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30/10/2010

L'ETG et son nouveau stade : une opportunité à saisir?

Grace, ou plutôt à cause de Michel Platini, l'ETG n'a pu jouer dans le stade "naturel" qui lui incombait, à savoir le stade de la Praille à Genève. Résultat, l'ETG joue perpétuellement " à l'extèrieur" à Annecy. N'est il pas d'ailleurs symptomatique que l'ETG ait glané 14 de ses 21 points à l'extèrieur contre seulement 7 points au Parc des Sports d'Annecy, où il évolue devant un public bien clairsemé.

 

Stade de la Praille.JPG

 

Compte tenu de ses bons résultats, l'hypothèse de voir l'ETG évoluer en Ligue 1 dans un avenir pas si lointain prend du corps, et se pose alors la question du stade où pourra évoluer l'équipe Haut-Savoyarde. Si pour ma part, je regrette que celle-ci ne puisse pas évoluer à Genève, ce qui se justifierait encore plus, une fois l'ETG en Ligue 1, il est permis, et même recommandé, à ses dirigeants de réfléchir sur la meilleure localisation possible de ce stade.

Or récemment dans la Presse, et cela m'a été confirmé hier par un ami de la CCG, la piste de St Julien existe, avec en première ligne la société Migros qui verrait d'un très bon oeil l'installation de ce stade à la porte de son VITAM'PARC.

 

IMG_4165.JPG

 

Que ce projet aie des chances  sérieuses de voir le jour  ou pas, à mon avis le site de Findrol, près du nouvel hopital d'Annemasse, me paraissant plus judicieux, on voit bien à quel point la décision de bloquer l'ensemble des terrains du plateau entre Neydens et Archamps en ZAP est handicappante pour le développement de notre territoire.

En effet, compte tenu du peu de terains disponibles, il ne me parait guère interessant pour notre territoire de sacrifier une grande partie des terrains disponibles à la construction d'un stade, si près de celui de La Praille, et si consommateur d'espaces.

 

Macumba.JPG

 

En revanche, si la Migros souhaite développer le Pôle Loisirs du plateau, hypothèse que je défends depuis longtemps, Il me paraitrait plus judicieux de promouvoir un redéveloppement du Macumba qui pourrait abriter d'autres activités telles que bowling, tables de billard et jeux électroniques  pour en faire un centre de loisirs complet et moderne afin d'attirer en son sein, et sur notre territoire, la jeunesse du XXI ème siècle. On sait que la salle centrale de la discothèque est inoccupée depuis plus de 5 ans suite à l'incendie qui l'a détruite et que le montant des travaux à engager fait hésiter les propriétaires. Ne serait-il pas formidable de voir la Migros et la famille propriétaire s'entendre autour d'un projet ambitieux qui projetterait le Centre de Loisirs de Neydens sur l'avant scène de la Région Rhône-Alpes et de la Suisse Romande.

C'est en tous cas le voeu que je forme!....

21/10/2010

Quand un comte de Savoie, Humbert aux mains blanches, se réincarne à Andilly

Il porte un nom prédestiné puisque Humbert 1er, dit aux Blanches Mains, fut Comte de Savoie de 1027 à 1047 et fonda la Maison de Savoie. Aujourd'hui Vincent Humbert, fondateur d'Andilly Loisirs et maire de la commune d'Andilly, règne sur le "Petit Pays".

Itinéraire et Portrait d'un entrepreneur savoyard et homme de grand talent:

Portrait Vincent Humbert.JPG

09:42 Publié dans Economie, Haute-Savoie, Loisirs, Porte Sud de Genève - CCG, Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | | | Digg! Digg | | |  Facebook

20/10/2010

Un eco-quartier à Viry

Article paru dans le Messager du 14/10/10

Article Eco-Quartier Viry.JPG

12:36 Publié dans Architecture & Urbanisme, Haute-Savoie, Porte Sud de Genève - CCG | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : viry, eco-quartier | | | Digg! Digg | | |  Facebook

18/10/2010

Le jumelage du Canton de Saint-Julien avec Mössingen a 20 ans

Sebastien à Mossingen.JPG

Ce week end, nous étions un groupe de 80 personnes du canton de St Julien à nous rendre à Mössingen pour célébrer les 20 ans du jumelage de cette jolie petite ville allemande avec notre canton, et en même temps assister à l'intronisation du nouveau maire (Oberbürgermeister) de la petite cité du Bade-Württemberg.

