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02/05/2010

Le transport par cable: une solution idéale pour notre territoire

Récemment a eu lieu à Ambilly une conférence sur les bienfaits du transport par cable. Certains se sont empressés alors de proposer ce moyen de transport comme une alternative au projet de tram si cher (dans les 2 sens du terme) au maire de Saint-Julien pour relier notre commune au centre ville de Genève.

Pour ma part, je n'y suis pas favorable, car le transport par cable est, comme son nom l'indique, un moyen de transport pour aller, certes rapidement et sans pollution, d'un point à un autre. En revanche, à l'inverse du tram, ce n'est pas un moyen de structurer et d'amalgamer un territoire comme peut le faire un tram traditionnel qui est, outre un moyen de locomotion, aussi et avant tout, un vecteur d'urbanisme et de développement intégré, entre le coeur d'une métropole et ses quartiers excentrés.

Je ne souhaite donc pas que l'on propose cette solution comme un moyen de relier Saint-Julien à Genève, d'autant plus que le choix des Suisses s'est porté sans ambage et sans hésitation, vers la solution du tram terrestre. Il n'est donc pas question de venir discuter avec eux d'une solution alternative, qui n'aurait à mon sens d'autre conséquence que de repousser la réalisation du tram aux calendes grecques.

Peut-on pour autant écarter d'un revers de la main une solution de transport originale qui a séduit de nombreuses villes, parmi lesquelles New York, Barcelone, ou encore Grenoble et Nantes. A Taipei (Taiwan) par exemple, un télécabine relie la station de métro Zoo Taïpei, située dans le quartier de Maokong, au zoo et aux quartiers résidentiels qui l'entourent. Le télécabine, avec cinq tronçons, quatre gares intermédiaires, 145 cabines, sur 4 kilomètres de long, transporte 2 400 personnes/heure à 21 km/h. Si de telles réalisations existent, c'est que le transport par cable présente de nombreux avantages en matière de mobilité:

 

Tram aerien.jpg

 

  • Le câble consomme 4 à 5 fois moins d'énergie que le tram par passager-km
  • le câble coûte au moins 5 fois moins cher en investissement et a un coût d'exploitation ridicule
  • Avec un véhicule toutes les 10 à 30 secondes selon les techniques utilisées, le câble autorise un transport fluide et permet d'éviter les attentes qui pénalisent les temps de transports
  • Le câble se joue des reliefs et traverse toutes sortes de terrains sans nécessiter de travaux au sol.
  • Le câble cause peu de nuisances dues aux travaux lors de son installation, qui, de surcroit est rapide.
  • Le câble ne pollue pas, fait très peu de bruit et ne cause pas d'accidents de la circulation
  • Le câble a un effet attractif très élevé, comme le montrent toutes les installations en service public actuelles

 

rostock_tram_aerien.jpg

 

 

Cest pourquoi je vois dans le tram aérien la solution idéale pour relier les poles majeurs de notre territoire; je recommande donc que l'on étudie sérieusement la faisabilité d'une ligne Archamps-Technopole - Douane de Bardonnex - Gare SNCF de St Julien - Vitam'Parc.

Cette solution présente en effet de nombreux avantages que je vais essayer d'énumérer ici:

* Relier la technopole d'Archamps à Bardonnex et à Saint-Julien éliminera le plus grand frein au développement de ce quartier d'affaires, à savoir son isolement et son absence de desserte par les transports publics. En agissant ainsi, on fait d'une pierre 2 coups, voire même plus, puisque Archamps sera de fait connecté au réseau de bus express circulant sur autoroute et reliant Bardonnex au centre ville de Genève, mais aussi à Cointrin et à ...Annecy. Bien évidemment, on ne s'attardera pas sur l'interet de relier la Technopole à la ville Centre et tout particulièrement à sa gare SNCF et à l'accès TGV vers Bellegarde. On pourra cependant apprécier l'attrait majeur de relier la Technopole au plateau des Mouilles (MACUMBA & VITAM'PARC) dans l'optique de développer notre territoire comme un site majeur de conventions et séminaires.

* Relier la gare SNCF de Saint-Julien, terminus du tram, à Bardonnex, permettra de créer un pôle intermodal unique au monde, qui interconnectera véhicule particuliers, bus express sur autoroute, train, tram & tram aérien. Cette liaison permettra aux Saint-Juliennois, mais aussi à tous les voyageurs SNCF, d'avoir un accès facilité au site de Bardonnex où on pourra envisager sereinement des aménagements tels que restoroute, gare de préembarquement de l'aéroport etc....

