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09/12/2010

Mr DUVAL, ancien Maire de Chenex conteste la démocratie au sein de la CCG

Lu dans Le Messager - 9/12/2010

Messager-Duval.JPG

 

André DUVAL, l'ancien maire de Chenex qui fut en son temps le président de l'intercommunalité lance un pavé dans la mare en critiquant le fonctionnement, qu'il trouve peu démocratique, des intercommunalités, et donc de la CCG.

IL serait interessant de savoir ce que Bernard Gaud, président en place, a à dire sur le sujet. Bernard, si tu nous lis, ce blog t'est ouvert.....

17:27 Publié dans Porte Sud de Genève - CCG, Saint-Julien, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : duval, ccg, bernard gaud | | | Digg! Digg | | |  Facebook

01/12/2010

Le commerce à Saint-Julien : vivre ou survivre ?

On le sait, le commerce va mal à Saint-Julien. Il suffit de se promener au centre ville pour constater que les arcades qui partout ailleurs accueilleraient des magasins, sont monopolisées par les agences bancaires, agences immobilières ou autres compagnies d'assurance. Que faire pour changer cela et faire de la ville centre du canton une destination non seulement de services mais aussi de commerce.

En effet, l'attractivité commerciale de Saint-Julien n'est pas à la hauteur du reste de ses activités  de services : hopital, sous préfecture, lycées et collèges, équipements sportifs, Trésor Public, et bientôt Maison de la Justice et Cité des Métiers.

Une croissance trop rapide, une urbanisation du centre ville mal maitrisée, un foncier très cher, ne lui ont pas permis de se développer harmonieusement. Comme le souhaite la CCG, afin de redonner au commerce de proximité toute son attractivité et de dynamiser l’offre commerciale il convient de définir une stratégie globale pour la Ville dans son rôle vis à vis du canton et de ses habitants, mais aussi dans l’agglomération transfrontalière.

 Voici le constat fait par une étude faite par la MED et diligentée par la CCG

Globalement sur le centre-ville, l’offre semi-courante est prépondérante, suivie de l’offre réfléchie, de la restauration/divertissement et de l’offre courante. Il apparaît que cette répartition est globalement équilibrée, sauf pour les places d’affaire de type semi-courant (celles pour lesquelles le chaland s’attache à un environnement agréable et fait du lèche-vitrines) qui est faible.

Ces constats ont un sens pour le positionnement commercial à venir. En effet, la classification dans la typologie « courant » signifie que pour ce type de commerces ou services, le stationnement de proximité est nécessaire, compte tenu de la rapidité avec laquelle l’achat est effectué.

La classification dans la typologie « semi-courant » signifie que pour ce type de commerces ou services, le lèche-vitrines va être important, supposant un environnement agréable et une concentration des commerces ou services dans un périmètre restreint. Pour ceux-ci, le stationnement peut être plus éloigné, mais pas trop distant. La classification dans la typologie « réfléchi » signifie que pour ce type de commerces ou services, il est nécessaire d’avoir un grand stationnement à proximité, car les chalands acceptent de venir de loin pour ce genre d’achats.

Le type restauration/divertissement est mauvais. Pour cette typologie, il est nécessaire de prévoir un stationnement de longue durée.

Les principaux constats sont les suivants :

  • La proximité avec la Suisse induit des échanges en cours de mutation. Ces échanges induisent d’importants flux de déplacements automobiles générateurs de nuisances et peu profitables aux activités implantées dans les centralités ;
  • La croissance du nombre de résidents, frontaliers pour une grande part, dont les habitudes de consommations sont conditionnées par leur mobilité professionnelle a contribué à fragiliser les centralités des lieux de résidence. Toutefois, ils représentent un apport de consommateurs potentiels important et disposant d’un pouvoir d’achat intéressant. L’enjeu est donc de capter et de fidéliser ces consommateurs potentiels ;
  • L’économie de proximité de la CCG se caractérise par une certaine faiblesse, mais également par un certain dynamisme ;
  • Le coût élevé de l’immobilier et du foncier freine l’implantation de certaines activités (alimentaire*, services marchands*, équipement de la personne*) dans les centralités au profit d’autres activités (services non marchands*) ;
  • Le faible taux d’emploi local pénalise la consommation locale ;
  • La proximité de 3 bassins importants de consommation (Annecy, Annemasse, Genève), parfaitement raccordés au territoire de la CCG par l’autoroute, induit des phénomènes de concurrence et d’évasion commerciale* ;
  • Les revenus moyens sont supérieurs aux moyennes nationales et départementales et engendrent un pouvoir d’achat important que doit capter l’économie de proximité locale.

Ces constats doivent être pris en compte afin de définir les éléments à mettre en œuvre pour disposer d’une offre :

  • En phase avec les besoins et attentes des habitants, frontaliers ou non ; et genevois voisins
  • En adéquation avec les évolutions démographiques ;
  • Non déstabilisante pour le fonctionnement du territoire (flux de déplacement, effet de concurrence, bassins d’emploi…) ;
  • Permettant de capter les visiteurs qui fréquentent le territoire.

4ème partie : pistes de préconisations

Cet ensemble de préconisations pourra sur certains points prendre la forme de démarches de type FISAC pilotées par les structures concernées.

4.1 Axe n°1 : favoriser le maintien, le développement et la création d’activités de proximité

Applications possibles sur le centre ville de Saint-Julien-en-Genevois

En tant que pôle majeur* du territoire, Saint-Julien-en-Genevois doit proposer une offre à même de satisfaire l’ensemble des besoins de ses habitants, de ceux de la CCG, mais également d’attirer une clientèle extérieure.

Pour ce faire, ce centre-ville doit proposer une offre étoffée et originale, dans un environnement agréable.

 

Dans ce cadre, la collectivité souhaite encourager la création d’activités de proximité originales et attractives, tout en s’assurant de la viabilité économique des projets. Il s’agit notamment de renforcer plusieurs secteurs clés actuellement peu représentés :

  • Le secteur alimentaire*, en favorisant le développement d’activités de qualité se différenciant des produits et prestations proposés par la grande distribution ;
  • Le secteur culture loisir*, notamment en lien avec les nombreuses activités de loisir proposées par le territoire ;
  • L’équipement de la personne*, en mixant indépendants originaux et enseignes reconnues.

