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30/05/2010

C'est la Fête des Mères

Pour la Fête des Mères, je vous propose deux chansons bien différentes, qui mettent à l'honneur celles que nous célébrons aujourd'hui:

La première est une des chansons les plus émouvantes écrites sur l'amour d'un fils à sa mère, par un chanteur belge trop méconnu à mon gout: Arno

Quant à la seconde, je crois que la Canadienne Linda Lemay a bien résumé les joies et les sacrifices de la maternité.


00:08 Publié dans Musique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fête des mères, arno, émotion, linda lemay | | | Digg! Digg | | |  Facebook

27/05/2010

Retraite sur les retraites

Le gouvernement présente sa réforme des retraites, et bien entendu une partie de la France (toujours la même d'ailleurs) est dans la rue. Ce qui me choque dans cette affaire, ce n'est pas qu'on nous oblige à travailler plus longtemps, c'est malheureusement une évidence économique liée à l'allongement de la durée de la vie, mais surtout au nouveau rapport démographique entre les actifs et les retraités; non, ce qui me choque, c'est qu'une fois de plus, on ne respecte pas l'équité indispensable à l'acceptation d'une réforme douloureuse.

Comment le gouvernement peut-il justifier que les salariés d'EDF et de la SNCF qui figurent, on le sait, au rang des plus privilégiés, soient exonérés des efforts que l'on demande aux autres français? au nom de leur capacité de nuisance, qui leur permet de bloquer le pays quand leurs privilèges sont menacés? Mettons les pieds dans le plat et clamons le haut et fort: cela ne peut plus durer; et ne nous étonnons pas qu'une partie toujours plus grande de la droite populaire, écoeurée par la lacheté de ces gouvernements de centre droit ou gauche, se jettent dans les bras de l'extremisme. A force de chercher à prolonger un système en décrépitude, en évitant de prendre les mesures justes qui s'imposent et qui, bien expliquées, pourraient avoir le soutien de l'opinion, on préfère appliquer la politique de l'autruche en se disant: ce qui est pris n'est plus à prendre: C'est comme cela que l'on prépare des lendemains qui déchantent et que l'on fait le lit du chaos.

La majorité silencieuse a de la patience, mais attention quand elle se réveillera. (souvenons nous de la grande manifestation gaulliste de la fin mai 1968 qui mit fin aux troubles de mai 68 en une seule journée, une fois que le chef eut assumé qu'il était le chef). Il est temps que les ouvriers et employés du privé se réveillent et comprennent ce qui se manigance derrière leur dos.

Le pays est de plus en plus gouverné par la haute fonction publique qui protège ses interets, et ceux de ses congénères, en exigeant toujours plus de la communauté nationale pour subvenir aux déficits que son égoisme ne cesse d'alimenter. Et comment les politiques peuvent-ils donner l'exemple quand on lit le livre qui sort actuellement sur les privilèges des sénateurs et de leur cour. Mais bien sûr, tout s'explique quand on rappelle que l'essentiel de la classe politique est aujourd'hui issue de la fonction publique: elle ne va quand même pas scier la branche de l'arbre sur laquelle elle est assise!...

Il est temps que la droite assume ses choix, non pas de défendre le grand capital, mais bien plutôt de mettre de l'ordre dans cette immense pateaugeoire où chaque corporation n'a de souci que son bien à elle, au mépris total de l'interet général. Mr Sarkozy, quoiqu'en dise la gauche, ce sont les classes populaires qui vont ont élu: alors cessez de les trahir, sinon l'extrémisme prendra pied durablement dans ce pays.

Et n'ayons pas peur de dénoncer la mascarade de démagogie que prône le PS, ou en tout cas une partie de son appareil. Je ne peux que féliciter Mrss Strauss Kahn ou Valls pour leur sens de la responsabilité. Mais que dire des Hamon, Montebourg et consorts..... Enfin, réfléchissons: qui souhaiterait l'allongement du temps de travail si l'on pouvait s'en passer? Mais quand on ne peut pas faire autrement, il faut trouver des solutions!.....sinon nous sommes, et j'assume mon vocabulaire, des salopards vis à vis de nos enfants, à qui non seulement nouis laisserons une planète polluée mais encore des états en quasi faillite.

