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25/05/2010

La kermesse anatolienne de St Julien remporte un vif succès

Ce week end, l'Association Turque de Saint-Julien tenait sa kermesse annuelle dans les locaux de l'association, rue des Vieux Moulins. Le soleil étant au rendez-vous, la fête fut réussie et tous les visiteurs purent profiter du beau temps sous les tentes montées pour l'occasion.

Il faut saluer cette initiative qui a pour but de créer une occasion de rencontre pour la communauté et aussi de favoriser l'intégration de celle-ci avec les habitants de Saint-Julien. On y découvre de nombreux ouvrages qui permettent de mieux appréhender ce magnifique pays, souvent méconnu, qu'est la Turquie. C'est aussi l'occasion de découvrir une nourriture riche et variée, et bien sûr de faire connaissance avec des gens interessants qui ont des choses à raconter.

Bravo aux responsables de l'association, et en particulier à son président Stéphane TANRIKULU, pour cette initiative.

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21/05/2010

Les Apéros Géants: c'est Géant!... à en pleurer

finkielkraut.jpgHier soir sur France 3, dans l'excellente émission de Frédéric Taddei, "Ce soir ou jamais", nous avons eu droit, à l'occasion de la sortie de leur livre d'échange de vues "L'Explication" à un débat de haute volée entre les 2 philosophes Alain BADIOU et Alain FINKELKRAUT. On ne comprend pas toujours tout ce qu'ils disent, tant le niveau de la dialectique et de la sémantique est élevé, mais quand même, c'était bien interessant; d'autant que Taddei leur a posé des questions en rapport avec l'actualité et qu'ils ont pu exprimer leur point de vue sur un sujet aussi crucial pour l'avenir de l'humanité qu'est l'attitude à adopter vis à vis des apéros géants.

Ce qui m'a frappé dans leurs remarques, c'est que ces deux intellectuels que tout oppose politiquement se sont retrouvés dans l'affirmation de leur  consternation et sur la risibilité de notre société occidentale qui dépasse chaque jour des sommets de bétise et de débilité profonde.

badiou.jpgSe bourrer la gueule n'est pas un phénomène nouveau!.... Doit on mettre ce droit, que nul ne conteste d'ailleurs, au premier plan du combat idéologico-contestataire-révolutionnaire de notre jeunesse. Je répondrai comme Jean Ferrat qu'à mon avis, ce débat ne mérite ni cet excès d'honneur, ni cette indignité. Ce qui est triste, pour ne pas dire affligeant, c'est qu'autrefois, on se bourrait la gueule entre copains, on se "torchait" comme on disait dans le temps, pour rigoler et sans que cela prête à conséquence, si ce n'est les nombreux accidents de la route qui ont fauché plusieurs de nos copains, mais on ne mettait pas ça sur la place publique et quelques potes suffisaient pour prendre du plaisir. Faut-il que notre jeunesse s'emmerde, qu'elle ait besoin pour s'éclater de le faire en nombre, en réunissant des milliers de gens qui ne se connaissent pas au début de la réunion, et qui ne se connaîtront pas mieux à la fin, n'ayant rien partagé si ce n'est la vanité de pouvoir dire "j'y étais". Car ne nous trompons pas, le phénomène est devenu un nouveau titre de gloire, candidat au livre Guiness des records; il ne s'agit pas de se bourrer la gueule, mais de le faitre dans un apéro à Nantes qui soit plus grand que celui de Rennes, en attendant qu'Angers ou Paris ne vienne détroner le record de la connerie humaine.

Quand je pense à l'absolue pauvreté qu'on a pu entrevoir à Haiti en janvier, ou aux malheurs qui frappent les populations d'Afrique ou encore aux épreuves qui attendent ceux qui doivent chaque jour lutter pour survivre en France même, je suis écoeuré par les nouvelles valeurs d'une certaine jeunesse de désoeuvrés et de nombrilistes narcissiques qui se mirent devant l'écran de leur Facebook. Quelle tristesse de voir un outil aussi exceptionnel qu'Internet être galvaudé de la sorte: en termes vulgaires, c'est de la confiture donnée aux cochons!....

Et quand on me dit qu'il y a là une manifestation du sens révolutionnaire de la jeunesse, je suis quasi certain que cette nouvelle "révolution", si elle a lieu,  sera celle qui précipitera la perte de l'Occident. Quand on croit au mérite, à la valeur de l'effort (valeurs qui priment en Asie), on ne peut pas défendre le droit à mieux vivre d'une population dont le but suprème est de se foutre en l'air. L'abondance tue l'envie (pour s'en convaincre, il suffit de ré-écouter la magnifique chanson écrite par JJ GOLDMANN pour Johnny, "l'Envie") et quand on est blasé de tout, on devient suicidaire; car l'avenir n'apporte plus d'espèrance et la vie n'a alors plus d'attrait.

