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21/06/2015

Le pont Manera mobilise les forces de l'ordre

Samedi dernier s'est produit à Saint-Julien-en-Genevois un épisode qu'on pourra qualifier de loufoque tant il est décalé par rapport à ce que l'on vit aujourd'hui.

Dans le cadre des activités organisées ce week end par la Maison du Salève pour les journées des patrimoines de pays, M. Jean-Luc Daval, l'historien bien connu qui préside l'association Mémoire et Patrimoine de St-Julien donnait une mini conférence sous et sur le Pont Manera, menacé de destruction par un projet de la municipalité St-Juliennoise.

Pont Manera 0.JPG

Jean-Luc Daval expliquant l'histoire du pont Manera

Pour égayer cette conférence, et trouver là l'occasion de sortir les drapeaux du temps jadis, 4 membres de la Confédération Savoisienne avaient eu l'idée de pavoiser le pont de drapeaux savoyards, sardes et même du Comté de Genève(à gauche sur la photo), auquel appartenait St-Julien autrefois.

POnt Manera 1.JPG

Le pont Manera a fière allure, mais pour combien de temps encore?

Tout se passait bien dans l'ordre et la bonne humeur avec de nombreux enfants présents, et même un bébé dans sa poussette, quand à notre grande surprise nous vîmes débarquer une escouade de gendarmerie forte de pas moins de 7 gendarmes, rejoints par la suite par 2 renforts, pour interpeller les dangereux manifestants qui se permettaient de décorer le pont de drapeaux probablement menaçants pour l'ordre et la sécurité de la République.

Pont Manera 2.JPG

Le pont Manera, construit en 1780,à l'époque Sarde, pavoisé de drapeaux

Étonnés d'une aussi forte présence des forces de l'ordre sur un site qui ne présentait aucun danger ou gène, ni aucune menace pour l'ordre public, plusieurs d'entre nous questionnèrent les gendarmes.
Répondant à nos interrogations et à celle d'une conseillère municipale présente sur les lieux, le chef de la brigade nous répondit qu'ils avaient été prévenus (par qui?) d'une manifestation sur le pont et que donc ils étaient venus voir de quoi il retournait.

POnt Manera 3.JPG

Les forces de l'ordre sont restées très courtoises et professionnelles

Pour avoir parlé ce soir avec l'ancien maire de la commune, celui-ci m'a indiqué qu'il avait dû y avoir l'intervention d'une personne haut placée pour justifier un déplacement de gendarmes d'une telle ampleur.Cela a-t-il un rapport avec la polémique entourant le pont Manera, je ne saurais le dire.
En revanche chacun sera libre de se faire sa propre idée sur la proportionnalité de la riposte face à un "réel" danger de trouble à l'ordre public. Quoiqu'il en soit, il m'a semblé normal et amusant de faire part de cet épisode cocasse à la population Saint-Juliennoise qui peut être rassurée: nous sommes bien protégés.

Pont Manera - gendarmerie.JPG

Pas moins de 4 véhicules de la gendarmerie s'étaient déplacés pour maintenir un ordre qui n'a jamais été menacé.

20/06/2015

St-Julien : les bénévoles s'indignent

Il y a moins de 15 mois que le nouveau maire de St-Julien est en place et déjà on entend de toutes parts monter la colère.

C'est au tour de la conseillère d'opposition Sylvie Camillieri de monter au créneau pour contester les méthodes cavalières de M. Vielliard envers les bénévoles.

A suivre

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Aricle du Dauphiné Libéré du 14/6/15 - cliquer sur l'image pour une meilleure lecture

08:04 Publié dans Saint-Julien, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : indignés, st-julien, sylvie camilieri | | | Digg! Digg | | |  Facebook

29/05/2015

La guerre est déclarée entre la majorité et l'opposition

"Saint-Julien : La guerre est déclarée entre la majorité et l'opposition", voila ce que titre en première page Le Messager dans son édition du 28 mai 2015. Titre qui est développé en page 22 avec l'article ci dessous

LM-20150526.JPG

Cliquez sur l'image pour la lire l'article

Va t-on revenir une vingtaine d'années en arrière quand la séance du Conseil Municipal était la séance grand guignolesque qui faisait plus recette auprès des habitants que la dernière pièce de théâtre de boulevard. On y voyait alors s'écharper les représentants des 2 bords qui donnaient un spectacle dont le public se régalait.

On peut d'ores et déjà remercier notre nouveau maire qui semble avoir pris le rôle de la vedette dans cette tragi-comédie que nous conte le journal. Apres nous avoir fait rire (jaune) par son comportement lors des élections départementales, il donne enfin sa pleine mesure au sein de son théâtre municipal, à la mairie de Saint-Julien.

Lors des élections municipales de mars 2014, j'avais attiré l'attention  (sans succès) des Saint-Juliennois sur la véritable personnalité de celui qu'ils se choisissaient pour maire. Aujourd'hui, il montre à tout un chacun son vrai visage, et cela n'augure rien de bon pour la suite, tant M. Vielliard a su se faire apprécier, non seulement par les conseillers de l'opposition mais aussi par ses collègues maires de l'intercommunalité ou par les décideurs du Conseil Départemental....

Mais quand le vin est tiré, il faut le boire....

28/05/2015

Proposition pour la sauvegarde et la reconstruction du pont Manera

Pont Manera.JPG

Le pont Manera construit en 1780, tel qu'on peut le voir aujourd'hui au dessus de l'Aire, à coté de Bricomarché

Aujourd'hui encore Le Dauphiné Libéré publie un article sur le "pont de la discorde" où se mettent en scène les défenseurs du patrimoine d'un coté et de l'autre les partisans de la réalisation d'un accès Ouest à la ville, ceci afin d'apporter une amélioration de la circulation dans notre ville de Saint-Julien-en-Genevois. Comme souvent, entre deux maux, il faut choisir le moindre et c'est pourquoi, comme je m'y suis engagé le 7 mai dernier sur ce même blog, je soumets à mes lecteurs la proposition que je fais pour la reconstruction du pont Manera.

Disons le tout d'abord, je pense qu'il est souhaitable et nécessaire de réaliser cet accès Ouest dont la ville a besoin. Il ne s'agit ni plus ni moins que de revenir à la situation antérieure lorsque Saint-Julien disposait de deux entrées qui se faisaient alors via deux passages à niveau. Au vu de l'accroissement du trafic et de la population, il est devenu indispensable de réaménager un nouvel accès à l'ouest de la ville.

Cependant, après réflexion, je pense que le projet défendu par la municipalité en place, et qui n'est ni plus ni moins que la poursuite du projet engagé par la municipalité précédente, peut et doit être amélioré, en prenant en compte la préservation d'un patrimoine, non seulement remarquable de beauté mais aussi l'un des plus anciens de la ville.

