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26/10/2012

Stade de l'ETG - Seynod, Etrembières ou Findrol?

A l'heure où l'un des principaux soucis des dirigeants du club savoyard est d'assurer le mantien de l'équipe au sein de l'élite du football français (à ce jour l'ETG pointe à la 17ème place de la Ligue 1, premier non relégable), ressort le dossier du futur stade.

Rappelons que suite à l'intransigeance de Michel Platini, Président de l'UEFA, la piste de faire jouer l'ETG au stade de la Praille à Genève a été rejetée, nécessitant donc le besoin pour l'ETG de construire son propre stade en Haute Savoie.

Il m'a paru bon de faire un point de la situation au moment où le Dauphiné Libéré s'interesse à la question, comme le montre l'article paru dans l'édition du samedi 20 octobre 2012.

ETG Stade.JPG

J'ai volontairement caché le point d'exclamation qui illustre le titre de l'article, tant le lobby politique des élus de Haute-Savoie favorise une implantation à Seynod. Le club étant une émanation du nord du département, on ne pourra s'empécher de voir là une réminiscence de lla lutte d'influence qui oppose la Savoie du Nord au sud du département, et tout particulièrement à Annecy.

Les élus du bassin Annécien font en effet tout pour s'approprier à Annecy ce phare du rayonnement haut-savoyard qu'est l'ETG. On aurait bien sûr aimé qu'il s'interessent autant au club lorsque celui-ci, fort du soutien quasi exclusif du Chablais et du Genevois, végétait dans les ligues inférieures.

Il est regrettable que le choix de l'emplacement du futur stade en soit réduit à une lutte d'influence entre les élus, plutôt que de prendre en compte les interets du département dans son ensemble,  du club et de ses supporters.

Bien sûr qu'Annecy est la ville principale du département, et nous nous en réjouissons. N'avons nous pas supporté avec vigueur la candidature de notre chef lieu pour l'obtention des JO d'hiver en 2018. Mais en même temps que l'on dit cela, on ne peut ignorer l'émergence d'une grande agglomération à Annemasse. Une agglo qui, si on y rajoute le Faucigny et le Chablais est en passe de surpasser Annecy comme le centre urbain principal du département.

Dans cette optique, Annecy bénéficiant déja d'un grand stade, où joue pour l'instant l'ETG, ne pourrait- on envisager la possibilité de doter le nord du département d'une telle infrastructure, au plus près du coeur de ce club qui oscille entre le Chablais et Gaillard. C'est pourquoi, pour ma part, j'écarte la candidature de Seynod qui n'a pas de sens, ni au plan de l'aménagement du territoire, ni  au plan affectif envers le club qui en est pourtant à l'origine.

Les deux autres sites qui restent, Etrembières et Findrol sont tous les deux de très bons sites qui ont chacun leurs propres atouts. Et c'est entre ces deux sites qu'à mon avis le choix doit se faire.

Etrembières

L'emplacement est favorable, à la porte de l'agglomération d'Annemasse. Il se prèterait bien à l'implantation d'un stade moderne et de tout ce qui va avec, d'autant plus que les élus d'Annemasse Agglo ont réservé cette zone comme lieu de développement de loisirs outdoor. Quant à des sols souillés et pollués, cela me parait être plus une excuse pour torpiller un bon projet qu'un argument valable. Ne dit on pas que qui veut tuer son chien l'accuse de la rage.

En conclusion, je suis favorable à l'implantation du stade à Etrembières, site pour lequel je donne une note de 17/20. Mes deux  seules réservations étant qu'il est un peu éloigné du Chablais et qu'il est trop proche du stade de La Praille (3 kms à vol d'oiseau).

Findrol

Les habitués de ce blog savent que c'est vers ce site que va ma préférence, compte tenu de sa logique géographique, au carrefour autoroutier de la Haute Savoie; d'autant plus que c'est le site qui est, et de loin, le plus proche du Chablais et du site d'entrainement de l'ETG, à Publier.

Mais la raison principale pour laquelle je soutiens cette localisation tient surtout à la présence à Findrol de l'hopital Alpes Leman. Si l'on retient l'argument de la bassine d'eau au milieu du désert, il ne fallait en aucun cas mettre l'hôpital d'Annemasse à cet endroit. Maintenant qu'il y est, que fait on pour qu'il ne reste pas une bassine d'eau dans le désert, qui nécessite des infrastructures de transport public pour le desservir.