* Relier la gare SNCF de saint-Julien au site MACUMBA-VITAM'PARC permettra de relier la ville centre au centre de loisirs, un atout particulièrement interessant pour notre jeunesse (qui pourra par ailleurs pourra aussi accèder facilement au Multiplexe Gaumont) ne disposant pas de véhicules. Cette liaison permettra l'intégration du Centre de loisirs à la ville centre pour le plus grand bénéfice des 2 parties. Un autre avantage sera de doter la ZAC de Cervonnex d'une desserte en transports publics, augmentant immédiatement son attractivité pour les investisseurs. Toutefois, j'y vois un argument encore plus fort en exposant que cette liaison permettra l'accès au tram à toute une population de la région, en lui évitant de rentrer en ville avec sa voiture. En effet, ceux qui ont utilisé la navette bus pour se rendre au Salon de l'Auto depuis le MACUMBA, ont bien compris l'interet majeur de garer leur véhicule sur l'immense parking du MACUMBA pour utiliser ensuite les transports publics. Ainsi, avec la liaison par tram aérien depuis Neydens, plus besoin de venir en ville pour prendre le tram, ou le bus express. On gare sa voiture sur le parking du MACUMBA, on grimpe dans le tram aérien qui vous emmène, qui à la gare (pour prendre le tram), qui à Bardonnex (pour attraper un bus express), qui à Archamp.... sans compter que le MACUMBA verrait probablement là une façon bien appréciable d'augmenter ses recettes en facturant l'utilisant de son parking qui reste désespérement vide durant la journée.

 

metrocable-meddelin-1.jpg

Quand on additionne les avantages que le tram aérien a un cout d'investissement et d'opération 5 à 6 fois moins cher que celui d'un tram traditionnel, qu'il ne fait pas de bruit, qu'il ne pollue pas et qu'en plus, il a un coté ludique, on ne peut que penser qu'il rencontrera un grand succès auprès de la population. Sa conception même lui permet de se jouer des pièges du relief et il est écologique pour la vie animale puisqu'il en respecte son habitat et ses déplacements. De plus, il correspond bien à l'image de notre Haute-Savoie qui utilise depuis plus de 50 ans ce moyen de transport pour véhiculer les touristes & skieurs qui se pressent dans les stations  notre département. Enfin, je ne considère même pas l'impact publicitaire qu'aura une telle réalisation pour notre territoire, avec sans aucun doute des articles à foison dans les journaux et sur les télés du monde entier.

Alors, Messieurs les élus, débattons en, et donnons à notre territoire, la longueur d'avance qu'il mérite.

Pierre Brunet
Conseiller Municipal de Saint-Julien et Conseiller Communautaire de la CCG.

27/04/2010

Le bonheur, c'est simple comme une conférence de la Salèvienne

Vendredi soir, 23 avril 2010, à Feigères, à l'initiative du maire, Pierre Curtenaz, qui souhaitait organiser un évènement à l'occasion de l'anniversaire des  150 ans du rattachement de la Savoie à la France, s'est tenue une conférence sur l'histoire de notre territoire du Genevois à travers les siècles.

150ans2010.jpg

La parole était à Claude Mégevand et Claude Barbier qui nous ont brillamment fait voyager dans le temps, et qui nous ont expliqué, de manière aussi claire que possible, comment ce Genevois qui nous est cher était passé de mains en mains jusqu'à être français aujourd'hui, après plusieurs occasions manquées de faire destin commun avec Genève.

Voici un résumé aussi précis que possible des points évoqués par les orateurs:

A l'origine, le territoire du Genevois fait partie du pays des Allobroges. Puis, à l'époque romaine, il est partie intégrante de la province de Vienne qui, comme son nom l'indique, a pour capitale  la ville du bord du Rhône, au sud de Lyon (Lugdunum).

On notera qu'à l'époque des Romains, les provinces étaient séparées en plus petites entités, les pagus,  et qu'à la frontière de ces pagus, on retrouvait les fanums, sorte de fortifications qui gardaient le passage; c'est d'ailleurs un fanum qui a été mis à jour lors des travaux de construction de l'autoroute Liane à Présilly, ce qui semble indiquer que la frontière de notre pagus se trouvait au Mont-Sion.

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En 470, Genève devient une capitale Burgonde et fait partie du royaume de Bourgogne qui, à cette époque intègre Lyon, et descend presque jusqu'à Marseille.