Pour moi, quand on fait les choses, on ne les fait pas à moitié! Reconstruire uniquement l'arche du pont comme le propose le projet de la mairie (voir ci-dessous à gauche de la route) me parait dénué de sens. Ce n'est qu'une parodie de préservation du patrimoine, sans compter que la faisabilité de cette reconstruction à cet endroit peu hospitalier, en bordure du magasin Bricomarché , me parait bien hasardeuse.
Selon moi, soit on reconstruit le pont et on lui garde sa spécificité de pont, soit on ne fait rien.

 

Acces Ouest arche.JPG

 

Pour consulter l'ensemble du projet élaboré par la municipalité, cliquez ICI

Ne rien faire au niveau de la circulation ne serait pas raisonnable. Mais ne rien faire pour préserver le pont Manera me parait tout aussi exclu compte tenu de l’intérêt que la population a récemment manifesté envers ce pont. J'opte donc pour la solution qui me parait la seule susceptible de concilier les deux impératifs opposés et irréconciliables: la reconstruction du pont comme un vrai pont avec sa fonction de base de franchir un obstacle.

Compte tenu des impératifs de coûts et de problèmes techniques, j'écarte d'emblée l'option d'en faire un pont pour la circulation automobile et je privilégie plutôt l'option mobilité douce et lieu de promenade.

Se pose alors la question du lieu de la reconstruction!

Veut-on garder le pont à Saint-Julien ou accepte t-on de le transférer dans un autre site du canton ou du département, puisque finalement ce qui compte c'est de préserver un patrimoine qui appartient à tout le monde.

A cette question qui reste ouverte, je privilégie toutefois la solution Saint-Julienoise puisque le pont fait partie du patrimoine de la ville, et que ce serait à mon sens une perte pour notre ville de le reconstruire ailleurs.

Si on accepte ce préambule, la grande question est donc: Où reconstruire le pont Manera?

Rappelons qu'historiquement le pont fut créé pour enjamber l'Aire à Saint-Julien afin de créer une route directe et rapide de Carouge vers Seyssel et Chambéry. Il me parait donc logique d'examiner prioritairement la possibilité de le reconstruire sur cette même rivière.

D'accord mais alors où?

Le pont ne peut pas être reconstruit n'importe où car il faut tenir compte des impératifs de relief: en effet le pont est très haut, près de 7 m au centre de l'arche. Il serait donc absurde de le faire relier deux cotés d'un obstacle en créant un dos d’âne de plus de 6 m, ce qui serait le cas par exemple si on le mettait dans la plaine de l'aire au niveau de la Paguette où par ailleurs, il serait fort bien mis en valeur.

Voila en effet un autre critère de choix pour le site de la reconstruction: mettre en valeur ce joyau architectural qui fut si longtemps caché aux yeux des Saint-Juliennois. En reconstruisant le pont, il faut donc faire en sorte que celui-ci soit mis en valeur à sa juste mesure.

C'est pourquoi, après mure réflexion et rapides études topologiques, je suis persuadé que le meilleur et seul endroit qui convient pour abriter le pont à l'avenir est de reconstruire le pont à quelques mètres en parallèle du pont de Thairy qui enjambe l'Aire avant la fruitière, sur la route des Vignes.

 

 

Pont Thairy.JPG

Le pont routier de Thairy, route des Vignes (vu depuis le sud)

 

 

Pont de Thairy 2.JPG

 

Le même pont, vu depuis le nord

A cet endroit, comme on peut s'en rendre compte sur les 2 photos ci-dessus, existe un dénivelé de près de 4 m, ce qui aurait l'avantage de justifier la réalisation d'un pont aussi haut et de l'intégrer harmonieusement au paysage. Comme on peut le voir sur la photos ci dessous, la reconstruction du pont à cet endroit précis pour abriter une mobilité douce aurait tout son sens puisqu'il permettrait de relier deux pistes cyclables (déjà existante coté Thairy, à aménager coté Saint-Julien)

 

Pont de Thairy.jpg

 

Vue actuelle du site proposé (on voit la piste cyclable coté Thairy)

 

Pont cyclable.jpg

 

Tracé proposé du pont Manera reconstruit sur son nouveau site (en orange le pont)

Outre son intérêt évident pour la mobilité douce , il pourrait de surcroît servir de recours en cas de crues exceptionnelles.

Il deviendrait sans conteste le point d'orgue du site de la Paguette et des berges de l'Aire, devenant une curiosité touristique et un but de promenade.

Enfin, alors que nous célébrons cette année le cinquantième anniversaire de l'unification de Thairy et Saint-Julien en une seule et même commune, quel plus beau symbole pourrait-on trouver que la décision de réaliser un pont pour unir à jamais nos deux anciennes communes.

En termes de coûts, outre la reconstruction proprement dite du pont, il faudra réaliser un remblai de biais qui puisse de chaque coté relier le pont à la voirie existante. Cela ne devrait guère poser de problème technique puisque le pont sera réservé à la mobilité douce (piétons et vélos) et ne devrait pas non plus coûter une fortune.

Bien entendu, il faudra restaurer le pont dans sa beauté naturelle originale en le débarrassant de cet horrible tablier qui lui fut ajouté dans les années 1970 et reprendre une partie des pierres d'origine du parapet qui sont aujourd'hui à l'abandon dans le cours de la rivière, à l'emplacement actuel du pont.

Un tel projet pourrait sans problème obtenir des subventions du Conseil Départemental, de l'intercommunalité, ou de la région, voire même de l'Europe. Il pourrait aussi  faire l'objet d'une souscription publique, (comme cela fut fait pour la grotte d'Orjobet au Salève)

Sans vouloir minimiser le coût, rien n'est impossible aux cœurs vaillants, et si impossible n'est pas français, ce l'est encore moins pour nous savoyards. Mais bien sûr, rien n'est possible sans une volonté politique affirmée et résolue.

J'invite donc tous ceux qui soutiennent mon initiative à me rejoindre et à faire pression sur notre municipalité pour qu'une étude de faisabilité soit rapidement menée afin que le pont Manera puisse être sauvé et reconstruit sur ce nouvel emplacement. Ainsi, beaucoup plus visible et mieux valorisé il pourrait sans conteste devenir  le symbole de notre ville qui sait allier modernisme et tradition.

NB: Pour ceux qui doutent de la faisabilité de ce projet, je les invite à se référer à ce qui fut fait à Abou Simbel ou plus près de nous à la grotte Chauvet.

15:52 Publié dans Culture, Saint-Julien, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : saint-julien, accès ouest, pont manera, thairy | | | Digg! Digg | | |  Facebook

22/05/2015

Rencontre des élus du canton de Saint-Julien-en-Genevois

Souvent une photo en dit plus qu'une longue démonstration. 