20 jahre2.JPG

A cette occasion, nous avons pu nous rendre compte que l'amitié Franco-allemande n'était pas un vain mot et qu'elle était bien vivace. Ceux qui critiquent l'Europe feraient bien de reconnaître aussi les bienfaits que la construction européenne a su apporter, en faisant de nos deux peuples, ennemis hier, des amis qui ont grand plaisir à se rencontrer. Et ce bonheur de se retrouver a transpiré tout au long de ces 2 jours où nos amis allemands ont rivalisé d'attentions et de gentillesse à notre égard afin de rendre notre séjour dans leur ville inoubliable.

Le programme fut le suivant:

Après le trajet en cars à travers la suisse, nous sommes arrivés à temps, vendredi soir, pour assister à l'intronisation de Michael BULINDER, le nouveau Oberbürgermeister, élu à 38 ans; l'intronisation s'est faite de façon très solennelle devant un parterre de notabilités locales, avec musique et forts discours. Cela avait, je dois dire, une certaine allure. A cette occasion, Bernard Gaud, Président de la Communauté de communes du Genevois et représentant officiel du canton de St Julien, a été appelé à la tribune où il a pu transmettre au nouveau maire ses meilleurs voeux de réussite de la part des habitants de notre canton. Vétu de l'écharpe tricolore, il a fait un discours de haute volée, avant de remettre en cadeau à Mr BULINDER une très belle photographie de notre canton, vu du Mont-Sion.

Michael Bulander.JPG

Le lendemain, après une nuit sympathique dans nos familles d'accueil respectives, nous fumes conviés à une découverte de la ville en bus avec guide, pour mieux connaitre la ville de Mössingen et les villages qui lui sont rattachés. Puis, dans l'après midi, nous avons pû assister à un concert d'orgue dans la petite église de St Paul, avant d'apprendre de la responsable des archives un peu d'histoire de la cité.

photo Famille PLOCHER Mossingen.JPGLe soir, ce fut le moment du HesrtBall, un bal où nos amis allemands s'étaient mis sur leur 31, comme on peut le voir sur la photo de ma famille d'accueil. L'ambiance y était très sympa et nombreux furent les danseurs qui s'en donnèrent à coeur joie. A cette occasion, nous avons pû apprécier l'organisation allemande, qui se manifeste par une participation de chacun, et toujours dans la bonne humeur.

Le lendemain, dimanche, nous nous retrouvames pour le déjeuner de l'amitié, où il fut question de célébrer l'amitié Franco-Allemande et de revenir sur les différentes étapes du jumelage. Après un beau discours de Michael BULANDER, ce fut au tour de Bernard Gaud toujours ceint de son écharpe, et entouré de Jean-Pierre BUET (maire de Viry) et de Michel MERMIN (maire de Jonzier-Epagny) de nous faire partager son émotion au sujet de la magnifique aventure qu'est notre jumelage avec Mössingen.

3elus à Mossingen.JPG

Les différents acteurs responsables de la réussite de ce jumelage, parmi lesquels André GUILLOT au nom du canton, furent appelés à s'exprimer et obtinrent de francs applaudissements.

En remerciement de la magnifique vache offerte par le canton à la ville de Mössingen, et qui trone en bonne place à la mairie (Rathaus)de la ville, Mr BULANDER fit don à notre président d'un magnifique fossile vieux de plus de 190 Millions d'année et sculpté par un artiste local. Ce cadeau fit chaud au coeur du géologue qu'est Bernard et fait montre de l'enthousiasme du nouveau maire envers le jumelage; il venait en effet concrétiser une participation spontanée et sympathique de sa part à tous les événements organisés en notre honneur tout au long du week-end.

Cadeau à Mossingen.JPG

Enfin, ce fut le moment de prendre congé avec, pour nombre d'entre nous les yeux humides, tant l'accueil qui nous a été réservé, par la commune, les habitants et par les familles d'accueil, avait été chaleureux et empreint d'une amitié sincère. Si le temps n'a pas été des plus hospitaliers, c'est dans le coeur de nos hôtes que nous avons trouvé le soleil qui n'était pas dehors.