Royaume de Bourgogne.JPG

A cette époque, aux territoires politiques, se superposent les territoires religieux ; le diocèse de Genève correspond alors peu ou prou à la Sabaudia , ancêtre du nom Savoie.

En résumé, on peut dire qu'au cours du premier millénaire, Feigères et Genève font partie du même pays.

Carte Savoie.JPG

blason Comté de Geneve.JPGDepuis l'an mil environ,  notre territoire du Genevois est sous la juridiction du comte de Genève. Survient alors un évènement décisif pour la destinée de notre territoire: Lors du traité de Seyssel, en 1124, Aimon, comte de Genève, reconnaît la souveraineté de l'évêque Humbert sur la ville de Genève. Cette décision devait sceller la séparation de nos destinées avec Genève ; séparation qui sera confirmée en 1219, par le traité de Desingy.

A partir du milieu du 13e Siècle, le Duc de Savoie gagne de l'influence dans notre territoire, pour finalement prendre pied à Genève en 1287.

Il faut imaginer la carte vers 1340, et comme on le voit, c'est assez compliqué:

 

ETTA%2~1.JPG

Le Chablais, ainsi qu'une partie du canton de Vaud est sous la juridiction des Ducs de Savoie (en rouge).
Le Faucigny, lui est sous la juridiction du Dauphiné (en bleu).
Le reste de la Haute-Savoie actuelle, y compris le Genevois, est dirigée par le Comte de Genève (en vert).
Enfin, Genève est sous la direction de l'évêque.

En 1387, le prince-évêque de Genève, Adhémar Fabri, qui est d'ailleurs originaire de La Roche sur Foron, accorde les franchises aux bourgeois de Genève, ce qui correspond à une véritable émancipation de la ville.

Quant à nous, ce n'est qu'en 1401, que nous devenons "savoyards", quand le comté de Genève, sans héritier, est vendu à la Maison de Savoie.

En 1536, les bourgeois de Genève, se convertissent au protestantisme et chassent l'évêque. Dès lors,  Genève assume pleinement son statut de ville libre de tout joug, pour devenir une république mais aussi pour endosser le rôle de la Rome Protestante, attirant en son sein une foule de protestants, essentiellement français et italiens, persécutés dans leur pays.

Dans cette période troublée de guerres de religion, le baillage de Ternier, dont nous faisons partie, est occupé pendant une trentaine d'années par les Bernois. De façon anecdotique, c'est de là que provient l'expression "raide comme la justice de Berne"

Fort Ste Catherine.jpg

Dans les années 1560, le territoire repasse sous l"autorité de la Savoie, et le Duc de Savoie construit un Fort à Songy (photo ci-dessus); le lieu-dit s'appelle encore comme cela aujourd'hui. L'édification du Fort Sainte-Catherine est faite dans le but d'attaquer et de conquérir Genève. Dans les années 1598, le Duc de Savoie, sous la houlette de Saint-François de Sales entreprend de reconvertir les populations au catholicisme. Quelques temples comme celui de Viry sont retransformés en églises, d'autres comme ceux de Neydens, Valleiry et Bossey perdureront jusqu'au XVIIIe siècle. En 1601, Henri IV, allié de facto de Genève, attaque le Duc de Savoie et détruit le fort, pierre à pierre. Enfin survient la dernière tentative des Savoyards de s'emparer de Genève avec la fameuse « Cagade » de l'Escalade qui se conclue  par l'humiliation des savoyards et qui débouche sur le traité de Saint-Julien en 1603 qui met fin à l'hostilité entre la Savoie et Genève.

NB: il est intéressant de noter que lors de l'Escalade, nombre des habitants de notre territoire, ont en fait défendu ... Genève. Eh oui, car déjà à l'époque, ils en avaient fait leur capitale économique puisque c'est avec Genève qu'ils commerçaient.

C'est en 1754 que s'établit la frontière officielle entre Genève et la Savoie. A cette occasion, plusieurs petites enclaves qui appartenaient alors à Genève, comme Neydens, Valleiry et Bossey, sont échangées et deviennent savoyardes.

Au moment de la Révolution Française, les troupes de la République envahissent notre territoire, et c'est donc sous la férule de la France que Genève et la Savoie du Nord sont réunie dans le département du Léman de 1798 à 1813, dont Genève est la préfecture.