Il y a quelques jours, les nouveaux Conseillers Départementaux de notre canton Virginie Duby-Muller et Christian Monteil conviaient les élus de ce territoire pour une rencontre amicale afin de mieux faire connaissance. On notera avec amusement à quel point notre maire, Antoine Vielliard, à droite sur la photo, se sent bien parmi ses confrères. Lui qui prône à chaque occasion son souhait d'apporter de la convivialité dans la vie publique devait sans doute réfléchir comment s'y prendre pour que les élus s'entendent comme larrons en foire, ce qui explique probablement son isolement et son air absent.

Rencontre élus.JPG

 Cliquer sur la photo pour une meilleure lisibilité

14:24 Publié dans Humour, Saint-Julien, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : canton de st-julien, antoine vielliard | | | Digg! Digg | | |  Facebook

07/05/2015

Réponse à Antoine Vielliard à propos des adultes responsables et du Pont Manera

Je reproduis ci-dessous l'article publié par Antoine Vielliard , maire de St-Julien-en-Genevois, posté sur son blog "Portevoix" le 30 avril 2015 sur lequel je voudrais faire quelques commentaires et apporter ma contribution.

 

St-Julien,Antoine Vielliard,FCPE,La Salèvienne,Pont Manera

jeudi, 30 avril 2015

Pour un débat public entre adultes responsables

Le débat public en France est à un niveau affligeant. Trop d'élus, de syndicalistes ou de responsables associatifs se complaisent dans une totale infantilisation irresponsable plutôt que d'avoir le courage de la responsabilité. Pour les décideurs cette infantilisation est bien pratique. Elle permet de s'affranchir du travail d'écoute : il devient inutile de perdre du temps à écouter des irresponsables. Malheureusement, c'est tout le pays qui perd avec cette attitude généralisée de déresponsabilisation infantilisante : ensemble nous pourrions construire des solutions plus pertinentes et plus efficaces.

On l'observe à l'échelle nationale lorsque des parlementaires UMP reprochent au gouvernement socialiste de faire des économies de dépenses. Pourtant, chacun connait la situation budgétaire et l'endettement de la France. Le retour aux équilibres publics devrait faire l'objet d'un consensus généralisé de tous ceux qui estiment que la stabilité de la France exige le retour aux équilibres budgétaires. Loin de cela, les députés UMP dénoncent partout les économies socialistes.... et dans les minorités municipales socialistes, certains dénoncent des mesures d'économies rendues nécessaires par les baisses de dotation décidées par le gouvernement socialiste. Soyez adultes, vous n'en serez que plus crédibles.

On peut aussi s'étonner lorsqu'une association de parents d'élèves crie au scandale et tente sans succès une mobilisation générale de la ville contre la contribution des familles qui gagnent plus de 2000 euros par mois aux coûts de l'accueil périscolaire. Une contribution très partielle puisqu'elle ne couvre que le tiers des coûts du service. L'essentiel du coût reste supporté par les contribuables, dont une partie d'entre eux ont à peine les moyens de vivre et n'ont pas d'enfants dans les écoles. Bien sûr, personne ne s'attend à ce que les parents soient heureux de payer plus. Bien sûr personne ne s'attend à ce qu'ils soutiennent une telle mesure. Mais mesurent-ils le discrédit qu'ils font porter à leur propre cause aux yeux de tous les contribuables de la commune en faisant de ce sujet une révolte ? On peut s'étonner de la disproportion des moyens de protestation mis en œuvre par cette association de parents d'élèves. Des moyens de protestation qui n'ont pas été mis en œuvre depuis 15 ans alors que la commune n'a toujours pas construit une salle de classe supplémentaire, alors que la commune a toujours refusé de revoir sa carte scolaire pour assurer une meilleure mixité sociale, alors que la commune transporte toujours les enfants de maternelle pour aller à la cantine, alors que la commune a perdu en route quelques enfants lors de la mise en place des rythmes scolaires. Est-on dans le dialogue entre adultes responsables ou dans l'activisme partisan ? Bien sûr, l'association de parents d'élève ne fait aucune proposition pour alléger le poids financier qui pèse sur les contribuables de St Julien ni pour réduire les coûts publics colossaux des inscriptions de confort (36000 euros par an pour les contribuables de St Julien). Elle se contente de protester c'est plus facile que de proposer.

Hier matin, j'ai découvert avec surprise qu'une société savante de St Julien comparait la destruction malheureusement nécessaire du pont Manéra aux destructions gratuites de patrimoine mondial de l'humanité par les terroristes de DAECH. Il fallait oser ! 9 alternatives ont été étudiées. Toutes sont irréalisables pour des raisons écologiques, pratiques ou techniques. La municipalité a du se résoudre à la décision de la destruction du pont Manéra faute d'alternative. Nous avons consulté des spécialistes qui ont relevé que a) rares sont ceux qui connaissent ce pont et ont eu l'opportunité de le voir depuis 40 ans, b) son architecture est banale. Nous proposons de le documenter, de le scanner, de le nettoyer, de le photographier, de l'archiver et de reconstruire son arche pour un surcoût total de 300 000 euros pour les St Juliennois. La Salévienne ne fait pas de contre proposition. Ou tout au plus celle de maintenir le pont pour en faire un axe de mobilité douce... un axe qui serait perché à 7 mètres de hauteur au dessus de la route, qui nécessiterait des pentes inaccessibles et qui se heurterai en cul de sac sur une voie ferrée ! Bien sûr, une société savante d'histoire est au dessus de telles considérations pratiques. Une société savante se préoccupe peu du temps de parcours d'une ambulance pour rejoindre l'hôpital de St Julien à partir de l'entrée de ville. Une société savante se préoccupe peu des problèmes d'accessibilité de la ville que rencontre ses habitants et ses usagers matins, midis et soirs. Elle se contente de protester contre la destruction d'un pont que nous aurions, comme elle, souhaité pouvoir conserver. Bien sûr, personne ne s'attend à ce que des passionnés de patrimoine soutiennent un projet qui oblige à détruire un vieux pont, mais au minimum, et par respect de l'histoire, pourraient-ils éviter de comparer un projet utile qui contraint à une destruction regrettable à des destructions gratuites de patrimoine mondial de l'humanité !

Pour résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés, chacun devra y mettre un peu du sien dans la recherche de solutions collectives. Cela suppose qu'on sorte des dialogues de sourd et que chacun prenne en compte aussi les contraintes des autres au delà de son seul nombril. Si chacun se comporte de manière irresponsable et infantile, alors les décideurs continueront d'être libres de décider tous seuls. D'assumer seuls la tâche de la responsabilité, mais seuls, ils seront forcément moins efficaces et moins pertinents.

Nous souhaitons au contraire associer chacun, responsabiliser chacun. Nous souhaitons informer chacun. Pour être libres, il faut être responsables.

