce grand nombre de communes ; quand il leur est demandé de donner leurs arguments, un juriste de renom répond : ces maires ruraux jouent un rôle trop important dans les élections sénatoriales, en en diminuant le nombre cet effet s’amenuiserait.

La même question est posée à un membre de la Constituante genevoise, en cours de réflexion actuellement, qui voulait demander la réduction du nombre de communes à Genève : ces maires des petites communes jouent un rôle trop important du fait de leur nombre, répond-il. En réalité ceci démontre que la réduction du nombre de communes n’est pas demandée par les intéressés eux-mêmes qui se plaindraient du peu de services offerts par leur commune, mais par les urbains jaloux de la démocratie mieux vécue dans les petites communes.  

 

Après avoir démonté les faux arguments de ceux qui veulent éliminer les petites communes, il nous reste à expliciter pourquoi elles devraient subsister. Il faut alors revenir aux principes de la démocratie et en particulier à celui de la subsidiarité qui veut que chaque responsabilité soit assumée au plus près de la population concernée. Ainsi en France la commune assume la responsabilité de ses écoles primaire et maternelle, de la cantine et de son service de garderie, de son aménagement grâce au PLU, de son réseau de distribution de l’eau potable, de son réseau de routes et chemins, de l’animation de sa propre population, et pour ce faire,

d’équipements locaux tels que salle communale, terrains de sport, etc. Mais plus important encore, elle est la réalisation de la vie démocratique vécue au plus près.

 

Revenons à la règle avant d’en déduire les avantages. Tocqueville écrit : « De là cette maxime que l’individu est le meilleur comme le seul juge de son intérêt particulier et que la société n’a le droit de diriger ses actions que quand elle se sent lésée par son fait, ou lorsqu’elle a besoin de son concours…. La commune prise en masse et par rapport au gouvernement central n’est qu’un individu comme un autre, auquel s’applique la théorie que je viens d’indiquer ».

 

Pour les avantages citons le philosophe humaniste Yves Simon, appuyé par un autre philosophe humaniste ayant participé à la rédaction des droits de l’homme après la deuxième guerre mondiale, Jacques Maritain : «… savoir que toute fonction qui peut être assumée par l’inférieur, doit être exercée par l’inférieur, à peine de dommage pour l’ensemble tout entier. Car il y a plus de perfection dans un ensemble dont toutes les parties sont pleines de vie et d’initiative que dans un ensemble dont les parties ne sont que des instruments traversés par l’initiative des organes supérieurs de la communauté ». Dans le même sens Tocqueville écrit : « Or ôtez la force et l’indépendance de la commune, vous n’y trouverez jamais que des administrés et point de citoyens ». Il dit à un autre endroit : « Les institutions communales sont à la liberté ce que les écoles primaires sont à la science ; elles la mettent à la portée du peuple. …. Sans institutions communales (libres) une nation peut se donner un gouvernement libre, mais elle n’a pas l’esprit de liberté. » Donc nous pouvons facilement admettre que l’exercice de l’autonomie communale est propre à former les citoyens à la liberté, à l’initiative, à la création. Par opposition la centralisation administrative « n’est propre qu’à énerver les peuples qui s’y soumettent, par ce qu’elle tend sans cesse à diminuer parmi eux l’esprit de cité ».

 

On doit ajouter au nombre des avantages à l’application du principe de subsidiarité tel que défini ci-dessus, l’efficacité. Il n’y a aucune économie d’échelle à vouloir gérer par une même administration des objets différents et distants. Les économies d’échelle n’existent qu’à la condition de rassembler en un seul élément plusieurs éléments dispersés. Dans l’autre cas le phénomène d’entropie intervient, comme il le fait dans toute administration qui grossit. Plus elle est importante plus elle se perd dans son organisation propre, plus elle doit passer de son temps à se coordonner, à se gérer. Nous avons là au moins une partie d’explication au coût croissant par habitant du personnel lorsque le nombre d’habitants d’une commune croît, ce que l’on a observé plus haut en France et en Allemagne.

 

Ainsi il apparaît clairement que la volonté de réduire le nombre de communes non seulement ne repose sur aucun argument valable mais en plus va à l’encontre de l’intérêt général : esprit de citoyenneté, efficacité. Nous avons fait appel au principe de subsidiarité, nous ne le récusons pas concernant les communautés de communes, il y a effectivement des responsabilités qui doivent être assumées à cette échelle et la décentralisation administrative devrait conduire à lui donner encore plus d’importance. Pour revenir à l’Allemagne les dépenses communales, qui peuvent correspondre à celles des communes augmentées de celles des communautés de communes françaises, sont très nettement supérieures à celles enregistrées en France, alors que la dépense cumulée de tous les échelons y est presque inférieure. La raison en est évidemment l’absence de centralisation administrative, comme le pays s’en félicite.

 

André Duval

 

Quelques annexes pour étayer l'argumentation d'André

 

Exemples pour comparaison

 

 

andré duval,communes,intercommunalité,ccg,ifrap,mots croisés



 

Duval article.JPG


 

Duval article2.JPG


Il n'est pas anodin de noter qu'hier soir, invitée de l'émission Mots Croisés sur France 2, Agnes Verdier-Molinié de l'IFRAP ( Institut Français pour la Recherche sur  les Administrations Publiques) reprenait les thèmes d'André Duval en indiquant que les différentes strates de l'Administration Publique étaient incapables de déléguer une compétence au niveau inférieur sans continuer à se méler de la gestion de celle-ci, créant par là même les doublons et les surcouts, sans parler de l'inefficacité, qu'André Duval dénonce dans son texte.

 


Si le texte d'André ne me fait pas changer d'avis sur la nécessité de fusionner les toutes petites communes (moins de 500 habitants), je reconnais qu'il y a beaucoup de vrai dans ce qu'il écrit, et en particulier sur les méfaits de la centralisation administrative.Toute nouvelle réforme devrait en tenir compte. Quant à la démocratie, il est clair qu'aujourd'hui le transfert des compétences de la commune à l'intercommunalité, dont les élus ne sont pas directement élus par le peuple, constitue une régression.


C'est pourquoi, si je considère qu'il est normal de donner les compétences techniques telles que  Eau, Assainissement ou Déchets à la Communauté de Communes, je suis farouchement opposé au transfert de la compétence Petite Enfance de la commune à l'intercommunalité.  Toute compétence qui s'occupe de l'humain doit rester au plus près de la population.


C'est pour cette raison que je m'opposerai à ce transfert de compétence qui est programmé pour cette année dans notre canton .

 


* Rappelons qu'une fois élu à la Présidence de la CCG, André Duval décida de démissionner de son poste de maire de Chenex, fonction qu'il reprit après avoir abandonné la présidence de la Communauté de Communes du Genevois.