C'est dans cette optique que je considère l'occasion d'y établir le stade de l'ETG comme une opportunité à ne pas manquer. Mais bien évidemment, il faudra alors accepter de voir cette zone se transformer peu à peu en une zone d'activité majeure, puisque son attractivité sera bien plus forte.

Ainsi le projet d'y établir un P+R pour l'Aéroport de Genève serait une nouvelle brique à l'édifice pour rendre la zone attractive, avec la possibilité de mutualisation du parking entre le stade et le P+R.

Il n'est pas besoin d'être grand clerc pour comprendre le fort potentiel de cette zone, qui a d'ailleurs déja fait preuve de son interet en attirant nombre d'entreprises dans les deux zones d'activité qui s'y trouvent déja. L'enjeu pour les communes autour de Findrol est de savoir si elles  souhaitent garder leur caractère rural, où si elles sont prêtes à accueillir un espace moderne d'activités autour des 2 grands vaisseaux amiraux que seraient l'hôpital et le stade. De leur réponse dépendra alors le choix final du lieu d'implantation.

Si c'est oui, il faut faire le stade à Findrol, si c'est non, alors Etrembières s'impose.

20/09/2012

Conférence : A qui profite Le Grand Genève

Saluons l'initiative de La Tribune de Genève qui organisait hier soir à l'espace Louis Simon de Gaillard une conférence publique sur le Grand Genève, afin de comparer les vues françaises et suisses sur ce grand projet transfrontalier appelé à mettre de l'ordre dans le développement de notre bassin de vie.

6 conférenciers étaient appelés à exprimer leur point de vue face aux questions de l'animateur Mr Pierre Ruetschi, rédacteur de La Tribune de Genève.

 

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Coté français

Mr Bernard Gaud, Président de la CCG et Président en exercice de l'ARC
Mr Christian Dupessey, Maire d'Annemasse et Conseiller Régional de Rhône-Alpes
Mr Antoine Vielliard, Conseiller Général de Haute Savoie et conseiller municipal à St Julien en genevois

Coté suisse

Mr David Hiler, Conseiller d'Etat (Vert)
Mr Eric Stauffer, Député et Conseiller Administratif d'Onex (MCG)
Mr Daniel Rosselat, Syndic de Nyon

David Hiler a rappelé en préambule que Genève avait connu une croissance très, voire trop, forte ces dernières anées avec 30000 emplois créés entre 2005 & 2008. Cette croissance incontrôlée est à l'origine de nombre des problèmes qui touchent le territoire du Grand Genève, d'autant plus que, David Hiler ne l'a pas caché,  Genève n'a pas, et de loin, tenu ses engagements en matière de construction de logements (2500 par an avaient été envisagés pour Genève au moment de la signature du premier Projet d'Agglo). Ce laxisme genevois a été rendu possible par le filet de sauvetage que représente la France voisine qui elle a construit les logements dont Genève manque de plus en plus cruellement. A tel point que Bernard Gaud l'a rappelé, 2/3 des nouveaux logements crées dans la première couronne en France sont achetés par des Suisses. Le président de la CCG a aussi affirmé que la France construisait mieux désormais, en limitant le mitage de son territoire.

L'attractivité de Genève a attiré une nouvelle population venant d'Europe, qui est venue, au grand dam de Mr Staufer, se substituer à la population frontalière " de souche", faisant grimper les traversées de la frontière à 550000 passages/jour, pour une population frontalière travaillant à Genève de 90000 frontaliers, dont 25000 de nationalité suisse qui se sont installés en France voisine dans les 10 dernières années. David Hiler prévient cependant qu'il faut s'attendre à un fort ralentissement de la croissance dans les années qui viennent, en partie à cause de la crise mais surtout tant l'accroissement du coût de la vie a rendu Genève désormais moins attractive pour les multinationales.

C'est d'ailleurs un point sur lequel il y a eu unanimité: la croissance des dernières années a été trop forte, entrainant un changement trop rapide dans le mode de vie des habitants. Mr xxx a d'ailleurs signalé que le Canton de Vaud avait refusé l'installation de nouvelles entreprises "exterieures" sur son territoire afin de "protéger" les entreprises locales et de ne pas handicaper leur développement à l'avenir. Dans le même temps, le district de Nyon a construit 7500 logements depuis 10 ans, alors que Genève a été suffisamment " maligne" pour préserver sa campagne, grace à sa législation. Le résultat: une augmentation de 6% des emplois pour seulement 2.5% de logements.