Concernant les 2 premiers paragraphes de l'article, je tiens à dire que je vous rejoins complètement M. le maire sur vos remarques à propos de l'infantilisation des élus, des syndicalistes ou des responsables associatifs; j'y ajouterai même en tout premier les médias qui ramènent souvent les débats au plus bas niveau avec des y a qu'à ou des faut qu'on, souvent sans se préoccuper des conséquences de leur action....

Je ne vous suis en revanche pas du tout sur votre conclusion qui vous conduit à dédouaner les élus qui n'écoutent pas les "irresponsables" et n'en font donc qu'à leur tête.
Peut être prêchez vous là pour votre paroisse! En effet, il suffit de se remémorer comment a été prise la décision unilatérale d'inverser le sens de circulation de la Grande Rue par notre municipalité dont vous êtes à la tête. Faisant fi de l'opposition des commerçants et de nombreux habitants, ceux que vous voyez probablement comme des "irresponsables" , vous avez décidé que ce serait comme ça, un point c'est tout!... Alors que cette mesure n'apparaissait nullement dans votre programme de campagne. Un tel déni d'écoute et de prise en compte des avis contraires augure mal du sens démocratique du nouveau maire que vous êtes désormais. A vous lire, on comprend mieux votre justification: ceux qui s'opposent à vous sont au choix des irresponsables, voire des incompétents...

Oui le sectarisme est mauvais, qu'il soit de gauche comme de droite, et il serait grand temps effectivement que nos élus, privilégiant pour une fois le pragmatisme à l'idéologie , recherchent ensemble les meilleures solutions aux problèmes de notre pays, de notre département, de notre commune. Quand Manuel Valls critique l'attitude négative et contre-productive de l'opposition UMP, il a raison! Mais pourquoi diable le Parti Socialiste ne s'est-il pas appliqué cette doctrine quand il était dans l'opposition (TVA sociale, etc....)

Pareillement, j'aurais aimé que vous  M. Vielliard vous appliquiez à vous même cette méthode lors de la dernière campagne départementale en reconnaissant le bon travail de M. Monteil, tout en proposant des améliorations ici ou là,  plutôt que de vous discréditer en dénigrant systématiquement votre adversaire et en cherchant à le disqualifier par tous les moyens (vol d'un agenda, accusations à la limite de la diffamation....) Les électeurs ne s'y sont cependant pas trompé et ont flairé le double discours, vous renvoyant M. le maire à vos chères études (de marché?). Une leçon à méditer sans doute.

J'en viens maintenant au 3ème paragraphe de votre billet. Je vous soutiens M. le maire dans votre décision de transférer une partie du coût des activités périscolaires du contribuable à l'utilisateur. Cela me parait une décision équitable, et quand l'argent manque ou se fait rare, il faut bien trouver des solutions et entre deux maux, choisir le moindre!

Mais votre problème cher M. Vielliard est fort similaire à celui de M. François Hollande. Il y a un gouffre entre ce que vous avez l'un et l'autre promis lors de votre campagne ( "mon ennemi c'est la finance" vs "avec moi tout ira mieux dans le meilleur des mondes") et ce que vous devenez obligés de faire une fois aux affaires, quand la réalité vous rattrape. Dans ce cas bien précis, l'irresponsable c'est vous M. Vieliiard qui avez promis des choses dont vous saviez fort bien qu'elles seraient impossibles à tenir. Si autrefois Paris valait bien une messe pour Henri IV, pour vous St-Julien vaut bien aujourd'hui un programme démagogique irréalisable. Le problème est que vous avez constitué votre équipe autour de ces promesses que vos équipiers ont peut-être pris pour argent comptant. Las, ils réalisent aujourd'hui qu'ils se sont fourvoyés, puisque vous revenez sur vos promesses de campagne. Qui sème le vent, ....

Rien d'étonnant donc à voir certains membres de votre équipe municipale abandonner leurs fonctions après avoir réalisé que vous les avez roulé dans la farine puisque vous ne concrétisez pas les promesses que vous leur aviez faite! Y en aura t-il d'autres dans le futur? C'est fort possible, l'avenir le dira; mais cela ne vous affecte pas le moins du monde puisque vous l'assumez pleinement en affirmant droit dans vos bottes, dans une phrase d'anthologie qui fait sourire, en parlant de votre équipe municipale : "Notre force c'est notre faiblesse".

Et que dire de la claque électorale reçue lors des élections départementales à l'occasion desquelles la population du canton vous a envoyé un message fort en vous éjectant de votre poste de conseiller départemental  après seulement un demi mandat de 3 ans comme conseiller général, et un an seulement comme maire de la ville. Cela ne vous interpelle t-il pas sur le rejet de votre méthode? Et cela ne vous encourage t-il pas à vous corriger? Visiblement pas puisque vous avez trouvé la solution en qualifiant ceux qui ne vous suivent pas aveuglément d'"irresponsables"

J'ajouterai, et je suis sûr que les amis de MM. De Smedt et Thénard abonderont dans mon sens, qu'avec vous, c'est l’hôpital qui se fout de la charité. Reprocher à une association d'être dans "l'activisme partisan" alors que pendant 6 ans vous n'avez cessé de faire vôtre cette attitude de critique systématique pendant les Conseils Municipaux à l'époque où nous siégions ensemble sur les bancs de l'opposition, c'est un peu fort de café. Je veux rappeler ici que c'est cette attitude  non constructive de votre part, uniquement destinée à  promouvoir votre future campagne électorale, qui m'a fait me désolidariser de vous et mener une liste face à vous lors des dernières élections municipales.
En effet, en 6 ans entre 2008 et 2014, je n'ai pas souvenir d'une proposition concrète que vous ayez pu faire pour améliorer la qualité de vie des habitants à St-Julien, alors que dans le même temps vous nous avez conduit à quitter par deux fois la séance du Conseil Municipal faute de quorum, pour embarrasser la municipalité en place et ainsi faire parler de vous. Mais force est de constater que votre stratégie fut la bonne puisque vous avez été élu...., comme François Hollande d'ailleurs.

Quand je lis dans votre prose, à la dernière ligne de ce paragraphe "Elle se contente de protester, c'est plus facile que de proposer", je ne peux m’empêcher de rire: c'est exactement ce que vous n'avez cessé de faire lors de toutes vos campagnes, que ce soit contre M. Thénard ou M. Etallaz, puis M. Monteil. Cessez de nous prendre pour des enfants M. le Maire, ça ne prend plus....Nous sommes peut être des adolescents irresponsables, mais nous ne sommes pas non plus que des imbéciles!