09/03/2013

La vie à St Julien vue par Le Figaro

Voici un article paru dans Le Figaro du 6 mars 2003. Un témoignage interessant qui dévoile comment un journaliste "parisien" voit notre ville. Même si tout n'est pas rose dans ce qu'elle décrit, on ne peut s'empécher de penser que de tels articles concourrent à convaincre encore plus de jeunes français à venir tenter leur chance dans notre territoire. Ce qui ne va pas aider à apaiser la pression immobilière ni à résoudre les problèmes de circulation qui nous pourissent la vie.

La Suisse, paradis de l’emploi des jeunes frontaliers

Plus de 50.000 jeunes Français traversent la frontière pour profiter des hauts salaires suisses tout en s’acquittant de loyers plus modérés en France. Témoignages.

 

Ils font l’aller-retour tous les jours, sans regarder en arrière. Sophie habite en Haute-Savoie à Saint-Julien-en-Genevois mais travaille à Genève .Pour parcourir les 8 kilomètres qui séparent les deux villes, elle met parfois une heure voire deux à cause des embouteillages. Tous les matins, une armée de pare-chocs français se rue vers la Suisse .Chaque année, ils sont toujours plus nombreux à construire leur vie professionnelle au-delà de la frontière. Fin 2012, la moitié des 264.000 étrangers travaillant en Suisse est française. Parmi eux, 50.200 jeunes de 20 à 29 ans.

Trajets quotidiens pour salaire de rêve

Depuis le balcon de leur appartement à Saint-Julien, Sophie et son compagnon ont vue sur Genève. Travaillant à seulement quelques kilomètres l’un de l’autre, leurs salaires font le grand écart. Si tous les deux sont ostéopathes, Sophie gagne 5500 euros nets par mois quand son ami n’en touche que 2000 en France. Situation qu’elle qualifie de «complètement incohérente, hallucinante». Lassé, son copain a voulu se faire lui aussi sa place au soleil: il a été embauché en Suisse et commence la semaine prochaine.

A Saint-Julien, un tiers des habitants s’exporte au pays du chocolat et trouve ça «bizarre de travailler en France». Bonnes paies d’un côté et loyers moins chers de l’autre, le pouvoir d’achat n’en est que meilleur. Les jeunes ont vu leurs parents à l’oeuvre durant des années et suivent le mouvement une fois sur le marché de l’emploi. «Une fois le diplôme en poche, on cherche directement en Suisse», confie Matthias. Chaque jour, cet ingénieur en aménagement du territoire prend sa voiture puis deux trains pour arriver au travail. Un trajet largement rentabilisé: à poste et horaires équivalents, il empoche 1500 euros de plus que dans l’Hexagone. Si bien qu’il a déjà acheté son propre appartement en France à seulement 26 ans. «Je rembourse 850 euros mensuels, détaille-t-il. Avec un salaire français, je n’aurais jamais pu être propriétaire si vite».

L’assurance santé, «spéciale frontalier», ne leur coûte qu’une centaine d’euros par mois. Pour le moment. En 2014, le régime pourrait changer et la couverture maladie s’élever à 8% de leurs revenus dorés, ce qui reviendrait à 440 euros mensuels pour Sophie. La jeune femme a déjà étudié le problème. «Au pire, on se fait domicilier en Suisse. Le coup de l’installation fictive, c’est très simple». Tranquille.

«Les Suisses ne veulent pas se salir les mains»

Mais de l’autre côté de la frontière, les Français n’ont pas la cote. Même s’il ne s’élève qu’à 5%, le taux de chômage genevois est le plus mauvais du pays. «Les Suisses pensent qu’on ne fait que leur voler leurs emplois et boucher leurs routes, raconte Matthias. On est leurs immigrés: les responsables de tous les maux».

Aucun scrupule pour ces jeunes Français qui estiment être de la main d’oeuvre bon marché et volontaire. «Les Français font les boulots que les Suisses ne veulent pas faire comme secrétaire ou caissier» continue Matthias. Il y a quelques années, Sophie était serveuse dans un bar suisse, payée 17 euros de l’heure. près de deux fois le Smic horaire français. «Ici, c’est très mal payé! atteste pourtant Sophie. Personne ne voudrait le faire». Son employeur actuel est venu recruter jusque dans son école à Lyon .Il voulait des jeunes prêts à travailler soirs et weekends, pas comme les jeunes Suisses «trop attachés à leur confort».

Même son de cloche chez Frédéric* ,un ancien employé du Golf Club de Genève, qui dénonce même une stratification des postes par nationnalité. «Les locaux ne veulent pas se salir les mains. Ils occupent les hauts postes, les Français ont les intermédiaires: serveurs, barmans, maîtres hôteliers. Et dans l’ombre, à la plonge ou au ménage, ce sont les Portugais, les Espagnols. Sur les chantiers, les Albanais et Kosovars». Il faut tenir la pression: en Suisse, une «incompatibilité d’humeur» avec le patron peut valoir un licenciement .Mais tout justifie un tel salaire, qui leur permet de construire ensuite des villas de rêve dans leur pays natal. «C’est simple: tous ceux qui veulent être proprio vont en Suisse», conclut Frédéric.

Effet boomerang: les Suisses s’installent en France

L’opportunisme marche dans les deux sens. Les Français bénéficient des salaires opulents et les Suisses de la France à prix cassés. «Sur les parkings des supermarchés et centres commerciaux, il y a plein de plaques d’immitriculation suisses», a observé Matthias. En plus des courses alimentaires, certains viennent carrément s’installer en France ,où les loyers sont 30 à 40% inférieurs qu’à Genève d’après Matthias.

Résultat, la pression immobilière traverse elle aussi la frontière. Saint-Julien a beau être une ville dortoir sans un seul bar, Sophie et son copain paient 850 euros par mois pour 35 mètres carrés. Ils n’envisagent pourtant pas de s’installer en Suisse, où «il n’y a rien en dessous de 1600 euros». Elle se demande juste «comment font les jeunes Français qui habitent et travaillent ici». Frédéric pourrait lui répondre aisèment: il vit toujours chez ses parents .

Lucille QUILLET

Cet article n'est pas loin de la réalité que nous vivons au quotidien. Je ne peux cependant m'empécher de penser que la façon dont la journaliste dépeint notre ville, "ville dortoir sans un seul bar" donne du crédit à mon intervention en Conseil Municipal où j'avais osé dire que st Julien était une ville morte. Ce qui m'avait valu des cris d'orfraie de la part des adjoints de la culture et de la vie locale, m'interpellant que je n'avais pas le droit de dire une chose pareille. Je n'ai jamais sous estimé les efforts faits par la Municipalité, et surtout les Associations, pour dynamiser la ville, mais à l'évidence, il faudra en faire plus, ou différemment pour éviter de voir notre ville traitée ainsi. Comme quoi il serait temps que les élus de la majorité voient les choses comme elles sont vécues par les habitants et non pas en fonction de leurs propres perceptions.