Tout le monde s'accorde à reconnaitre que la pénurie de logements à Genève est à l'origine des principaux probèmes de notre territoire: l'absence de logements à Genève oblige les résidents genevois à s'installer en France voisine, ce qui, combiné avec leur fort pouvoir d'achat exacerbé par un taux de change anormalement favorable, a généré une hausse intolérable des prix de l'immobilier dans le Genevois français , le Pays de Gex ou le Chablais, forçant les résidents de la première couronne qui ne travaillent pas en Suisse, soit à aller travailler à Genève, soit à émigrer vers la deuxième ou troisième couronne, créant par la même des problèmes de circulation de plus en plus sévères.

S'il y a accord sur le diagnostic, on ne peut s'empècher de constater que les solutions proposées ne sont pas foison. Dans cette optique, on peut noter la proposition de Mr Etienne Blanc, député maire de Divonne qui rappelle que 400 000 fançais traversent chaque jour les diverses frontières européennes de notre pays pour travailler hors de France, alors que seulement 10 000 étrangers font le chemin inverse. Pour pallier ce problème spécifiquement français dans notre région, il préconise l'instauration d'une zone franche d'activités de 40 km² autour de l'aéroport de Genève, avec un droit fiscal et social spécifique, mais sur le territoire français. Idée qui suscite une grande méfiance en France, et même en Haute-Savoie,  dès que l'on s'éloigne du territoire du Grand Genève.

Pour David Hiler, le manque de solutions provient en partie d'une forte opposition des habitants envers la construction de nouveaux logements, tandis qu'Antoine Vielliard fait remarquer que nous sommes probablement la seule agglo au monde qui met sa périphérie au dela d'une ceinture verte qu'est la campagne genevoise; ceinture verte qui devient chaque jour un peu plus asphyxiée par les voitures qui la traversent pour relier les "banlieues françaises" à la ville centre.

Face à ce problème de mobilité croissant, chacun s'accorde à privilégier les transports en commun, avec cependant des désaccords sensibles:

David Hiler trouve ridicule de prolonger les trams vers les banlieues périphériques françaises, leur préférant largement le train, comme cela se fait avec le canton de Vaud. C'est pourquoi s'il est un farouche partisan du CEVA, il est beaucoup plus réservé sur les projets de tram vers St Julien ou St Genis-Pouilly. Eric Staufer villipende quant à lui le maire d'Annemasse qui a supprimé le parking autour de la gare d'Annemasse, ce à quoi Mr Dupessey répond que les parkings se feront plus loin (Reignier, La Roche.....) puisque le CEVA irriguera non seulement Annemasse mais toute la Haute-Savoie. Quant à Antoine Vielliard, il fait remarquer que l'étalement urbain couvre près de 100 kms autour de Genève, alors que l'un des problèmes cruciaux est lié au financement des infrastructures, sachant que le 1% patronal qui finance de nombreux transports en France défavorise la région frontalière puisque les entreprises suisses qui emploient des frontaliers en sont exonérées. Il demande ainsi que les frais de fonctionnement des transports transfrontaliers soient financés à hauteur de ce qu'est la ponction fiscale: soit 80% pour Genève et 20% pour la France.

La parole ayant été donnée au public, j'en ai profité pour proposer à nos amis suisses de plancher sur un projet qui m'est cher: la crétion d'une gare de pré-embarquement pour l'aéroport à Bardonnex, avec un service de bus express sur l'autoroute pour relier la gare de préembarquement à l'aéroport. Je peux dire avec fierté que cette idée a suscité un vif interet tant chez Mr Hiler que Mr Staufer, et j'espère qu'à partir de là, on pourra mener les études en vue d'avancer sur un projet hautement symbolique en terme d'aménagement trans-frontalier de notre territoire. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur ce projet que j'ai imaginé il y a déja 3 ans, je vous invite à cliquer sur le lien ci-après: une gare de préembarquement à Bardonnex

Pour conclure, je ne peux que me féliciter de cette initiative de La Tribune de Genève, qui au vu de la nombreuse assistance présente (pres de 400 personnes) a montré que le sujet interessait grandement la population du Grand Genève, puisque tel est désormais le nom de notre bassin de vie. D'autre part, il est essentiel de tisser des liens trans frontaliers et de se parler entre Français et Suisses pour trouver des solutions gagnant-gagnant plutôt que de monter les populations les unes contre les autres de part et d'autre de cette frontière qui depuis 15 ans fond comme neige au soleil.

13/09/2012

La FIA (Fédération Internationale de l'Automobile) à Valleiry?

Un nouvel exemple de l'attractivité internationale de notre canton a été révélée par Le Dauphiné Libéré qui titrait hier sur l'implantation probable du centre mondial de  logistique et de recherche de la FIA à Valleiry.