J'en viens maintenant au cœur de ma réponse, l'attaque frontale que vous faites envers la Salèvienne que vous tentez de ridiculiser en la traitant de "société savante" qui selon vous mettrait sur le même plan la destruction du pont Manera décidée par vous à celle menée par DAECH envers le patrimoine de l'humanité. On trouvera ci-dessous l'article de La Tribune de Genève auquel vous faites allusion et chacun pourra constater à quel point vous caricaturez leur position.

J'ai pour ma part le plus grand respect pour cette société savante (eh oui, c'est bien le nom par lequel on appelle ce genre d'organisations) qui oeuvre avec beaucoup d'abnégation et de bénévolat en faveur de la promotion de la connaissance de l'histoire de notre territoire et de la préservation de notre patrimoine. La plupart de ses membres sont des gens honorablement connus et vivant de longue date dans notre canton. Vous ne pouvez mépriser ces gens là, et feriez mieux de vous intéresser à leurs actions plutôt qu'à les dénigrer. Le patrimoine, il faut en tenir compte, nous le devons à nos enfants!...

D'ailleurs, quel changement d'attitude de votre part! Il y a 15 mois, on vous entendait partout déplorer haut et fort, à juste titre d'ailleurs, la disparition de la Villa Taponnier. Il suffit de se reporter à l'article publié sur votre blog le 20 juillet 2012 (voir sa reproduction en fin de cet article), pour constater avec quelle vigueur vous défendiez alors la préservation du patrimoine de notre ville. Mais à l'époque, auriez vous voté la dépense municipale pour racheter celle-ci face aux horribles promoteurs qui détruisaient le patrimoine commun des Saint-Juliennois? De plus, dois je rappeler que cette villa était un patrimoine privé datant des années 1930 alors que le pont Manera est lui un patrimoine public qui a plus de 250 ans et qu'en l’occurrence le vilain destructeur cette fois-ci c'est vous!

Mais bien sûr, si Pascal pouvait dire au XVII ème Siècle "vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà" vous avez, cher Antoine, mis cet adage au gout du jour en vous affirmant:  "défendeur du patrimoine dans l'opposition, destructeur de ce même patrimoine aux affaires". Un nouvel exemple de ce double langage auquel vous nous avez désormais habitués.

Pour en venir au fond de l'affaire, et cela vous surprendra peut-être, je suis de votre coté! Face aux impératifs de recréer un accès Ouest dont la ville a impérativement besoin, il faut malheureusement parfois se résoudre à des décisions difficiles et qui ne font pas plaisir. Et oui, j'adhère au principe que l’intérêt de la population actuelle prime sur la protection du patrimoine, dans certaines limites cependant. Je confirme aussi pour avoir participé aux travaux en commission urbanisme qu'il n'y a pas vraiment d'alternative possible et que le seul itinéraire viable est celui qui a été retenu, du temps d'ailleurs de votre prédécesseur, et pour lequel le Conseil Municipal avait en son temps voté à l'unanimité. Vous ne faites donc que chausser les pantoufles de M. Thénard en mettant en oeuvre ce projet initié par la municipalité précédente.

Ceci étant dit, je pense que si l'on accepte la triste exigence de la démolition du pont, il faut retravailler et mieux étudier la possibilité de reconstruire ce pont et de préserver ainsi le chef d'oeuvre architectural qu'il représente pour notre ville. Rappelons que ce pont date de 1780, et que son architecture est loin d'être banale comme vous le dites; selon le responsable du patrimoine de notre département Joël Serralongue, il s'agit d'une commande royale émise par le Roi de Sardaigne à l'époque où le Royaume Sarde tentait de concurrencer Genève en développant la ville de Carouge dont Manera fut l'un des principaux concepteurs et architectes.

Toutes choses étant égales par ailleurs, et sans bien sûr vouloir comparer l'incomparable, je tiens à rappeler ici que quand Nasser a voulu faire le barrage d'Assouan en Egypte, ce qui faisait disparaître ce chef d'oeuvre de l'humanité qu'était le temple d'Abou Simbel, on a reconstruit celui-ci à l'identique un peu plus loin. Dans la même veine, on vient d'inaugurer en Ardèche une réplique de la grotte Chauvet afin de préserver l'originale.
En réfléchissant un peu, il y a surement une solution qui donnerait satisfaction aux nécessités de la vie actuelle tout en préservant un élément important de notre patrimoine Saint-Juliennois.

Puisque vous reprochez à La Salèvienne de ne pas faire de contre-proposition, j'annonce officiellement ici que d'ici la fin de ce mois, je présenterai une proposition détaillée de ce qu'à mon sens il convient de faire pour concilier les deux impératifs, le tout dans une enveloppe budgétaire compatible avec les finances de notre commune.

Je le ferai, non pas pour promouvoir un quelconque intérêt personnel, je suis désormais retiré de la vie publique, mais bien pour l’intérêt supérieur de ma ville.

J'espère que le fait d'avoir été des adversaires politiques lors de la dernière campagne municipale ne vous empêchera pas d'y prêter attention et, si nécessaire, de me convoquer avec l'architecte conseil de la ville  M. Antoine Grumbach et les représentants de la Salèvienne pour en discuter plus avant, une fois que la proposition sera sur la table. 

Sincères Salutations

 

Pierre Brunet
Ancien Conseiller Municipal 

Ci dessous l'article de La Tribune de Genève qui a fait sortir le maire de ses gonds

 

Pont Manera TDG1.JPG

Pont Manera TDG2.JPG

Cliquer sur l'image pour un meilleur confort de lecture 

Et pour finir sur une note d'humour, je vous invite à lire ci-dessous  les commentaires de Mme Estelle Daval, de l'association La Ville est à Vous sur le billet d'humeur de M. le Maire Antoine Vielliard.

"En tant qu’irresponsable et infantile parent d’élève, voici ce que m’inspirent les propos tenus sur son blog par notre maire, Antoine Vielliard, à l’encontre de la FCPE de Saint-Julien et de la Salévienne sous le titre "Pour un débat public entre adultes responsables" :

DU BON USAGE DE LA DÉMOCRATIE SOUS LE RÈGNE D’ANTOINE « L’OMNISCIENT », PATRIARCHE DE SAINT-JULIEN ET SAINT PATRON DE LA CONVIVIALITÉ

Face à l’obscurantisme d’archaïques groupuscules dont la mission, hormis celle de nuire au prince, est de défendre des principes d’un autre âge tels que le service public et la transmission du savoir, notre Antoine municipal a, dans son infinie mansuétude, pris de son temps précieux pour éclairer son bon peuple sur les principes de la démocratie.

Ces pauvres âmes égarées sur les voies diaboliques du scepticisme ont en effet eu l'outrecuidance de douter des choix de notre respecté bourgmestre et de critiquer ses nobles pratiques en matières de débat public.