 

Plusieurs actions seront mobilisées :

  • Réalisation d’une étude exhaustive sur les besoins des professionnels et des consommateurs
  • Un plan global de développement économique ainsi qu’une étude des spécificités des commerces à implanter devront être effectués pour une amélioration de la compétitivité globale de la Ville
  • Une politique immobilière et foncière agressive, visant à maîtriser les emplacements stratégiques et à permettre aux activités les plus structurantes de disposer plus facilement d’un emplacement adapté à leurs besoins. Elle visera également à permettre le déploiement de surfaces relativement grandes à même d’accueillir des activités « locomotives » pour la ville et l’ensemble du territoire ;
  • Une politique de réglementation de l’urbanisme limitant le développement des activités de services non marchands* sur les emplacements à fort potentiel, et n’entravant pas le développement des créneaux recherchés. Par ailleurs, la politique d’urbanisme devra encadrer le développement de l’offre de périphérie (Document d’Aménagement Commercial, CDAC*…) ;
  • Un accompagnement au développement du marché hebdomadaire, élément fort de l’offre commerciale du centre-ville ; déplacement de ce marché pour le rapprocher du commerce de proximité.
  • Proposer aux chefs d’entreprises, des solutions leur permettant de se professionnaliser, notamment en termes d’exposition de marchandises, d’accueil, de services … ;
  • Le centre ville de Saint-Julien-en-Genevois sera traité comme un ensemble cohérent et non comme une juxtaposition d’activités. Il s’agit de voir cet espace comme un « centre commercial à ciel ouvert », dont les commerçants tirent profit de leur regroupement, mais en retour se plient à des règles permettant d’en harmoniser le fonctionnement, notamment en termes d’horaires d’ouverture, d’harmonie des vitrines et devantures … la création d’un office de commerce sous la direction d’un manager ce centre ville est une possibilité à étudier.
  • Favoriser l’amélioration de l’outil de production des artisans.

 

Applications possibles sur les centres-bourgs[1]

Les centres bourgs constituent des pôles relais*, l’objectif est de faire en sortes que les habitants de ces communes et des communes rurales voisines, réalisent leurs achats hebdomadaires dans ces polarités.

Pour ce faire, les centres-bourgs doivent proposer une offre relativement complète en alimentaire* et quelques produits en termes d’équipement du foyer* et d’équipement de la personne*.

Pour atteindre ce résultat la collectivité favorisera la création d’activités permettant de satisfaire ces besoins, en fonction de la viabilité économique des projets. Pour ce faire, la collectivité pourra notamment entreprendre les actions suivantes :

  • Un accompagnement aux porteurs de projet personnalisé et assuré par des professionnels intervenants aux différentes étapes du projet ;
  • Une politique foncière et immobilière agressive, permettant de proposer aux activités correspondant à la fonction de centre-bourg, des locaux adaptés à leur activité ;
  • Proposer aux chefs d’entreprises, des solutions leur permettant de se professionnaliser, notamment en termes d’exposition de marchandises, d’accueil, de services … ;
  • Favoriser le développement de marchés de plein air, lorsqu’ils existent ;
  • Favoriser l’amélioration de l’outil de production des artisans 
  • 

 Applications possibles sur les centres-villages

Ces pistes d’action s’appliquent avant tout aux centres-villages disposant déjà d’une offre commerciale. Elles pourront être étendues à des centralités ne disposant pas à l’heure actuelle d’une offre, si les élus souhaitent le développement d’activités de proximité et à la condition indispensable que ce développement soit économiquement viable et puisse s’inscrire dans un  schéma de développement des activités de proximité durable et cohérent à l’échelle de la CCG.

 

Les centres-villages constituent des pôles de proximité*, ils ont vocation à proposer une offre limitée, répondants aux besoins quotidiens des habitants de la commune, il s’agit en général d’activités de boulangerie, de tabac / presse, café …

La collectivité favorisera le maintien et le développement de ces activités notamment en veillant à ce que les entreprises puissent avoir accès au local d’activités dans des conditions favorables (notamment acquérant des locaux) et en assurant un bon accompagnement des professionnels. Elle pourra également favoriser l’amélioration de l’outil de production des artisans. 

 

4.2 Axe n°2 : améliorer, moderniser la qualité de l’environnement de l’offre

 

L’amélioration et la modernisation de l’environnement immédiat des pôles économiques de proximité, apparaissent comme nécessaires afin de renforcer l’attractivité des centralités.

Cette politique d’évolution de l’environnement des espaces marchands de centralité ne peut se réaliser qu’au travers d’aménagements urbains et d’actions de soutien à l’économie de proximité.

Ainsi, les actions prioritaires à mettre en œuvre pourront être les suivantes :

 

  • Assurer une accessibilité aux pôles commerçants. Cette accessibilité devra être multi-modale et devra permettre à chacun d’accéder aux locaux d’activités, y compris pour les livraisons. Ainsi, une place importante devra être faite pour les modes doux et notamment piétons. Dans ce sens des restrictions de circulation pourront être mises en œuvre sur les noyaux commerciaux les plus denses, notamment en centre-ville. Toutefois, l’automobile restant un moyen de déplacement très important, l’accès par la route et une offre de stationnement à proximité des commerces sera proposée ; Une étude concernant les besoins des personnes handicapées en termes d’accessibilité avec une amélioration de l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite doit être menée.
  • Les espaces commerciaux les plus denses, notamment les centres-villes, constitueront des espaces agréables, propices à la flânerie. Pour ce faire, ils devront bien sûr proposer une offre commerciale attractive, mais également des aménagements urbains de qualité, un système de partage de l’espace vis-à-vis des voitures, une végétalisation et d’autres attraits que le commerce : offre culturelle, espaces verts … Ce volet pourra s’accompagner d’un concept lumière pour donner une identité globale aux centralités et le confort attendu par les chalands et promeneurs : créer une nouvelle ambiance nocturne qui rassure (« le soir, l’usager doit se sentir en sécurité), penser l’éclairage comme une mise en lumière de l’espace, créer des événements lumineux sur certains bâtiments, éclairer en maîtrisant l’énergie ;
  • Mise en place d’une signalétique collective, efficace, permettant au chaland de s’orienter aisément, notamment pour le public ne connaissant pas le site. Cette signalétique devra être adaptée aux automobilistes comme aux piétons.
  • Amélioration des vitrines et devantures des locaux d’activités ;
  • D’autres opérations sont envisagées  comme des sets de tables, décorations de vitrines, formation de commerçants, animation commerciales, études sur la mise en œuvre d’une carte de fidélité multiservices.  

 

 

4.3 Axe n°3 : faire connaître l’offre existante

 

Proposer une offre étoffée, répondant aux besoins de la population et susceptible d’attirer une clientèle extérieure, dans un environnement accessible et agréable, constituent l’une des clés du succès des activités de proximité dans un territoire. Toutefois, il s’agit de faire connaître cette offre et cet environnement tant auprès des populations locales – qui ont parfois pris des habitudes de consommation en dehors du territoire – qu’auprès des habitants des territoires voisins, clients potentiels.