Jean Todt.jpgStructure dirigeante du Sport automobile, et dirigée depuis octobre 2009 par le français Jean Todt, la FIA administre la réglementation de tout le sport automobile, y compris la Formule 1 et le rallye, en tout, une quinzaine de compétitions majeures.

Dans une optique de rationalisation de son fonctionnement et de ses couts, la FIA, basée à Genève a trouvé fort interessant de positionner son "back office" sur le territoire du Genevois français qui présente l'opportunité de la proximité de Genève, et d'un cout moindre, tout en étant au coeur de l'Union Européenne.

Je suis particulièrement satisfait de ce projet, qui va dans le sens du positionnement de notre territoire que je défends depuis près de 4 ans: une plateforme d'accueil pour les sociétés mondiales à vocation internationale et Européenne. Notre territoire doit s'affirmer comme un complément géographique et économique à la Cité de Calvin afin de  donner une valeur ajoutée plus forte à Genève dans sa quête de favoriser l'installation de multinationales dans le bassin lémanique. Ce sera une stratégie gagnant- gagnant qui enrichira notre territoire et lui permettra d'y développer l'emploi.

14/05/2012

Lake Geneva Region : the ideal location in Europe to tackle the European market

As the map herebelow clearly shows, the Lake Geneva Region is at the geographic center of the major European markets. An ideal location indeed to conquer the affluent markets all around, not to mention the fabulous natural environment of the Lake of Geneva, beautifully nested between the Alps and the Jura mountains.

 Lake Geneva Intro.JPG

 

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Even though a small territory in size, it offers a richness of wonders rarely seen anywhere else in the world, both in terms of touristic and economic appeal.

The Swiss economy is known for having excellent performance levels. Highly specialised enterprises with first rate qualifications, international groups, very liberal politics, a stable purchasing power (notably due to rates of inflation that are among the lowest in the world) and capital at relatively low cost all guarantee companies a fair level of prosperity.

Western Switzerland offers, in addition to a favourable general context, considerable advantages in matters of law, taxes, communication, know-how and mentality of the manpower.

The fact that Switzerland is not part of the European Union is by no means a concern since numerous treaties and bilateral agreements have been signed with the members of the European Union or with other countries in the world. Besides, there is always the possibility to stradle the border with a foot in each territory.

geneve rade.jpg

Moreover, Lake Geneva Region gathers the presence and know-how of world-renowned actors active in such fields as:

  • banking 
  • finance
  • chemistry
  • medicine
  • pharmaceuticals
  • biotechnology
  • food
  • telecommunications
  • technologies in general
  • industrial equipment
  • micro- and nanotechnologies
  • watch-making
     
 

The particular stability of the country and the welcome conditions reserved for enterprises have naturally incited many multinational companies to establish themselves in Western Switzerland once they have analysed the alternatives. Some of the major groups of the world have been active here for years and this trend is increasing with European enterprises that choose, in 57 % of the cases, to relocate their headquarters in Switzerland.

Currently, they have all chosen Western Switzerland for access to world markets, services, products and knowledge of proximity that foster their activities. In this open, liberal and competitive quality environment, Lake Geneva Region welcomes several company headquarters such as:

  • Alcan
  • Alcoa Europe
  • Cartier
  • Celgene
  • Cemex
  • Ciba
  • Cisco
  • Du Pont de Nemours
  • EBay International
  • Givaudan
  • Logitech
  • Lonza
  • Merisant
  • Michelin
  • Nestlé
  • Novartis
  • Owen Illinois
  • Philip Morris
  • Procter & Gamble
  • Merck Serono
  • Rolex
  • Sunstar
  • Tetra Laval International
  • Tupperware
  • UPS Supply Chain Solutions, and many more.... 

logo-rolex.jpg

Besides, as another evidence of its attractivity, Lake Geneva Region accommodates numerous international and non-governmental organisations whose mission resides in designing the future of humanity. In addition to the United Nations, the region has the biggest organisations related to:

The contributions of international organisations are important. Among the major advantages one can name:

  • infrastructures
  • international presence
  • stability and security
  • information (statistics, analysis, etc.)
  • scientific and industrial return, technological gains (access to particular components, for example, training of researchers)
  • cultural diversity
 

For instance, the investment per inhabitant in telecommunications equipment is the highest in the world.
In spite of a complex topography, connections by rail, road and air are among the most developed in the world (71,277 km of roads, 5,100 km of railways, 1,640 km of motorways, 180 km of tramways and 65 km of waterways).