Alors bien sûr, il y en a surement d'autres pistes, et cela mériterait débat: mais pour que débat il y ait, il faut cesser d'appliquer cette règle d'une débilité profonde qui consiste à mettre les gens dans la rue, pour peser sur le dialogue, au seul profit de corporatismes qui font fi de l'interet général. D'autre part, il y a urgence, et j'ai bien peur que certains cyniques ne souhaitent utiliser ce prétexte que pour différer la mise en place d'une réforme qu'ils ne souhaitent pas se voir appliquer mais qu'ils appelleront de leurs voeux, une fois de l'autre coté de la barrière: il suffit de voir le pourcentage écrasant de retraités qui sont favorables à la réforme; évidemment puiqu'ainsi ils confortent leur avantage acquis (ils sont déjà en retraite)

Je regrette pour ma part que le gouvernement ne profite pas de cette réforme (en attendant la prochaine, puisque celle-ci ne va pas au fond des choses) pour instiller plus de flexibilité dans l'organisation de la retraite. Ainsi, pourquoi ne pas permettre à des gens qui à 60 ans, se sentant fatigués, de prendre leur retraite moyennant une décote tres forte sur la pension qu'il toucheront: Ainsi, pourquoi empêcher quelqu'un de physiquement au bout du rouleau de profiter des 3 ou 4 ans qui lui restent à vivre: celui-ci préférera cette option quitte à sacrifier son revenu. Nous ne sommes pas tous égaux devant la mort: laissons chacun décider pour lui même.

D'autre part, pourquoi ne pas aménager le départ en retraite sur une période de 4 ans en réduisant chaque année le temps de travail de 25%, et en imposant au futur retraité une formation des jeunes au sein de l'entreprise en contrepartie d'une baisse des cotisations sociales sur son salaire. Cela éviterait le choc brutal et souvent catastrophique d'un arrêt total de l'activité professionnelle du jour au lendemain, et en même temps permettrait de favoriser la transmission du savoir entre ceux qui partent et ceux qui sont appelés à leur succèder.

Il existe de nombreuses pistes, mais il faut laisser place à l'initiative individuelle, syndicale ou de l'entreprise pour imaginer des solutions originales et adaptées (prenons l'exemple sur le travail à mi-temps des femmes qui se négocie souvent au cas par cas dans les PME); cessons de vouloir toujours tout régler au niveau centralisé et bureaucratique de l'Etat selon le sacro-saint principe d'uniformité jacobine.

19:12 Publié dans Economie, Politique Française, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : retraites, fonctionnaires, manifestations, syndicats | | | Digg! Digg | | |  Facebook

25/05/2010

La kermesse anatolienne de St Julien remporte un vif succès

Ce week end, l'Association Turque de Saint-Julien tenait sa kermesse annuelle dans les locaux de l'association, rue des Vieux Moulins. Le soleil étant au rendez-vous, la fête fut réussie et tous les visiteurs purent profiter du beau temps sous les tentes montées pour l'occasion.

Il faut saluer cette initiative qui a pour but de créer une occasion de rencontre pour la communauté et aussi de favoriser l'intégration de celle-ci avec les habitants de Saint-Julien. On y découvre de nombreux ouvrages qui permettent de mieux appréhender ce magnifique pays, souvent méconnu, qu'est la Turquie. C'est aussi l'occasion de découvrir une nourriture riche et variée, et bien sûr de faire connaissance avec des gens interessants qui ont des choses à raconter.

Bravo aux responsables de l'association, et en particulier à son président Stéphane TANRIKULU, pour cette initiative.