Honte à ces sujets irresponsables qui estiment que l’écoute, dont Sire Antoine a fait un des piliers de la démocratie locale avec la transparence et la convivialité, passe avant tout par les bases du savoir-vivre comme d'apporter une réponse à leurs missives.

Pauvres candides qui pensent que l’Égalité, cette poussiéreuse valeur républicaine, doit s’appliquer sans concessions à tout ce qui concerne l’éducation et qui, incapables de proposer d’arbitraires solutions au maintien de l’équilibre budgétaire de notre belle cité, n’ont rien trouvé de mieux que demander une réflexion collégiale.

Et que dire de cette hermétique société savante fondue d’histoire locale et de patrimoine qui, sortie de ses anciens grimoires, use d’immorales figures de style pour faire part de son mécontentement et a le culot de prétendre que plus loin on regarde vers le passé, plus loin on voit vers l’avenir; et de croire que la réflexion nécessite un temps de retrait et de réserve mais aussi que la confrontation des idées est indispensable à la prise de décision.

Qui sont-ils pour oser mettre en doute les compétences décisionnelles et les méthodes de concertation orientées de notre édile passé maître dans l’art de la fourberie mentale et pour ainsi fustiger la domination technocratique qui guide ses choix ?

Et bien, figurez-vous que n’ayant aucune réponse à leurs impertinentes requêtes, ces insubordonnés coquins, ignorants de l’intérêt général, ont eu l’audace d’utiliser ce dangereux outil qu’est le droit de pétition, symbole de la souveraineté populaire et des droits du citoyen.

Ces enfantillages ont, vous le comprendrez, fâché tout rouge notre premier magistrat !

Comment ne pas être reconnaissant à ce bienfaiteur de la collectivité qui souhaite juste adapter les méthodes de gestion des entreprises privées aux affaires de la cité en faisant le choix de l’efficacité au détriment de l’éthique ?

Comment ne pas croire aux bonnes paroles prêchées par ce chantre de l’orthodoxie économique dont les modèles formalisés ont été érigés en vérité absolue. Et tant pis si les solutions sont socialement inadaptées !

Mais qu’ont-ils donc à rejeter les principes d’un nouvel hygiénisme qui cherche à nous élever vers un ordre moral bienveillant, soucieux de notre sécurité, de notre bien-être, de notre insertion heureuse dans une ville conviviale où chacun a sa place (et doit surtout y rester) ?

Comment ne pas applaudir les visions eucharistiques de ce Monsieur Propre du comportement sociétal et ne pas entendre ses sermons qui tendent à une normalisation sans limites d’où serait évacuée toute parole alternative ?

Rappelons à ces brebis perdues, victimes de la pensée critique et du libre arbitre, que dans sa grande générosité, notre bailli sera clément et prendra toutes les dispositions nécessaires pour les ramener sur le droit chemin du prêt-à-porter intellectuel afin d’en faire d’obéissants et responsables sujets".

Estelle Daval
Journaliste

Ci-dessous copie du post de M. Antoine Vielliard sur son blog Portevoix en date du 20 juillet 2012 dans lequel il peste et fustige ceux qui détruisent le patrimoine de Saint-Julien. Aurait-il perdu la mémoire depuis qu'il est devenu maire? 

vendredi, 20 juillet 2012

Une villa construite par Alphonse Laverrière sera prochainement détruite à St Julien en Genevois

Photo de la maison tapponier.jpgDans quelques semaines sera détruite la villa Taponier au 1 avenue de ternier à St Julien-en-Genevois. Une villa construite en 1939 par l'architecte Alphonse Laverrière. Un architecte de renomée internationale connu pour la conception du tribunal fédéral de Lausanne, de la gare de Lausanne ou encore du mur des réformateurs au parc des bastions à Genève.

Cette villa est remarquable par son architecture sobre et allongée. Elle appartient au patrimoine architectural de la commune. Elle sera réduite à un tas de pierre dans quelques semaines. Allez la voir avant qu'il ne soit trop tard ! Faites des photos ! Une nouvelle promotion immobilière la remplacera : "Venez vivre l'exception" prétend la publicité ! En l'occurence il s'agit surtout de détruire l'exception.

Petit à petit le patrimoine architectural de la commune disparait tout comme les espaces naturels de respiration. La commune aurait pu protéger ce patrimoine en définissant une zone de bâti remarquable ou en fixant des règles d'urbanisme qui correspondent au bâti actuel. Loin de faire cela, le Plan Local d'Urbanisme a fixé des densités d'habitations modernes. En raison des règles d'urbanisme de la commune, les propriétaires et les promoteurs vont toucher le jackpot pour la destruction de cette villa.

Il y a 50 ans, St Julien en Genevois et Carouge avait beaucoup de similarités : deux communes qui ont longtemps été du même côté de la frontière. Mais depuis 50 ans Carouge a préservé son coeur de ville et construit des tours espacées par des espaces verts pour loger ses nouveaux habitants. St Julien a détruit son patrimoine et construit maintenant des immeubles qui se font face, séparés par des rangées de parking et sans espaces verts pour que le regard s'échappe et les enfants jouent. Ces quartiers vieilliront mal, leurs habitants aussi.

Oui ! Il faut construire des logements ! Oui ! Il faut densifier : c'est à dire construire dans les villes. Mais cela n'autorise pas tout. Cela ne doit plus autoriser de détruire le patrimoine architectural qui fait l'identité des villes. Les habitants ont besoin de savoir où ils habitent : ils ne vivent pas sur une partition de musique ni dans des îles grecques comme le nom des promotions pourrait le faire croire. Ils vivent en Haute-Savoie dans le Genevois français. Ils ont le droit de vivre dans des logements qui ont du caractère et une identité et pas dans des rectangles incipides concus par milliers aux quatre coins de la France comme d'autres produisent des pots de yaourts.

Les habitants ont le droit aussi d'avoir des espaces de respiration naturels. Il y a 40 ans lorsque le Favernay a été construit à côté de l'hôpital on avait prévu des espaces verts pour les enfants. Des espaces qui servent maintenant aussi aux voisins du nouveau quartier de Paisy pour lesquels les documents d'urbanisme de la commune n'ont rien prévu. Les enfants ont toujours besoin de jouer sur l'herbe et pas seulement sur des aires de jeu construites au milieu d'un carrefour sur les délaissés existants.

La densification prévue dans le projet d'agglomération doit être une densification de qualité pour être une réussite. Nous en sommes loin. Dans certaines communes le seul paysage que l'on voit ce sont des immeubles séparés par des parkings. Des cités nouvelles si inhumaines que des extraterrestres pourraient penser en arrivant que les habitants de ces communes sont les voitures qui décident de l'urbanisation et qui, la nuit venue, rangent leurs conducteurs dans les logements attenants.

Les promoteurs, avec des marges qui dépassent les 50%, ont largement les moyens d'assumer les coûts de règles d'urbanisme plus strictes qui préservent les espaces naturels et le bâti remarquable.