Pour illustrer ma pensée, je dirai que ce qui fait le bonheur, ce n'est pas ce que l'on a, mais bien plutôt la comparaison de ce qu'on a obtenu dans la vie par rapport à ses espérances quand on était jeune. Si l'on a fait mieux que prévu, on est généralement heureux, et inversement. Les générations précédentes furent heureuses car elles ont eu une vie tellement plus extraordinaire que celle à laquelle elles s'attendaient. Comment un enfant né en 1910, alors que l'aviation n'existait pas, aurait-il pu dans ses rèves les plus fous imaginer qu'il voyagerait dans les pays les plus reculés de la planète, qu'il ne souffrirait plus du froid, qu'il pourrait voir l'homme marcher sur la lune, chez lui, devant sa télévision et que bientôt il pourrait communiquer avec le monde entier depuis un téléphone "portable" pas plus grand qu'une boite de sardines. La génération des 70-90 ans a été à ce titre, si elle a échappé aux horreurs de la seconde guerre mondiale, l'une des plus heureuses de toute l'histoire de l'humanité, supplantée seulement par la génération des baby-boomers, nés entre 1945 et 1960.

Si nos jeunes sont malheureux, c'est qu'ils n'ont plus d'espoir!..... La dépression est un état chimique au sein du cortex cérebral, qui n'a rien à voir avec ce qu'on possède ou pas. c'est une erreur d'avoir laissé croire que la possession est synonyme de bonheur. Paradoxalement, je plains les riches qui se réveillent malheureux et tristes car l'avenir pour eux est sombre; si l'on est malheureux quand on a tout, il sera difficile de s'en sortir; tandis que pour les pauvres, il y a toujours l'espoir de devenir riche, et d'ainsi résoudre les problèmes qui rendent tristes aujourd'hui: en un mot, il leur reste l'espoir.

Tout ça pour dire que le problème majeur de notre jeunesse, c'est d'avoir eu trop, trop vite, trop jeune. sans le vouloir, en croyant bien faire, on a détruit l'espérance et on a au contraire instillé en leur for intérieur, et à leur corps défendant, une certaine angoisse de l'avenir qui, au contraire des générations précédentes, n'est plus vécu comme une promesse de mieux et d'aventure, mais comme quelque chose qui effraie: c'est comme cela que j'explique chez de nombreux jeunes, cette soif de se noyer dans l'alcool; ce n'est pas pour le coté festif, c'est pour noyer leur angoisse existentielle.

Pour conclure, si je peux paraître virulent contre la jeunesse, il ne faut pas s'y méprendre: c'est la génération des baby boomers, dont je fais partie, qui est responsable de cet état de fait; nous devons accepter notre (grande) part de responsabilité dans ce désastre européen et il est temps, qu'avec la jeunesse, nos enfants, nous trouvions des solutions pour leur redonner de l'espoir et de la joie de vivre. Une première étape pourrait consister à remettre en cause cette société de consommation qui impose le toujours plus, mais rarement le toujours mieux....

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18/05/2010

La Grèce, l'Euro et les méchants spéculateurs

Il faut sauver le soldat Grèce.

Oui bien sur, il a menti, il a trafiqué les chiffres, il n'a pas respecté sa parole: en un mot, il se l'est coulé douce sur le dos de l'Europe, mais il est européen comme nous, alors on ne peut pas le laisser tomber; cette pilule là a bien du mal à passer auprès de nos amis Allemands, travailleurs, sérieux et dont la bonne gestion est bien mal récompensée.

Fallait-il laisser tomber la Grèce comme les Américains ont laissé tomber Lehmann Brothers avec les conséquences que l'on sait? Je ne prétends pas avoir la réponse car je ne suis pas suffisamment bien informé pour donner un avis autorisé sur une décision aussi cruciale. Mais ce qui est sûr, c'est qu'une fois de plus ce sauvetage arrime à point nommé pour quelques banques qui s'étaient un peu trop imprudemment engagées dans le bourbier grec. Ainsi la Société Générale ou la BNP ont-elles vu leur cours de bourse remonter de plus de 20% au lendemain de l'annonce officielle du sauvetage de leur créditeur, et donc de leurs avoirs.

NB: Cela ne lasse pas de m'interpeller: quand on sait à quel point nos banques françaises peuvent être grippe-sous avec nous, pauvres clients de leurs agences provinciales, je n'ai jamais compris comment elles peuvent aller perdre autant d'argent à l'étranger, que ce soit chez Bernard Madoff ou chez nos amis grecs; il y là quelque chose qui m'échapppe et que j'aimerais que nos énarques dirigeants viennent m'expliquer.

Alors bien sûr, il y a l'euro, le responsable de tous ces maux: mail il n'y a pas besoin d'avoir fait les grandes écoles pour comprendre que si en 10 ans  les coûts de production ont augmenté de 5% en Allemagne et de 45% en Grèce, cela pose un problème de compétitivité aux Grecs. Autrefois, ce différentiel se serait corrigé par le biais de la dévaluation du drachme grec face au deutschmark allemand et aurait rendu la Mercedes et la BMW plus chère pour le consommateur grec; ce renchérissement freinait ses apétits pour les belles voitures allemandes. et donc limitait le déficit commercial. Mais depuis 10 ans, grâce à l'euro, pourquoi se priver?

La BMW dont je rêve depuis toujours et dont le prix s'exprime en euros a augmenté de 5% mais mon salaire, lui, a augmenté de 45%: Assez de ma petite Fiat ou de ma Dacia de pauvre, je me laisse aller au plaisir de conduire enfin une belle voiture; et d'ailleurs cela ira mieux avec mon nouveau standing (ma nouvelle Télé Samsung et mon I-Phone Apple) que j'ai pu m'offrir grâce à l'euro fort. Voila ce que se sont dit des millions de consommateurs grecs....