12:09 Publié dans Saint-Julien, Société, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kermesse, st-julien, turquie | | | Digg! Digg | | |  Facebook

21/05/2010

Les Apéros Géants: c'est Géant!... à en pleurer

finkielkraut.jpgHier soir sur France 3, dans l'excellente émission de Frédéric Taddei, "Ce soir ou jamais", nous avons eu droit, à l'occasion de la sortie de leur livre d'échange de vues "L'Explication" à un débat de haute volée entre les 2 philosophes Alain BADIOU et Alain FINKELKRAUT. On ne comprend pas toujours tout ce qu'ils disent, tant le niveau de la dialectique et de la sémantique est élevé, mais quand même, c'était bien interessant; d'autant que Taddei leur a posé des questions en rapport avec l'actualité et qu'ils ont pu exprimer leur point de vue sur un sujet aussi crucial pour l'avenir de l'humanité qu'est l'attitude à adopter vis à vis des apéros géants.

Ce qui m'a frappé dans leurs remarques, c'est que ces deux intellectuels que tout oppose politiquement se sont retrouvés dans l'affirmation de leur  consternation et sur la risibilité de notre société occidentale qui dépasse chaque jour des sommets de bétise et de débilité profonde.

badiou.jpgSe bourrer la gueule n'est pas un phénomène nouveau!.... Doit on mettre ce droit, que nul ne conteste d'ailleurs, au premier plan du combat idéologico-contestataire-révolutionnaire de notre jeunesse. Je répondrai comme Jean Ferrat qu'à mon avis, ce débat ne mérite ni cet excès d'honneur, ni cette indignité. Ce qui est triste, pour ne pas dire affligeant, c'est qu'autrefois, on se bourrait la gueule entre copains, on se "torchait" comme on disait dans le temps, pour rigoler et sans que cela prête à conséquence, si ce n'est les nombreux accidents de la route qui ont fauché plusieurs de nos copains, mais on ne mettait pas ça sur la place publique et quelques potes suffisaient pour prendre du plaisir. Faut-il que notre jeunesse s'emmerde, qu'elle ait besoin pour s'éclater de le faire en nombre, en réunissant des milliers de gens qui ne se connaissent pas au début de la réunion, et qui ne se connaîtront pas mieux à la fin, n'ayant rien partagé si ce n'est la vanité de pouvoir dire "j'y étais". Car ne nous trompons pas, le phénomène est devenu un nouveau titre de gloire, candidat au livre Guiness des records; il ne s'agit pas de se bourrer la gueule, mais de le faitre dans un apéro à Nantes qui soit plus grand que celui de Rennes, en attendant qu'Angers ou Paris ne vienne détroner le record de la connerie humaine.

Quand je pense à l'absolue pauvreté qu'on a pu entrevoir à Haiti en janvier, ou aux malheurs qui frappent les populations d'Afrique ou encore aux épreuves qui attendent ceux qui doivent chaque jour lutter pour survivre en France même, je suis écoeuré par les nouvelles valeurs d'une certaine jeunesse de désoeuvrés et de nombrilistes narcissiques qui se mirent devant l'écran de leur Facebook. Quelle tristesse de voir un outil aussi exceptionnel qu'Internet être galvaudé de la sorte: en termes vulgaires, c'est de la confiture donnée aux cochons!....

Et quand on me dit qu'il y a là une manifestation du sens révolutionnaire de la jeunesse, je suis quasi certain que cette nouvelle "révolution", si elle a lieu,  sera celle qui précipitera la perte de l'Occident. Quand on croit au mérite, à la valeur de l'effort (valeurs qui priment en Asie), on ne peut pas défendre le droit à mieux vivre d'une population dont le but suprème est de se foutre en l'air. L'abondance tue l'envie (pour s'en convaincre, il suffit de ré-écouter la magnifique chanson écrite par JJ GOLDMANN pour Johnny, "l'Envie") et quand on est blasé de tout, on devient suicidaire; car l'avenir n'apporte plus d'espèrance et la vie n'a alors plus d'attrait.