17:50 Publié dans Genevois Savoyard, Saint-Julien, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vivre à st julien, paradis frontalier | | | Digg! Digg | | |  Facebook

15/02/2013

Quand la sélection a du bon

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Nombreux sont ceux qui, comme moi, se sont étonnés des succès de la natation française depuis 10 ans et qui se félicitent aussi des nouveaux succès du ski français lors des championnats du monde qui se déroulent en ce moment à Schladming.

Or, à écouter les DTN de ces 2 sports, la raison en est simple: Tant la natation que le ski ont élevé le niveau d'exigence demandé aux sportifs français pour les enrôler dans les compétitions internationales. Conséquence directe: fini les ballades en touristes de sportifs français " amateurs" qui ne brillaient que par leur présence et non par leurs résultats. Désormais, dans ces deux sports, seuls sont habilités à concourir ceux qui ont une réelle chance de gagner ou au moins de briller. Mieux, et on l'a vu ces derniers jours, ce sont parfois les remplacants de dernière minute qui, lorsqu'ils sont appelés à remplacer un titulaire en incapacité de concourir, gagnent des médailles comme ce fut le cas avec le skieur Gaulthier de Tessières en début de semaine.

Une telle réussite prouve bien que nous Français sommes capables de gagner, si les conditions de sélection et d'émulation sont réunies.

Quand l'Education Nationale sera t-elle prête à s'inspirer de ce qui marche si bien dans le sport pour relancer l'entreprise France, avec un niveau de compétences à la sortie des écoles digne de la compétion internationale.

Je suis abasourdi par le niveau de connaissances, voire même du iveau de français qu'ont les jeunes à la sortie du lycée. C'est un déclin constant depuis plus de 40 ans, depuis mai 68, pour êtr exact.

Si la "révolution" de ce joli mois de mai a eu du bon, en faisant évoluer la société vers plus de liberté et plus d'épanouissement personnel, cela ne doit pas nous empecher de critiquer les effets pervers induits par cette soif de liberté. Et au premier rang, la chute sans fin de notre système d'éducation qui s'est à ce point dégradé que l'Education Nationale n'arrive plus à séduire et à attirer le nombre nécessaire de professeurs pour assurer les besoins de formation de notre jeunesse.

A mon époque, il y avait les distinctions pour les meilleurs élèves, le prix d'excellence et les prix d'honneur tout comme il y a les médailles pour un podium sportif. Il n'est pas humiliant pour le dernier de la course que le premier soit honoré et médaillé. Alors pourquoi ne pas appliquer ce qui marche dans le sport à notre vie scolaire.

On pourrait facilement décider que seuls les 3 premiers seraient honorés et qu'il n'y aurait pas de classement pour les autres élèves. Ainsi on tirerait le niveau vers le haut sans pointer du doigt ceux qui ont plus de mal.

Une réforme simple, peu couteuse, qui remettrait au gout du jour le mérite et l'effort. De tels systemes sont pratiqués en asie, et je garantis que les petits Chinois ou Thais ou autres Coréens ne siont pas plus brimés que nos chères têtes blondes; mais pour ce qui est de leurs connaissances, il n'y a pas photo.

natation,ski,Schmalding,sélection,éducation nationale,Vincent PeillonSi nous ne voulons pas un jour vivre sous le joug économique et financier de l'Orient, il est grand temps de nous reprendre et de remettre l'école à niveau. Et pour ce faire, nous ne ferons  pas l'économie d'un retour de la discipline et de l'autorité du maître. Allons Mr Peillon, un peu de courage!....

 

01/02/2013

L'Entreprise est l'avenir des Français

Même si depuis quelques temps, on parle beauucoup de problèms sociétaux, comme le mariage pour tous ou le droit de vote des étrangers, ne nous laissons pas abuser, le problème crucial qui doit faire l'objet de toutes les attentions de notre gouvernement, c'est de casser la spirale négative qui, depuis 30 ans, entraine  inéxorablement notre pays vers le déclin économique et le déclassement. Et pour cela, il va falloir réinventer un nouvau modèle, innovant et adapté à notre époque, ce qui ne se fera pas sans douleur.Mais, sachons le, on ne pourra pas faire l'économie de cette remise en question, faute de quoi l'avenir de nos enfants sera en réel danger.

De tradition familiale, mon père, mes frères et moi, avons toujours été interessés par la politique, au sens noble du terme, qui consiste à chercher les meilleurs moyens et les voies possibles pour assurer le bien-être de notre pays et de ses habitants.

Maurice Brunet.JPGL'un de mes frères, aujourd'hui à la retraite après une brillante carrière de chef d'entreprise qui l'a vu diriger une entreprise devenue sous sa direction  leader mondial dans le domaine des paliers magnétiques , ce qui lui a d'ailleurs valu de recevoir la légion d'honneur il y a quelques années, m'a fait parvenir récemment sa réflexion sur sa vision d'avenir pour notre pays. J'ai trouvé ces propositions suffisamment interessantes pour les partager avec vous.

Je me propose par la suite de revenir sur certains points qui méritent à mon sens d'être approfondis et commentés, ce que je ferai lors de prochaines notes sur ce blog.

 

Projet pour la France  

 

Peu importe pourquoi et comment la situation de la France est ce qu’elle est, le seul débat qui vaut la peine est comment redresser notre pays de manière pérenne.

La France souffre d’un chômage endémique et tous ses malheurs et difficultés ne sont que le résultat de ce chômage de masse.

La France et ses dirigeants n’ont pas encore compris ou fait semblant de ne pas comprendre que pour réduire le chômage ,il faut créer de la richesse à travers des produits de qualité, fiables, innovants et compétitifs qui puissent se vendre en France , en Europe et dans le Monde entier.

 

Qui créent les richesses??   Les ENTREPRISES et uniquement les ENTREPRISES

 - l’état ne crée pas de richesse

 - les fonctionnaires ne créent pas de richesse

 - les corps de santé ne créent pas de richesse

- tous les corps qui accompagnent la vie collective ne créent pas de richesse

Tous ces gens qui sont très utiles ont un rôle primordial pour organiser , soigner , éduquer et accompagner ceux qui vont créer de la richesse dans les ENTREPRISES

Pour résoudre les problèmes de la France , il faut donc avoir des ENTREPRISES performantes grâce à une organisation du pays et du Droit du travail qui leur soient favorables par rapport à leurs concurrents étrangers .

 

Rôle de l’Etat

Organisation générale du pays et soutien aux réflexions stratégiques d’orientation des entreprises dans les domaines fondamentaux: énergie, transports, infrastructures, informatique, communications, santé , éducation, défense et sécurité.

Les employés de l’état (fonctionnaires) ne doivent être qu’au service des créateurs de richesse

 

Règles de vie des ENTREPRISES

 

Droit du travail

  -la Direction des Entreprises ne doit avoir en interne qu’un seul interlocuteur « Le Comité d’entreprise » seul représentant démocratique dans les entreprises. Tous les avantages des syndicats conférés par les lois Auroux doivent être supprimés (premier tour des élections au Comité d’entreprise ,négociations salariales privilégiées , attribution de temps etc…)

 - retour aux 39 heures ( voire 40 ) payées 35 , suppression des RTT, pour une amélioration de 10 à 15% de la compétitivité  sans perte de pouvoir d’achat ( uniquement moins de congés).