Ainsi, l’objectif de la collectivité sera d’initier, de favoriser et d’accompagner plusieurs types de démarches, pour lesquels les professionnels devront s’impliquer.

  • Une campagne de communication auprès de la population locale afin de faire connaître l’offre commerciale proposée et son environnement. Les supports utilisés reprendront une liste des activités nouvelles et anciennes. Ils pourront être diffusés via Internet (par un site dédié), par distribution dans les boîtes aux lettres, par information chez les commerçants et dans les administrations (mairies, écoles …) ;
  • Une campagne de communication à destination de l’extérieur, en ciblant notamment les résidants des territoires voisins et la clientèle de l’offre de loisir du territoire de la CCG. Cette action sera développée en partenariat avec l’Office de Tourisme afin d’être liée à la communication sur l’offre touristique du territoire ;
  • Des actions d’animations ponctuelles, sur un thème qui reste à définir. L’objectif de ces animations est de faire venir des gens – consommateurs potentiels – sur les espaces commerçants en les attirant pour autre chose que le commerce, mais en leur faisant découvrir l’offre commerciale.

 

 

4.4 Outils de mise en œuvre

Afin de rendre la stratégie de développement de l’économie de proximité de la CCG opérationnelle et pour qu’elle puisse se transcrire à terme par un outil d’aménagement du territoire, il conviendrait :

  • De mettre en place un Comité de Pilotage représentatif de l’ensemble des acteurs intervenant en matière d’économie de proximité sur le territoire de la CCG, intégrant notamment les professionnels, les chambres consulaires, les élus … Ce Comité serait notamment en charge d’orienter la politique en matière d’économie de proximité et de valider les actions à entreprendre ;
  • De mettre en place des outils permettant de suivre l’évolution du tissu économique de proximité et d’évaluer les effets des actions mises en œuvre pour en favoriser le développement ;
  • De créer une commission d’urbanisme commercial qui étudie les projets commerciaux, les demandes en CDAC*…

[1] Liste des centres-bourgs de la CCG : Collonges-sous-Salève, Viry, Valleiry

En ce qui me concerne, je pense que bien sur, toutes les explications avancées ici, jouent un rôle dans le pourquoi d'une aussi mauvaise situation, mais qu'il convient de rationaliser et de simplifier le constat pour y trouver des solutions.

Saint-Julien souffre d'un manque de traffic, lié à 2 phénomènes:

1- le manque d'attractivité de la ville
2- l'offre existante insuffisante qui n'encourage pas les chalands à avoir le réflexe "St Julien" quand ils savent trouver une offre abondante et compétitive à Annemasse ou Genève.

C'est sur ces 2 axes qu'il faut faire porter notre effort. A titre d'illustration, on remarquera que notre ville offrant plusieurs magasins de décoration, ceux ci semblent bien marcher car l'offre est suffisante pour faire de St Julien un lieu attractif où l'on pourra trouver "chaussure à son pied". Si l'offre alimentaire, ainsi que l'offre de services (banques, coiffeurs, agences immobilières, opticiens....) semblent tout à fait suffisantes, c'est dans l'offre non alimentaire que nous péchons. Or c'est ce commerce là qui est le plus dépendant du traffic. En se promenant devant les vitrines, les badauds sont tentés et rentrent dans le magasin. S'il n'y a pas de promeneurs, il n'y a pas de business et donc les commercants ne sont pas tentés d'ouvrir boutique.

Il importe donc d'améliorer l'attractivité de la commune pour encourager les gens à se promener en ville. C'est là toute l'idée qui soustend mon projet de musée de la guitare (voir la note à ce sujet).

Je pense aussi que la mise en place d'un marché "bio" le samedi matin pourrait être un premier pas vers l'accroissement de l'activité commerciale. Encore faut-il s'en occuper sérieusement!...

18:08 Publié dans Economie, Saint-Julien, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : st julien, commerce, marché bio, musée de la guitare | | | Digg! Digg | | |  Facebook

28/11/2010

Dates Clés de notre territoire genevois pour mieux comprendre la situation actuelle

58 av JC : Jules César arrête les Hélvètes à Genève

443: installation des Burgondes qui font de Genève leur capitale.

534: Genève est incluse dans le royaume des Francs.

1032: Genève et sa région reviennent par héritage au Saint-Empire Romain Germanique, ce qui explique la présence de l'aigle sur les armoiries de la ville.

1034: L'évèque de Genève reçoit de l'empereur le tître de prince et le pouvoir temporel sur la cité, ce qui suscitera un affrontement durable avec le Comte de Genève qui est le suzerain d'un territoire allant des portes d'Aix les Bains aux portes de Genève et dont la résidence principal est Annecy.

1124: Traité de Seyssel - L'empereur confirme les droits de l'évèque sur la Cité de Genève, au détriment du Comte de Genève qui renonce à ses droits sur la Cité.
1219: Traité de Desingy - Confirmation des accords de Seyssel
Ces deux traités peuvent être conidérés comme la base de la rupture entre Genève et la Savoie du Nord. 

23 mai 1387: Franchises de l'évèque Adhémar Fabri qui confirment les pouvoirs des bourgeois de la ville, constitués en Conseil Général.

1401: Le comté de Genève est vendu au Comte de Savoie Amédée VIII. Notre territoire fait désormais partie de la Savoie qui devient maître du Léman, à l'exception de la ville de Genève et des quelques enclaves que la Cité possède dans les terres de Savoie (Neydens, .....)

1416: Les Comtes de Savoie obtiennent de l'Empereur le tître du Duc.

1419: La Maison de Savoie annexe le Piémont.

1534: Sous la pression des Bourgeois de la ville, l'évèque doit quitter Genève

21 mai 1536: Genève se déclare République autonome, mettant une fin définitive aux pouvoirs de l'évèque, et adopte la réforme  - les liens avec le Saint-Empire se distendent.
Pour repousser les prétentions du Duc de Savoie, Genève s'allie à Berne. Les Bernois envahissent notre territoire: ils détruisent les chateaux des Ducs de Savoie et font régner l'ordre avec une administration "aussi raide que la justice de Berne".

1559: Fondation de l'Académie de Genève par Jean Calvin.

1563: Les Ducs de Savoie transfèrent leur capitale de Chambéry à Turin.

1589: Construction du Fort Sainte-Catherine à Songy par le Duc de Savoie Charles-Emmanuel 1er qui ambitionne de conquérir Genève et d'en faire sa capitale.

1600: Destruction du Fort Sainte-Catherine par les Genevois grace à l'aide d'Henri IV, roi de France qui, au cours de sa campagne contre le Duc de Savoie, a séjourné 3 jours à l'Eluiset où il y a reçu Théodore de Bèze.