A la fin de l'épopée Napoléonienne, nouveau remaniement des frontières, avec entre 1813-1814, le rattachement de Saint-Julien à Genève: Personne ne s'en souvient car cela ne dura que 6 mois. En 1814, Genève décide son rattachement à la Suisse. Puis en 1815, le Congres de Vienne viendra concrétiser les frontières actuelles de Genève mais, en même temps, il décide l'instauration d'une zone franche autour de Genève. Les limites de cette zone franche, appelée la petite zone ou zone Sarde par opposition à la Grande Zone de 1860, furent officialisées en 1828. Cette zone obtenait des avantages de commerce avec Genève mais aussi une certaine autonomie vis à vis de son souverain, la Maison de Savoie.

Victor Emmanuel II.jpgAprès le retour de la Savoie au Royaume de Piemont, la période du « Buon governo » voit une période où les savoyardscavour.jpg perçoivent mal le pouvoir des piémontais et le mécontentement est important. Charles-Albert, le roi de Piémont-Sardaigne met en place en 1848 le « Statuto », une monarchie constitutionnelle qui donne beaucoup plus de libertés au peuple, ce qui se traduit par le développement de journaux de tendances différentes. Mais c'est aussi l'époque où la Maison de Savoie tourne de plus en plus ses regards vers l'Italie, et en 1858, Victor Emmanuel II, le nouveau roi de Piémont-Sardaigne, représenté par son Premier Ministre Cavour, signe avec Napoléon III  le traité secret de Plombières par lequel il s'engage à céder la Savoie  et le comté de Nice à l'Empereur, en échange de son aide militaire à bouter les Autrichiens hors de Vénétie et de Lombardie. Malgré la victoire sur les Autrichiens, « les buts de la guerre n'ont pas été atteint » car la Vénétie n'a pas été libérée ; Cavour démissionne et Napoléon III renonce momentanément à la Savoie.

Napoleon III.jpgLes clauses du traité de Plombières s'étant répandues dans l'opinion, un fort mouvement populaire s'élève en Faucigny, Chablais et dans le nord du Genevois, avec des pétitions en grand nombre, demandant le rattachement de notre territoire à la Suisse. Il semble d'ailleurs que Napoléon III qui avait vécu en Suisse (on dit qu'il parlait le français avec un fort accent suisse-allemand et qu'il possédait un passeport suisse) avait plus ou moins promis son accord sur le fait de céder la Savoie du Nord à la Suisse. Il profitera cependant d'une délégation de députés savoyards venue fort opportunément à Paris s'opposer au démantèlement de la Savoie, pour revenir sur sa promesse. En janvier 1860, Cavour, revenu aux affaires après une absence de plusieurs mois, relance la machine et tout s'emballe début 1860 avec le Traité de Turin signé le 24 mars 1860 et le plébiscite (votation du peuple) organisé les 22 & 23 avril 1860.

Conscient des réticences d'une grande partie de la population au rattachement, et sur proposition de savoyards adeptes de l'annexion à la France, Napoléon III propose qu'en Savoie du Nord, on puisse voter, « OUI et ZONE ».  La petite zone est alors élargie jusqu'aux Usses (Pont de la Caille) et comprend désormais tout le Faucigny et le Chablais. On l'appellera « la Grande Zone » ou la « Zone d'Annexion ».

On ne polémiquera pas sur les résultats, 99.8% de Oui, ni sur l'absence de bulletins de vote Non. Avec le recul, il semble acquis que nos ancêtres aient été assez d'accord pour ce rattachement, encouragé à l'époque par le clergé savoyard (qui détestait Cavour), mais à la condition expresse de garder les avantages liés à la zone. Ce que voulaient avant tout les Savoyards du Nord, c'était le maintien du libre commerce avec Genève leur capitale économique.

Dans les années qui vont suivre, le sentiment pro-français va se développer avec l'équipement de la Savoie, d'abord par l'Empereur, puis par la IIIème République, et du fait du respect de ses engagements par la France. C'est ce qui explique que les Savoyards ne se sont pas défilés pour aller se battre dans les tranchées en 1914 au coté des Français, alors qu'ils auraient pu revendiquer la neutralité que le Traité de Vienne leur avait accordée en 1815.