Faut-il plaindre les Grecs? en tout cas, qu'ils ne comptent pas sur moi; ils ont bien profité de la situation, et finalement ce n'est que justice qu'ils ne puissent plus déjeuner chez Lenôtre au prix du Mac Do. Car s'ils vont devoir maintenant faire des efforts, ce qui est pris est pris; et ils pourront probablement se souvenir de ces 10 premières années du Millénaire comme celles de l'eldorado.

L'euro est une bonne idée, et j'y souscris entièrement; à condition que l'on fasse respecter une discipline commune sur la gestion des finances publiques. Sinon c'est la fuite en avant avec les conséquences que l'on voit sous nos yeux.

Pour vivre à la frontière suisse, je me rappelle très bien avoir vu le Franc Suisse s'échanger à 1 Franc contre 1 Franc Français avant les évènements de Mai 68, pour plus de 4, 50 Francs au moment du passage à l'Euro. Soit une perte de 75% de la valeur de la monnaie française en 45 ans.

Nous avons tout simplement payé la gestion laxiste de notre pays par rapport à celle plus sérieuse de nos amis suisses. La même chose s'appliquait autrefois aux pays du Sud de l'Europe (rappelons nous de la lire) vis à vis du mark. Le passage à l'euro nous a été quand même bien bénéfique à nous, tous les pays de la zone Euro qui avons laissé filer notre déficit (le déficit de la France est à 8.5% du PIB alors qu'elle s'était engagée à ce qu'il ne dépasse pas 3%), et nous devrions lui être reconnaissants de ce surcroit de pouvoir d'achat gagné sans effort.

Donc l'euro n'est pas responsable; c'est un bel outil qu'on a laissé dans les mains d'ouvriers peu scrupuleux: résultat il est bien endommagé, à tel point qu'on se demande si certains pays ne vont pas devoir en changer). Les Anglais, prévoyants en diable l'avaient bien anticipé, refusant de rejoindre cette nouvelle aventure européenne, qui ne s'était pas donnée les moyens de discipliner les aventuriers, au risque de faire chavirer la chaloupe.

Alors bien sûr, il y a les méchants spéculateurs, ceux par qui le drame est arrivé. Mais même si je ne les défends pas, loin de là, il ne faut pas se méprendre: une situation déséquilibrée finit toujours par provoquer la chute; les hedge funds n'ont fait que précipiter l'issue.

Sachons saisir l'occasion de cette grave crise pour relancer l'Europe; faisons en sorte que chacun dans son pays se sente vraiment européen et non plus français ou grec à bénéficier des subsides allemands, ou encore anglais à profiter des avantages qu'offre l'Europe sans en payer le juste prix. Face aux défis mondiaux qui nous attendent et à la montée en puissance de grands blocs affamés, il est temps pour les vieux pays de notre continent de comprendre que nous sommes tous dans la même barque Europe et qu'il faut que tous nous actionnons les rames dans le même sens, sinon nous coulerons. Si la crise grecque pouvait provoquer cette prise de conscience, alors elle n'aurait pas été en vain.

PB

 

La libération de Clotilde Reiss: un échange?

Dans le vrai monde, il n'y a pas d'enfants de choeur qui sont là pour amuser la galerie; chacun défend ses interets et c'est tout, comme dirait la marionnette de Philippe Lucas aux Guignols.

 

Clotilde Reiss.jpg

Bien sûr que les Iraniens ont obtenu des compensations à la libération de Clotilde Reiss!... et alors? est-ce scandaleux d'en être passé par là pour obtenir la libération de notre compatriote? que celui qui n'a pas d'enfant, de famille, d'ami pris comme otage jette la première pierre au gouvernement. Quant à moi , je ne peux que me réjouir du dénouement heureux de cette crise. Et franchement peu m'importe qu'on ait libéré un brigand iranien; cela fera autant d'économie à l'Etat qui n'aura plus à payer pour le coût de sa place en prison !....

Alors bien sûr, les donneurs de leçon de morale de gauche crieront au scandale; tout comme ils auraient critiqué l'immobilisme du gouvernement à laisser croupir la pauvre Clotilde dans les prisons iraniennes. Mais peu m'importe: ce qui compte , c'est que la jeune Clotilde soit libre et qu'elle puisse vivre sa vie, comme elle en a le droit.

En revanche, à la première occasion, j'espère que la France saura faire payer à l'Iran, discrètement si possible, l'ignominie de ses actes, et qu'ils n'y reviennent plus....

10:13 Publié dans Politique Française, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : clotilde reiss, échange, real politik, iran | | | Digg! Digg | | |  Facebook

17/05/2010

Que penser du rassemblement anti-Sarkozy aux Glières?

Dimanche 16 mai 2010, près de 2000 manifestants se sont rassemblés au Plateau des Glières pour critiquer la visite annuelle que le Président de la République y fait pour honorer la mémoire des résistants et des maquisards morts au champ d'honneur.