J'espère qu'à la prochaine occasion, nous saurons nous montrer dignes de l'accueil reçu, et que sans faire de surenchère, nous saurons montrer à nos amis allemands que l'hopitalité Saint-Juliennoise et l'interet que nous portons au jumelage sont à l'unisson de ce que nous avons trouvés Outre-Rhin.

Vive le jumelage Mössingen - Canton de Saint-Julien, et Vive l'amitié Franco-Allemande!....

05/10/2010

L'avenir de notre territoire: devenir complémentaire et trouver des synergies avec ce qui se fait en Suisse voisine

Lors de nos nombreux meetings à la CCG, nous recherchons les axes de développement économique qui permettront une création d'emplois et de richesses sur notre territoire. A ce stade, deux axes majeurs ont été retenus:

* Les industries de bio-technologie
* Le tourisme d'affaires

Convaincu que notre avenir est intimement lié à celui de Genève, il me parait opportun de réfléchir à des vecteurs de développement qui viennent en complément et en support de ce que Genève entend faire. A ce titre, il m'a paru opportun de faire connaître aux lecteurs de ce blog l'une des pistes que Genève entend suivre pour assurer son avenir économique, en reproduisant un article posté sur le site économique du canton de Genève.

Avis aux entrepreneurs!....

 

Cleantech: un pôle d'excellence pour Genève et la Suisse occidentale

Le département des affaires régionales, de l'économie et de la santé (DARES) dévoile aujourd'hui les conclusions d'un rapport d'analyse portant sur la création d'un pôle d'excellence Cleantech à Genève et en Suisse occidentale. Fruit d'une réflexion menée par M. Claude Béglé, directeur général de la société SymbioSwiss et auteur de l'étude commandée par le DARES, ce rapport met en évidence les atouts spécifiques de Genève et de sa région pour la création d'un centre d'excellence dans les technologies propres.

Ce mandat témoigne de la volonté de concrétiser un projet prioritaire pour le DARES. "Renforcer le Cleantech s'inscrit dans les objectifs de cette législature", explique Pierre-François Unger, conseiller d'Etat en charge de ce département. "Il s'agit notamment de soutenir le développement d'entreprises technologiques et de services à forte intensité de connaissance sur le sol genevois, de promouvoir l'innovation - véritable moteur de croissance et de différentiation - et de soutenir la diversification du tissu économique - gage de stabilité économique", précise-t-il.

 
L'analyse révèle que Genève et la Suisse occidentale disposent d'atouts réels pour établir un centre de compétences Cleantech de portée internationale. Outre une forte volonté politique, le canton peut compter sur un tissu académique de qualité, un sens de l'innovation développé, un réseau d'entreprises performantes qui investissent de plus en plus dans ce secteur, des institutions bancaires sensibilisées à la question du développement durable, la présence de nombreuses organisations internationales actives dans ce domaine et de traders en énergies propres.
 
"Le fait que Genève se retrouve ainsi au point de convergence entre tant d'acteurs-clé engendre un faisceau unique d'opportunités. C'est ce qui nous a amenés à formuler une stratégie innovante et à proposer le lancement du "Catalyseur Cleantech de Suisse occidentale"", explique Claude Béglé, auteur du rapport remis au DARES.
 
Les axes de développement proposés se fondent sur cinq modules interdépendants qui forment un ensemble cohérent:
  • La mise sur pied d'un incubateur de recherche appliquée et de développement;
  • La mise en place de conditions-cadre pour que les sièges de sociétés Cleantech (y compris la fonction R&D / propriété intellectuelle) viennent s'établir en Suisse occidentale;
  • La création d'un centre international de réflexion sur les corporate policies en matière de développement durable et de Cleantech;
  • L'ouverture de l'incubateur à des pays ne réunissant pas les conditions-cadre suffisantes, avec création d'instituts régionaux;
  • Le développement des activités financières liées aux Cleantech et certificats de "carbon offset trading".
  