- annualisation du travail en accord avec le Comité d’entreprise.

-en contrepartie augmentation considérable des revenus du personnel qui créent la richesse  (doublement de la participation ,intéressement pour que Participation plus Intéressement égalent 33% du résultat net après l’impôt société)

-en cas de revente d’une entreprise, 20% de la plus value crée et payée par l’acheteur doit être retournée au personnel (qui a créé la valeur)suivant des règles à définir avec le Comité d’entreprise  (ancienneté , responsabilité , efficacité).

-Impôt Société aligné sur la moyenne des pays équivalents.

-réduction (-15% environ) et simplifications des charges sociales pour rétablir la compétitivité, l’investissement et le résultat dont l’Etat profite à travers l’IS, ainsi que les actionnaires qui ont investi dans l’Entreprise.

-simplification des règles de sécurité dont la mise en œuvre quelquefois ubuesque coute très cher et qui s’avèrent souvent inutiles voire néfastes

 

Développer les ENTREPRISES

 

- Expliquer l’importance des Entreprises dans le système éducatif (la majorité des Enseignants ne savent pas comment elles fonctionnent ) et ce que c’est , Artisanat , TPE ,PME et Grandes Entreprises

-valoriser l’Apprentissage et les contrats en alternance pour tous les métiers de proximité

- définir un Contrat Général de plan à 5, 10 et 20 ans pout toutes les grandes filières soit stratégiques (Energie , Communication , Défense) soit  à fort potentiel de Main d’œuvre (bois , aéronautique ,automobile, pharmacie, jouets, électroménager, textile….)

-rapatrier les technologies et les secteurs de production rendus à nouveau compétitifs par les mesures prises

-supprimer le Principe de précaution qui n’est qu’un frein à l’Innovation et un accélérateur de coûts

-réduire tous les coûts énergétiques des entreprises (gain supplémentaire de compétitivité) et pour les particuliers (gain de pouvoir d’achat) ;voir Innovation

-Supprimer le Numerus Clausus, dont l'effet pervers est de "protéger" des secteurs et de  restreindre la concurrence (taxis, pharmacies, notaires.....), dans toutes les professions

 Innovation

 - Energie  : développer le nucléaire de 4eme génération (réacteur refroidi à l’Hélium et laissant dix fois moins de déchets que l’EPR); centrales de petites tailles (600 MW) mieux dispersées dans le pays, évitant les grands réseaux de transport et donnant une grande souplesse de fonctionnement .

- Gaz de schiste : faire le point des réserves réelles de la France quitte à utiliser les techniques connues aujourd’hui avec les précautions élémentaires; Si la France est assise sur un pactole , mettre le paquet sur d’autres moyens d’extraction (acoustique de puissance , laser de puissance , pyrotechnie etc…)

-Géothermie ;pour le chauffage urbain , faire 50 à 60% des nouvelles installations avec chauffage combiné Pompes à Chaleur et Gaz (pompes à chaleur Air Eau , Air Air … dont les technologies sont désormais très au point et les rendements très intéressants. Un tel équipement peut être  associé à une chaudière gaz uniquement pour les cas extrêmes d’utilisation;

-Gaz  :raccordement de TOUTES les maisons au gaz naturel à l’instar de l ‘électricité.

-Energie renouvelables, continuer l’effort mais surtout développer le STOCKAGE de l’énergie (stockage cinétique , hydraulique,  chimique …)

-piles à combustibles :grâce aux centrales de 4eme génération , on peut produire de l’Hydrogène à coût raisonnable pour l’utiliser dans les piles à combustibles génératrices d’électricité et non polluantes

-développer des véhicules électriques pour les villes

-développer les voies fluviales , le gros transport par Mongolfière

-développer de grands Ports Autonomes indépendants

-internet très rapide accessible à TOUS  (cuivre, Wimax , fibre optique ou satellite)

 

 ORGANISATION GENERALE DU PAYS

 1)  Création de régions comportant au moins 5 départements

 2)  Millefeuille réduit à

         - régions :augmentation considérable des responsabilités et des pouvoirs des régions

         -communautés de communes

3) Représentation élective

-députés:10 par régions en fonction de la population (1 pour 300000 h)

-sénateurs :(s’il est prouvé que c’est indispensable) 1 par département soit 100 sénateurs maximum

 4) Fonctionnaires : réduction considérable du nombre de fonctionnaires pour revenir à la moyenne européenne par 100000 habitants; réexaminer les besoins réels pour que l’Etat et les instances Régionales puissent jouer pleinement leur rôle

Sous traiter à des entreprises extérieures tout ce qui n’est pas Régalien

 5) Vie élective

- égalité des chances devant l’élection; pas de retour garanti pour les fonctionnaires qui doivent démissionner

- pas de nouveau mandat électif ou fonction de confort après 70 ans, pour tout le monde

-mise en place d’un permis à points pour Voter .Définir quelques règles simples et de bon sens pour qu’un citoyen puisse voter et pénaliser ceux qui ne votent pas

-comptabiliser les Bulletins Blancs dans les votes exprimés.

-Limitation du cumul des mandats à deux (un national + un local) sans cumul des revenus (fin des indemnités de toutes sortes).

 6) Egalité

 Cette maxime au fronton de nos édifices doit être appliquée partout

- fin des privilèges (sur 5 à 10 ans) qui sont perçus indument

-suppression des Régimes spéciaux (retour au droit commun)

-suppression des avantages des élus (sénateurs et députés)

-tout le monde paie son électricité (agents EDF), tout le monde paie le train et l’avion

-pas d’avantages particuliers aux CE des grandes entreprises d’état

-fin de tous les avantages octroyés aux gens du voyage , aux étrangers en situation irrégulière

-suppression du statut des fonctionnaires, qui deviennent des employés de l’Etat de France avec le même droit du travail

 6) Retraite

-Remonter progressivement l’âge du départ à 65 ans sauf pour les métiers pénibles (à définir avec prudence) et carrières de très longues durée  (45 ans)

- même pourcentage de retraite/derniers salaires  (24 derniers mois) pour tout le monde

 7) Sécurité

-tolérance Zéro

-travaux réels d’intérêts publics pour petits délits

-peines planchers pour délits

-grosses peines incompressibles (quoi qu’il arrive) ou accord d’un jury populaire

- justice rapide , efficace et non laxiste

-redéfinir la notion de mineur   (14 à 16 ans)

 8) Economies de l’Etat

-réduction du train de vie de l’Etat

-personnel dans les ministères proportionnels au budget alloué

-arrêt de la gabegie dans les Ambassades

-réduction du nombre des Ambassades en Europe , remplacement par de simples Consulats ,idem dans les petits pays

 9) Immigration

-arrêter toute immigration pendant 3 à 5 ans pour permettre de bien intégrer ceux qui sont déjà là, (sauf besoin express et ponctuels)

- développer une Immigration choisie , l’Entreprise France définit ses besoins à un horizon moyen et long terme et permet ou sollicite l’immigration nécessaire

 10) Education

 -rétablissement de règles strictes pour le respect des Professeurs , tout manquement est traité comme un petit délit par le Proviseur

 -contenu: mettre l’accent sur les filières choisies dans le cadre du Plan général de la Nation, enseigner l’Entreprise

 -maitrise de l’anglais ou l’Espagnol pour tous (on défendra mieux la langue française si on est réellement capable de parler les langues mondiales) car c’est indispensable pour la majorité des Entreprises

 -30 à 35 élèves par classe , si la discipline est respectée , il n’y a aucun problème.