Glieres.jpg

Qu'on ait voté pour Nicolas sarkozy ou pas, la démocratie impose de respecter sa fonction de chef de l'Etat, pendant la période de son mandat, et à ce titre de le considérer comme le président de la République Française et le représentant de la France. Qu'y a-t il donc de choquant qu'il honore la mémoire de la Résistance en se rendant chaque année au Plateau des Glières? En quoi fait-il là quelque chose de répréhensible? Qu'en diraient les victimes si elles pouvaient parler? Ne seraient-elles pas fières et honorées que la plus haute autorité de l'Etat viennent officiellement leur rendre hommage? En tout cas, si mon père ou mon oncle en avaient fait partie, c'est ce sentiment de fierté que, pour ma part, je ressentirais.

Je dois avouer ma perplexité devant tant de haine et de sectarisme: Quand je vois que des professeurs viennent participer à une telle réunion protestataire, je me dis que notre jeunesse est dans de belles mains! pas étonnant que de plus en plus de jeunes ne respectent plus rien si ceux qui sont censés les former ont une telle attitude. Messieurs les professeurs, ne venez pas ensuite vous plaindre que vos élèves ne vous respectent plus en classe, vous ne faites que récolter ce que vous avez semé.

Le seul regret que j'ai, concernant la visite annuelle du Président, est que cela ne donne pas lieu à une fête populaire sur le plateau où l'on viendrait célébrer la mémoire des maquisards mais aussi partager ensemble ce qu'ils nout ont légué: la liberté... Je trouve dommage que cette cérémonie de l'hommage tienne éloigné le peuple; il faudrait penser à une nouvelle forme de cérémonie, plus festive et plus fraternelle.

glieres2.jpg

16/05/2010

le socialisme : l'art du double langage

Vérité en deça des Pyrénées, erreur au delà, rien n'a changé depuis Pascal.....

Comment un socialiste bon teint, reconnu longtemps par l'Internationale Socialiste comme un exemple, tel que Mr Zapatero, peux t-il mener en Espagne  une politique à l'inverse de ce que préconisent nos socialistes français? et comment Dominique Strauss-Kahn qui est censé incarner le socialisme français en 2012 peut-il, en tant que Directeur Général du FMI, imposer à la Grèce une réduction de salaires aux fonctionnaires et une cure d'austérité comme on n'en a rarement vu en Europe depuis la seconde guerre mondiale, alors qu'en même temps les leaders du PS français restent aussi arc-boutés sur des positions diamétralement opposées qu'ils savent économiquempent intenables? Je trouve cette démagogie de nos responsables de gauche absolument lamentable. Ils mentent sciemment sans seulement envisager les conséquences de leurs agissements. Car conséquences, il y aura: à force de tromper le peuple en lui faisant espérer et miroiter des lendemains qui chantent sans tenir compte de la simple réalité économique et démographique, c'est mettre des allumettes à coté de la poudre avec le risque qu'un jour quelques désespérés ne s'en servent.

Cela me fait penser à l'émission de cet après-midi "Les détectives de l'Histoire" qui montre sans ambiguïté la responsabilité majeure et ignoble de la France et surtout du Président Mitterrand (un autre socialiste moralisateur) dans le génocide qui a ravagé ce pays. Il ne suffit pas d'avoir de bons sentiments pour gérer un pays, il faus savoir avoir du courage pour imposer les bonnes décisions; c'est ce que prommettait Churchill aux Anglais au début de son mandat en 1940: de la sueur, du sang et des larmes; mais c'est ce courage là qui nous permit d'échapper à l'oppresseur nazi et non pas la lacheté de nos dirigeants en 1938 à Munich, qui, préférant le déshonneur à la guerre récoltèrent les deux.

Pour moi, le PS d'aujourd'hui, c'est le Daladier de 1938: il refuse de voir la réalité en face et, au lieu de chercher une réponse consensuelle avec la droite modérée  en expliquant au pays que les réformes sont nécessaires et qu'il faut s'y préparer, si l'on veut sauver l'essentiel, il s'entête dans une démagogie que le pays paiera cher. Rappelons nous que les modérés ont toujours perdu face aux extrémistes ( les menchevistes face aux bolchéviques par exemple).

En effet, comment ce PS qui fait sans arrêt de la surenchère (toujours plus!....) pourra t-il expliquer aux naifs électeurs qui l'auront porté au pouvoir en 2012 que les promesses qu'il leur a tenues, il ne peut pas les tenir; pire, que face au retard pris dans l'application des réformes indispensables, le remède nécessaire pour obtenir la guérison est encore plus sévère que celui préconisé peu de mois avant par l'UMP: à mon sens, cela créera en France une situation pré-révolutionnaire, avec des prolétaires désespérés, mais aussi une classe moyenne trahie,qui échappant à tout contrôle des syndicats se réfugieront dans l'extrémisme (de droite comme de gauche) et mettront le pays sens dessus-dessous.

Attention messieurs les apprentis sorciers , les Benoit Hamon, Fabius, Mondebourg et consorts: A trop jouer avec le feu, on risque bien de se bruler.

Qui peut sérieusement douter que nous devons rapidement mettre en place une réforme des retraites responsable (les Allemands travailleraient jusqu'à 67 ans et nous, Français, jusqu'à 60....); nous devons aussi impérativement ramener de l'ordre dans nos finances publiques et le plus tôt sera le mieux. Car chaque jour qui passe creuse un peu plus le trou et accroit le service de la dette. L'exemple de la Grèce devrait nous ouvrir les yeux. Il n'y a pas de déjeuner gratuit: un jour ou l'autre il faut payer l'addition; et plus on attend, plus elle sera sévère.