Cependant, tout va basculer avec la suppression unilatérale par l'Etat Français de la zone en 1919. Ceci est vécu comme une trahison par les Savoyards du nord. S'élève alors dans les contrées du Chablais, du Faucigny et du Genevois un fort sentiment anti-français . Il faut préciser que c'est à la demande expresse de Genève et de la Suisse aux autorités internationales, que la France se voit contrainte de rétablir la petite zone le 1er janvier 1934. Malgré cela, le sentiment anti-français sera exacerbé en 1937, lorsque la France, consciente des dangers qui la menace, renforce le contrôle de ses frontières, rendant de facto plus compliqué le commerce avec Genève. En 1943, suite à l'instauration du STO en France, la colère montera à nouveau en Savoie du Nord et se répandra  dans ces territoires une forte envie de rejoindre la Suisse, pays neutre et paisible.

Pour conclure, on dira que le sentiment qui prévaut dans notre territoire est celui d'être avant tout des « Zoniens ». Nous sommes farouchement attachés à notre statut particulier qui nous octroie plus de libertés, plus d'autonomie économique et qui permet de distendre le lien centralisateur que tente de nous imposer Paris. A noter qu'on ne pourra pas faire abstraction de la reconnaissance de l'antagonisme qui oppose depuis longtemps, et qui existe encore, le nord de la Haute-Savoie et le reste de la Savoie. Pour les habitants du Genevois, du Faucigny et du Chablais, et malgré tous les efforts de la France pour contrer ce sentiment, Genève est leur capitale, alors qu'Annecy (longtemps surnommée la préfecture croupion), a souvent été jalouse de notre proximité avec la cité-canton et s'est à maintes reprises  opposée à tout ce qui pouvait conduire à une plus grande interaction de nos deux territoires transfrontaliers.

Malgré cela, les fondamentaux demeurent, et il n'est que de constater l'émergence du Projet d'Agglo Franco-Valdo-Genevois pour comprendre que ce sentiment d'appartenance à une même communauté de destins est bien vivace des 2 cotés de la frontière.

En conclusion, je voudrais remercier La Salèvienne, et tout particulièrement Claude Mégevand, pour cette soirée inoubliable et j'invite tous les amoureux de l'Histoire de notre région à se rendre sur le site de La Salèvienne, afin d'y découvrir le programme des conférences à venir, ainsi que les nombreux ouvrages d'histoire qu'elle édite.

 

Logo Salèvienne.JPG

21/04/2010

Le CEVA est en route

CEVA, premier maillon du futur RER de Genève, a désormais surmonté tous les obstacles administratifs qui faisaient obstacle à sa réalisation, et le premier coup de pioche devrait pouvoir être donné dès la fin de l'année, pour une ouverture prévue en 2015.

Plus qu'un nouveau moyen de transport, c'est un équipement structurant pour l'ensemble de la région lémanique qui s'accompagnera du remodelage de nombreux quartiers et qui va révolutionner la vie des habitants de la région d'Annemasse et au delà.

Toutefois, si la plupart des gens de la région en ont entendu parler, je ne suis pas sûr que tout le monde connaisse le détail du tracé et en quoi CEVA est un élément primordial du Projet d'Agglo Franco-Valdo-Genevois.  C'est pourquoi j'ai voulu proposer aux visiteurs de ce blog la présentation, courte mais très bien faite, du projet.

En visionnant la vidéo ci-dessous, on a une bien meilleure idée de ce que l'avenir nous promet: 

En résumé, si c'est la région d'Annemasse qui sera le principal bénéficaire de CEVA, la réalisation de CEVA impactera favorablement la vie quotidienne des habitants de l'ensemble de la région, rendant Genève plus accessible à tout son bassin de vie.

En ce qui concerne le territoire du Genevois, les bénéfices espérés sont les suivants:

- une réduction du trafic à la douane de Bardonnex
- une connexion à CEVA à Bachet de Pesay permettant de relier à la fois Annemasse et la gare de Genève-Cornavin

Espérons que les problèmes techniques ne viendront pas freiner les travaux et que le calendrier de mise en service puisse être respecté pour le bénéfice de tous les Genevois et de leurs voisins et amis Français.

 

18/04/2010

EVIAN-THONON-GAILLARD en Ligue 2

Comme je le pressentais dans ma note du 27 mars dernier, l'ETG a donc assuré sa montée en Ligue 2. Cela s'est fait à la dernière minute d'un match de gala contre Amiens vendredi soir au stade Joseph Moynat de Thonon devant plus de 3000 spectateurs ravis et enthousiastes. Le but d'Angoula à la 90ème minute d'un match serré a enfin libéré la pression et permis le bonheur de toute une région

 

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Bravo aux joueurs, à l'encadrement, et à tous ceux qui depuis de nombreuses années oeuvrent au bénéfice du club.