Pour illustrer ma pensée, je dirai que ce qui fait le bonheur, ce n'est pas ce que l'on a, mais bien plutôt la comparaison de ce qu'on a obtenu dans la vie par rapport à ses espérances quand on était jeune. Si l'on a fait mieux que prévu, on est généralement heureux, et inversement. Les générations précédentes furent heureuses car elles ont eu une vie tellement plus extraordinaire que celle à laquelle elles s'attendaient. Comment un enfant né en 1910, alors que l'aviation n'existait pas, aurait-il pu dans ses rèves les plus fous imaginer qu'il voyagerait dans les pays les plus reculés de la planète, qu'il ne souffrirait plus du froid, qu'il pourrait voir l'homme marcher sur la lune, chez lui, devant sa télévision et que bientôt il pourrait communiquer avec le monde entier depuis un téléphone "portable" pas plus grand qu'une boite de sardines. La génération des 70-90 ans a été à ce titre, si elle a échappé aux horreurs de la seconde guerre mondiale, l'une des plus heureuses de toute l'histoire de l'humanité, supplantée seulement par la génération des baby-boomers, nés entre 1945 et 1960.

Si nos jeunes sont malheureux, c'est qu'ils n'ont plus d'espoir!..... La dépression est un état chimique au sein du cortex cérebral, qui n'a rien à voir avec ce qu'on possède ou pas. c'est une erreur d'avoir laissé croire que la possession est synonyme de bonheur. Paradoxalement, je plains les riches qui se réveillent malheureux et tristes car l'avenir pour eux est sombre; si l'on est malheureux quand on a tout, il sera difficile de s'en sortir; tandis que pour les pauvres, il y a toujours l'espoir de devenir riche, et d'ainsi résoudre les problèmes qui rendent tristes aujourd'hui: en un mot, il leur reste l'espoir.

Tout ça pour dire que le problème majeur de notre jeunesse, c'est d'avoir eu trop, trop vite, trop jeune. sans le vouloir, en croyant bien faire, on a détruit l'espérance et on a au contraire instillé en leur for intérieur, et à leur corps défendant, une certaine angoisse de l'avenir qui, au contraire des générations précédentes, n'est plus vécu comme une promesse de mieux et d'aventure, mais comme quelque chose qui effraie: c'est comme cela que j'explique chez de nombreux jeunes, cette soif de se noyer dans l'alcool; ce n'est pas pour le coté festif, c'est pour noyer leur angoisse existentielle.

Pour conclure, si je peux paraître virulent contre la jeunesse, il ne faut pas s'y méprendre: c'est la génération des baby boomers, dont je fais partie, qui est responsable de cet état de fait; nous devons accepter notre (grande) part de responsabilité dans ce désastre européen et il est temps, qu'avec la jeunesse, nos enfants, nous trouvions des solutions pour leur redonner de l'espoir et de la joie de vivre. Une première étape pourrait consister à remettre en cause cette société de consommation qui impose le toujours plus, mais rarement le toujours mieux....

17:17 Publié dans Politique Française, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : badiou, finkielkraut, taddei, l'envie, bonheur, l'explication, jeunesse | | | Digg! Digg | | |  Facebook

18/05/2010

La Grèce, l'Euro et les méchants spéculateurs

Il faut sauver le soldat Grèce.

Oui bien sur, il a menti, il a trafiqué les chiffres, il n'a pas respecté sa parole: en un mot, il se l'est coulé douce sur le dos de l'Europe, mais il est européen comme nous, alors on ne peut pas le laisser tomber; cette pilule là a bien du mal à passer auprès de nos amis Allemands, travailleurs, sérieux et dont la bonne gestion est bien mal récompensée.

Fallait-il laisser tomber la Grèce comme les Américains ont laissé tomber Lehmann Brothers avec les conséquences que l'on sait? Je ne prétends pas avoir la réponse car je ne suis pas suffisamment bien informé pour donner un avis autorisé sur une décision aussi cruciale. Mais ce qui est sûr, c'est qu'une fois de plus ce sauvetage arrime à point nommé pour quelques banques qui s'étaient un peu trop imprudemment engagées dans le bourbier grec. Ainsi la Société Générale ou la BNP ont-elles vu leur cours de bourse remonter de plus de 20% au lendemain de l'annonce officielle du sauvetage de leur créditeur, et donc de leurs avoirs.

NB: Cela ne lasse pas de m'interpeller: quand on sait à quel point nos banques françaises peuvent être grippe-sous avec nous, pauvres clients de leurs agences provinciales, je n'ai jamais compris comment elles peuvent aller perdre autant d'argent à l'étranger, que ce soit chez Bernard Madoff ou chez nos amis grecs; il y là quelque chose qui m'échapppe et que j'aimerais que nos énarques dirigeants viennent m'expliquer.