Face à cet énorme défi qui nous fait face, je souhaiterais du courage des deux cotés de l'échiquier politique pour dire que l'urgence et la gravité de la situation imposent de travailler ensemble pour trouver des solutions pérennes, et assurer l'avenir de notre pays. En ce sens, je ne peux que féliciter Manuel Valls qui est l'un des rares à gauche à avoir saisi l'urgence de se ré-inventer.

07/05/2010

La Finance de marché: une arme de destruction massive

Avec les nouveaux soubresauts que connaissent de nouveau les bourses mondiales, et les risques grandissimes qui pèsent désormais sur les états (la Grèce aujourd'hui, l'Espagne demain?), nombre de gens sensés s'inquiètent sérieusement et pensent que le monde est devenu fou, et principalement ceux qui sont au coeur de son activité névralgique, à savoir les acteurs de la finance mondiale. Le sujet étant d'une complexité formidable, j'ai demandé à mon ami Eric Bertier, l'un des premiers "Golden Boys" dans les années 80, et qui connait parfaitement ce milieu, de nous faire part de son analyse sur ce qui se passe aujourd'hui; et cela fait froid dans le dos.... surtout venant d'un homme parfaitement au fait de ce qui se passe dans les salles de marché, et peu suspect de dérive anti-capitaliste ou ultra-gauchiste.

 

C'est  en lisant de tels articles, que les vrais défenseurs du Capitalisme, celui qui nous a permis d'atteindre ce niveau de vie exceptionnel, jamais atteint dans l'histoire de l'humanité, que ses vrais défenseurs donc, doivent trouver la force et le courage d'attaquer et de détruire sans pitié cette finance pervertie et dévoyée (quelques dizaines de milliers de personnes au total dans le monde) qui n'a rien à voir avec l'esprit d'entreprise et qui menace de tout faire sauter, si rien n'est fait pour la contrer au plus vite.

 

Je laisse donc la parole à Eric Bertier.

 

 

La Finance de marché : une arme de destruction massive

 

 

J’ai débuté ma vie professionnelle en 1980 à New York, au sein de la vénérable institution du nom de Morgan Guaranty Trust Company. A cette époque, la Finance regroupait les opérations de trésorerie, le marché des changes et des taux d’intérêts, les marchés d’actions et  la « banque d’investissement » dont la fonction la plus prestigieuse, les fusions/acquisitions, consistait à conseiller et accompagner les grandes entreprises internationales dans leurs projets de développement.

La finance était avant tout une activité au service des clients industriels et commerciaux  et sa créativité était mise au service de la croissance économique.

 

Les banques américaines étaient encore sous le joug de la loi « Glass Steagall » de 1933, séparant hermétiquement les activités de banque de dépôt et de banque d’affaire, pour éviter la contagion désastreuse de la crise de 1929.

 

Les produits dérivés existaient essentiellement aux Etats-Unis, et la majorité d’entre eux avait un sous-jacent dans l’univers des matières premières. Il s’agissait de permettre aux producteurs et aux acheteurs de couvrir leurs risques respectifs sur un marché organisé, standardisé et règlementé. L’année 1977 avait vu la naissance du contrat à terme (futures) sur l’obligation du Trésor Américain à 30 ans, suivie par l’introduction au début des années 80 des contrats sur devises et finalement sur la plupart des principaux instruments financiers; mais dans l’ensemble, le but poursuivi était avant tout le transfert des risques entre émetteurs et investisseurs, et l’ajout d’une grande flexibilité dans la gestion d’un portefeuille.

 

La spéculation a toujours eu cours, en tout cas depuis qu’il existe des marchés qui concentrent les intérêts divergents de leurs participants. Elle a une fonction essentielle, qui consiste à s’interposer temporairement entre acheteurs et vendeurs de « couverture » (hedgers, de l’anglais to hedge, protéger, couvrir un risque) pour assurer la liquidité et la profondeur des marchés. C'est-à-dire permettre aux acteurs principaux (par ex.producteurs, émetteurs) de trouver un prix et une quantité suffisante à tout moment, y compris en l’absence de contrepartie (par ex.acheteurs, investisseurs).

 

WS01.jpgCe qui a fondamentalement changé ces dernières années, c’est le pouvoir destructeur de cette spéculation par le biais des produits dérivés, d’une complexité toujours croissante, et toujours plus éloignés de l’instrument sous-jacent qu’ils sont censés représenter. Ainsi, les tristement célèbres CDO (Collateralised Debt Obligations)  sont infiniment plus dangereux et difficiles à évaluer que les emprunts hypothécaires classiques dont ils dérivent.

 

Avec les Credit Default Swaps (CDS) dont la dernière victime collatérale est la Grèce, on arrive à un niveau encore supérieur qui nous permet d’assimiler ces instruments à des armes de destruction massive.

Comme souvent, l’idée de départ est bonne et apporte un progrès dans le monde de la finance. Il s’agit de dissocier le risque de crédit associé à un émetteur  de la dette elle-même.