-rétablir une sélection des élèves pour une meilleure orientation précoce et des candidats à l’Université

 11) Impôts et Taxes

-suppression de l’ISF comme dans le reste de l’Europe

-harmoniser la fiscalité en Europe

-imposition raisonnable du Capital (moyenne européenne)

- fiscaliser l’ENSEMBLE des revenus y compris prestations sociales et autres  allocations (aucun revenu ne doit échapper au calcul de l’Impôt

- l’IR ne doit jamais dépasser 50% des revenus

 12) Projets Sociétaux

-systématiser un référendum pour les grands débats sociétaux (mariage homosexuel, vote des étrangers , nationalité, immigration…)

 13)  Mise en place d’un salaire de Mère au foyer (ou Père) avec quelques conditions simples (enfants , pérennité); gain sur les coûts de délinquance sur l’éducation , sur la vie collective.

 

En résumé ce projet est centré sur les ENTREPRISES et sur leur environnement , seules entités à créer de la richesse , donc à créer des emplois, qui eux-mêmes créerons de l’activité en consommant des produits et en participant à la vie financière collective. L’environnement ce sont tous les services permettant à ces entreprises de fonctionner de manière juste , efficace et efficiente.       

Il serait utopique de penser que l’on peut appliquer un tel programme d’un coup de baguette magique , cela pourrait prendre 5 à 7 ans si  les acteurs décidés à le mettre en œuvre sont convaincus de la nécessité impérieuse de sauver leur magnifique pays, sans se soucier à court terme de leur confort personnel;de tels hommes ont existé et je suis certain que la France en possède encore ; notre pays est il prêt , probablement pas , mais un peu plus aujourd’hui qu’hier, à nous de les convaincre

Maurice BRUNET

NB: Maurice a été le PDG d’une entreprise innovante de Haute Technologie dont le développement a permis de passer de 50 à 250 personnes en 12 ans grâce à des produits uniques au monde dont l’exportation représente plus de 85% de l’activité

 

maurice Brunet2.JPG

Maurice Brunet, un retraité passionné par son pays

 

17:05 Publié dans Politique Française, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : france, maurice brunet, s2m, politique | | | Digg! Digg | | |  Facebook

15/12/2012

La France s'appauvrit et décline à petit feu - Français réveillez vous, tous ensemble réveillons nous

C'est un constat qui fait de la peine mais qui n'en est pas moins réel et consternant. La France s'appauvrit lentement mais surement, et telle la grenouille qui meurt ébouillantée sans s'en rendre compte quand on accroit lentement la température de l'eau dans laquelle on l'a plongée, notre pays s'enfonce peu à peu dans le déclin et l'appauvrissement économique, culturel ou social sans se rendre compte du péril et sans avoir l'énergie pour faire le bond qui nous permettrait d'inverser le cours du destin. Et cela bien entendu se traduit par le pessimisme abyssal du peuple français qui, revenu de tout,  se résigne à la médiocrité de son sort et plonge dans la dépression plutôt que de chercher un nouveau souffle en renversant les bases de ce qui nous anéantit.

Quelle grave et terrible responsabilité portent nos élites (politiques, journalistes, syndicalistes...) qui ont laissé cette atmosphère nauséabonde s'installer depuis 30 ans, ambiance qui pourrit notre avenir et encourage les meilleurs d'entre nous à fuir notre pays. Quand on pense que la Grande Nation comme on appelait autrefois la France fut le phare du monde, c'est tout simplement consternant!....

Honte à nous, gènèration de soixante huitards qui avons tellement privilégié la jouissance  et tant préfére aujourd'hui à demain que nous ne laissons à nos enfants qu'un champ de ruines, et une mentalité désastreuse pour affronter un avenir qui ne sera pas rose pour eux. Qu'il est loin le temps de Colbert qui plantait des forets pour garantir la possibilité de la construction de navires aux générations futures!...

Au contraire des Etats Unis qui ont toujours su relever la tête après l'épreuve, avec ce recours systématique à l'assistanat qui nous infantilise, je me demande d'où viendra l'énergie de notre jeunesse pour renverser la table et reprendre en main son destin. Quand la jambe est gangrénée, il faut savoir la couper pour reprendre des forces et continuer à vivre, sinon c'est la mort assurée. Mais avant de scier la branche sur laquelle on est assis, il importe d'avoir prévu de se raccrocher à une autre prise, sinon c'est la chute.

C'est pourquoi la révolte doit être positive et non pas stérile. Ce qu'on voit aujourd'hui à la télé ne va pas améliorer la situation, car saccager ou bruler les bureaux et les usines des entreprises, les écoles ou les établissements publics n'est pas ce qui va permettre de nous en sortir; sans parler de l'image détestable que nous donnons de notre pays à l'étranger.

La France s'appauvrit économiquement

Notre pays a perdu plus de 500000 emplois industriels en 10 ans. Notre déficit commercial s'est envolé de façon stratosphérique (70 Mards € de déficit pour la France contre plus de 150 Mards € d'excédent pour l'Allemagne qui partage pourtant la même monnnaie que nous). Les entreprises délocalisent ou viennent moins qu'avant s'installer en France, pas seulement pour des raisons de cout, mais à cause de notre réglementation; conséquence, cela crèe moins d'emploi, et donc moins de richesse: comme dans une centrale nucléaire, c'est le coeur de l'activité économique française qui est en danger de fondre. Depuis la mise en place des 35 heures, le pays a réduit sa production de richesses, et comme la cigale, il commence à le payer en demandant l'aide de la fourmi allemande.

La France s'appauvrit financièrement

La dette a explosé depuis 30 ans atteignant plus de 90% de notre PIB à 1400 Mards €. Pour un pays où l'épargne a toujours été forte, cela devient insupportable avec un étranglement lent mais irrémédiable des finances de l'Etat. Le service de la dette est en voie de devenir le premier budget de l'Etat, limitant d'autant les possibilités d'intervention de celui-ci dans les autres domaines,

La France s'appauvrit socialement

Il est bien loin le temps de l'ascenseur social où il était possible à un fils d'ouvrier de faire de grandes études et de sortir de sa condition par son mérite. La méritocratie est morte, l'égalitarisme l'a tuée, au plus grand profit des nantis . Et maintenant, c'est au tour des classes moyennes d'être ponctionnées puisque les riches eux, utilisent les niches fiscales, ou pire, s'expatrient pour ne pas se voir confisquer les fruits de leur labeur, ou chercher fortune sous des cieux plus hospitaliers.