Alors bien sûr, il y a l'euro, le responsable de tous ces maux: mail il n'y a pas besoin d'avoir fait les grandes écoles pour comprendre que si en 10 ans  les coûts de production ont augmenté de 5% en Allemagne et de 45% en Grèce, cela pose un problème de compétitivité aux Grecs. Autrefois, ce différentiel se serait corrigé par le biais de la dévaluation du drachme grec face au deutschmark allemand et aurait rendu la Mercedes et la BMW plus chère pour le consommateur grec; ce renchérissement freinait ses apétits pour les belles voitures allemandes. et donc limitait le déficit commercial. Mais depuis 10 ans, grâce à l'euro, pourquoi se priver?

La BMW dont je rêve depuis toujours et dont le prix s'exprime en euros a augmenté de 5% mais mon salaire, lui, a augmenté de 45%: Assez de ma petite Fiat ou de ma Dacia de pauvre, je me laisse aller au plaisir de conduire enfin une belle voiture; et d'ailleurs cela ira mieux avec mon nouveau standing (ma nouvelle Télé Samsung et mon I-Phone Apple) que j'ai pu m'offrir grâce à l'euro fort. Voila ce que se sont dit des millions de consommateurs grecs....

Faut-il plaindre les Grecs? en tout cas, qu'ils ne comptent pas sur moi; ils ont bien profité de la situation, et finalement ce n'est que justice qu'ils ne puissent plus déjeuner chez Lenôtre au prix du Mac Do. Car s'ils vont devoir maintenant faire des efforts, ce qui est pris est pris; et ils pourront probablement se souvenir de ces 10 premières années du Millénaire comme celles de l'eldorado.

L'euro est une bonne idée, et j'y souscris entièrement; à condition que l'on fasse respecter une discipline commune sur la gestion des finances publiques. Sinon c'est la fuite en avant avec les conséquences que l'on voit sous nos yeux.

Pour vivre à la frontière suisse, je me rappelle très bien avoir vu le Franc Suisse s'échanger à 1 Franc contre 1 Franc Français avant les évènements de Mai 68, pour plus de 4, 50 Francs au moment du passage à l'Euro. Soit une perte de 75% de la valeur de la monnaie française en 45 ans.

Nous avons tout simplement payé la gestion laxiste de notre pays par rapport à celle plus sérieuse de nos amis suisses. La même chose s'appliquait autrefois aux pays du Sud de l'Europe (rappelons nous de la lire) vis à vis du mark. Le passage à l'euro nous a été quand même bien bénéfique à nous, tous les pays de la zone Euro qui avons laissé filer notre déficit (le déficit de la France est à 8.5% du PIB alors qu'elle s'était engagée à ce qu'il ne dépasse pas 3%), et nous devrions lui être reconnaissants de ce surcroit de pouvoir d'achat gagné sans effort.

Donc l'euro n'est pas responsable; c'est un bel outil qu'on a laissé dans les mains d'ouvriers peu scrupuleux: résultat il est bien endommagé, à tel point qu'on se demande si certains pays ne vont pas devoir en changer). Les Anglais, prévoyants en diable l'avaient bien anticipé, refusant de rejoindre cette nouvelle aventure européenne, qui ne s'était pas donnée les moyens de discipliner les aventuriers, au risque de faire chavirer la chaloupe.

Alors bien sûr, il y a les méchants spéculateurs, ceux par qui le drame est arrivé. Mais même si je ne les défends pas, loin de là, il ne faut pas se méprendre: une situation déséquilibrée finit toujours par provoquer la chute; les hedge funds n'ont fait que précipiter l'issue.

Sachons saisir l'occasion de cette grave crise pour relancer l'Europe; faisons en sorte que chacun dans son pays se sente vraiment européen et non plus français ou grec à bénéficier des subsides allemands, ou encore anglais à profiter des avantages qu'offre l'Europe sans en payer le juste prix. Face aux défis mondiaux qui nous attendent et à la montée en puissance de grands blocs affamés, il est temps pour les vieux pays de notre continent de comprendre que nous sommes tous dans la même barque Europe et qu'il faut que tous nous actionnons les rames dans le même sens, sinon nous coulerons. Si la crise grecque pouvait provoquer cette prise de conscience, alors elle n'aurait pas été en vain.