Pour tout complément d'information:

M. Jean-Charles Magnin, Directeur, Direction générale des affaires économiques, DARES
jean-charles.magnin@etat.ge.ch; tél. +41 22 546 88 58

01/06/2010

Le Tres Haut Débit en Haute-Savoie, c'est pour bientôt

Présentation hier devant le Conseil Communautaire du plan d'équipement de la Haute-Savoie en infrastructure de Tres Haut Débit grace à la fibre optique. Il faut savoir que cette technologie permet d'atteindre des vitesses de transmission internet (upload & download) allant jusqu'à 100 M Bits/s contre un maximum de 20 M Bits/s avec l'ADSL. Il faut aussi savoir qu'actuellement, selon la position qui est la sienne par rapport au central téléphonique, cette vitesse oscille plutôt au niveau de 1 à 4 M Bits/s. C'est donc un progrès considérable qui sera permis par le développement du nouveau réseau.

En dehors des villes de Sallanches et de Bonneville qui ont décidé de faire route par elles même, le projet commun de la Haute-savoie, porté par le SYANE(anciennement SELEQ74) prévoit d'équiper 90% des entreprises et 31% des ménages de Haute savoie d'ici 5 ans (phase 1), pour une couverture à 100% d'ici 12 ans. Bien évidemment, le coût n'est pas négligeable puisque l'enveloppe globale est estimée à 300 M € sur la période, et à 131 M € pour la seule phase 1.

Si les financements sont ficelés rapidement, et si des obstacles administratifs imprévus ne viennent pas retarder la mise en place du déploiement, celui ci pourrait commencer dans le courant de 2011. La CCG s'est prononcée favorablement sur sa participation à ce projet.

30/05/2010

Interview de Jacques FALDA, Organisateur de Guitare en Scène

 

GES JPG.JPG

 

 

Dans 2 mois, jour pour jour, aura lieu la 4 ème édition du festival Guitare-en-Scène à Saint-Julien-en-Genevois. A cette occasion, j'ai eu envie d'en savoir plus sur ce festival qui enflamme notre ville, et j'ai décidé de demander à son créateur, Jacques Falda, de nous dévoiler les coulisses du festival, qui aura lieu cette année les 30, 31 juillet & 1er août au Stade des Burgondes. La billetterie est ouverte sur le site officiel du festival www.guitare-en-sene.com

 

Photo Jacques Falda.jpg

 

Bonjour Jacques, Guitare en Scène (GES) fête cette année sa 4 ème édition: Expliquez nous un peu ce qui vous a motivé à monter cet évènement.

C'est une réunion entre copains, en 2006, qui est l'élément fondateur de l'aventure Guitare en Scène; nous nous étions réunis à 200 potes pour jouer de la musique et de cette réunion s'était dégagé quelque chose de magique; nous avions redécouvert cet esprit de partage que seule la musique peut offrir; et de là a germé l'idée de reproduire l'événement en plus grand, en invitant des musiciens reconnus. Quand la mairie nous a proposé le site des Burgondes pour organiser l'événement, nous nous sommes alors vus dans l'obligation de revoir à la hausse nos ambitions afin d'être en ligne avec le lieu. Et de là est partie l'idée du festival, avec une organisation professionnelle, comme dans une entreprise, afin de garder en tête l'ambition folle et inavouée qui nous taraudait: "Faire de Guitare-en-Scène le festival de référence des plus grands guitaristes mondiaux"

 

Avant de parler de ce qui nous attend fin juillet, parlez nous un peu des 3 dernières éditions, et de ce que vous en avez retiré.

L'envie était là, mais nous n'avions à l'origine aucune idée de ce dans quoi nous nous lancions. En effet nous avons mis les pieds dans un univers qui a ses propres codes, qu'il nous a fallu apprendre et comprendre; l'envers du décor est définitivement beaucoup plus difficile que ce que nous envisagions au départ, et il a fallu apprendre vite et s'appuyer sur une grande organisation pour venir à bout des obstacles; obstacles dont la plupart du temps d'ailleurs, on n'est pas maître: une tournée d'artiste qui s'annule (comme cette année avec Buddy GUY, une météo in-habituellement hostile (le déluge de 2008), et j'en passe.... Ce que j'en ai retiré, avec toute l'équipe, c'est qu'il faut avant tout rester humbles, et que la réussite ou l'échec dépend souvent de facteurs que nous ne maitrisons pas; mais il est essentiel de faire preuve de persévérance et de travail, tout en gardant un moral à toute épreuve. Comme on dit, tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort, et cela s'est vérifié pour nous aussi; les difficultés et les épreuves permettant un resserrement autour d'un noyau dur et provoquant la dispersion et l'abandon des moins convaincus ou des moins passionnés.

