Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/10/2010

Le jumelage du Canton de Saint-Julien avec Mössingen a 20 ans

Sebastien à Mossingen.JPG

Ce week end, nous étions un groupe de 80 personnes du canton de St Julien à nous rendre à Mössingen pour célébrer les 20 ans du jumelage de cette jolie petite ville allemande avec notre canton, et en même temps assister à l'intronisation du nouveau maire (Oberbürgermeister) de la petite cité du Bade-Württemberg.

20 jahre2.JPG

A cette occasion, nous avons pu nous rendre compte que l'amitié Franco-allemande n'était pas un vain mot et qu'elle était bien vivace. Ceux qui critiquent l'Europe feraient bien de reconnaître aussi les bienfaits que la construction européenne a su apporter, en faisant de nos deux peuples, ennemis hier, des amis qui ont grand plaisir à se rencontrer. Et ce bonheur de se retrouver a transpiré tout au long de ces 2 jours où nos amis allemands ont rivalisé d'attentions et de gentillesse à notre égard afin de rendre notre séjour dans leur ville inoubliable.

Le programme fut le suivant:

Après le trajet en cars à travers la suisse, nous sommes arrivés à temps, vendredi soir, pour assister à l'intronisation de Michael BULINDER, le nouveau Oberbürgermeister, élu à 38 ans; l'intronisation s'est faite de façon très solennelle devant un parterre de notabilités locales, avec musique et forts discours. Cela avait, je dois dire, une certaine allure. A cette occasion, Bernard Gaud, Président de la Communauté de communes du Genevois et représentant officiel du canton de St Julien, a été appelé à la tribune où il a pu transmettre au nouveau maire ses meilleurs voeux de réussite de la part des habitants de notre canton. Vétu de l'écharpe tricolore, il a fait un discours de haute volée, avant de remettre en cadeau à Mr BULINDER une très belle photographie de notre canton, vu du Mont-Sion.

Michael Bulander.JPG

Le lendemain, après une nuit sympathique dans nos familles d'accueil respectives, nous fumes conviés à une découverte de la ville en bus avec guide, pour mieux connaitre la ville de Mössingen et les villages qui lui sont rattachés. Puis, dans l'après midi, nous avons pû assister à un concert d'orgue dans la petite église de St Paul, avant d'apprendre de la responsable des archives un peu d'histoire de la cité.

photo Famille PLOCHER Mossingen.JPGLe soir, ce fut le moment du HesrtBall, un bal où nos amis allemands s'étaient mis sur leur 31, comme on peut le voir sur la photo de ma famille d'accueil. L'ambiance y était très sympa et nombreux furent les danseurs qui s'en donnèrent à coeur joie. A cette occasion, nous avons pû apprécier l'organisation allemande, qui se manifeste par une participation de chacun, et toujours dans la bonne humeur.

Le lendemain, dimanche, nous nous retrouvames pour le déjeuner de l'amitié, où il fut question de célébrer l'amitié Franco-Allemande et de revenir sur les différentes étapes du jumelage. Après un beau discours de Michael BULANDER, ce fut au tour de Bernard Gaud toujours ceint de son écharpe, et entouré de Jean-Pierre BUET (maire de Viry) et de Michel MERMIN (maire de Jonzier-Epagny) de nous faire partager son émotion au sujet de la magnifique aventure qu'est notre jumelage avec Mössingen.

3elus à Mossingen.JPG

Les différents acteurs responsables de la réussite de ce jumelage, parmi lesquels André GUILLOT au nom du canton, furent appelés à s'exprimer et obtinrent de francs applaudissements.

En remerciement de la magnifique vache offerte par le canton à la ville de Mössingen, et qui trone en bonne place à la mairie (Rathaus)de la ville, Mr BULANDER fit don à notre président d'un magnifique fossile vieux de plus de 190 Millions d'année et sculpté par un artiste local. Ce cadeau fit chaud au coeur du géologue qu'est Bernard et fait montre de l'enthousiasme du nouveau maire envers le jumelage; il venait en effet concrétiser une participation spontanée et sympathique de sa part à tous les événements organisés en notre honneur tout au long du week-end.