 

 

 

 

 

13/04/2015

Revue de Presse St-Juliennoise - Avril 2015

La semaine dernière un fait divers répugnant s'est passé dans notre bonne ville de St-Julien; et cela fait froid dans le dos pour des gens qui comme moi sont parents de jeunes filles.

Lors de la campagne municipale, nous avions mis en exergue le problème de la sécurité à St-Julien et nous avions proposé de déployer une vingtaine de caméras de sécurité en ville. A l'époque, on nous a raillé en disant que nous exagérions le sentiment d'insécurité en ville. Force est de reconnaître que sur ce sujet, comme sur beaucoup d'autres, nous avions vu juste, un peu avant tout le monde.
Il est vrai que je considère qu'il vaut toujours mieux prévenir que guérir. Désormais, le maire veut  faire de la sécurité une priorité de la ville. Quel dommage qu'il ne l'ait pas dit lors de sa campagne et qu'il n'ait pris des mesures immédiatement pour envoyer un signe fort aux délinquants. Cela aurait peut-être évité un drame pour cette jeune femme. Mais il est vrai qu'il est difficile de mener campagne pour les élections départementales et de bien gérer la ville en même temps....Au moins la déroute subie par M. Vielliard lors de ces élections aura t-elle une conséquence positive pour St-Julien: que le maire s'occupe de gérer sa ville. C'est ce que les habitants attendent de lui.
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Mercredi soir, lors du Conseil Municipal, M. Cédric Dassy, conseiller municipal de la majorité et conseiller délégué aux rythmes éducatifs a démissionné de ses fonctions de conseiller délégué, estimant qu'il n'était pas en phase avec le maire sur les dossiers qu'il supervisait.

Avant toute chose, je voudrais dire ici le regret que j'ai de cette démission, car pour avoir assisté à plusieurs  commissions scolaires, je peux dire que M. Dassy s'est très fortement investi dans sa tache, y consacrant beaucoup de travail, ce qui lui permet de très bien maîtriser les dossiers dont il était responsable. C'est donc une vraie compétence qui disparaît avec sa démission. 

Quant à la façon dont le maire a accueilli cette démission, on ne peut qu'en sourire. Jamais loin d'une pirouette dialectique, le maire, plutôt que déplorer la démission de M. Dassy comme l'a fait l'opposition a préféré s'en tirer par une tirade à son avantage. Il a en effet exprimé sa fierté de voir les opinions diverses de sa liste s'exprimer et a conclu par cette phrase qui mérite de figurer au panthéon des bons mots politiques: " c'est la faiblesse de notre force d'être une équipe diverse"

Espérons que la diversité de l'équipe ne l’empêchera pas d'aller au bout du mandat.... Car à en croire les remarques et commentaire que l'on entend en ville, le support dont il jouissait semble fondre comme neige au soleil.

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18:50 Publié dans Saint-Julien, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : conseil municipal st-julien, vieliiard, dassy, fcpe | | | Digg! Digg | | |  Facebook

Future école de Chabloux - le maire de St-Julien va t-il daigner s'exprimer?

Facsimilé de la nouvelle lettre adressée par la FCPE au maire de St-Julien 
 
Saint-Julien-en-Genevois, le 31 mars 2015
 
Monsieur le Maire,
 
Nous souhaitons vous interpeller à nouveau sur le projet du futur groupe scolaire de Chabloux. Une nouvelle fois car notre précédent courrier déposé en mairie à votre attention en date du 6 février reste à ce jour toujours sans réponse.
Ce projet d’envergure se dessine et se décide au sein de la mairie sans s’ouvrir à des partenaires légitimes. Ce n’est que par le biais d’un comité de quartier, et à la demande insistante des habitants, que ce projet a pu sortir un peu de l’ombre alors que dans la temporalité d’un projet à bâtir il est prévu pour demain.
Deux projets ont été évoqués mais à ce jour l’un d’eux semblerait déjà avoir votre préférence. Ce dernier a été présenté le 13 mars par Monsieur Marx au comité de quartier de Chabloux-La Feuillée :

· Construction sur le site unique de Chabloux d’un groupe scolaire composé de deux bâtiments : l’un pour le niveau maternelle, l’autre pour l’élémentaire, plus une cantine dans l’espace disponible restant.
· 9 à 10 classes prévues en maternelle et 13 à 14 en élémentaire.
· Abandon des locaux de Buloz pour raisons de vétusté.
 
Par ailleurs, via d’autres sources formelles, nous avons appris que vous envisagiez de vendre une partie du terrain municipal de Buloz (espace élémentaire) en perspective d’un nouveau projet immobilier.

Trois questions essentielles se posent au vu de ce projet :
1. En quoi un projet dimensionné de la sorte répond-il aux ambitions de votre PEDT et aux attentes formulées dans le cadre de la politique de la ville en termes de réussite scolaire pour tous ?
2. En quoi répond-il à votre volonté de préserver à tout prix les espaces verts dans cette ville ?
3. En quoi répond-il à votre devoir d’anticiper le développement de la ville en intégrant tous ses nouveaux quartiers et à votre détermination à résoudre les problèmes de flux de circulation?
 
Concernant la problématique de la réussite scolaire pour tous :
 
En nous référant à vos promesses d’hier, nous pensons aujourd’hui que ce projet est en contradiction avec vos engagements.
Nous souhaitons en premier lieu vous alerter sur les conséquences humaines de la construction d’un groupe scolaire aussi grand.
On nous parle aujourd’hui de deux structures distinctes, mais elles resteraient sur un même lieu et donc très proches. On nous dit qu’elles n’accueilleraient que 550 élèves pour 22 ou 24 classes, avec 25 enfants par classe, mais ces effectifs ne seront respectés que dans le cadre de la politique de la ville ou de l’éducation prioritaire.
Avons-nous prévu de ne pas en sortir, de ne pas trouver de solutions pour remédier à la problématique forte de l’échec scolaire dans ces quartiers ? Ce groupe scolaire va vivre bien au-delà de sa construction et il est du devoir du politique d’intégrer dans sa réflexion le fait que 25 élèves par classe est une situation qui ne perdurera pas indéfiniment, y compris
pour des raisons purement budgétaires.

De plus, aujourd’hui, à chaque fois que c’est possible, l’Education Nationale et vous même, Mairie, entérinez des fusions administratives sans prendre en considération l’avis des parents et des enseignants. Preuve en est le dernier conseil d’école du Prés de la Fontaine où, à l’unanimité moins une abstention, tous les enseignants et parents élus, niveaux maternelle et élémentaire confondus, ont voté contre après avoir argumenté cette décision.