1601: Victorieuse, la France contraint le Duc de Savoie à lui  céder le Pays de Gex au grand dam de Genève qui avait des visées sur ce territoire limitrophe, et qui voit la France s'installer à ses portes, et notamment au bord du lac, à Versoix.

12 décembre 1602: L'Escalade - Dernière tentative du Duc de Savoie de s'emparer de Genève. Parmi les défenseurs de la ville, on compte de nombreux Savoyards qui travaillent à Genève et qui prennent position contre leur duc, dont la célèbre mère Guillaume, originaire de Cruseilles qui "sauve" la ville.

21 juillet 1603: Traité de Saint-Julien - Signé par Charles-Emmanuel 1er de Savoie et Genève, il établit une paix durable entre Genève et la Maison de Savoie.

1720: Le Duc de Savoie Victor-Amédée II prend le tître de roi de Piémont-Sardaigne

1754: Etablissement de la frontière officielle entre Genève et la Savoie. A cette occasion, plusieurs petites enclaves qui appartenaient alors à Genève, comme Neydens, Valleiry et Bossey, sont échangées et deviennent savoyardes

1792: Invasion de la Savoie et de notre territoire par les troupes de la République Française.

15 avril 1798: Invasion de Genève par les troupes du Directoire - Création du Département du Léman qui réunit, pour la première fois depuis plus de mille ans, Genève et les territoires voisins du Pays de Gex et de la Savoie du Nord dans un même département, dont Genève est le chef-lieu.

31 décembre 1813: Fin de l'épopée napoléonienne - Restauration de la République de Genève, et de son indépendance, grace aux troupes autrichiennes qui viennent de libèrer Genève du joug français.

1er juin 1814: Les troupes suisses débarquent à Genève
12 septembre 1814: La Diète admet Genève, qui en a fait la demande (pour se protéger de la France), comme membre de la Confédération Hélvètique.

1815-1816: Plusieurs Traités (Vienne, Paris, Turin) redéfinissent les frontières entre Genève, la Savoie et la France. Notre territoire du Genevois est restitué à la Maison de Savoie. Le Pays de Gex reste Français. Le Genevois Savoyard  qui souhaite son rattachement à Genève essuie un refus de la Rome Protestante qui se méfie de ce territoire catholique.
19 mai 1815: La République de Genève devient le 22ème canton de la Confédération Hélvètique.
20 novembre 1815: Traité de Paris: Cession de sept communes françaises du pays de Gex, afin de relier géographiquement Genève à la Suisse, et instauration de la zone franche du Pays de Gex.
16 mars 1816: Traité de Turin - Cession à Genève de 25 communes sardes (dont Carouge) et instauration d'une seconde zone franche, dite zone sarde, pour préserver le commerce du territoire savoyard avec Genève.
NB: Lors de ces deux traités est instituée une grande zone de neutralité, voulue par le Roi de Piémont-Sardaigne, validée et garantie par les grandes puissances Européennes, qui permet la neutralisation d'une grande partie de la Savoie en cas de guerre.

1829: Création d'une nouvelle zone franche autour de Saint-Gingolph.

1848: Nouvelle Constitution Hèlvétique qui renforce le pouvoir fédéral et crée un territoire douanier unique pour toute la Suisse.

1852: Cavour devient Premier Ministre de Victor Emmanuel II et gouverne le Royaume de Piémont-Sardaigne

Juillet 1858: Accords secrets de Plombières entre Napoléon III et Cavour qui prévoient l'abandon de la Savoie à la France en échange d'une aide des Français à Victor Emmanuel II pour bouter les Autrichiens hors d'Italie.

Juin 1859: Batailles sanglantes de  Magenta et Solferino entre la France et l'Autriche - Cette boucherie décidera Henri Dunant à faire quelque chose pour les malheureux blessés.

Juillet 1859: Paix de Villafranca et démission de Cavour, remplacé par Rattazzi qui est favorable au maintien de la Savoie et de Nice au sein du royaume sarde.

Janvier 1860: Cavour revient aux affaires
Février 1860: Un fort mouvement populaire se développe dans le Chablais, le Faucigny et le nord du Genevois avec plus de 14000 signatures  pour demander le rattachement à la Suisse, et particulièrement à Genève.
20 mars 1860: Députation savoyarde à Paris pour demander, fort opportunément, à Napoléon III de ne pas accepter le démantèlement de la Savoie.
24 mars 1860: Signature du Traité de Turin qui prévoit le rattachement de la Savoie à la France sous réserve d'une consultation des populations. C'est le Plébiscite qui propose l'aggrandissement de la zone franche, dite Grande Zone, jusqu'aux Usses pour appaiser les habitants de la Savoie du Nord qui souhaitaient, eux, un rattachement à Genève.
22-23 avril 1860: Plébiscite (votation du peuple) en faveur du rattachement à la France avec l'établissement de la Grande Zone ( Vote OUI et ZONE)
14 juin 1860: La France prend officiellement possession de la Savoie

27 août - 5 septembre 1860: Voyage officiel de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie en Savoie.

1863: Fondation de la Croix Rouge à Genève

1870- Défaite de la France face à la Prusse - Exil de Napoléon III - Nouvelle pétition dans 54 communes de  Savoie du Nord pour demander le rattachement à la Suisse.

1914-1918: 1ère Guerre Mondiale - Notre territoire paie un lourd tribut à sa nouvelle patrie, tandis que Genève et la Suisse restent neutres.

1919: Traité de Versailles: Remise en cause par la France de la Grande Zone et de la neutralité de la Savoie du Nord (qui sera finalement abandonnée en 1928, sans consultation des populations)

28 avril 1919: Choix de Genève comme Siège de la Société des Nations voulue par le Président Américain Woodrow Wilson

1921: Accord entre les gouvernnements Suisses et français sur la zone franche
1922: Votation populaire en Suisse qui refuse cet accord.
10 octobre 1923: Suppression unilatérale par la France de la Grande Zone - Fort mécontentement à Genève et dans le genevois français

1932: Inauguration du Téléphérique du Salève

1er janvier 1934: Restauration de la zone franche  - Suite au recours de Genève devant les instances internationales, la France est contrainte de restaurer la zone le 1er janvier 1934, mais dans ses limites de la petite zone sarde de 1816.

1939-1945: 2nde Guerre Mondiale - Notre territoire fait partie de la zone libre jusqu'en 1942 . Saint- Julien sera libéré le 16 août 1944, après l'incendie de Valleiry par les Allemands en retraite. 

1945: Désignation de Genève comme le Siège Européen de l'ONU.