Ne reste plus qu'à trouver un stade pour accueillir la saison prochaine les exploits de notre champion haut-savoyard. Depuis mon dernier article, il semble que les choses aient évolué dans le bon sens puisqu'il semble que c'est désormais le stade de la Praille à Genève qui tienne la corde pour devenir le théâtre des rêves de l'ETG dès l'été 2010.

Evoluer dans un aussi beau stade, à proximité du Chablais, serait à coup sur le choix de la raison. et sans conteste, le choix du coeur pour les supporters. Espérons que la LFP, qui siège à Paris, ne vienne pas s'opposer à ce projet. Ce serait d'ailleurs un geste fort pour mettre sur de bons rails la nouvelle coopération trans-frontalière que le Projet d'Agglo Franco-Valdo-Genevois s'efforce de faire vivre.

 

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17/04/2010

Les Bords de l'Aire: Une métamorphose écologique

Quand les Suisses font les choses, ils ne les font pas à moitié. Je suis allé voir ce matin le chantier des bords de l'Aire au pont de Lully, et j'ai été bluffé par ce que nos amis Genevois sont en train d'y réaliser, en joignant l'utile à l'agréable.

l'aire.jpgAu départ est la nécessité de protéger le quartier des crues de l'Aire, qui dans le passé est sortie de son lit, pour inonder de nombreuses habitations voisines de la rivière. A l'arrivée, et quelques 15 M. FS plus tard, on découvre un lieu complétement réaménagé pour faire une large place à la balade et au farniente le long du ruisseau.

Les travaux n'étant pas complétement finis, je posterai les photos dans quelques semaines pour que chacun puisse se rendre compte de ce qu'on peut faire quand il y a une véritable volonté politique de privilégier le cadre de vie. En attendant, j'invite tous les Saint-Juliennois à se rendre sur place (20 minutes de marche depuis le stade de la Paguette) pour découvrir par eux même une réussite exemplaire d'aménagement paysager.

Cet exemple devrait nous encourager, nous Français, à nous inspirer de leur exemple, pour aménager les bords de l'Aire sur la partie française de son cours.

10/04/2010

Comment le PACA de Saint-Julien - Plaine de l'Aire façonne t-il notre avenir?

Le PACA (Périmètre d'Aménagement Coordonné d'Agglomération) St Julien - Plaine de l'Aire représente en quelque sorte le schéma directeur du développement de notre territoire pour les 20 ans à venir. S'intégrant dans l'ensemble plus vaste qu'est le Projet d'Agglo Franco-Valdo Genevois, il fait le lien entre le SCOT coté français et le Plan Directeur Cantonal de Genève coté suisse. C'est là, qu'à l'échelle trans frontalière se décident les grands enjeux pour notre avenir et ceux de nos enfants.

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A titre d'exemple, on peut citer quelques exemples concrets de ce que le PACA doit décider:

Périmètres d'urbanisation (activités et logements) des 2 cotés de la frontière.
Solutions de mobilité: tram, lignes de bus trans frontalières, bus express sur autoroutes, pistes cyclables....
Emplacements des parkings P+R: Bardonnex, Perly, Plan les Ouates?.....
Urbanisation du pole gare de Saint-Julien en Genevois
Préservation écologique de la plaine de l'Aire et aménagement des bords de l'Aire.
Plan de lutte contre les inondations
etc.....

On voit donc bien l'importance de ce document et des conséquences qu'il aura pour notre avenir.

Ce n'est pas facile à réaliser, tant sont opposés les vues des écologistes malthusiens et les partisans du développement économique à tout crin. C'est pourquoi, il me parait juste de dire que les premières ébauches qui nous ont été soumises lors des tables rondes du 31/3/2009 me semblent être de bonnes bases de travail et que l'esprit dans lequel ce PACA se présente relève d'une bonne compréhension des interets et aspirations des deux cotés de la frontière. Il doit tenir compte de l'interet général de la population et des aspirations de chacun des 2 pays frontaliers. C'est comme cela qu'il s'imposera à tous et qu'il débouchera sur des réalisations concrêtes et pertinentes pour le mieux vivre de nos concitoyens sur ce territoire magnifique que nous partageons.

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L'ennemi étant l'ennemi du bien, je mets en garde ceux qui en mettant la barre beaucoup trop haut ne feraient que créer l'immobilisme. Il faut au contraire faire preuve de pragmatisme et tenter des solutions aux problèmes que nous vivons au quotidien, quitte à ajuster le cap de façon empirique.