 

Ainsi, un investisseur soucieux du risque de faillite d’une institution peut aller acheter une « assurance faillite » à une banque d’affaire ou une compagnie d’assurance. Cette assurance, le CDS évoqué ci dessus, permettra (je simplifie) à l’investisseur qui le possède d’échanger son obligation en défaut de paiement contre le paiement du nominal de celle-ci.

Si l’assureur, autrement dit le vendeur du CDS, intervient sur de très nombreux dossiers, il diversifiera suffisamment ses risques pour supporter les –théoriquement-rares faillites ou restructurations grâce aux primes encaissées. Jusqu’ici ça ressemble à une banale assurance accident, l’automobile étant remplacée par une dette.

 

im sdm.jpgCe qui complique singulièrement le phénomène, c’est l’intervention de spéculateurs puissants (particulièrement les Hedge Funds non règlementés) dans ce marché, en dévoyant le but recherché, le transfert du risque, pour enregistrer des gains gigantesques et sans aucune contrepartie économique si ce n’est l’enrichissement de clients déjà très fortunés. Comme toujours, les départements de trading pour compte propre des principales banques suivent et amplifient le mouvement.

Les CDS étant échangés de gré à gré, et non pas sur une bourse règlementée, rien n’encadre leur vente et surtout rien n’oblige l’acheteur du CDS  à détenir la dette correspondante en portefeuille. Comme il n’y a aucune chambre de compensation qui enregistre et contrôle les transactions, on ne sait pas combien de CDS sont détenus par les spéculateurs ou investisseurs.

 

Supposons qu’une institution émette 100 millions d’euros d’obligations. Il est tout à fait possible que le CDS correspondant à cet émetteur soit échangé sur le marché pour une valeur faciale totale  de 1 milliards. Comme le spéculateur peut revendre le CDS acheté sans attendre l’échéance, le « trading » est totalement séparé de la dette sous jacente.

Poussons plus loin le raisonnement : Plusieurs fonds spéculatifs décident d’acheter massivement le CDS associé à un pays. Bien qu’il n’y ait pas de risque de faillite imminent le prix du CDS va monter fortement. Comme son prix représente au départ quelques points de pourcentage du nominal, avec quelques millions de dollars on joue déjà sur un nominal de centaines de millions.(Je rappelle ici que de nombreux hedge funds gèrent des dizaines de milliards de dollars).

La hausse du CDS alimente des rumeurs de dégradation du risque du pays, les agences de notation baissent (au plus mauvais moment comme en 2008) la note d’évaluation du risque, les taux de refinancement s’envolent,  et la panique s’installe, précipitant en quelques semaines la banqueroute qui n’avait au départ rien d’inéluctable.

 

Comme il n’y a pas de relation directe entre la vente de l’assurance et l’objet assuré, les banques et compagnies d’assurances qui ont vendu le CDS subiront des pertes colossales en cas de défaut avéré. En effet elles devront payer la différence entre le nominal de la dette assurée et le taux de récupération.

Prenons un exemple chiffré : la communauté bancaire et les assurances vendent (sans se concerter évidemment) à des spéculateurs les CDS correspondant à 1000 milliards de dollars de nominal sur la dette souveraine de la Grèce.(soit plus de 3 fois son montant réel).

Devant la hausse des taux, la baisse des recettes et l’impossibilité de repousser plus longtemps les échéances, le pays annonce la cessation du paiement des intérêts sur un total de 300 milliards de dollars de dette. Après renégociation, le taux de récupération final est évalué à 50%.

Les spéculateurs recevront immédiatement 500 milliards (1000 milliards de nominal assuré X 50%) et la communauté banques/assurances perdra cette somme moins la prime encaissée au départ. Inutile d’évoquer les conséquences désastreuses de cet exemple de spéculation : nous vivons aujourd’hui avec stupéfaction le déroulement de ce scénario cauchemardesque.

 

Img Bourse.jpgLe fond du problème c’est la transformation de la finance d’un outil facilitant le développement économique, en un moyen d’enrichissement rapide avec un effet de levier jamais atteint auparavant.

Les banques ont compris que les opérations pour compte propre rapportent immensément plus que le financement de l’économie. Les traders peuvent amasser des milliards (Wall Street a payé 120 milliards de bonus aux traders pour l’année 2009 soit l’équivalent de l’aide mondiale au développement ou 40% de la dette grecque !), et les patrons surpayés de ces mêmes banques peuvent rivaliser avec leurs concurrents internationaux. Pour atteindre cet objectif, à l’instar des banques islandaises, ils gonflent leur bilan et deviennent ‘too big to fail’. Quand Fortis a été sauvée par les gouvernements belges et néerlandais, son bilan représentait 900 milliards d’euros soit 3,5 fois le PNB de la Belgique !

 

Comme dans le film d’Oliver Stone ‘Wall Street’, c’est uniquement l’appât du gain (Greed) qui gouverne cette industrie. Toutes les recherches, tous les systèmes experts et toutes les énergies sont orientés vers cette recherche frénétique du gain a tout prix, quel que soit le risque encouru. Même les jeunes diplômés des écoles scientifiques se tournent vers le trading car inventer des nouvelles machines et construire des ponts ne pourra jamais leur rapporter autant qu’un bonus chez Goldman Sachs.