La France s'appauvrit dans son patrimoine

Une chose me frappe et me choque. Dans notre région, oh combien belle et attractive, les plus beaux emplacements, que ce soit au bord du lac Léman, dans le coeur de nos stations de ski ou les plus beaux terrains de nos villes appartiennent de plus en plus à des étrangers. Ce ne serait pas si grave s'ils en jouissaient, mais pire, ces emplacements ne sont utilisés que moins de 3 mois par an, et la plupart du temps les volets de ces magnifiques appartements ou maisons restent inlassablement fermés. Dans la compétition mondialisée qui est de mise aujourd'hui pour tous les biens marchands, les Français possèdent une part de plus en plus ténue de leur patrimoine, et cela ne saurait se passer sans conséquences funestes à l'avenir.

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D'autre part, avec le manque d'ambitions et de moyens qui est le notre depuis 20 ans, où sont les nouveaux monuments qui assureront le rayonnement touristique et culturel de notre pays à l'avenir. Nous vivons sur nos acquis (Versailles, Louvre, Tour Eiffel,.....) mais nous ne savons plus, à quelques exceptions notables (Viaduc de Millau, Musée Branly,....) créer ces milestones qui ont fait de notre pays  ce qu'il est aujourd'hui.

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J'en veux beaucoup à la gauche!....

Non pas pour ce qu'elle fait aujourd'hui au gouvernement, où elle se noie doucement mais pas de façon plus lamentable que ce que la Droite a fait (ou plutôt n'a pas fait) depuis 10 ans.

Non je lui en veux d'avoir désespéré le peuple avec ses fausses promesses qui me font penser à l'affiche dans la vitrine de mon coiffeur " demain on rase gratis". François Hollande qui, lors de sa campagne électorale, a tout mis sur le dos de Sarkozy a fait naitre un espoir immense parmi les plus jeunes, mais il les a manipulés, bercés d'illusions en leur faisant croire que tout était possible.

Quand la Droite était au pouvoir, elle a tout fait pour disqualifier les efforts de redressement entrepris en combattant sectairement toute initiative qui n'avait pour but que le bien être de notre pays. Pour des raisons purement électoralistes, elle a fait croire au peuple que ses chimères étaient réalisables. Elle a favorisé les bobos au détriment du petit peuple des travailleurs: c'est une faute déontologique, qui explique le profond désamour des ouvriers qui sont les premières victimes des réformes qui n'ont pas été faites à temps. Ces gens là qui ont cru aux belles promesses iront peu à peu grossir les rangs du Front National, premier parti populaire de France où les déçus de la gauche et du communisme se retrouvent pour un nouvel espoir, avec des leaders qui parlent vrai et sans tabou sur les problèmes sociétaux, mais qui proposent un programme économique qui, je le crois, apporterait la ruine à notre pays.

François Fillon et François Bayrou ont raison: il faut rassembler les français autour d'un projet de redressement national, en acceptant les réformes indispensables qui s'imposent et qui permettront le renouveau du pays. Quand Lee Kwan Yew annonça l'indépendance de Singapour à la radio en aout 1965, il pleurait...  tellement l'avenir de cette île, l'un des spots les plus sordides, sales et pauvres de la planète, semblait sombre. 45 ans plus tard, c'est l'un des sites les plus beaux et les plus prospères de la terre!..... comme quoi, quand on veut, on peut. Mais il ne faut pas avoir peur de prendre des mesures radicales.

Singapour Casino.jpg

Vue nocturne de la ville état - le Casino

Ainsi, les touristes français s'amusent souvent de cette inscription affichée dans les toilettes publiques de Singapour '"Ne pas tirer la chasse est une offense passible d'amende". Cela peut paraître puéril.....
Ce qu'ils ignorent, c'est que dans les années 60, certains habitants de l'île déféquaient dans les ascenseurs. Tout s'explique.

Il est donc impératif de nous retrousser les manches et d'avoir le courage de prendre des mesures structurelles qui pourront secouer la léthargie dans laquelle nous avons sombré. Toujours soucieux de concret, je donnerai ci dessous quelques pistes qui me semblent appropriées pour sortir de l'impasse dans laquelle notre pays et son modèle se sont embourbés.

- Réduire la dette en cessant de produire des budgets en déficit.

Pour deux raisons: Garder notre indépendance financière vis à vis de nos créditeurs étrangers qui possèdent 70% de notre dette publique, et par égard vis à vis de notre jeunesse à laquelle nous n'avons pas le droit de léguer un fardeau de 30000 € pour chaque enfant à naitre.

- Introduire les réformes politiques indispensables pour redonner à notre pays une représentation sociologique cohérente oeuvrant pour l'interet général.

Pour cela, il est indispensable de limiter le poids des fonctionnaires dans la représentativité nationale. Il faut faire un référendum demandant au peuple si un fonctionaire se présentant au suffrage a le droit de garder son statut, qui je le rappelle, lui permet, une fois battu, de réintégrer la fonction publique au niveau d'avancement où il serait parvenu s'il n'avait pas choisi d'être élu. Ceci est un privilège exorbitant et inacceptable, qui explique pourquoi, les fonctionnaires qui peuvent prétendre sans aucun risque à une carrière politique, assurés qu'ils sont de retomber sur leurs pieds en cas d'échec, ont colonisé les mandats d'élus.
En matière d'élection, on a instauré la parité hommes-femmes, pourquoi ne pas le faire aussi entre public-privé.

D'autre part, il faut limiter le cumul des mandats et intégrer une dose de proportionnelle dans les élections législatives et sénatoriales afin que l'ensemble du pays soit représenté.

Ma préconisation pour la représentation nationale:

2 sénateurs par département (mandat reconductible une seule fois)
2 députés par département  + 200 députés élus à la proportionnelle (mandat unique) avec un système qui permette à une majorité de se dégager pour interdire le retour aux combines de partis telles qu'on en a trop connues sous la IIIème République.

- Simplifier les règles administratives

Le Français moyen est perdu dans le labyrinthe des lois et réglementations. Remplir sa feuille d'impôt est un pensum que seuls les plus éduqués et les mieux conseillés savent remplir au mieux de leurs interets.

Une autre proposition en faveur des TPE consisterait à réduire la quinzaine de cotisations en  une seule et unique cotisation globale sur la feuille de paye des salariés qui irait à un organisme collecteur public centralisé qui, lui, ferait la répartition entre les différents bénéficiaires (URSSAF, ASSEDIC, Mutuelles, etc....) Cela permettrait enfin aux patrons des TPE (petites entreprises) de comprendre la gestion des payes de leurs employés et de se consacrer à développer leur activité plutôt qu'à chercher à comprendre un maelstrom de réglementations incompréhensibles du commun des mortels.