PB

 

La libération de Clotilde Reiss: un échange?

Dans le vrai monde, il n'y a pas d'enfants de choeur qui sont là pour amuser la galerie; chacun défend ses interets et c'est tout, comme dirait la marionnette de Philippe Lucas aux Guignols.

 

Clotilde Reiss.jpg

Bien sûr que les Iraniens ont obtenu des compensations à la libération de Clotilde Reiss!... et alors? est-ce scandaleux d'en être passé par là pour obtenir la libération de notre compatriote? que celui qui n'a pas d'enfant, de famille, d'ami pris comme otage jette la première pierre au gouvernement. Quant à moi , je ne peux que me réjouir du dénouement heureux de cette crise. Et franchement peu m'importe qu'on ait libéré un brigand iranien; cela fera autant d'économie à l'Etat qui n'aura plus à payer pour le coût de sa place en prison !....

Alors bien sûr, les donneurs de leçon de morale de gauche crieront au scandale; tout comme ils auraient critiqué l'immobilisme du gouvernement à laisser croupir la pauvre Clotilde dans les prisons iraniennes. Mais peu m'importe: ce qui compte , c'est que la jeune Clotilde soit libre et qu'elle puisse vivre sa vie, comme elle en a le droit.

En revanche, à la première occasion, j'espère que la France saura faire payer à l'Iran, discrètement si possible, l'ignominie de ses actes, et qu'ils n'y reviennent plus....

10:13 Publié dans Politique Française, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : clotilde reiss, échange, real politik, iran | | | Digg! Digg | | |  Facebook

17/05/2010

Que penser du rassemblement anti-Sarkozy aux Glières?

Dimanche 16 mai 2010, près de 2000 manifestants se sont rassemblés au Plateau des Glières pour critiquer la visite annuelle que le Président de la République y fait pour honorer la mémoire des résistants et des maquisards morts au champ d'honneur.

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Qu'on ait voté pour Nicolas sarkozy ou pas, la démocratie impose de respecter sa fonction de chef de l'Etat, pendant la période de son mandat, et à ce titre de le considérer comme le président de la République Française et le représentant de la France. Qu'y a-t il donc de choquant qu'il honore la mémoire de la Résistance en se rendant chaque année au Plateau des Glières? En quoi fait-il là quelque chose de répréhensible? Qu'en diraient les victimes si elles pouvaient parler? Ne seraient-elles pas fières et honorées que la plus haute autorité de l'Etat viennent officiellement leur rendre hommage? En tout cas, si mon père ou mon oncle en avaient fait partie, c'est ce sentiment de fierté que, pour ma part, je ressentirais.

Je dois avouer ma perplexité devant tant de haine et de sectarisme: Quand je vois que des professeurs viennent participer à une telle réunion protestataire, je me dis que notre jeunesse est dans de belles mains! pas étonnant que de plus en plus de jeunes ne respectent plus rien si ceux qui sont censés les former ont une telle attitude. Messieurs les professeurs, ne venez pas ensuite vous plaindre que vos élèves ne vous respectent plus en classe, vous ne faites que récolter ce que vous avez semé.

Le seul regret que j'ai, concernant la visite annuelle du Président, est que cela ne donne pas lieu à une fête populaire sur le plateau où l'on viendrait célébrer la mémoire des maquisards mais aussi partager ensemble ce qu'ils nout ont légué: la liberté... Je trouve dommage que cette cérémonie de l'hommage tienne éloigné le peuple; il faudrait penser à une nouvelle forme de cérémonie, plus festive et plus fraternelle.

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16/05/2010

le socialisme : l'art du double langage

Vérité en deça des Pyrénées, erreur au delà, rien n'a changé depuis Pascal.....