 

Clinton et Bush, sous la pression des grands établissements bancaires ont fait voler en éclat la règlementation de 1933 et libéré lesimg SDM2.jpg contraintes de levier qui pesaient sur les banques de dépôt aux Etats Unis.

Le pire, c’est qu’après le gigantesque fiasco de 2008, tout juste sorties de la perfusion des gouvernements, les grandes banques sont retombées dans la spéculation la plus effrénée, tirant profit de taux d’intérêt proches de zéro.

Quand aux fonds spéculatifs, déçus par leur contre performance de 2008, ils ont cherché leur revanche en s’attaquant aux dettes souveraines avec l’effet de levier immense apporté par les CDS et autres montages complexes ; ils parient sur la chute ou la disparition de l’euro et espèrent des gains astronomiques sans se poser la moindre question sur les conséquences économiques et les réactions en chaine provoquées par  leurs attaques.

A  la fin, dans un monde globalisé et totalement interdépendant, il n’est même pas sûr qu’ils puissent tirer parti de leur spéculation mortifère.

 

Il faut le dire ; la finance devrait être avant tout au service des acteurs économiques et ne devrait jamais pouvoir mettre la planète en danger comme en 2008 avec les subprimes, et maintenant, en pariant sur l’effondrement d’un continent. Mais comme il n’y a aucune chance que les intéressés changent de comportement d’eux-mêmes, la solution passe par une réflexion et une action réglementaire de  tous les grands états réunis et solidaires devant le danger mortel qui les guette.

 

Eric Bertier

01/05/2010

Tous derrière Annecy 2018

Les J.O d'hiver 2018 en France, c'est possible

 

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Annecy et Savoie Mont-Blanc portent la candidature de la France pour l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de 2018.

Annecy 2018, c'est la promesse d'un rendez-vous exceptionnel, au cœur de la première destination mondiale pour les sports d'hiver, entre les neiges éternelles du Mont-Blanc et le lac le plus pur d'Europe.

Conçu pour les sportifs, construit et porté par de grands champions, ce projet est guidé par l'ambition de servir l'idéal olympique et d'en promouvoir durablement les valeurs.

 

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Sous la houlette d'Edgar GROSPIRON, champion olympique, les organisateurs de la candidature Annecy 2018 veulent des Jeux de l'excellence sportive, économique et environnementale, fondés sur quatre piliers :
  • le meilleur confort pour tous les athlètes pour optimiser leur performance ;
  • un vaste et innovant programme de développement durable du territoire ;
  • un héritage fort pour la jeunesse et la famille olympique ;
  • le désir de contribuer au rayonnement mondial des Jeux Olympiques et Paralympiques.

C'est tout un territoire qui vibre pour cette candidature et qui s'offre à l'idéal Olympique.

Pour offrir au sport et au monde entier le plus beau des spectacles...

Un terrain de jeu exceptionnel

 

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- Berceau de l’Olympisme d’hiver (Chamonix 1924), un terrain de jeu dominé par le Mont-Blanc, au cœur de la première destination mondiale pour les sports d’hiver et du plus grand domaine skiable équipé du globe (75000 km de pistes et 110 stations parmi les plus prestigieuses de la planète).

- Le charme unique d’Annecy, surnommée la « Venise des Alpes ». Au cœur d’un bassin de vie d’1 million d’habitants frontalier de la Suisse et de l’Italie, Annecy rayonne au carrefour de multiples échanges internationaux, sportifs, culturels, économiques, technologiques, universitaires... Avec sa vieille ville, ses canaux, son lac bordé de montagnes, ses grands rendez-vous festifs…

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Annecy s’est imposée comme une destination touristique très prisée.

Un écrin idéal pour 15 jours de festivités olympiques dont le coup d’envoi sera donné par une fabuleuse cérémonie d’ouverture à ciel ouvert au bord du lac devant 50 000 spectateurs.

 

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- Les meilleurs sites de compétition pour chaque épreuve, dans des stations à l’enneigement garanti et qui incarnent les sports d’hiver par excellence : Chamonix, Megève, Morzine / Avoriaz, Saint-Gervais, Flaine, La Clusaz, Le Grand-Bornand, Les Houches, La Plagne...

- Une candidature portée par une terre de sports et de champions (50 médaillés olympiques, dont 15 champions olympiques ; 8 champions paralympiques) qui possède l’expertise des grandes compétitions internationales.

60 % des épreuves de Coupe du Monde (ski alpin, nordique et artistique) organisées en France ont lieu en Haute-Savoie qui accueille également de multiples compétitions dans les disciplines d’été : Coupe d’Europe d’athlétisme, Décanation, Tour de France Cycliste, Evian Master golf, championnats du monde de VTT...

Chaque site olympique sera accessible au minimum par 2 ou 3 itinéraires distincts.

4 aéroports à proximité dont 2 internationaux : aéroport franco-suisse de Genève-Cointrin (premier aéroport pour l’accueil des sports d’hiver à 25 min d’Annecy) et aéroport de Lyon / Saint-Exupéry (à 80 min d’Annecy). Les deux aéroports nationaux d’Annecy et Chambéry sont spécialisés dans l’accueil du tourisme d’affaire et des VIP.
2 axes d’accès ferroviaires par TGV (Nord / Sud)
4 accès autoroutiers (200 km d’autoroutes) et 3000 km de routes nationales permettant une fluidité des déplacements sur tout le territoire.