Un simulacre de concertation puisque la mairie, décisionnaire au même titre que l’Education Nationale, avait donné son accord avant la consultation et l’expression d’un profond irrespect à l’égard de ceux qui vivent l’école au quotidien.
Nous posons donc comme certitude qu’à courte échéance le futur groupe scolaire n’aura qu’un chef d’établissement pour 650 ou 700 élèves de primaire, alors que nous savons très bien qu’il n’est pas qu’un simple agent administratif. Il est surtout pour les familles un
interlocuteur privilégié, l’interface entre parents et équipe éducative lorsqu’il y a une difficulté particulière, un modérateur, un facilitateur. Rappelons qu’en collège (effectifs similaires), le principal est toujours soutenu par un principal adjoint pour tenir son rôle.

Cette nouvelle entité va accueillir les mêmes enfants que le groupe scolaire Buloz avec les mêmes problématiques sociales : des familles qui ne connaissent pas les codes de l’école, n’en comprennent pas toujours les enjeux et s’en excluent en entravant bien malgré elles la réussite scolaire de leurs enfants. Ce que vous proposez va à l’encontre du lien à construire, à préserver, pour intégrer ces parents dans le projet de l’école. Cette dernière ne peut rien faire sans eux. Si le parent ne vit pas la scolarisation comme une chance, l’enfant ne pourra pas s’y investir. Si l’école ne reste pas un lieu ouvert avec des personnels pour les accueillir, leur faciliter la compréhension des attentes de l’école, ils ne s’investiront pas dans un projet scolaire. Ce que vous envisagez est donc un paradoxe en béton armé posé au milieu de la Politique de la ville.

Si, comme nous l’avons également entendu, raser Buloz c’est faire disparaître sa « mauvaise réputation » et l’échec scolaire qui lui colle aux murs, c’est une démarche non seulement vaine mais préjudiciable pour tout le travail qui a été produit dans cet établissement. C’est aussi nier l’attachement de tous ceux qui y ont grandi. Certes les difficultés rencontrées par les familles entrent jusque dans les salles de classe, comme partout d’ailleurs, mais est-ce que pour autant les réussites n’existent pas ?
 
Concernant la problématique des espaces verts :
 
Engagement n°5 (des parcs et jardins dans les quartiers et les hameaux) : « Une ville ne peut se résumer à une juxtaposition d’immeubles, de bâtiments et de parkings. Elle doit aussi pouvoir s’appuyer sur des espaces libres, des espaces publics. En particulier des jardins dans les quartiers et les hameaux. Des espaces verts accessibles au quotidien à
proximité des logements. » « Nous nous engageons à saisir toutes les opportunités pour sanctuariser les derniers espaces verts et les aménager de manière conviviale et agréable pour les habitants ».
Sur cet espace vous allez faire construire des bâtiments avec des cours goudronnées faisant disparaître cette nature que vous vous êtes engagé à préserver et, de fait, surdensifier un quartier qui l’est déjà bien suffisamment. On nous parle d’école ouverte et d’espaces de jeux certes, mais dans un espace artificiel au milieu d’un quartier qui l’est déjà
de façon outrancière. Pourquoi les enfants de ce nouveau quartier n’auraient-ils pas droit à de vrais espaces verts alors qu’ils le demandent et que d’autres quartiers en bénéficient ?
 
Concernant la problématique des flux de circulation et de la sécurité des usagers piétons de la ville :
 
Engagement n°32 (sécuriser les abords des écoles) : « Les abords des écoles sont des espaces de chaos aux heures scolaires. Ce danger induit un danger pour les enfants et des nuisances de stationnement et de circulation ».
En permettant la construction d’un groupe scolaire unique d’une taille aussi importante, l’équivalent d’un collège en effectifs, vous allez concentrer en un seul lieu ce que vous dénonciez avec force dans votre engagement.
 
Voilà pourquoi nous soutenons le projet d’un groupe scolaire en deux entités distinctes sur deux sites différents bien que proches pour garder des structures à taille
d’enfant où la relation à l’autre sera protégée et, nous reprenons vos propos, « sanctuarisée », parce que la réponse à certains dysfonctionnements est aussi là, et surtout là. Il ne suffit pas de faire du neuf grandiose pour régler les problèmes, il faut dimensionner
le projet autour de l’humain et des liens forts à créer. Il n’y a pas si longtemps vous étiez en accord avec ce principe, vous l’écriviez même.
 
Réaménager Buloz, structure qui nous le rappelons n’a que 40 ans, c’est d’abord reconnaître le travail qui y est fait chaque jour et depuis des années même s’il n’est pas
toujours couronné de succès ; c’est aussi admettre, assumer une situation de déséquilibre social au sein de la ville pour mieux la combattre.
Construire une seule école sur l’espace Chabloux, c’est préserver un poumon vert digne de ce nom, c’est proposer un lieu pédagogique incroyable aux enfants, c’est faire pousser de la vie, de la convivialité autour d’une école de quartier, c’est prendre en compte les flux de circulation, y compris ceux de la future sortie Ouest qui passeront devant deux écoles dont celle-ci ; c’est enfin, et ce n’est pas rien, tenir vos engagements Monsieur le Maire.
 
Ce projet que nous soutenons, c’est aussi voir plus loin que 2019, intégrer dans la réflexion le futur quartier de la Gare qui aura aussi à se développer et pas seulement en capacités de dortoir. Un groupe scolaire à cet endroit, c’est mettre de la vie dans un nouveau quartier, c’est rééquilibrer les mouvements de circulation sur tous les points de ville,
favoriser la mobilité douce, les transports en commun mis à disposition au futur pôle modal et désengorger les autres écoles qui frôlent régulièrement les 30 élèves par classe – avec la multiplication des classes à double niveau, voire récemment à triple niveau dans une classe
surchargée.
 
Pour étayer notre propos, nous vous invitons à découvrir le projet de l’école Camille Claudel à Annemasse !
Pour toutes ces raisons, nous vous demandons d’ouvrir votre champ de
réflexion à tous les projets proposés en dépassant des contingences purement économiques.
 
A ceux qui vous questionnent, vous assurez qu’aucun des deux projets
n’a pour l’heure été choisi. Nous renouvelons donc notre souhait de participer activement à sa construction.
 
En espérant que la voix de l’enfant sera enfin entendue…
 
Collectif des parents de l’école primaire
 
Je reste dubitatif sur le fait que ce maire qui prône la transparence et la concertation reste sourd aux doléances de la principale fédération de parents d'élèves. A tout le moins qu'il leur réponde!.... même pour leur dire non, c'est la moindre des courtoisies.

Avec de telles méthodes, on ne s'étonnera pas que le conseiller délégué au scolaire ait démissionné....
 
 

18:18 Publié dans Education & Formation, Saint-Julien, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chabloux, ecole buloz, fcpe | | | Digg! Digg | | |  Facebook