Motorway and railroad systems cross the swiss cantons, as well as nearby French departements and allow rapid access to the international airports of Geneva and Lyon, as well as to nearby European airports. The big hubs of the continent can thus be reached rapidly. Moreover, the region also has about ten airports that can accommodate business jets and private aeroplanes.

geneva airport.jpg

Lake Geneva Region is linked to the European network of high-speed trains (TGV, ICE, Cisalpino, Thalys, etc.), enabling numerous connections with surrounding countries:

  • France
  • Germany
  • Italy
  • Belgium
  • Denmark
  • Luxembourg
  • The Netherlands
  • Austria
  • Spain
  • The Czech Republic
  • Hungary

In the region the trains are reputed for their punctuality and link all the Swiss cities on journeys that last, on average, less than two hours, while Paris is a mere 3 hours ride from Geneva.

A particularity of Western Switzerland and the country are the free ports (17 entities spread all over Switzerland). Situated near the major highways and borders, these logistic centres are kept for goods that transit through Switzerland and do not need to comply with the free zone’s entrance and exit formalities.

The Swiss Post offers one of the densest and most efficient European networks.

Another key element of the region's attractivity lies with its excellent offer of private and international schools.

Lake Geneva Region is a privileged location for all those who wish to receive a first class education. The region indeed accommodates the biggest concentration of private schools in the world, reflecting the multicultural and multilingual context that characterises it. Thus, in Geneva alone there are 1.37 international schools for 100,000 inhabitants, ahead of Brussels (1.10) or Singapore (0.21).

These institutes dispense special schooling or complete education up to university levels in most languages. Some of them are world renowned for the exclusive education they dispense in general culture, the hotel business or in yet other fields.

Furthermore, certain private schools are reserved for children of expatriates who can profit from their short or medium-term mandates to offer their children a good education, adapted to the exams they will have to pass in their home country. In an international comparison, the schooling of most of these establishments offers an unmatched quality-price ratio (e.g. schooling expenses of 15,061 US$ in the English primary schools).

 

And yet, all this is even reinforced by the outstanding natural beauty of the region, with such world renowned spots as:

* Geneva's lake
* Mont-Blanc, Europe's highest mountain.
* Chamonix, world capital of alpinism
* Annecy and its lake of pure water
* The Lavaux area, named at the UNESCO World Heritage
* and so much more.....  

A point worth to be pinpointed by non European companies eager to set up European headquarters: In Lake Geneva Region, you can benefit from the better of 2 worlds:

Attractiveness of a Swiss business friendly environment coupled with back office location in France's close territories, that offer access to the huge European market; as well as some specific advantages on the French side such as Research Tax Credit which favors installation of companies which devote large amounts to research, especially valid for high  business.

I have travelled the world over, and lived many years in Asia; Yet I can tell you, ther is no other place in the world like our Lake Geneva Region. It's definitely worth your visit, as a business man, or as a  tourist. That is why I hope I will have convinced you of the interest to look favourably at our region as the next place you want to be. For those interested, you can reach me by mail to get some key addresses for further investment information

Saleve Mont-Blanc.JPG

Lavaux soleil couchant OK.JPG

 

03/04/2012

Compte Rendu du MIPIM 2012

A la mi mars, s'est tenu à Cannes le MIPIM, le plus grand salon immobilier mondial qui rassemble en une semaine les principales villes, métropoles et régions d'Europe ainsi que de nombreux pays du Moyen Orient et d'Asie. Lors de ce salon, chaque exposant montre ses projets phares en terme d'urbanisme et fait la promotion de son territoire auprès des investisseurs étrangers. C'est donc une occasion unique pour un territoire dynamique de faire preuve d'ingéniosité pour démontrer son attractivité.

Si les 2 stands du Grand Paris et du Grand Londres étaient les stands les plus imposants, il faut noter que la plupart des régions et des métropoles européennes étaient présentes sur le salon; avec une participation remarquable de nos amis d'Europe de l'Est, dont on voit bien qu'ils ont de l'ambition et qu'ils aspirent à rattraper les grandes villes d'Europe de l'Ouest.

Comme d'habitude, Geneve et sa région participaient bien évidemment à ce grand rassemblement sur un stand dont l'intitulé est "Lake Geneva Region". Outre la ville de Genève, le Canton de Vaud et les représentants de la France voisine (Pays de Gex, Territoires de l'ARC) se retrouvent ensemble sur ce stand pour montrer au monde les richesses et les atouts que notre territoire offre.