J'engage tous les citoyens du canton à s'interesser à ce PACA et à donner leur avis afin qu'une minorité agissante ne confisque pas les débats et que la majorité silencieuse, ne se laisse pas priver de ce qu'elle a à dire.

Pierre Brunet
Conseiller Municipal de Saint-Julien

29/03/2010

Proposition d'aménagement du site douanier de Bardonnex

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Un des développements majeurs que le Projet d'Agglo Franco-Valdo-Genevois devrait trancher au plus tôt concerne l'aménagement du site douanier de Bardonnex.

En effet c'est la porte d'entrée principale de la France vers la Suisse, que l'on vienne de Paris, Lyon , Grenoble ou Marseille , voire même de l'Italie. C'est aussi le point essentiel d'accès à l'Aéroport International de Genève-Cointrin et au Centre International de conventions PALEXPO. 2 autoroutes françaises convergent vers ce site tandis que du coté suisse, de la même façon, 2 branches autoroutières s'y rejoignent.

Plusieurs projets y sont envisagés depuis plusieurs années, mais à ce jour sans résultats: Un Parking Relais, un Restoroute, le terminus de la ligne de tram de St Julien.......

A titre d'information, voici les esquisses des 2 projets en cours, tels que publiés dans la Tribune de Genève

Le Parking de BardonnexP+R Bardonnex.jpg

Il existe un projet de construction d'un parking d'échange en amont de la plateforme douanière sur sol aujourd'hui français, naguère suisse. (en effet, la commune Bardonnex a dû céder huit hectares à la France au moment de la construction de l'autoroute, car il était impossible alors d'installer la douane française sur territoire suisse et réciproquement. Ces huit hectares sont venus grossir la zone d'activité de Saint-Julien).

Outre l'interdiction faite aux bus des TPG de circuler sur l'autoroute (?), la question achoppe sur le financements dudit parking. Les Genevois voudraient que ce soit les Français vu qu'il se trouve en France et vice-versa.

 Le Restoroute & Station-Service de Bardonnex

 Restoroute Bardonnex.jpg                                        Le Conseil d'Etat a récemment renvoyé au Grand Conseil le projet de loi de déclassement d'une zone jouxtant la plate-forme douanière de Bardonnex dans le but d'y créer une station de ravitaillement, un magasin, des espaces de promotion des produits du terroir et un restaurant. Le choix du gouvernement s'est porté sur une zone de développement 3 ce qui est une première étape vers une urbanisation accrue de la région autorisant la construction d'immeubles hauts.

En effet, le site est inclus dans le PACA se Saint-Julien-Plaine de l'Aire. Le projet de loi prévoit également de mettre en conformité l’assiette de la plateforme douanière en créant une zone de développement 3 affectée à de l’équipement public, d’une superficie de 47'713 m2. Cette mise en conformité promet de créer des immeubles d'un autre rapport que les parkings actuels.

L'aire autoroutière de ravitaillement couvrira 23'793 m2 auquel s'ajoutera une zone de verdure d’une superficie de 14'540 m2 entre la station et l'autoroute.

Le communiqué du Conseil d'Etat précise que "le projet permettra la réalisation d’une aire autoroutière de ravitaillement constituée d’une station service, d'un office de promotion franco-genevois avec notamment des surfaces de vente de produits du terroir, d’un restaurant, ainsi que d’un parking de 120 places automobiles et dix-huit places destinées aux cars.

Les éléments bâtis de cet équipement représentent 950 m2 de surface de plancher. Des dispositions particulières ont été prises afin de garantir une intégration de qualité dans le paysage et de limiter au maximum les nuisances sonores dues à cet équipement. Une aire de détente et des espaces de jeux ont également été prévus dans la partie qui borde la plateforme douanière.

 

A ces projets, Je souhaiterais en ajouter un autre qui, à mon avis, donnerait tout leur sens aux autres projets en ce sens que chacun de ces développements viendraient renforcer l'intèret de l'autre, et donnerait à ce site un rôle majeur dans notre territoire.

Airport Express.jpg

Ma proposition consiste à établir sur ce site une gare de pré-embarquement pour l'aéroport de Genève. Ainsi que l'ont déja fait de nombreuses villes dans le monde, (Stocholm, Hong Kong....), il s'agirait de permettre aux passagers venant de France de s'enregistrer, ainsi que leurs bagages, dans une gare prévue à cet effet, puis de s'embarquer, débarrassés de leurs bagages et avec leur carte d'embarquement en mains, dans un bus express qui les conduirait en 10 minutes à l'aéroport de Cointrin.