- Une tradition d’accueil touristique de classe internationale : au cœur de la première destination mondiale de sports d’hiver, Annecy et la Haute-Savoie accueillent chaque année des centaines de milliers de visiteurs et possèdent à ce jour l’essentiel des infrastructures et des équipements nécessaires à l’organisation des Jeux : transports, hébergement, restauration, services...

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Les Pays de Savoie disposent de la première capacité au monde d’hébergement touristique d’hiver, soit plus d’un millions de lits couvrant toutes gammes d’accueil.

Une candidature portée par une immense ferveur populaire

Des rives d’Annecy aux frontières de l’Italie et de la Suisse, de la plaine du Mont-Blanc au massif des Aravis, c’est tout un territoire qui vibre pour cette candidature et qui s’offre à l’idéal olympique.

Un sondage réalisé en 2009 pour le Comité National Olympique et Sportif Français, auprès d’un échantillon de 600 Haut-savoyards, fait apparaitre 81,5 % d’adhésion à la candidature (100 % chez les moins de 25 ans ! ).

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Ce puissant élan populaire s’étend progressivement à toute la France, relayé par un nombre toujours plus grand de personnalités du monde politique, économique, culturel, qui s’engagent pour la candidature.


Le Comité d'Organisation a sélectionné les meilleurs sites pour chaque épreuve

Les sites des épreuves olympiques

Chamonix, Megève, Morzine / Avoriaz, Saint-Gervais, Les Houches, Flaine, La Clusaz, Le Grand-Bornand, La Plagne...

Des noms qui incarnent les sports d’hiver par excellence. Mais si ces sites de renommées mondiales, à l’enneigement assuré, sont proposés pour accueillir les épreuves olympiques, c’est avant tout pour le haut niveau de performance qu’ils garantissent aux athlètes.

Pour les épreuves de neige, les sites proposés profitent d'une hauteur moyenne de neige de 80 cm en février, soit la période proposée pour organiser les Jeux.

Les épreuves seront organisées autour de deux noyaux proches (Annecy et Mont-Blanc), équipés chacun d’un vaste village olympique.

L’ensemble du dispositif est d’une grande compacité et favorise une grande mobilité entre les sites qui, pour l’essentiel, se situent à moins de 30 minutes d’un village olympique et d’une gare ferroviaire.

Cette compacité offrira la possibilité d’assister dans la même journée à plusieurs compétitions se déroulant dans le pôle Annecy et le pôle Mont-Blanc, et de vivre la cérémonie de remise des médailles en fin de journée au bord du lac d’Annecy.

65 % des sites de compétition nécessaires aux Jeux existent déjà et sont homologués pour des Coupe du Monde. Le montant des investissements nécessaires pour la réalisation des nouveaux équipements sportifs sera cofinancé par l’Etat et les collectivités locales (Ville d’Annecy, Conseil général, Conseil régional, communes des sites des épreuves).

Les sites des épreuves paralympiques

C’est en Haute-Savoie que furent organisés en 1974 les premiers championnats mondiaux de ski handisport. Depuis, le territoire n’a cessé de multiplier les actions pour améliorer la pratique sportive de compétition ou de loisirs des personnes en situation de handicap.

Pour les épreuves de neige, les sites proposés profitent d'une hauteur moyenne de neige de 80 cm en février, soit la période proposée pour organiser les Jeux.

Comme pour les épreuves olympiques, les sites des Jeux Paralympiques ont été selectionnés selon des critères permettant de garantir le plus haut niveau de performance et de confort aux athlètes.

Les sites sont concentrés à Annecy pour les épreuves de glace et dans le proche massif des Aravis pour les disciplines de neige.

Annecy, « Venise des Alpes » entre lac et montagnes

Annecy est au cœur d'un territoire aussi attractif que performant. Destination touristique internationale de tout premier plan, en hiver comme en été, Savoie Mont-Blanc offre au visiteur un cadre naturel grandiose, des paysages préservés et la possibilité de pratiquer une foule d'activités sportives et de détente. Ses stations sont parmi les plus prestigieuses du globe.

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Au pied des massifs alpins et bordée par le lac le plus pur d'Europe, la capitale de la Haute-Savoie rayonne au carrefour de multiples échanges internationaux, sportifs, culturels, commerciaux, technologiques, universitaires...

Son bassin de vie de près d'un million d'habitants est frontalier de l'Italie et de la Suisse. Genève, qui soutient la candidature d'Annecy, est distante de 30 minutes.

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Moderne, créative, dynamique, Annecy est une ville au charme unique qui s'est imposée comme une destination touristique très prisée. Chaque année, des centaines de milliers de visiteurs venus des quatre coins de la planète se laissent séduire par la « Venise des Alpes »; ses canaux, sa vieille ville, son lac, ses hôtels et tables réputées... Sans oublier ses rendez-vous culturels et ses grandes manifestations telles que la Fête du lac ou encore le Festival International du Film d'Animation, une référence mondiale dans le domaine.

Alors, pour que le monde se donne rendez-vous en Haute-Savoie dans 8 ans, tous derrière Annecy!...

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