1984: l'Union Européenne accorde l'exonération des droits de douane sur les produits d'origine Suisse.

5 décembre 2007: Signature du Projet d'Agglo Franco-Valdo-Genevois

2010: Constitution de l'ARC

 

Un grand merci à Claude MEGEVAND, président de la Salèvienne, aux travaux duquel je dois un grand nombre des informations publiées ci-dessus et qui a su me donner goût à l'histoire de notre territoire.

20/11/2010

La Zone Franche en Savoie: France où est ta parole?

Si aujourd'hui existent des tentations séparatistes en Savoie, portées principalement par la Ligue Savoisienne, c'est qu'il y a des raisons historiques à cela, et en particulier le non respect par la France des accords passés et des avantages concédés lors de l'Annexion en 1860.

Il n'est pas ininteressant de s'attarder sur l'un des aspects de cette "trahison", à savoir les zones franches.

Voici comment Le Dauphiné Libéré résumait la situation, dans un article paru le lundi 25 Octobre 2010. Avec quelque inexactitudes, communes aux articles de presse écrits à la va-vite par des journalistes pas toujours scrupuleux de l'authenticité historique

Article Zone Franche.JPG

 

Essayons ici d'aller plus loin dans l'explication et la justification des zones franches:

Longtemps constitué de terres morcelées et enclavées, le territoire genevois a une histoire très complexe. Si les accords de 1749 (Traité de Paris) et de 1754 (Traité de Turin) avaient déjà permis de simplifier et « rationaliser » le maillage par trop enchevêtré des terres genevoises, françaises et savoyardes, il vaut la peine de rappeler que des accords de libre passage de personnes et de biens figuraient encore auparavant dans les Franchises que l'évêque Adhémar Fabri avait octroyées à Genève en 1387.

Les Zones de 1815-1816

Parler des zones franches aujourd'hui nous renvoie à l'histoire des XIXe et XXe siècles, soit aux importantes négociations territoriales qui ont suivi la fin de l'Empire et du Département du Léman (1814) et au Congrès de Vienne (1815).

C'est en 1775 que les Gessiens obtinrent du roi Louis XVI le premier statut de zone franche leur permettant de commercialiser librement avec Genève, la Savoie et l'Etat de Berne. Remis en cause par la Révolution, ce statut fut supprimé en 1792. Six ans plus tard, en 1798, Genève est rattaché à la France, devenant le chef-lieu du département du Léman. Pas pour longtemps puisqu'à la fin de l'épopée Napoléonienne, la frontière est redessinée en 1815 lorsque Genève entre dans la Confédération. En effet, pour mener à bien son rattachement à la Confédération helvétique, la République de Genève doit devenir un Canton suisse politiquement ; obtenir un territoire plus étendu et d'un seul tenant (pour se prémunir d'une invasion française), et enfin être rattachée physiquement à la Suisse (Versoix est alors français). 

 

Plusieurs remaniements territoriaux sont proposés, dont l'un - défendu par Charles Pictet-de Rochemont au Congrès de Vienne - prévoit la création d'un territoire borné par les frontières physiques que sont les crêtes du Jura, du Vuache, du Salève et des Voirons. Mais ces projets n'emportent pas l'adhésion, car la France, la Sardaigne et surtout certains Genevois craignent un trop grand apport de catholiques dans la Genève réformée. 
 

Après de féroces négociations, des compromis sont trouvés qui offrent à la fois l'« arrondissement » du territoire genevois et le « reculement » de certaines douanes :

  • En 1815, lors du Traité de Paris, la France cède à la Confédération – contre l'abandon de droits sur Mulhouse – les communes du Pays de Gex nécessaires au désenclavement du Mandement, de la Campagne et de Genthod. De plus, « la ligne des douanes françaises » est reculée sur l'ouest du Jura, laissant en dehors le pays de Gex. C'est ainsi que Genève récupère six communes françaises (Versoix, Preny-Chambésy, Collex-Bossy, Grand-Saconnex, Meyrin et Vernier). Pour assurer son approvisionnement grâce à la libre importation des produits agricoles des régions voisines, Genève obtient aussi le rétablissement de la zone franche du Pays-de-Gex (392 km²).
     
  • En 1816, lors du Traité de Turin, le roi de Piémont-Sardaigne cède à la Confédération les communes permettant le désenclavement de Jussy, en échange de la commune de Saint-Julien. Là aussi, une zone franche est créée, comprenant St-Julien, le Salève et Annemasse. C'est la zone franche sarde (151 km²)

 

Les zones franches gessiennes et sardes garantissent la libre circulation des denrées et constituent en quelque sorte la « réserve agricole » de Genève.

La Grande Zone, dite Zone d'Annexion de 1860

En 1859, lors des accords secrets de Plombières, Cavour, Premier Ministre de Victor Emmanuel II, négocie avec Napoléon III l'aide des Français pour réaliser le rève de son roi: Fédérer les territoires qui constituent l'Italie. Dans cette optique, le roi de Piémont-Sardaigne a besoin de l'aide des troupes françaises pour bouter les Autrichiens hors de l'Italie du Nord. En contrepartie, Victor Emmanuel offre à Napoléon III la partie transalpine de son royaume: la Savoie. Le 24 mars 1860, le Traité de Turin officialise l'accord avant le vote de la population prévu pour avril. Le plébiscite étant une clause essentielle du traité d'annexion puisque l'article premier de ce traité stipulait que " cette réunion sera effectuée sans nulle contrainte de la volonté des populations".

Or, dans les territoires de la Savoie du Nord, Chablais Faucigny & Genevois, se développait un fort mouvement populaire avec des pétitions de notables , en faveur d'un rattachement à Genève.

Inquiet de ce mouvement, et suite à la délégation de Savoyards à Paris qui plaident auprès de l'Empereur contre le démantèlement de la Savoie, Napoléon III, pour emporter l'adhésion des savoyards du Nord au processus de rattachement à la France,  propose alors la création d'une grande zone franche (3122 km²), avec des privilèges douaniers et une neutralisation militaire en cas de guerre, s'étendant jusqu'aux Usses. C'est pourquoi, lors du fameux plébiscite des 22 & 23 avril 1860 (qui obtient une majorité de plus de 99% des voixpar lequel le peuple savoisien ratifia le traité du 24 mars et accepta son annexion à la France, les bulletins de vote distribués dans toute la Savoie du nord portaient la mention " OUI et ZONE" ( on dit d'ailleurs qu'il n'y avait pas de bulletins "NON" mais cela demeure un détail)

 

Voici comment les Savoisiens du Nord justifiaient la nécessité de cette zone: " Le besoin d'une zone indique que la population qui la réclame a tout son commerce avec le peuple voisin et fort peu avec ses propres nationaux. Elle prouve chez nous que nos intérêts industriels et commerciaux sont avec la Suisse et non avec la France." Tel était le cas en 1860, et, plus le temps passait, plus s'accroissait la naturelle symbiose économique et sociale entre Genève et la Savoie du nord dont elle était devenue la capitale au détriment d'Annecy.