 

 

Pourquoi un changement de dates cette année?

Quand nous nous sommes lancés, nous pensions qu'il serait difficile d'attirer des artistes dans un nouveau festival, sans aucune notoriété, au moment de la grande saison des festivals (juillet & aout); nous avons donc choisi la période de début septembre qui nous paraissait plus propice à faciliter la venue d'artistes à Saint-Julien. Avec l'expérience, nous nous sommes rendus  compte qu'au contraire, cette période devenait un handicap, en dehors de la période clé des grandes tournées d'artistes. De plus, nous avons constaté, à notre grand désespoir, qu'au niveau de la météo, nous mettions le festival en péril (plusieurs commentateurs nous avaient d'ailleurs déjà enterrés). C'est pourquoi, tout naturellement, nous avons décidé de reprogrammer le festival à une période plus propice à son rayonnement, et c'est ainsi que la date de fin juillet a été retenue.

 

Je sais que GES est l'un des rares, voire le seul partenaire, du Festival de Montreux: comment en êtes vous arrivé là?

Au départ, il y a mon amitié avec  Xavier Oberson, l'une des chevilles ouvrières du Festival de Montreux. Ce que je crois ils ont apprécié dans notre entreprise, outre son aspect "couillu", et la reconnaissance de notre passion, portée par un grand sens du professionalisme, c'est avant tout notre volonté de vouloir faire une manifestation de qualité, pas forcément grand public, privilégiant la qualité du spectacle plutôt que le nombre de spectateurs. C'est ainsi qu'en 2009, après nous avoir supervisé de loin pendant 2 ans, ils ont accepté tout à fait officiellement de devenir les partenaires de GES. Nous leur en sommes très reconnaissants, car ce partenariat nous donné beaucoup de crédibilité dans les milieux de la musique et nous a ouvert des portes pour avoir accès aux artistes de grand renom.

Et l'ami André Manoukian, comment l'avez vous interessé à votre projet?

andre manoukian.jpgLà aussi, c'est une histoire d'amitié. Etant souvent à Chamonix où je pratique le ski extrême, j'ai eu l'occasion de rencontrer André Manoukian, que je ne connaissais pas et dont j'ignorais le renom artistique et médiatique. En apprenant à nous connaître, nous avons alors découvert cette passion commune de la musique et j'ai tout naturellement invité Dédé à venir découvrir à la fois Saint-Julien et le festival. Sans fausse modestie, je crois pouvoir dire qu'il a été bluffé par ce qu'il a vu, et tout naturellement, il nous a gentiment aidé à le faire mieux connaître. J'ajouterai qu'André a lui aussi attrapé le virus, puisqu'il a décidé de se lancer dans une aventure semblable à la mienne;  il a en effet concrétisé un rêve qu'il avait depuis longtemps, et il a mis sur pied un festival de jazz qui marie musique et montagne, et qui se tiendra fin juillet à Chamonix.

Parlons de l'édition 2010: je crois savoir que c'est Paul Personne (en personne si je peux me permettre :) ) qui en est le parrain: en quoi cela consiste t-il?

Paul Personne.jpgGES reste un festival jeune, et nous avons besoin, pour l'installer et le faire briller, de la reconnaissance et de la crédibilité indispensable qui nous permettra de proposer un plateau d'artistes toujours plus qualitatif. Paul, qui est un homme charmant et qui jouit d'une image irréprochable dans les milieux de la musique, a accepté d'être le parrain de l'édition 2010. Ce parrainage crédibilise le festival et nous honore; il est en quelque sorte le gage d'un spectacle de qualité; Paul a promis d'être là pendant les 3 jours que dure le festival, et nul doute que sa présence créera un bon écho parmi tous les amoureux de la guitare en France et au delà.

Quel est le programme de cette année? Qu'est ce qui vous a guidé vers ce choix?