Comment un socialiste bon teint, reconnu longtemps par l'Internationale Socialiste comme un exemple, tel que Mr Zapatero, peux t-il mener en Espagne  une politique à l'inverse de ce que préconisent nos socialistes français? et comment Dominique Strauss-Kahn qui est censé incarner le socialisme français en 2012 peut-il, en tant que Directeur Général du FMI, imposer à la Grèce une réduction de salaires aux fonctionnaires et une cure d'austérité comme on n'en a rarement vu en Europe depuis la seconde guerre mondiale, alors qu'en même temps les leaders du PS français restent aussi arc-boutés sur des positions diamétralement opposées qu'ils savent économiquempent intenables? Je trouve cette démagogie de nos responsables de gauche absolument lamentable. Ils mentent sciemment sans seulement envisager les conséquences de leurs agissements. Car conséquences, il y aura: à force de tromper le peuple en lui faisant espérer et miroiter des lendemains qui chantent sans tenir compte de la simple réalité économique et démographique, c'est mettre des allumettes à coté de la poudre avec le risque qu'un jour quelques désespérés ne s'en servent.

Cela me fait penser à l'émission de cet après-midi "Les détectives de l'Histoire" qui montre sans ambiguïté la responsabilité majeure et ignoble de la France et surtout du Président Mitterrand (un autre socialiste moralisateur) dans le génocide qui a ravagé ce pays. Il ne suffit pas d'avoir de bons sentiments pour gérer un pays, il faus savoir avoir du courage pour imposer les bonnes décisions; c'est ce que prommettait Churchill aux Anglais au début de son mandat en 1940: de la sueur, du sang et des larmes; mais c'est ce courage là qui nous permit d'échapper à l'oppresseur nazi et non pas la lacheté de nos dirigeants en 1938 à Munich, qui, préférant le déshonneur à la guerre récoltèrent les deux.

Pour moi, le PS d'aujourd'hui, c'est le Daladier de 1938: il refuse de voir la réalité en face et, au lieu de chercher une réponse consensuelle avec la droite modérée  en expliquant au pays que les réformes sont nécessaires et qu'il faut s'y préparer, si l'on veut sauver l'essentiel, il s'entête dans une démagogie que le pays paiera cher. Rappelons nous que les modérés ont toujours perdu face aux extrémistes ( les menchevistes face aux bolchéviques par exemple).

En effet, comment ce PS qui fait sans arrêt de la surenchère (toujours plus!....) pourra t-il expliquer aux naifs électeurs qui l'auront porté au pouvoir en 2012 que les promesses qu'il leur a tenues, il ne peut pas les tenir; pire, que face au retard pris dans l'application des réformes indispensables, le remède nécessaire pour obtenir la guérison est encore plus sévère que celui préconisé peu de mois avant par l'UMP: à mon sens, cela créera en France une situation pré-révolutionnaire, avec des prolétaires désespérés, mais aussi une classe moyenne trahie,qui échappant à tout contrôle des syndicats se réfugieront dans l'extrémisme (de droite comme de gauche) et mettront le pays sens dessus-dessous.

Attention messieurs les apprentis sorciers , les Benoit Hamon, Fabius, Mondebourg et consorts: A trop jouer avec le feu, on risque bien de se bruler.

Qui peut sérieusement douter que nous devons rapidement mettre en place une réforme des retraites responsable (les Allemands travailleraient jusqu'à 67 ans et nous, Français, jusqu'à 60....); nous devons aussi impérativement ramener de l'ordre dans nos finances publiques et le plus tôt sera le mieux. Car chaque jour qui passe creuse un peu plus le trou et accroit le service de la dette. L'exemple de la Grèce devrait nous ouvrir les yeux. Il n'y a pas de déjeuner gratuit: un jour ou l'autre il faut payer l'addition; et plus on attend, plus elle sera sévère.

Face à cet énorme défi qui nous fait face, je souhaiterais du courage des deux cotés de l'échiquier politique pour dire que l'urgence et la gravité de la situation imposent de travailler ensemble pour trouver des solutions pérennes, et assurer l'avenir de notre pays. En ce sens, je ne peux que féliciter Manuel Valls qui est l'un des rares à gauche à avoir saisi l'urgence de se ré-inventer.