Cadeau à Mossingen.JPG

Enfin, ce fut le moment de prendre congé avec, pour nombre d'entre nous les yeux humides, tant l'accueil qui nous a été réservé, par la commune, les habitants et par les familles d'accueil, avait été chaleureux et empreint d'une amitié sincère. Si le temps n'a pas été des plus hospitaliers, c'est dans le coeur de nos hôtes que nous avons trouvé le soleil qui n'était pas dehors.

J'espère qu'à la prochaine occasion, nous saurons nous montrer dignes de l'accueil reçu, et que sans faire de surenchère, nous saurons montrer à nos amis allemands que l'hopitalité Saint-Juliennoise et l'interet que nous portons au jumelage sont à l'unisson de ce que nous avons trouvés Outre-Rhin.

Vive le jumelage Mössingen - Canton de Saint-Julien, et Vive l'amitié Franco-Allemande!....

05/10/2010

L'avenir de notre territoire: devenir complémentaire et trouver des synergies avec ce qui se fait en Suisse voisine

Lors de nos nombreux meetings à la CCG, nous recherchons les axes de développement économique qui permettront une création d'emplois et de richesses sur notre territoire. A ce stade, deux axes majeurs ont été retenus:

* Les industries de bio-technologie
* Le tourisme d'affaires

Convaincu que notre avenir est intimement lié à celui de Genève, il me parait opportun de réfléchir à des vecteurs de développement qui viennent en complément et en support de ce que Genève entend faire. A ce titre, il m'a paru opportun de faire connaître aux lecteurs de ce blog l'une des pistes que Genève entend suivre pour assurer son avenir économique, en reproduisant un article posté sur le site économique du canton de Genève.

Avis aux entrepreneurs!....

 

Cleantech: un pôle d'excellence pour Genève et la Suisse occidentale

Le département des affaires régionales, de l'économie et de la santé (DARES) dévoile aujourd'hui les conclusions d'un rapport d'analyse portant sur la création d'un pôle d'excellence Cleantech à Genève et en Suisse occidentale. Fruit d'une réflexion menée par M. Claude Béglé, directeur général de la société SymbioSwiss et auteur de l'étude commandée par le DARES, ce rapport met en évidence les atouts spécifiques de Genève et de sa région pour la création d'un centre d'excellence dans les technologies propres.

Ce mandat témoigne de la volonté de concrétiser un projet prioritaire pour le DARES. "Renforcer le Cleantech s'inscrit dans les objectifs de cette législature", explique Pierre-François Unger, conseiller d'Etat en charge de ce département. "Il s'agit notamment de soutenir le développement d'entreprises technologiques et de services à forte intensité de connaissance sur le sol genevois, de promouvoir l'innovation - véritable moteur de croissance et de différentiation - et de soutenir la diversification du tissu économique - gage de stabilité économique", précise-t-il.

 
L'analyse révèle que Genève et la Suisse occidentale disposent d'atouts réels pour établir un centre de compétences Cleantech de portée internationale. Outre une forte volonté politique, le canton peut compter sur un tissu académique de qualité, un sens de l'innovation développé, un réseau d'entreprises performantes qui investissent de plus en plus dans ce secteur, des institutions bancaires sensibilisées à la question du développement durable, la présence de nombreuses organisations internationales actives dans ce domaine et de traders en énergies propres.
 
"Le fait que Genève se retrouve ainsi au point de convergence entre tant d'acteurs-clé engendre un faisceau unique d'opportunités. C'est ce qui nous a amenés à formuler une stratégie innovante et à proposer le lancement du "Catalyseur Cleantech de Suisse occidentale"", explique Claude Béglé, auteur du rapport remis au DARES.
 