Nous souhaitions revenir à l'écclectisme des deux premières années, car la guitare, ce n'est pas qu'un seul type de musique. Nous avons donc conçu la programmation, en cherchant à mettre la guitare au premier plan de la scène, mais dans des atmosphères différentes. C'est ainsi qu'après une première soirée Blues-Funky tendance Blues portée par Marcus Miller, la soirée du samedi sera consacrée au rock métal, voire Heavy Metal avec en tête d'affiche le groupe MOTOR HEAD, et que le festival cloturera sur une note Jazz-Bossa le dimanche, avec deux artistes de grand talent que sont Aldi Meola (à la tête d'un band de 7 musiciens) et Gilberto Gil.

 

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En dehors des têtes d'affiche, que nous réservent les Tremplins?

Comme chaque année, nous souhaitons donner leur chance à des groupes régionaux ou à de futurs talents encore méconnus; c'est ainsi que les épreuves de sélection ont lieu en ce moment, pour une finale qui se tiendra le 23 juillet sur la scène de la Cour 1603. Le vainqueur sera invité à jouer au cours du festival, au coté de quelques groupes talentueux que nous souhaitons mettre en avant sur une scène régionale dont nous avons souhaité relever le profil cette année.

Je crois savoir que la Municipalité vous a confié l'organisation des "Musicales" un programme d'animation musicale de la ville pour faire le lien entre les 2 festivals: 1 Brind'Zik ( 15-16 juillet) et Guitare en Scène (30-31 juillet & 1er août): comment cela va t-il se passer?

Cela n'était pas prévu à l'origine, mais nous avons souhaité montrer notre attachement à Saint-Julien en acceptant de prendre la responsabilité de l'animation de la deuxième quinzaine de juillet en organisant une dizaine d'évènements dans la ville et dont le point d'orgue sera bien sur la finale des tremplins le 23 juillet. Nous avons souhaité y associer d'autres associations de la ville, comme l'Ecole de Musique, pour faire de cette quinzaine le festival OFF de Guitare en Scène, et mettre la musique à l'honneur dans notre cité frontalière.

L'argent étant le nerf de la guerre, quels sont vos soutiens?

Dès l'origine, ce sont les soutiens privés qui ont permis à GES d'exister. Je rappelle d'ailleurs que GES est une association à but non lucratif et que le but n'est pas de gagner de l'argent. Aujourd'hui encore, et malgré un budget de 600 000 € (dont 30% provient de la billetterie), 75 à 85% du support financier est d'origine privée. Il faut noter cependant que le Conseil Général, réalisant l'intérêt que notre département peut tirer de cette manifestation, a décidé de nous soutenir, tout comme la municipalité de Saint-Julien qui partage ses subventions entre nous et 1Brind'Zik.

Vous parlez de nombreux supports privés, du Conseil Général et de la ville de Saint-Julien; êtes vous satisfait du soutien que vous apporte la Municipalité? En quoi pourrait-elle faire mieux?

La Municipalité nous donne ce qu'elle estime être juste, et l'on prend ce qu'on nous donne. Je regrette cependant, en tant que Saint-Juliennois de naissance et de coeur que la ville ne rebondisse pas plus sur l'évènement, et qu'elle n'ait pas mieux su intégrer le festival au sein d'un projet de ville. Ce serait certainement bon pour Saint-Julien puisqu' à l'occasion du festival, on accueille la radio et la télé Suisse Romande (RSR & TSR) ainsi que des médias régionaux et nationaux comme TV8 Mont-Blanc, FR3, France Inter ou d'autres.....

Pour conclure et avant de vous quitter, j'ai une question plus personnelle: que pensez vous de mon idée, développée plus haut sur ce blog, de créer un musée de la guitare et une scène permanente pour les groupes du canton sur le site de la Ferme David? Seriez-vous prêt à vous y associer pour en faciliter la réussite?

Cela rejoint ce que je viens  de vous dire; un tel projet, permettant une synergie constante pendant l'année, entre la vie culturelle et économique de la ville avec le festival GES ne peut à mon sens qu'être bénéfique pour les deux parties; GES bénéficiera de la présence de ce musée en s'établissant comme son fer de lance, et la ville trouvera une exposition médiatique et touristique accrue grâce à la combinaison de ces deux évènements centrés sur la guitare; j'y suis donc très favorable. Quant à la seconde partie de votre question, il n'est pas question pour GES de se lancer dans la gestion fonctionnelle quotidienne du musée, cela relève des compétences de la ville. En revanche, nous serions tout à fait prêts à apporter notre expertise et nos contacts, sous la forme d'un accord de consultants auprès du musée, pour aider celui-ci dans sa programmation, lui permettre de s'enrichir de pièces de collection, et l'assister dans l'organisation d'expositions temporaires; en résumé, nous lui ferions profiter de notre expérience pour l'aider à se faire connaitre et à obtenir un rayonnement national ou plus.