Même si le stand ne faisait pas mauvaise figure parmi ses pairs, je ne peux m'empécher de dire que ce stand faisait plus penser à un club où l'on se rencontre entre soi, qu'à un outil de communication destiné à attirer les investisseurs étrangers. Cela était particulièrement frappant en comparaison des efforst déployés par des agglomérations françaises comme LYON, BORDEAUX ou MONTPELLIER, parmi tant d'autres, qui n'ont pas lésiné sur les moyens technologiques et humains pour mettre en avant leurs atouts.  On avait l'impression d'une ville sure d'elle même et de son attractivité! une ville qui n'a pas besoin de faire beaucoup d'efforts pour attirer les investisseurs. Finalement, c'est plutôt la partie française qui déployait les plus grands efforts pour faire la promotion du territoire.

Ainsi, je fus particulièrement impressionné par les projets d'Annemasse qui avec l'arrivée du CEVA va réellement jouer dans une autre cour: à titre d'exemple si la gare SNCF voit aujourd'hui passer 300 000 visiteurs par an, c'est 4 Millions qui y sont attendus une fois que le CEVA sera opérationnel. Une telle révolution donne bien évidemmnt du crédit au projet d'hotellerie et de centre de convention défendu avec brio par le maire d'Annemasse, Mr DUPESSEY. Et au vu de l'interet suscité par ses interlocuteurs, on peut envisager l'avenir de ce projet d'aménagement avec optimisme.

Autre temps fort du salon: la conférence qui réunissait des intervenants français et suisses pour parler de notre agglomération. On a pu comprendre les difficultés de produire du logement à Genève quand un promoteur suisse de première importance nous a dit qu'il avait vu 12 ans s'écouler entre l'initiative d'un projet et sa réalisation. Mais c'est surtout l'intervention de Bernard GAUD, président de l'Arc, qui m'a paru la plus symptomatique de ce qui se passe dans notre territoire, quand il a affirmé qu'avant d'être français, il était surtout un Genevois, (à prendre au sens géographique du terme).

Il serait temps que nos amis suisses considèrent cette réallité: Nous sommes plus liés économiquement à Genève que nous ne le sommes à toute autre entité. Et Genève serait bien limitée et appauvrie sans nous. Il faut dépasser les clivages démagogiques où chacun accuse l'autre et utilise des arguments qui divisent et sclérosent nos populations. Cela n'apporte rien de bon. Il est préferrable de chercher à fédérer notre territoire  et de nous retrouver dans un grand projet transfrontalier où les interets de chacun sont pris en compte pour une stratégie gagnant-gagnant.

C'est dans ce but que je suis allé à Cannes! pour promouvoir auprès de nos amis suisses ma vision d'avenir de notre territoire et mettre en avant quelques projets qui me tiennent à coeur et qui me paraissent interessants pour notre territoire des deux cotés de la frontière, au premier rang desquels:

 * Etablissement d'une Ecole Chinoise Internationale
 * Mise en place d'une gare de pré-embarquement pour l'aéroport à Bardonnex

NB: On pourra d'ailleurs lire plus en détail ma vision de ces deux projets sur ce blog dans la catégorie Projet d'Agglo Franco-Valdo genevois

29/03/2012

Quel nom pour notre agglomération? A vous de choisir!....

Quelnom.JPG

 
Comme 915 000 habitants du bassin de Genève, vous vivez au quotidien l'agglomération franco-valdo-genevoise, pour le travail, les études, les loisirs, etc. Vous résidez alors sur un territoire particulier, transfrontalier et l'un des plus dynamiques en Europe sur le plan économique, humain et culturel.


Mais savez-vous lui donner un nom ?

 
208 communes et des partenaires franco-suisses autour de Genève se structurent depuis 2005 pour organiser les relations transfrontalières de cette agglomération qualifiée par les partenaires du Projet de « franco-valdo-genevois ». Pour vous, elle existe, tous les jours.


Elle vous rassemble, elle doit donc vous ressembler.

Aujourd'hui, vous avez la possibilité de faire un acte important, fondateur et unique : donner un nom à votre agglomération !


Pour être acteur de votre territoire, rendez-vous sur www.choisirnotrenom.com du 24 mars au 1er mai et votez pour l'une des 3 appellations qui vous sont proposées pour identifier notre bassin de vie.

GRAND GENEVE

GENEVAGGLO

LE GENEVOIS

 

Vous avez la parole, prenez la!