Les axes de développement proposés se fondent sur cinq modules interdépendants qui forment un ensemble cohérent:
  • La mise sur pied d'un incubateur de recherche appliquée et de développement;
  • La mise en place de conditions-cadre pour que les sièges de sociétés Cleantech (y compris la fonction R&D / propriété intellectuelle) viennent s'établir en Suisse occidentale;
  • La création d'un centre international de réflexion sur les corporate policies en matière de développement durable et de Cleantech;
  • L'ouverture de l'incubateur à des pays ne réunissant pas les conditions-cadre suffisantes, avec création d'instituts régionaux;
  • Le développement des activités financières liées aux Cleantech et certificats de "carbon offset trading".
  
Pour tout complément d'information:

M. Jean-Charles Magnin, Directeur, Direction générale des affaires économiques, DARES
jean-charles.magnin@etat.ge.ch; tél. +41 22 546 88 58

01/10/2010

Conseil Municipal de Saint-Julien: Ou allons nous?

CM Clash 1.JPG

Jeudi dernier, lors du Conseil Municipal de notre bonne ville, un échange musclé a eu lieu entre le maire et le leader de la minorité. Ci-dessous l'article que lui consacre Le Messager dans son édition du 30/9/2010 et mes commentaires sur la situation que vivent aujourd'hui les élus de la commune.

CM Clash 2.JPG

Jeudi soir, comme l'indique fort bien le journaliste du Messager dans son article, et après une présentation particulièrement  interessante de la CCG sur les recommandations du PACA St Julien - Plaine de l'Aire, à la fin de laquelle  eut lieu un échange de vues constructif entre Majorité et Minorité, et avant de passer à l'ordre du jour, Mr le Maire nous a informé qu'il souhaitait faire une déclaration solennelle, et rare. Surprise autant parmi les rangs de la minorité que chez la plupart des conseillers de la majorité qui visiblement n'étaient pas au courant des intentions du maire.

S'ensuit alors une déclaration à charge envers Antoine VIEILLIARD, leader des conseillers de la Minorité (terme que je préfère à celui d'Opposition). En des mots tres durs, qui reflètent une  impatience croissante et incontrôlée du maire envers le Conseiller Municipal, Jean-Michel THENARD expose qu'il ne peut plus supporter l'attitude d'Antoine, et que celui ci a dépassé les bornes et les limites de la bien-séance en osant prendre langue avec une Conseillère Municipale de la Majorité absente des débats municipaux pour cause de maladie; Mr THENARD, pour qui je montre depuis l'élection du Conseil Municipal une certaine bienveillance sort alors du rôle qui lui sied en traitant Antoine VIEILLIARD de personne sans scrupules, ajoutant même à son endroit à la fin de son allocution, qu'il est une personne sans honneur "Vous n'avez pas d'honneur!...".

Sur ce, il décide de passer à l'ordre du jour, en intimant l'ordre à Antoine VIEILLIARD de se taire " Mr Vieilliard, vous n'avez pas la parole!..." lorsque celui-ci souhaite faire une déclaration pour justifier son action et réfuter les accusations outrancières du maire à son égard. Nonobstant les vindicatives du maire, Antoine VIEILLIARD expose alors, à bon droit me semble t-il, qu'il n'estime pas être sorti de son rôle en s'enquèrant aupres d'une Conseillère Municipale qui n'a jamais siégé au moindre Conseil Municipal depuis l'élection de Mai 2008 (soit plus de 2 ans) ce qu'elle comptait faire par la suite.

N'étant pour ma part pas toujours d'accord avec Antoine, je trouve que sur ce point là, il avait absolument raison, et que sa position était tout à fait correcte; en tous les cas elle ne justifiait en rien  l'esclandre créé par le maire et qui, à mon humble avis, n'a pas choqué que les Conseillers de notre camp, mais bien aussi un certain nombre des Conseillers de la Majorité surpris de tant d'agressivité.