Dernière question: Comment voyez vous l'avenir?

Guitare-en-Scène, c'est avant tout l'histoire d'un groupe de passionnés de musique et de guitare en particulier, qui se sont réunis autour d'un projet commun. Ce que nous souhaitons, c'est que des jeunes, qui partagent notre passion, nous rejoignent, permettant au festival de s'ouvrir vers de  nouveaux horizons et des artistes plus connus de la jeune génération. Nous serions ravis de pouvoir un jour passer le témoin, nous réservant plutôt un rôle de gardien du temple et d'être les garants de ce que nous avons voulu faire dès le début: Créer un festival qui soit un moment de communion entre des hommes et des femmes qui partagent une même passion.

Merci Jacques, et bonne chance pour les 30, 31 juillet & 1er âoût, en espérant que comme sur ce blog, il y ait ces jours là du Soleil sur Saint-Julien


21/05/2010

Une Ecole Chinoise à Genève: un atout immense pour notre territoire

Projet d'ECOLE CHINOISE

Porte Sud de Genève

 

Parmi les quelques propositions que j'ai émises depuis mon élection au Conseil Municipal de Saint-Julien et ma nomination au Conseil Communautaire de la Communauté de communes du Genevois, voici la présentation d'un projet qui me tient beaucoup à coeur tant je suis convaincu de l'intérêt qu'il présente pour Genève et notre territoire. L'idée consiste à implanter sur notre territoire une ECOLE CHINOISE, et je vais ci-après détailler comment j'envisage ce projet.

 

campus Ecole.JPG

 

•1. Concept

Création d'une école Chinoise internationale ayant les vocations suivantes dans l'ordre d'importance :

1-Enseignement du cursus chinois pour les enfants d'expatriés chinois par des enseignants chinois.

2-Enseignement international dans un contexte chinois au sein d'une filière ouverte aux enfants de la région

3-Organisation de stages d'apprentissage de la langue chinoise pour cadres et étudiants européens au moment des vacances.

L'implantation de cette école est cohérente avec le développement économique du bassin lémanique qui concentre déjà un grand nombre d'expatriés de sociétés multinationales avec une forte pratique de la langue anglaise, d'autant que Genève affirme officiellement vouloir attirer les entreprises asiatiques (Voir la newsletter de juin 2009 de l'Agence de Promotion Economique de Genève sur www.whygeneva.ch)

Le niveau d'enseignement offert aux élèves dans cette école chinoise va des classes maternelles ou élémentaires (niveau CP) au lycée (équivalent BAC). Cette école est obligatoirement managée par une structure académique chinoise.

En résumé, l'école s'adresse dans l'ordre:

- aux enfants chinois expatriés
- aux élèves et étudiants européens désireux de se parfaire en mandarin
- aux salariés des entreprises européennes travaillant avec des partenaires chinois (formation continue).

Rem : On pourra envisager la possibilité de la création conjointe adjacente d'un petit centre d'affaires, avec du personnel chinois, pour les sociétés chinoises désireuses de disposer d'un bureau de passage ou de pré-installation en Europe.

 

•2. Principe de fonctionnement

Le fonctionnement envisagé se fait sur le principe d'un campus de type HEC réunissant : Salles d'enseignement, équipements de communication et de formation, infrastructures sportives, hébergement, restauration, transports publics, etc..

•3. Avantage pour le territoire de Porte Sud de Genève

  • Confirmation du rôle de Genève comme ville privilégiée d'implantation des entreprises multinationales (au sein desquelles de plus en plus de nationaux chinois travaillent et sont appelés à travailler)
  • Argument de poids pour favoriser sur le bassin lémanique l'implantation d'entreprises chinoises intéressées par le marché Européen.
  • Création d'emplois pour les gens de la région, puisque les entreprises chinoises s'implantant ici offriront l'essentiel des nouveaux emplois créés à des autochtones.
  • Enrichissement culturel du territoire, établissant notre région comme le trait d'union privilégié entre l'Europe et la Chine.
  • Développement d'une nouvelle activité économique et touristique au travers de l'élaboration de stages d'apprentissage de la langue chinoise pour les cadres et étudiants Européens.