Pierre Brunet
Conseiller Municipal de St Julien
Un Genevois de coeur

26/09/2011

l'histoire et les perspectives d'avenir de la Savoie du Nord racontées par le Pr Paul Guichonnet

Samedi dernier, à l'occasion des journées du Patrimoine, l'assistance venue nombreuse à la salle municipale du Chable, s'est régalée de la conférence menée de main de maitre par Paul Guichonnet, historien émérite, qui à 91 ans, a su nous émerveiller de sa science historique et de ses dons de conteur, pour nous faire revivre l'histoire de notre territoire et nous proposer sa vision de l'avenir de la Savoie du nord.

J'ai essayé de résumer du mieux possible cette présentation afin d'en faire profiter le plus grand nombre, et je tiens à remercier la Salévienne, l'Académie du Faucigny et la Maison du Salève, co-organisateurs de cette conférence et de l'exposition temporaire qui se tient à la Maison du Salève sur les dessous de l'Annexion telles que vécues en Savoie du Nord (le Genevois, le Faucigny et le Chablais)

L'Arc Alpin qui va de Nice à l'Autriche s'étend sur 1200 kms de long sur 250 kms au point le plus large, et joue le rôle de séparation entre le sud de l'Europe, berceau de notre civilisation, et l'Europe du Nord, germanique, et industrielle. Mais celui-ci offre quelques passages de franchissements, dont la Maison de Savoie a toujours eu l'ambition d'en contrôler les accès (cols de Tende, du Cenis, du Petit St Bernard, du Grand St Bernard et du Simplon). Quant à Chambéry, première capitale de la Maison de Savoie, elle se trouvait au carrefour des 2 axes Sud-Nord (Nice-Genève) et Ouest-Est (Lyon-Turin).

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L'arc Alpin

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Les 2 axes Lyon-Turin (EO) & Chambéry-Genève (NS)

Si on estime l'origine de l'histoire de la Maison de Savoie autour de l'an 1000, en 1032 plus exactement  avec Humbert 1er aux Blanches Mains, rappelons que la Savoie du Nord n'a rejoint le bloc savoyard que plus de 300 ans après l'établissement de la Savoie puisque le Faucigny est devenu savoyard en 1355 alors que le Genevois ne devint possession savoyarde qu'en 1401, avec l'extinction de la lignée des Comtes de Genève et la cession du Comté à Amédée VIII de Savoie

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en rouge, les frontières de la Savoie vers l'An Mille

On ajoutera que l'identité savoyarde n'est ni géographique, comme peut l'être la Corse, ni linguistique, comme la Bretagne, puisque la Savoie parlait français depuis le Moyen Age grace au clergé. En réalité, l'îdentité savoyarde est de nature historique: le sentiment d'appartenir à une identité spécifique, qui ne conteste pas d'être aujourd'hui française, mais qui a la conscience d'avoir une histoire bien à elle, différente du reste de la nation française. Ce sentiment perdure aujourd'hui, même si 50% de la population vivant en Savoie aujourd'hui n'y est pas née.

NB: On notera que la Ligue Savoisienne n'est pas tout à fait sur la même longueur d'onde que le Pr Guichonnet, puisque celle-ci revendique haut et fort sa différence

Toutefois au sein de l'ensemble Savoie subsistent des identités régionales assez fortes, que ce soit dans la rivalité encore bien vivace entre la Savoie et la Haute Savoie, mais encore dans les jalousies qui perdurent dans le bassin Annécien envers les territoires Lémaniques septentrionnaux; et même au sein de la Savoie du Nord, on ne peut ignorer les différences entre le Chablais conservateur et féodal, et le Faucigny démocratique, tourné vers Genève.

Au XVème Siècle, Genève est l'une des villes les plus riches d'Europe, et il n'est pas étonnant qu'elle joue un rôle phare pour les territoires qui l'entourent. Mais la conversion de Genève au protestantisme va être une véritable rupture, réduisant ses liens avec les territoitres catholiques de la Savoie. De plus, la cession à la France du Pays de Gex, du Bugey et de la Bresse, au traité de Lyon en 1601,  puis la signature du Traité de Saint-Julien en 1603 concrétisent la fin des vues de la Maison de Savoie sur Genève, pour qui la menace principale devient désormais la France. Mais tout au long du XVIIème Siècle, l'hostilité restera forte entre la Savoie et la Rome protestante, suivie par un apaisement des relations au XVIIIème. Ce siècle verra d'ailleurs l'éclosion et l'essor économique de Genève, dans les métiers de la banque et de l'horlogerie. Genève étant l'un des principaux bénéficiaires de l'exode des Huguenots français après la Révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV.

Cette réputation de Genève comme l'une des capitales de la finance européenne se traduit avec la nomination du genevois  Necker comme ministre des finances de Louis XVI. A cette époque Genève est donc une ville prospère de 30000 habitants qui rayonne bien au dela de sa région géographique.