- Refonder le droit social en le simplifiant et en permettant plus de flexibilité aux employeurs comme aux employés.

Fusionner les contrats CDD et CDI en un contrat unique plus simple, plus souple, qui assure la possibilité aux deux parties de se séparer de façon efficace et sans drame, même si je suis bien conscient pour l'avoir vécu moi même ,que tout licenciement est une épreuve très difficile à surmonter. Une fois de plus, il y a une raison à cette réforme: le système actuel protège les privilégiés qui ont un emploi au détriment de ceux qui en cherchent un, le plus souvent les jeunes...

- Faire respecter la loi une fois pour toutes

 Si une loi n'est pas bonne, abrogeons la, mais il n'est pas acceptable que ce soit le choix de ne pas la faire respecter qui soit pris le plus souvent. Un nouvel exemple de lacheté.

Un seul exemple: Aux Etats Unis, ou dans la plupart des pays, quand un locataire ne paye pas son loyer, il est expulsé. En France, les propriétaires, souvent des personnes agées qui comptent sur ce loyer pour vivre, sont les victimes des mauvais payeurs: c'est inadmissible. Si l'Etat veut prendre en charge toute la misère du monde, qu'il en assume les conséquences en se substituant au locataire désargenté, mais il n'est pas normal que ce soit le propriétaire qui fasse les frais de la "générosité" de l'Etat. Avec une telle mesure, je garantis la solution de près de 50% du problème du logement.

D'autre part, je suggère defaire un distingo entre 2 types de loi:
1- Les lois structurelles qui fondent la vie sociale, économique, politique....
2- Les lois conjoncturelles qui sont passées pour résoudre un problème temporaire et qui ont dès leur vote une durée de vie qui impose leur abolition automatique quand la date d'expiration est atteinte.

Ainsi il sera possible de se débarrasser de toute une série de lois qui ne sont plus adaptées à la conjoncture mais que l'inertie, la paresse ou la lacheté des législateurs empèchent d'éradiquer. je pense bien évidemment à la fameuse loi de 1948 sur l'encadremebt des loyers qui n'a plus de raisons d'être, et qui pourtant subsiste encore ,au plus grand profit des petits malins qui savent l'utiliser à bon escient.

Lier chaque droit à un devoir.

J.F. Kennedy disait "demandez vous ce que vous pouvez faire pour votre pays avant de demander ce qu'il peut faire pour vous". En un mot, cela revient à toujours lier le droit au devoir. En France, on a trop souvent l'habitude de donner des droits sans aucune contrepartie de devoir.

UN exemple: Bien sur qu'il faut aider les plus pauvres à élever leurs enfants, et mieux encore qu'aujourd'hui! Mais si le contrat est rompu par des parents peu scrupuleux de l'avenir de leurs enfants au sein d'une société solidaire et apaisée, alors la société doit, sans hésiter y mettre un terme aussi. Il faut responsabiliser chacun face à ses droits en lui faisant comprendre que ce n'est pas de la charité, mais un contrat social. Et un contrat, cela se respecte

En règle générale,  il faut faire confiance à priori, mais si la confiance est bafouée, le droit est perdu. Tout fraudeur au bien public devra perdre les droits dont il a profité illégalement. Et qu'on arrête de nous dire qu'il ne faut rien changer parce que  la fraude est minimum. La fraude n'est pas acceptable, un point c'est tout!....
A New York, ils ont résolu leur problème de criminalité dans les années 90 en renversant leur politique de laxisme pour punir tous les délits, y compris les plus bénins. Cela a redonné confiance dans le système et peu à peu la grande criminalité a baissé elle aussi. Il est temps d'essayer d'en faire autant chez nous.

Revoir la politique d'éducation.

J'adhère à l'idée de Mr Hollande que l'éducation est essentielle. Mais ne nous voilons pas la face, nous allons de mal en pis. Ma fille titulaire d'un baccalaureat en sait moins que mes parents qui n'avaient pourtant que leur certificat d'études. C'est un constat effarant pour tout un chacun qui veut bien se donner la peine de regarder la triste réalité qui voit notre pays dégringoler année après année dans les classements internationaux.

Pour remédier à ce gachis, pour ne pas dire cette immense gabegie, je suis favorable à l'instauration de la distribution de bons d'enseignement pour chaque enfant et de laisser le droit à chacun de choisir son école. On enclenchera ainsi une spirale vrtueuse qui permettra d'améliorer de façon rapide et spectaculaire le niveau de notre enseignement et de mieux préparer l'avenir tout en formant la jeunesse aux emplois dont la société a besoin.

N'est-il pas incroyable de constater l'impéritie de notre systéme de santé avec le manque cruel de médecins auquel le pays fait face, alors que dans ma jeunesse, être docteur était un gage de respectabilité et de bien-être financier. C'est bien la preuve qu'il y a quelque chose qui cloche au royaume de France.

Toutes ces suggestions ne sont que quelques unes  des réformes qu'il serait pour moi souhaitable d'engager pour nous sortir de ce gouffre sur les parois duquel nous glissons irrémédiablement.

Pour conclure sur une note positive, et pour ètre tout à fait honnète, il y a quand mème un secteur dans lequel la France a progressé, c'est celui du sport avec quelques belles réussites depuis 20 ans, que ce soit en football, en handball et surtout en natation.

Quand on compare avec notre inexistence dans ce sport pendant 50 ans, on ne peut s'empecher de se demander ce qui s'est produit. Sans ignorer l'effet Manaudou, il faut surtout saluer la nouvelle politique mise en place par Mr Claude Fauqué, le DTN de ce sport dans les années 2000, qui a totalement changé la politique de sélection, en relevant significativement l'exigence des résultats nécessaires pour pouvoir participer aux épreuves internationales. On voit le résultat aujourd'hui: nous  récoltons les fruits de cette "révolution" qui a fait de la France l'une des 3 premières nations dans cette discipline.

Un exemple à méditer!

22/10/2012

Faut-il dépénaliser le cannabis? Le débat n'aura pas lieu....

La semaine dernière, Vincent Peillon a créé la polémique en demandant un débat sur la dépénalisation du cannabis. Immédiatement, cela a provoqué des cris d'orfraie de la droite qui l'a accusé d'être un dangereux irresponsable, et il s'est fait sévèremùent recadré par le Premier Ministre qui a trouvé là une occasion opportune d'affirmer son autorité.

Outre le fait que le ministre de l'Education n'est probablement pas le mieux placé pour demander un tel débat, je ne vois pas en quoi l'organisation d'un tel débat serait aussi néfaste pour notre vie en société. Débattre ne signifie pas donner quittus, en tous cas, pas dans une société démocratique ouverte au dialogue; et parfois du débat naissent de bonnes idées. Mais comme l'indique l'article de la Tribune de Genève ci-dessous, peut-être la France, malgré ce qu'on en dit, n'est-elle pas si encline à accepter la confrontation des idées, que ce soit pour le cannabis ou d'autres sujets. Le politiquement correct s'impose....