Tout le monde y gagnerait:

Du coté suisse:

Bénéfices pour l'aéroport:

L'aéroport de Cointrin pourrait continuer à se développer sans crainte d'avoir à construire de nouveaux parkings.
Les temps d'embarquement seraient réduits grace à un plus faible encombrement de l'aérogare.
Les Magasins Duty Free y gagneraient puisque les passagers auraient plus de temps disponible pour faire leur shopping.
L'aéroport de Genève y gagnerait une image "française", qui lui permettrait de renforcer son attractivité sur la clientèle française en dehors des frontières de la Haute-Savoie

Bénéfices pour le canton de Genève:

L'agglomération genevoise et ses habitants y gagneraient, car en réduisant le nombre de voitures circulant entre Bardonnex et l'aéroport, cela améliorerait significativement le traffic et réduirait les embouteillages sur cette section d'autoroute souvent saturée.
La desserte de l'aéroport par bus express depuis la France augmenterait l'attractivité de la zone économique et des bureaux installés autour de l'aéroport.

 

Du coté français:

Les Français non frontaliers y gagneraient, à ne pas avoir à acheter la vignette d'autoroute pour uniquement se rendre à l'aéroport.
Le concept de "PORTE SUD DE GENEVE" prendrait tout son sens.
La commune de Saint-Julien y gagnerait en créant une nouvelle activité économique à sa porte.
Le territoire du Genevois Haut Savoyard en ayant à sa disposition une liaison rapide avec l'aéroport renforcerait son attractivité pour les entreprises internationales désireuses de s'implanter près d'un aéroport au centre géographique de l'Europe.
Les hotels de la région Porte Sud de Genève y gagneraient en pouvant mieux assurer l'acheminement de leur clients depuis et vers l'aéroport.
Les exploitants de taxi français y gagneraient en pouvant récupérer une activité liée à l'aéroport.

De plus, une telle installation donnerait tout son sens à l'installation:

- d'un restoroute où les passagers pourraient se désaltérer et dire au revoir à leurs amis
- d'un parking P+R où les voyageurs pourraient garer leurs voitures dans un lieu sécurisé à un coût plus modique qu'à l'aéroport, et sans avoir à payer la vignette suisse.
- du terminus de la ligne de tram qui permettrait de relier la gare SNCF de Saint-Julien, et tout son traffic, avec cette facilité attractive et pratique.
- d'une station-service qui bénéficierait de la clientèle captive des passagers abandonnant leurs voitures pour prendre le bus et inversement.

J'ajoute que ce service de bus lié directement à l'aménagement de cette plateforme d'embarquement serait très bénéfique à l'attractivité de PALEXPO auprès des chalands Français et pourrait même à long terme permettre un agrandissement de PALEXPO sur le territoire de PORTE SUD DE GENEVE.

Il me parait souhaitable qu'une telle proposition soit faite au Conseil d'Administration de l'Aéroport de Genève pour valider avec eux leur interet et la faisabilité d'une telle installation.

Pierre Brunet
Conseiller Municipal de Saint-Julien et membre de la CCG

27/03/2010

Ou jouera l'ETG l'an prochain?

Cela semble bien parti: l'ETG évoluera en Ligue 2 l'an prochain.

Se pose alors le problème du stade où le club Haut-Savoyard devra évoluer puisque son stade de Thonon n'est pas aux normes de la Ligue 2 Française. Une alternative s'offre au club: jouer soit à Annecy, soit au stade de la Praille de Genève.

Il semble que la majorité des supporters du club soient en faveur de la solution Genevoise: Stade de meilleure qualité, localisation stade-geneve-275808.jpggéographique plus proche du Chablais et de Gaillard (le G de ETG). Allez Mr Riboud, un peu de courage, osez résister aux pressions de ce pays centralisé qu'est la France pour défendre une solution régionale qui serait en plus un signe fort de ce que nous voulons mettre en place dans le projet d'Agglo de la région Franco-Valdo Genevoise. Il est temps que ce projet se manifeste par des actes et non pas seulement par des intentions: vous avez l'occasion de donner le signal que le projet est en route, ne vous défilez pas.

Tous derrière l'ETG, et vivement qu'on puisse le voir évoluer dans le magnifique stade de la Praille