D'autant plus que suite au décret impérial du 24 octobre 1860 qui , au lendemain de l'annexion, ordonnait la fermeture immédiate de toutes les universités établies en Savoie (et elles étaient nombreuses: théologie, droit, médecine, pharmacie), les Savoisiens du nord trouvaient à leur porte, à Genève, une formation universitaire ou technologique, ce qui ne  pouvait que déplaire à la République Française.

Contrairement aux zones de 1815 et de 1816 établies par décision internationale, celle de 1860 était une concession unilatérale accordée aux Savoyards. Paris put donc, tout aussi unilatéralement, supprimer cette dernière en 1919 à l'occasion du Traité de Versailles qui contenait, entre autres, un article stipulant que Suisse et France chercheraient à s'entendre sur un nouveau statut remplaçant le système de zones franches. Les négociations, difficiles, aboutirent à une convention supprimant les zones au profit d'un système d'échanges commerciaux entre les régions limitrophes. Convention ratifiée par les deux pays en 1922 mais annulée aussitôt par le peuple helvétique appelé à donner son avis (un exemple de la démocratie directe qui s'exprime par le référendum d'initiative populaire conduisant à la votation du 18 février 1923).

A la France qui rétablit le contrôle douanier à la frontière politique, spoliant ainsi 207 communes savoisiennes, Berne s'oppose. Le différend est alors porté devant la Cour permanente de justice internationale de La Haye. Neuf ans et un arrêt de 450 pages plus tard, la France est condamnée, le 7 juin 1932, à rétablir les zones prévues par les traités de 1815 et de 1816 ! Ce qui sera fait le 1er janvier 1934.

Conclusion
On voit donc bien  à la lecture de l'histoire que les Savoisiens du Nord ont de réelles raisons de contester la complète et totale mainmise de la France sur leur destinée.

Et cela n'est pas terminé: avec les efforts déployés en France et dans le reste des Pays de Savoie pour torpiller les efforts d'accord et de maîtrise coordonnée de l'avenir des territoires entre Genève, la Savoie du Nord et le Pays de Gex au sein du Projet d'Agglo Franco-Valdo-Genevois. Ce qui s'est récemment traduit à l'Assemblée Nationale par l'hostilité envers la constitution d'un pôle Métropolitain transfrontalier regroupant Genève et l'ARC.

 

Remerciements à la Ville de Genève (archives), la Salèvienne, Jean de Pingon, et autres écrivains de l'histoire de la Savoie et des zones, dont je me suis inspiré pour la rédaction de cet article.

Pierre Brunet

Délimitation des zones franches :

Illustration

  1. Zone du Pays de Gex, 1815.
  2. Zone sarde, 1816.
  3. Zone sarde, 1829.
  4. Grande Zone française dite de l'Annexion, 1860-1923.

Les zones 1, 2 et 3 ont été rétablies en 1934.

12/11/2010

Un Trompe l'Oeil, ça trompe l'ennui et ça embellit une ville

Malgré mes nombreuses doléances auprès du maire et de la municipalité en place, force m'est de constater que rien n'est fait pour habiller le mur qui fait face au nouveau parc public de centre ville, le Jardin du Cheval Blanc.

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Il n'est pourtant pas si compliqué de faire peindre un trompe l'oeil sur ce mur aveugle, en, plein centre de notre jolie ville. Encore faut-il s'en occuper et prendre le dossier à bras le corps. En un mot: AGIR.

Puisque l'immobilisme, ou le manque d'idées,  semble être le lot commun de cette équipe municipale, je me lancerai à proposer une idée, afin, au moins de lancer le débat, et peut-être créer une réaction tant attendue. Il n'est en effet pas acceptable que nos édiles puissent se contenter de garder ce mur en l'état; or j'estime que 3 ans pour prendre une décision aussi bénigne, c'est bien long, et que cela laisse imaginer comment sont traités d'autres problèmes plus cruciaux de notre cité frontalière.

A titre d'information, voici 2 trompe l'oeil existant dans des villes françaises, à comparer au magnifique mur qui se dresse depuis plus de 3 ans en plein centre de Saint-Julien.

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Evidemment, et c'est là que ça coince pour notre premier magistrat: il faut se lancer et choisir un thème pour orner ce mur. Or pour lui, qui s'est fait une réputation de ne pas décider, tant il s'efforce de garder toutes ses options ouvertes jusqu'au dernier moment, c'est beaucoup demander.... C'est pourquoi j'ose faire une proposition: Puisque le jardin public s'appelle le jardin du Cheval Blanc, pourquoi ne pas faire réaliser sur le mur aveugle un trompe l'oeil qui reproduirait la façade de l'ancien relais du Cheval Blanc. De plus, ce ne serait pas trop compliqué puisqu'il existe de nombreuses photos de cette façade. On pourrait y inclure une personne à la fenêtre comme cela se fait souvent et animer ainsi la façade. Je ne suis pas artiste, ce n'est pas à moi de définir l'éxécution, mais en tant qu'élu, il m'apparait de mon devoir de donner des pistes de réflexion.

Allons, Mr le Maire, un petit effort; Mettez votre pipe dans le cendrier, et allez sur Internet, visitez le site spécialisé www.trompe-l-oeil.info  où vous trouverez toutes sortes d'informations pour vous permettre d'orienter votre projet, mais de grace épargnez nous ce spectacle désolant d'un mur aveugle en plein centre ville.

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A titre d'information, voila une photo de cette façade telle qu'on peut la voir dans le très beau livre "St Julien en images" publié par La Salèvienne. Ce n'est qu'une une idée qui a le mérite de lancer le débat et qui n'a pas vocation à être la solution définitive, mais de grace, Messieurs de la majorité, bougez vous et fates quelque chose......

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15:37 Publié dans Saint-Julien, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : trompe l'oeil, st julien, parc du cheval blanc | | | Digg! Digg | | |  Facebook

30/10/2010

L'ETG et son nouveau stade : une opportunité à saisir?

Grace, ou plutôt à cause de Michel Platini, l'ETG n'a pu jouer dans le stade "naturel" qui lui incombait, à savoir le stade de la Praille à Genève. Résultat, l'ETG joue perpétuellement " à l'extèrieur" à Annecy. N'est il pas d'ailleurs symptomatique que l'ETG ait glané 14 de ses 21 points à l'extèrieur contre seulement 7 points au Parc des Sports d'Annecy, où il évolue devant un public bien clairsemé.