Je dois ajouter, pour être complet, que ce n'est pas la première fois que Mr THENARD dérape, puisqu'il avait il y un an, insulté, le mot n'est pas trop fort, un autre Conseiller de la Minorité qui osait se présenter à une élection en remplacement de notre ami et camarade Hervé TROUSSEY (conseiller de la majorité) qui venait malheureusement de décéder. Il avait alors accusé l'infortuné Frédéric SANSA, un homme d'une courtoisie et d'une politesse extreme, de vouloir faire carrière sur le cadavre d'un mort. Nous avions tous alors été profondément choqués par cette outrance verbale du maire, un dérapage inacceptable qui m'avait laissé sans voix, et qui n'a d'ailleurs jamais été suivi des excuses qu'il eut été indispensable de faire à l'intéressé, si, dans un moment d'égarement et de tristesse à la perte d'un ami, les propos du maire lui avaient échappé.

Monsieur le maire, nous n'avons pas été élus, et nous ne consacrons pas notre temps et nos efforts, bénévoles, à faire de notre mieux pour assurer et garantir la meilleure gestion de la commune possible, pour nous faire insulter sans discernement par le premier magistrat de la ville; cette situtation ne peut perdurer et je me ferai un devoir de vous le rappeler lors du prochain Conseil.

Même si la posture politicienne d'Antoine est parfois inopportune, comment expliquer l'exaspération soudaine et oh combien violente du maire envers lui, si ce n'est que celle-ci est concommittente avec le recours qu'Antoine vient de déposer au Tribunal Administratif contre une décision de la Municipalité d'autoriser le déclassement de 4400 M² de terres agricoles en terrain constructible à Norcier; ce qui, en l'espèce, revient à faire un chèque de près de 600 000€ au profit d'une seule famille, sans justification réelle, et malgré l'opposition de nombre d'entre nous.

Lors du Conseil où la délibération fut prise, et fort du pouvoir que m'avait donné l'un des Conseillers de la Majorité, je m'étais d'ailleurs fermement opposé à cette décision unilatérale qui, selon moi, ne manquerait pas de jeter le trouble parmi nos concitoyens. Faut-il ajouter que depuis plus de 6 mois, cette décision du maire, contestée par une partie de son collège, a entrainé l'absence systématique des réunions du Conseil d'un membre de la Majorité, agriculteur de son état; il m'a d'ailleurs confié qu'il s'est senti trahi et floué par une décision prise sans consultation par l'édile de notre commune. L'affaire avait d'ailleurs, en son temps, été relatée généreusement par le journal Le Faucigny qui en avait fait ses choux gras.

Mais bien plus, nous, conseillers de la Minorité, avons désormais le sentiment que le maire ne contrôle plus ses troupes comme il le souhaiterait, lassées qu'elles sont d'être tenues à l'écart des grandes décisions et de l'autoritarisme que Mr THENARD leur impose.

Si notre maire ne corrige pas rapidement sa conduite, nous pourrions alors vivre une fin de mandat chaotique: ce que je ne souhaite pas, car ce serait préjudiciable aux intérets des Saint-Juliennois, la seule chose qui compte à mes yeux. J'en ai assez de ces petites querelles politiciennes et mesquines où l'égo des contestants est bien plus important que la sagesse nécessaire pour administrer sainement une commune, dans le respect et la prise en compte des avis constructifs que chacun peut apporter.

Pierre BRUNET
Conseiller Municipal de Saint-Julien et membre du Conseil de la Communauté de Communes du Genevois

19:25 Publié dans Saint-Julien, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | | | Digg! Digg | | |  Facebook

Une micro crèche à St Julien: un premier pas vers la solution des problèmes d'accueil de la petite enfance

En attendant l'ouverture de la Maison de la Famille et de l'Enfance prévue en 2013, une amélioration des conditions d'accueil de la petite enfance est permise grace à l'ouverture d'une nouvelle micro-crèche à Chabloux. Loin d'être la panacée, c'est un premier pas qu'il faut saluer.

Les élus de la minorité se félicitent que leur action, lors de la campagne municipale de 2008,  pour trouver des solutions à ce problème qui touche de nombreux résidents de notre commune ait fait prendre conscience à la majorité qu'il était grand temps de faire quelque chose dans ce domaine.

Nous nous réjouissons donc de cette initiative et je vous invite à lire l'article consacré à la crèche par Le Messager de cette semaine.