 

tribune de geneve 18 nov.JPG

L'exemple de la Prohibition aux USA a montré à quel point les conséquences de l'interdiction de consommer pouvaient être bien plus néfastes que le mal qu'elle souhaitait éradiquer. Les problèmes liés au traffic de la droguie méritent qu'on réfléchisse sérieusement, et sans tabous, à la meilleure façon, si ce n'est de l'éradiquer, au moins de contrôler ce fléau.

D'autre part, si je ne suis pas forcément un adepte d'une libéralisation incontrôlée du droit de  consommer du cannabis, je pense qu'un tel débat pourrait mettre en évidence l'hypocrisie d'une société qui accepte par ailleurs la vente légalisée d'une drogue qui tue chaque année des dizaines de milliers de personnes, sans que personne ne s'en offusque: le tabac....

18:52 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vincent peillon, cannabis, tribune de genève | | | Digg! Digg | | |  Facebook

03/10/2012

Noire Finance - Un documentaire à voir absolument

Hier soir, l'excellente chaine ARTE diffusait un documentaire en 2 parties, intitulé "Noire Finance".

Le premier épisode; nommé La grande pompe à phynances retrace l'histoire de la monnaie depuis 1929, jusqu'à l'abandon de l'értalon or en 1971 par Nixon, en passant par les accords de Bretton Woods...

Dans la seconde partie, Le bal des vautours, est décrit le mécanisme de la crise financière initiée aux USA avec la crise des subprimes, ainsi que les rôles joués par chacun (Goldman Sachs, AIG, le gouvernement Américain.....)

Un must absolu à voir, ou revoir ci dessus ou sur www.arte.com pour tous ceux qui veulent comprendre comment la plus grave crise financière depuis 1929 nous est tombée dessus à partir de 2007.

Un exemple de plus de la chance que nous avons en France de bénéficier d'une télévision de grande qualité, pour peu que les téléspectateurs se donnent la peine de fuir la télé réalité ou les séries américaines.

19:05 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noire finance, arte, crise financière | | | Digg! Digg | | |  Facebook

Le discours anti-musulman de Julia Gillard: Un hoax qui en dit plus qu'il n'y parait

Julia  Gillard est le Premier Ministre d'Australie.

Depuis quelques semaines, le net lui attribue, à tort, un discours qu'elle aurait prononcé contre les musulmans.Et bien entendu, nombreux sont ceux qui y croient et qui, de bonne foi, relaient son discours en ajoutant: "on aurait bien besoin d'un leader comme cela chez nous...."

Ci dessous un extrait de son "fameux" discours, que lon peut trouver sur youtube ou ailleurs sur le web.

"LES IMMIGRANTS DOIVENT S'ADAPTER. C'est à prendre ou à  laisser. Je suis fatiguée que cette nation s'inquiète de  savoir si nous  offensons certains individus ou leur culture... 
Notre Culture s'est développée depuis plus de deux siècles après  tant de luttes, d'épreuves et de victoires par des millions d'hommes  et de femmes qui ont recherché la liberté. 
Nous parlons  l'anglais et non pas l'espagnol, le libanais, l'arabe, le  chinois, le japonais, le russe ou autre langage.
Donc, si  vous voulez faire partie de notre société, APPRENEZ  NOTRE LANGUE !!
La plupart des Australiens croient en Dieu. Il  n'est pas question ici de  "droit chrétien" ou d' une quelconque pression politique, c'est un  FAIT parce que les chrétiens hommes et femmes, avec  leurs principes Chrétiens ont fondé cette nation. Il est  parfaitement approprié de les afficher sur les murs de nos  écoles !
Dieu vous offense? Je vous suggère alors d'envisager  une autre partie du monde pour y vivre, car Dieu  fait partie de notre culture.
Nous acceptons vos croyances sans  vous poser de questions.
Tout ce  que nous vous demandons, c'est de respecter les nôtres, de vivre  pacifiquement et en harmonie avec nous. 
Ceci est NOTRE PAYS,  NOTRE TERRE, et NOTRE STYLE DE VIE et nous  vous donnons l'occasion d'en profiter.
Mais à partir du  moment ou vous vous mettez à vous plaindre, à gémir et à  ronchonner à propos de notre drapeau, notre engagement, nos  croyances chrétiennes ou notre style de vie, je vous encourage  fortement à profiter d'une autre grande liberté Australienne  : "LE DROIT DE PARTIR "
Si vous n'êtes pas heureux ici et bien  partez !!
Nous ne vous avons pas forcés à venir !
Vous êtes venus de vous-même, alors acceptez le pays qui vous a acceptés, tel  qu'il est !
Peut-être que, si nous diffusons ce discours à tous  les pays se trouvant dans le même genre de situation avec ses  immigrés,nous trouverons le courage de faire entendre nos voix pour  exprimer les mêmes vérités ! »

Cet exemple est fort interessant de ce qui se passe sur la toile, où les plus folles infos et rumeurs peuvent circulersans entraves et, grace à leur reprise sans contrôle, obtenir un label d'authenticité. C'est particulièrement adapté pour véhiculer des idées "honteuses" en leur donnant la légitimité d'une caution morale lointaine, et donc non vérifiable.

Cependant, un tel hoax(canular) ne se répandrait pas comme un feu de paille, si au fond, le message incriminé ne contenait pas quelques vérités qui font écho dans l'inconscient populaire: affirmations que l'on pense tout bas, sans oser, face au politiquement correct, les exprimer tout haut.

Le processus est évidemment détestable, mais il est bien difficile à contrer, tant les gens perdent tout sens critique par rapport à ce qu'ils lisent sur Internet.

Outre l'appel à la raison et à la réserve que m'inspire cet incident, je rappelle que l'exemple tragique d'Echirolles nous montre qu'on ne gagne rien à faire la politique de l'autruche et à ne pas régler les problèmes (dans ce cas de délinquance et de criminalité) quand ils se posent.

Messieurs les politiques, il faut avoir le courage d'affronter les problèmes, quels qu'ils soient, avec sang froid, lucidité, courage et pragmatisme, faute de quoi ces problèmes s'amplifient jusqu'à devenir hors de contrôle. Ne pas traiter les problèmes, c'est faire la part belle à tous les excès et aux dérives qui naissent du fanatisme.

Rappelons nous qu'Hitler est arrivé au pouvoir de façon tout à fait légale, par une élection, et que malheureusement, bien souvent l'histoire se répète......Il ne faut jamais désespérer le peuple, faute de quoi, le pire n'est pas loin....

18:29 Publié dans Société, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : julia gillard, musulmans, echirolles, rumeur | | | Digg! Digg | | |  Facebook