 

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Compte tenu de ses bons résultats, l'hypothèse de voir l'ETG évoluer en Ligue 1 dans un avenir pas si lointain prend du corps, et se pose alors la question du stade où pourra évoluer l'équipe Haut-Savoyarde. Si pour ma part, je regrette que celle-ci ne puisse pas évoluer à Genève, ce qui se justifierait encore plus, une fois l'ETG en Ligue 1, il est permis, et même recommandé, à ses dirigeants de réfléchir sur la meilleure localisation possible de ce stade.

Or récemment dans la Presse, et cela m'a été confirmé hier par un ami de la CCG, la piste de St Julien existe, avec en première ligne la société Migros qui verrait d'un très bon oeil l'installation de ce stade à la porte de son VITAM'PARC.

 

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Que ce projet aie des chances  sérieuses de voir le jour  ou pas, à mon avis le site de Findrol, près du nouvel hopital d'Annemasse, me paraissant plus judicieux, on voit bien à quel point la décision de bloquer l'ensemble des terrains du plateau entre Neydens et Archamps en ZAP est handicappante pour le développement de notre territoire.

En effet, compte tenu du peu de terains disponibles, il ne me parait guère interessant pour notre territoire de sacrifier une grande partie des terrains disponibles à la construction d'un stade, si près de celui de La Praille, et si consommateur d'espaces.

 

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En revanche, si la Migros souhaite développer le Pôle Loisirs du plateau, hypothèse que je défends depuis longtemps, Il me paraitrait plus judicieux de promouvoir un redéveloppement du Macumba qui pourrait abriter d'autres activités telles que bowling, tables de billard et jeux électroniques  pour en faire un centre de loisirs complet et moderne afin d'attirer en son sein, et sur notre territoire, la jeunesse du XXI ème siècle. On sait que la salle centrale de la discothèque est inoccupée depuis plus de 5 ans suite à l'incendie qui l'a détruite et que le montant des travaux à engager fait hésiter les propriétaires. Ne serait-il pas formidable de voir la Migros et la famille propriétaire s'entendre autour d'un projet ambitieux qui projetterait le Centre de Loisirs de Neydens sur l'avant scène de la Région Rhône-Alpes et de la Suisse Romande.

C'est en tous cas le voeu que je forme!....

28/10/2010

St Julien, capitale du crime?

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A la lecture des faits divers qui se passent dans notre bonne ville, comme relatés par Le Messager, on pourrait se le demander!..... Il est temps d'appeler Eliott Ness!.... ou Sherlock Holmes pour retrouver le camion d'arrosage dont on a perdu la trace :)

 

10:03 Publié dans Humour, Saint-Julien, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : st julien, crime, eliott ness, sherlock holmes | | | Digg! Digg | | |  Facebook

22/10/2010

La ville évolue, la mobilité change

Voila le titre de la très interessante exposition proposée par la municipalité aux Saint-Juliennois curieux de l'évolution de leur ville en matière d'urbanisme et de transport.

L'exposition qui a lieu dans la grande salle à gauche du hall d'accueil de la mairie présente les différents scénarios d'aménagement de la ville en termes de mobilité. Loin d'être un vecteur de réflexion avant décision, le visiteur réalisera qu'on lui indique ce que la municipalité a décidé, sans de réelle concertation avec la minorité et souvent au mépris même de nos remarques et de nos propositions. Aussi afin de clarifier le débat, je vais tenter de présenter la position de la minorité de façon aussi claire que possible sur les 7 chantiers prioritaires que définit la municipalité en place sur ces thèmes de mobilité et de vie de la cité.

En préambule, on rappellera que nous souhaitons faire vivre à Saint-Julien le concept de la ville à la campagne. En résumé, cela signifie que l'on souhaite avoir tous les attributs d'une ville mais que l'on refuse le bétonnage à outrance comme la municipalité précédente, dirigée par le maire actuel, l'a laissé faire dans le quartier de Paisy. A ce sujet, nous nous réjouissons que les mêmes responsables aient réalisé leurs erreurs et nous souhaitons que le quartier de Chabloux qu'ils nous promettent sera à la hauteur de nos espérances.

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Nous préconisons une croissance de la mobilité douce (voies piétonnes et cyclables) et une protection des espaces verts, sans pour autant nous opposer à une densification de l'habitat qui semble inéxorable et en accord avec le PACA St-Julien - Plaine de l'Aire.

La mobilité douce

C'est l'un des points sur lesquels nous sommes en phase avec ce que propose la municipalité, et nous nous réjouissons qu'il y ait là un consensus sur l'interet et l'urgence à développer ce mode de transport. Ajoutons toutefois que nous sommes très en faveur d'un aménagement d'une voie cyclable entre Ternier et Lathoy afin de permettre, via une triangulaire, de relier le site d'Archamps, le plateau des Mouilles (Vitam'Parc) et Saint-Julien.

L'aménagement de l'entrée Ouest

Voila un des points majeurs du plan de circulation dont la ville a besoin, pour échapper à son engorgement actuel et pour desservir le nouveau quartier de Chabloux et ses 1200 logements nouveaux. Cela fait longtemps que je milite pour une nouvelle pénétrante et je suis ravi de voir que la municipalité se range à mon opinion. Cependant, reste à choisir entre les 2 tracés retenus:

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Il est clair que la municipalité est malheureusement en faveur du tracé 1 en bleu sur le schéma ci-dessus. Pour ma part, je pense que le tracé mixte, en rouge, est beaucoup plus interessant pour notre ville à long terme.

En effet, le tracé bleu viendra engorger l'actuelle route de Lyon et risque d'accroitre considérablement le traffic devant le quartier du Saint-Georges où il y a déja eu un accident mortel. En même temps, il impose  le passage de la route des Sardes en double sens, ce qui pour moi est une hérésie.
Le tracé rouge quant à lui, permettra une desserte directe du nouveau quartier de Chabloux ainsi qu'une desserte hors-ville des hameaux de la plaine de Thairy; sans compter la mise en valeur possible de l'espace, actuellement inaccessible, entre Intermarché et la voie ferrée.

Je considère que la solution idéale consisterait à faire passer la route sous la voie ferrée à l'endroit prévu sur le croquis, pour ensuite se scinder en un Y: la branche droite en sens unique relierait la Route de Lyon et la rue des Sardes, tandis que la branche gauche de l'Y, en double sens viendrait longer la rive gauche de l'Aire pour l'enjamber et rejoindre le rond-point de l'Intermarché. Cette solution aurait en outre l'avantage de sauvegarder le pont Manera, élément interessant de notre patrimoine architectural, qui échapperait ainsi à la démolition.