Creche.JPG

11:48 Publié dans Saint-Julien, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : st julien, chabloux, petite enfance, crêche | | | Digg! Digg | | |  Facebook

25/09/2010

Patrimoine et histoire de notre territoire: Songy - Le Fort

 

Fort Ste Catherine.jpg

 

Au sortir de St Julien vers Viry, juste après le franchissement de l'autoroute, sur la gauche, les observateurs pourront découvrir le panneau de signalisation qui indique Songy-Le Fort. Je ne suis pas sur que les habitants du Genevois connaissent la raison de l'appellation de ce lieu-dit. Aussi pour ceux que l'Histoire interesse, je me propose de vous conter l'histoire du Fort Sainte-Catherine qui occupa ce lieu entre 1589 et 1601. Son histoire est d'autant plus interessante qu'elle permet de mieux comprendre la relation ambigue qui nous lie à Genève.

Charles Emmanuel.jpgA cette époque, c'est Charles-Emmanuel Ier de Savoie, dit le Grand, fils d' Emmanuel-Philibert, duc de Savoie et prince de Piémont, et de Marguerite de France (la plus jeune des filles de François Ier) qui règne sur le Duché de Savoie. Allié à l'Espagne par son mariage, il a profité des guerres de religion pour s'emparer du marquisat de Saluces (1588) et il a reçu des Ligueurs le titre de comte de Provence (1590). Dans les premières années de son règne, il s'enhardit de nombreuses fois à attaquer le Dauphiné et les possessions françaises, poussant même jusqu’à Fréjus en 1590, et s’emparant de Draguignan et d’Aix; mais il est battu le 17 septembre 1591 à Pontcharra par Lesdiguières, ce qui ne l'empêche pas d'attaquer à nouveau les possessions françaises, et de prendre le fort d'Exilles en 1593. A la même époque Charles-Emmanuel projette de faire de la riche et prospère cité de Genève la nouvelle capitale de son duché.

Après avoir saisi toutes les créances des marchands, des bourgeois et des banquiers de Genève sur les sujets savoisiens, et souhaitant imposer sa force à la cité de Calvin, il décide alors la construction d'un château fort qui au cours de ses 11 ans d'existence, entre 1589 et 1601, deviendra peu à peu l'une des forteresses majeures du Duché de Savoie; Ce fort, considéré comme une "épine perpetuelle" plantée à sa porte, suscitera à Genève une crainte non dissimulée. Crainte qui aura pour effet de convaincre les Genevois d'entreprendre des manoeuvres diplomatiques vis à vis du Royaume de France et de son roi Henri IV afin que celui ci les débarasse de cette menace.

Henri IV.jpgC'est ce qui va se produire quand Henri IV, à la tête de son armée viendra attaquer le Duc de Savoie, et vainqueur de leur confrontation, contraindra celui-ci à accepter un arrangement qui verra la France, par le traité de Lyon en 1601,  s'adjuger le Bugey, le Valromey et le Pays de Gex, au grand dam des Genevois qui convoitaient ce dernier territoire. Il faut dire que le Duc l'avait bien cherché en allant provoquer le Bon Roi Henri dans son palais de Fontainebleau fin 1599 et intriguant avec l'un des princes  de la Cour, le maréchal De Biron, pour le renverser.

 

 

henri IV et Michel Roset.jpg

 

Lors de cette campagne qui commence au printemps 1600, Henri IV séjourna plusieurs fois à Chambéry, mais il tint aussi quartier au hameau de l'Eluiset, à deux pas du fort qu'il s'est mis en tête de prendre, pour satisfaire les demandes de Genève. A cette époque, le carrefour des "Champs de la Croix" situé à L'Eluiset était un carrefour majeur puisque s'y croisaient les routes principales qui reliaient Lyon à Milan d'une part, et Grenoble à Lausanne de l'autre. Il installe son Quartier Général à la maison forte de l'Eluiset le 2 décembre 1600 et y séjournera quelques jours au cours desquels il recevra les syndics de la ville puis l'émissaire Genevois Théodore de Bèze, venu lui rendre hommage et plaider la cause des Genevois. Le vieillard obtiendra d'ailleurs satisfaction puisque les Français, une fois le fort conquis, permettront aux Genevois de démanteler pierre à pierre cette noble forteresse, et de faire par la même disparaître la menace qui planait sur leur ville.