•4. Conclusion

Ce projet est fondé sur l'expérience positive de l'Ecole Japonaise de Düsseldorf (fondée il y a 20 ans et qui a vu ses effectifs croître de 71 à 491 élèves aujourd'hui).

Il s'inspire du constat que, comme tout expatrié, un chef d'entreprise ou un cadre supérieur chinois apprécie que ses enfants, ainsi que ceux de ses proches collaborateurs,  puissent poursuivre leur cursus dans leur langue maternelle, dans un environnement proche de celui de leur culture d'origine, et qui favorise leur intégration dans celle du pays qui les accueille. On notera que ce n'est pas un hasard si Düsseldorf est la ville Européenne dans laquelle on compte le plus grand nombre de sièges sociaux européens de sociétés japonaises.

Rem: Ce projet intègre aussi la volonté de créer une vraie filière de formation de nos jeunes en langue chinoise, ce qui leur donnera un avantage compétitif dans leur avenir professionnel.

 

Ce projet s'inscrit sans ambages dans la volonté de porter des projets transfrontaliers, au sein du Projet d'agglomération Franco-Valdo-Archamps.jpgGenevois et de rééquilibrer les emplois entre la France et la Suisse. D'ailleurs le projet porte un préalable incontournable, celui du soutien politique et technique de Genève puisque les deux territoires en tireront profit, et qu'un tel projet serait difficile à mener à bien par chacune des parties sans concertation.

Selon moi, le site le plus approprié comme lieu d'implantation du campus est celui du site d'Archamps-Technopole (ou alternativement Bardonnex, voire Cervonnex) ; Le site d'Archamps offre en effet de l'espace, dans un cadre magnifique, qui se situe au carrefour de voies de communication majeures, à 10 minutes du centre ville de Genève et 15 minutes de l'Aéroport; avec la possibilité d'un excellent maillage des transports publics tel que proposé par le PACA St Julien - Plaine de l'Aire. Sans compter que dès aujourd'hui, des locaux de grande qualité y sont disponibles pour héberger dans d'excellentes conditions une école (2 amphithéatres de 40 places chacun, et 6 salles de cours sont regroupés dans un bâtiment moderne et aéré)


Remarque: Depuis que j'ai parlé de ce projet, j'ai bien senti que la plupart de mes interlocuteurs, particulièrement au sein de la CCG, me prenaient pour un doux réveur, toujours en quête de projets pharaoniques ou irréalisables. A ces sceptiques indécrottables, je ne répondrai qu'une seule chose:

Cette école existe déjà!....

Fruit de l'initiative et du travail en commun d'expatriés chinois résidant à Genève, et ressentant le besoin que je viens de décrire pour l'éducation de leurs enfants, l'école chinoise EDWIGE regroupe déjà plus de 150 enfants qui peuvent bénéficier de cours dans leur langue maternelle. Initiative purement privée, accueillie et hébergée au sein d'une école de Genève, cette école est ignorée de la plupart des dirigeants de Genève et du territoire genevois, qui ne savent même pas qu'elle existe; preuve s'il en est de la compétence et de la connaissance de ce qui se passe sur leur territoire par nos représentants élus.

Ce que je propose est donc de donner un cadre plus formel et plus représentatif à cette initiative, et d'en faire, avec ses responsables, un des atouts majeurs de la croissance économique de notre territoire. Donnons à l'Ecole Chinoise de Genève un cadre et des moyens pour en assurer le rayonnement; un tel effort ne manquera pas de se traduire par des retombées économiques substantielles pour notre territoire.

C'est par de telles initiatives que l'on assure l'avenir de nos enfants et j'espère qu'à la lecture de ma proposition, les responsables Français et Suisses sauront se mettre en mouvement pour initier un nouveau projet trans-frontalier qui servira, je n'en doute pas, les intérêts de notre population des 2 cotés de la frontière.