La reconfiguration du rond-Point de l'Arande

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Je souscris pleinement à la nécessité de reconfigurer ce rond-point afin d'embellir la porte sud de notre ville et dans le même temps d'y faciliter le traffic. N'étant pas architecte, je me garderai de dire ce qu'il faut y faire, mais je pense qu'un des éléments majeurs de la réflexion sera de penser à mettre en valeur la confluence des deux ruisseaux puisque c'est à cet endroit que le Ternier et l'Arande se rejoignent avant de se jeter dans l'Aire.

La jonction au centre ville par la rue des Sardes

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On aura bien compris que c'est là un des désaccords majeurs que j'ai avec la municipalité qui souhaite remettre cette rue en double sens au mépris de la sécurité (une rue étroite à fort dénivelé est toujours dangereuse en hiver), et au détriment des travaux que la même municipalité y a investis l'an dernier (pres de 300 000 €) pour aménager des trottoirs et des éclairages publics qui devront être démolis. Je ne vois pas l'interet de réaliser cette mise en double sens sachant que le traffic descendant vers la sortie de la ville peut très bien utiliser la route de Thairy, comme il le fait actuellement. Je ne parle même pas des problèmes de circulation que créeront les travaux sur cette voie pendant au moins 6 mois.

L'aménagement d'un plan de circulation au centre ville

Lors des travaux en commission d'urbanisme, on nous a informé d'études faites par un cabinet d'expert pour une proposition de nouveau schéma de circulation. Cette réflexion est bien entendu nécessaire dans l'optique d'accueillir le tram jusqu'à la gare. On regrettera cependant que la municipalité ne cherche qu'à améliorer le traffic, ce qui est bien sûr louable, mais sans tenir compte aussi de l'amélioration de la vie des habitants. Pour ma part, je considère que ce nouveau plan de circulation doit avoir aussi pour ambition de rendre la ville aux Saint-Juliennois, et non pas seulement de faciliter la circulation des véhicules en transit. Pour ce faire, je suis partisan d'une politique pragmatique des petits pas qui permet de valider les options prises avant d'engager des travaux pharaoniques.

Concrétement, voici ce que je propose:

Créer un plateau, en surélevant la chaussée, entre la rue Berthollet et la rue Fernand David avec l'adjonction (comme cela est le cas dans la rue du Commerce à Annemasse) d'une bite amovible au niveau de la mairie, et d'une autre au niveau de la Caisse d'Epargne.

Ces deux bites, enfoncées les jours de semaine permettraient le traffic vers la Grande Rue, tout en le ralentissant grace au plateau; en revanche, le soir, et tout particulièerement en été, elles seraient remontées pour interdire le traffic et ainsi rendre piétonne la voirie entre la mairie et la rue Fenand David. Cela aurait la conséquence première de permettre à la population de se réapproprier l'espace public et en particulier de profiter de l'espace ensoleillé devant la Diligence.

Voila un aménagement peu couteux qui changera la vie des habitants; pour s'en convaincre, il suffit de voir comment la vie sociale change lors de la Fête de la Musique quand le traffic est interrompu sur cette portion de voie.

Il aura aussi l'avantage de permettre à terme une revitalisation de la Grande Rue; et afin de vérifier l'option piétonne, je souhaiterais que l'on rende celle ci piétonne un week end par mois afin de vérifier avec les commercants l'effet que cela engendre sur leurs affaires; car il n'est bien entendu pas question de prendre des décisions sans tenir compte de l'avis des commercants que nous souhaitons voir revivre et prospérer et non le contraire.

La tranchée Couverte sous le Crêt

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Là aussi, ce projet ne prend en compte que l'amélioration possible du traffic (cela reste d'ailleurs à voir), sans qu'il n'apporte aucun élément de mieux vivre pour nos concitoyens. En ce sens notre projet alternatif qui consiste à enfouir la circulation sous la rue Berthollet et à créer un parking souterrain sous la place du Crêt conjugue les deux ambitions: améliorer le traffic mais aussi améliorer la vie des habitants en leur donnant un nouvel espace à vivre. D'autres  options devraient être étudiées, y compris le passage par la descente du Crêt, ce qui permettrait de faire une économie substantielle sans endommager notre Crêt. Je suis donc pour ma part opposé à ce projet de la municipalité.

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Le tramway et le pôle multi-modal de la gare

C'est bien évidemment le projet majeur de la décennie à venir, et de sa réussite dépendra la vie future de nos concitoyens à Saint-Julien. Nous nous devons d'être ambitieux et de bien réfléchir aux conséquences que cet aménagement entrainera.

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A titre d'exemple, j'ai maintes fois attiré l'attention des élus de la majorité sur le fait que l'arrivée du tram en gare de Saint-Julien entrainera inéluctablement une forte croissance du traffic automobile sur l'avenue Louis Armand puisque celui-ci, et c'est d'ailleurs bien là son objectif, jouera un rôle d'aspirateur attirant les habitants du canton à Saint-Julien pour y prendre le tram. Une autre conséquence sera la desserte de Vitam Parc depuis la ville; celle-ci est en effet possible grace au bus des TPG les mercredi, samedi et dimanche: elle ne le sera plus, une fois le tram réalisé. Il faut donc penser à une alternative!...

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D'autre part, je regrette que le terminus du tram à la gare SNCF ne permette pas la jonction indispensable avec la plateforme douanière de Bardonnex. Il me parait en effet indispensable d'assurer l'intermodalité des transports routiers (voitures, bus..) et ferrés (train, tram...): C'est pourquoi j'ai demandé que 2 options soient envisagées:

Le prolongement du tram jusqu'à Bardonnex
ou
La réalisation d'un tramway aérien (type télécabine) qui relierait la technopole d'Archamps à la plateforme douanière de Bardonnex, puis à la Gare SNCF et enfin au Vitam Parc. J'expose d'ailleurs ce projet dans un autre article sur ce blog.

J'ai bien conscience que certains de mes lecteurs doivent me prendre pour un doux réveur à la lecture de tels projets; mais il ne faut pas ignorer que le Projet d'Agglo et le PACA prévoient un accroissement majeur de notre population avec un doublement du nombre des habitants de Saint-Julien à 25000 hb en 20 ans, et parallèlement une forte croissance de la population du canton. Nous devons monter les projets par rapport à l'avenir et non en fonction du passé. Nous avons la chance de vivre dans l'une des régions les plus dynamiques d'Europe: donnons nous les moyens de notre ambition, tout en restant les pieds sur terre et en contact avec les attentes des habitants.