Eluiset.jpg

Il n'est pas anodin de signaler que le fort, réputé imprenable, se rendit sans combattre le 17 décembre 1600; Henri faisant preuve d'une grande habileté en convainquant les défenseurs du fort de se rendre sans livrer bataille, alors que les troupes du Duc de Savoie étaient bloquées par la neige dans la vallée de la Tarentaise. Suite à quoi, le fort fut remis à la République de Genève qui par deux fois en janvier 1601, mobilisa ses citoyens pour démanteler, pierre après pierre, l'un des plus importants édifices militaires de la région.

 

fort ste catherine2.jpg



 

A la suite de cet épisode, le Duc de Savoie tentera bien une ultime tentative de prendre Genève, avec la fameuse "cagade" de l'Escalade. Mais son expédition hasardeuse du 11 décembre 1602, composée de mercenaires espagnols, menés par d'Albigny échoua lamentablement. En 1603, il sera contraint de signer avec Genève le traité de Saint-Julien garantissant à la cité protestante la paix et nombre de droits. Ce sera d'ailleurs la dernière fois que les Ducs de Savoie se montreront hostiles envers Genève.

Pour ceux que ce résumé a interessé et qui souhaitent en savoir plus sur le sujet, je recommande la lecture de l'excellent livre de Michel Chevalier sur le fort Sainte-Catherine publié dans la collection des Echos Saléviens par la société d'histoire La Salévienne.

20/09/2010

Patrimoine de Saint-Julien: La Ferme DAVID

Le 18 septembre, lors de la journée du Patrimoine, le principal centre d'animation de notre ville se trouvait sur le site de la Maison DAVID. A cette occasion, à l'instigation de l'association La Ville est à Vous,  une visite guidée était organisée pour tous ceux qui s'interessent à l'histoire de notre bonne ville. La présentation ci-dessous inspirée en grande partie du travail de Mr Jean-Luc DAVAL a pour but de résumer ce qui s'est dit lors de cette journée à propos de ce haut lieu architectural de notre commune.

 

IMG_0259.jpg

 

L'ensemble du site qu'on appelle Maison ou Ferme DAVID comprend une maison de maître, une ferme et un parc jardin. Cet ensemble date de la Révolution puisqu'il fut construit en 1789 par Jean-François MENAUD de BONTEMPS, un émigré français en Sardaigne, qui malheureusement pour lui, sera rattrapé par les armées de la République, lorsque celles ci envahiront Genève et une partie de la Savoie en 1792. Rappelons qu'à cette époque notre territoire n'était pas français mais qu'il appartenait au Royaume de Piémont-Sardaigne dirigé par les descendants de la Maison de Savoie.

En 1794, le 16 juin pour être exact, le domaine est racheté par Mr Louis JACQUEMARD, Vice-Président du Directoire de Carouge, comme "bien saisi" pour la somme de 53600 livres. Notons qu'à cette époque, notre territoire faisait partie du Département du Léman (dont la capitale était Genève), département qui fut créé en 1793 lorsque les troupes françaises envahirent le Genevois et qui disparut avec la chute de Napoléon en 1815.

Le domaine restera propriété de la famille Jacquemard jusqu'à son acquisition par Fernand DAVID qui en fera sa résidence familiale. Je ne peux m'empécher de rappeler que ce furent mes ancètres, la famille RABUT qui pendant 100 ans furent les fermiers de ce domaine et qu'il n'est pas impossible que ce soit à la suite de la décision de mon ancêtre Pierre RABUT de cesser son activité de fermier que la famille JACQUEMARD entreprit de se désaisir de ce domaine.

L'ensemble est resté dans un état admirable, les différents propriétaires ayant su adapter les structures initiales à leurs besoin de confort sans en altérer l'authenticité.

 

Les qualités architecturales du Domaine

Le domaine dont les premiers éléments furent construits en 1789 -1791 comprend la maison de maître qui, jusqu'en 1830 abrita le propriétaire et le fermier. Devenue demeure , celle ci bénéficia au fil des ans de nombreuses transformations destinées à améliorer le confort de ses habitants.

Le rez de chaussée et le premier étage ont été modifiés au fur et à mesure des besoins et de la fortune des propriétaires qui passèrent de ceux d'un exploitant rural à ceux de la résidence familiale d'un homme politique important de la IIIème République. Les différentes pièces ont gardé leur destination d'origine: hall, cuisine, chambre, escaliers...

Les matériaux utilisés sont sobres, élégants, authentiques: carrelages, parquets, cheminées, boiseries, portes, etc.... A noter que chaque serrure est forgée avec un chiffre qui permet de reconnaître sa clef. 

IMG_0252.jpgQuant à la tour moyennageuse du coté nord, il s'agit là d'un rajout dont l'usage fut destiné à adjoindre un cabinet de toilette à chaque étage; on notera que cette tour s'intègre parfaitement au bâtiment sans le dénaturer, et en lui apporatnt même une certaine distinction.

IMG_0261.jpg

Au sous sol, les magnifiques caves voutées en briques témoignent de l'importance de l'activité viticole pendant plus d'un siècle: elles sont restées dans leur état originel

La modernisation de l'ensemble date du début du XXème Siècle et fait suite à l'acquisition du domaine par le ministre Fernand DAVID qui fait de la maison de maître sa résidence d'été. Dans cette optique, il construit une véranda, aménage salons, chambres et bureaux, en installant parquets et boiseries. Pour améliorer le confort de la maison, il installe l'eau courante avec des salles de bains modernes et bien entendu, il l'équipe de l'électricité.

 

Commissaire Général de l'Expostion Internationale des Arts Décoratifs en 1925, il n'est pas insensible au style moderne de l'époque et il aménagera des espaces typiquement Arts Déco dans sa résidence, comme par exemple les boiseries du salon du Rez de Chaussée.

La maison a les caractéristiques des domaines ruraux du Genevois: proportions, formes, dispositions des fenêtres ainsi que la pente et la couvertture du toit. On notera que la charpente est d'origine et est faite avec les matériaux locaux.

Une cour pavée sépare la maison de la ferme qui est restée dans un état exceptionnel. Ses dimensions, sa hauteur et sa charpente sont spectaculaires. Originellement, elle comportait 3 travées:

une pour les bêtes d'élevage
une pour le matériel agricole et les voitures
une pour les animaux de trait (chevaux & boeufs)

L'étage sert de remise, de logement ouvrier et surtout de grenier. Comme dans nombre de grosses fermes de la région, des ponts roulants sur poulie permettent la distribution du fourrage dans l'ensemble de la grange. Depuis le sol, on peut admirer la charpente de l'édifice qui est superbe.

Sur le coté droit de la cour, une petite maison a été construite pour le fermier aux environs de 1830, au moment où le propriétaire s'est installé dans la maison principale. Jardin, potager, verger, pigeonnier et poulailler sont à proximité.

IMG_0251.jpgQuant au magnifique parc qui entoure la maison de maître, il date de 1914 et a été dessiné pour le ministre Fernand DAVID par le jardinier genevois Jules
ALLEMAND. La consultation des plans démontre que le jardin est resté dans son état d'origine, ce qui est rare dans la région. Le propriétaire a voulu que les parterres restent fleuris tout au long de l'année, ce qui explique la grande variété de plantes qui le composent. La conception du jardin méle harmonieusement l'ordonnance à la française à des bosquets de style anglais; des espaces variés et ombragés permettent la promenade, voire la méditation ainsi que la possibilité de prendre des repas ombragés. L'ensemble surplombe la plaine de l'Aire et offre une vue spectaculaire sur le Jura et la plaine de Thairy; celle ci fut longtemps peu cultivable jusqu'à son assèchement, et c'est bien sur les coteaux plantés de vigne, comme ils subsistent à Lully et Soral, que l'activité agricole était la plus importante. 

 

La valeur historique du domaine

Comme nous l'avons vu plus haut, l'ensemble a été construit en 1789 par l'émigré Bontemps; il est prévu pour se suffire à lui même et procurer des revenus à son propriétaire tirés de l'exploitaion agricole générés par la vente de sa production sur les marchés de Carouge et de Genève, principaux débouchés pour le vin, les céréales et légumes, volailles et tommes. Le nombre de vaches est alors limité car lait et fromage n'étaient guère exportables avant la construction du Chemin de Fer et l'amélioration du Réseau Routier qui datent de la fin des années 1880. C'est donc de la vigne que la région tire ses principaux revenus agricoles.

La Savoie devient française en 1860, sous Napoléon III, mais la démocratie n'intervient réellement qu'à partir de 1880. A cette époque la colonie savoyarde de Genève est deux fois plus importante que celle de Paris, d'où l'importance économique des zones compte tenu de l'interdépendance étroite entre Genève et son arrière pays.

C'est dans les premières années du XXème Siècle que Fernand DAVID achète la propriété JACQUEMARD grace à la fortune de sa femme. En effet, avocat au tribunal de Saint-Julien, Fernand David est élu député de la circonscription en 1898; il remplace César DUVAL et sera régulièrement réélu jusqu'en 1919. Battu par la Droite aux élections législatives qui suivent la Grande Guerre, il est néanmoins élu comme sénateur, ce qu'il restera de 1910 jusqu'à sa mort, le 17 janvier 1935. 

Fernand_David_01.jpg

 

Huit fois ministre de la III ème République dont six fois ministre de l'Agriculture, Fernand DAVID joue un rôle fondamental dans le développement, la modernisation et la mécanisation de l'Agriculture. De plus, il est l'un des créateurs du Crédit Agricole. Outre son classement en station climatique (ce qui permettra un siècle plus tard à notre ville d'accueillir un Casino), St Julien lui doit son observatoiire météologique. Par ailleurs Fernand DAVID est un ardent défenseur des zones franches. Sa carrière le verra devenir vice-président du Sénat et négociateur au Liban, avant qu'il ne soit désigné Commissaire Général de la Grande Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925. Expo qui réunit les avant-gardes du monde entier, dont les Russes, et grace à laquelle l'architecture moderne de Le Corbusier, la prestigieuse revue L'Esprit Nouveau et les grands couturiers sont lancés. Enfin, il sera aussi le président du Conseil d'Administration de la Manufacture de Sèvres.

Il fait de Saint-Julien sa résidence d'été et il modernise sa demeure pour qu'elle soit digne de son statut; il y recevra d'ailleurs de nombreuses personnalités. Plus tard, son fils Jean DAVID qui jouera un rôle tres important dans le rayonnement de l'hôpital de Saint-Julien en fera son domicile familial, et le domaine est resté aux mains de ses héritiers jusqu'en 2008.

Conclusion

Le domaine DAVID est un témoin privilégié de ce que fut la vie et l'économie depuis deux siècles dans le Genevois: son architecture est le reflet du style de vie de notre région où sobriété et respect des matériaux laissent entrevoir déjà une certaine conscience écologique. Même si l'on ne peut pas vraiment parler de "monument historique", on pourra cependant définir ce domaine comme un lieu remarquable d'histoire, tant par les évènements qu'il a traversés (révolution, invasion française, retour à la Savoie, puis annexion à la France) que par la stature de ceux qui l'habitèrent et le firent évoluer.

25/06/2010

Programme de fête pour 1 Brin d'Zik

Brindzik programme.JPG

24/06/2010

Saint-Julien se met en musiques

Interview de Jean-Michel THENARD parue dans  Le Messager

Interview Thenard quinzaine Musicale.JPG

12:13 Publié dans Musique, Saint-Julien, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : st julien, musique, brin d'zik, guitare en scene, thenard | | | Digg! Digg | | |  Facebook