En 1792; la France envahit la Savoie et crée un nouveau département, qui prend le nom de département du Mont-Blanc avec comme capitale Chambéry.

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Le département du Mont-Blanc de 1792 à 1798

Mais en 1798, Genève est à son tour conquise par les armées de la République, ce qui entraine la constitution d'un nouveau département français, le département du Léman dont Genève devient la capitale et qui peu ou prou correspond aux limites territoriales de la savoie du Nord. A noter qu'Annecy reste au sein du département du Mont-Blanc dont Chambéry continue à être la capitale.

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Le département du Léman de 1798 à 1814

L'arrivée de Napoléon au pouvoir n'est pas une bonne chose pour Genève puisque non seulement celui-ci déteste cette cette ville, mais en outre l'instauration du blocus continental ruine la ville. Cette attitude est bien différente de celle de la bourgeoisie de la Savoie du Nord qui se complait avec le système libéral qui prévaut à Genève, par opposition à la domination centralisée qu'exercent aussi bien la Maison de Savoie que la République Jacobine française.

Le 30 décembre 1813, Genève est libérée du joug français par les troupes autrichiennes, et elle reprend son indépendance; mais afin de se préserver d'une future menace française, Genève décide de rejoindre la Confédération Helvétique. A cette occasion, et afin de permettre une continuité géographique avec la Suisse, des échanges de communes ont lieu: c'est ainsi que Versoix, commune française depuis le traité de Lyon en 1601, devient suisse.

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La zone de neutralisation

Une occasion est manquée en 1815 pour une partie de la Savoie du Nord de rejoindre Genève au sein de la Suisse quand le négociateur genevois au Congrès de ViennePictet de Rochemont, prône l'établissement des frontières naturelles au Fort L'Ecluse, Mont-Sion et Salève. Il est en effet déjugé par ses pairs Genevois et Bernois qui refusent de voir trop de communes catholiques rejoindre le nouveau canton protestant de Genève.

 

Un autre exemple du destin différent de la Savoie du nord du reste de l'entité savoyarde se manifeste lorsque , à la demande de la Maison de Savoie, le Congrès de Vienne octroie au territoire de la Savoie du Nord  une clause de neutralisation en cas de conflit; les troupes Savoyardes devant se retirer pour faire place aux troupes suisses qui pourront alors neutraliser le territoire occupé. Cette clause vise bien évidemment la France qui est percue alors comme le principal danger; dans l'esprit, elle doit permettre de faciliter la défense de ce territoire ,excentré de Turin.

En 1859, alors que les rumeurs de rattachement de la Savoie à la France prennent de plus en plus d'ampleur, une pétition de 14000 signatures voit le jour dans 60 communes du Faucigny et du Genevois pour demander leur rattachement à la Suisse plutôt qu'à la France. En effet, ces bourgeois démocrates, amis de Cavour, sont hostiles à Napoléon III qu'ils voient comme un dictateur.D'autre part, ils sont conscients que leur destin économique est intimement lié à celui de Genève.

NB: C'est l'époque où Joseph-Léandre BARD proclame à Bonneville:

" Si Genève est française, il faut être français,
  Si Genève est suisse, il faut être suisse,
  Si Genève est cosaque, il faut être cosaque"

En revanche le clergé est,lui, favorable au rattachement à la France qu'il voit comme l'amie du pape par opposition au laic Cavour; le clergé  organise donc une contre pétition qui aura un certain succes dans le Chablais catholique.

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Les communes qui pétitionnent pour le rattachement à la Suisse

 

Nb: on remarque le faible nombre de communes pétitionistes dans les montagnes du Chablais, là où l'influence du clergé catholique est la plus forte.

Malgré sa promesse faite à Dufour de céder la Savoie du Nord à la Suisse, Napoléon III, fortement influencé par son ministre des Affaires Etrangères Thouvenel, se rend aux arguments de la députation Savoyarde des 41 qui monte à Paris pour plaider contre le démantellement de la Savoie au début de  1860. Notons que sur ces 41; seuls 6 étaient originaires de la Savoie du Nord et qu'une des conditions qu'ils mirent à leur participation, lors de leur montée dans le train à Culoz, fut d'obtenir la création de 2 départements distincts.

Victor Emmanuel, roi de Sardaigne ayant voulu que le rattachement de la Savoie à la France ne se fasse pas contre l'assentiment des populations concernées, il y a donc lieu d'organiser un vote pour confirmer le rattachement à la Grande Nation, et bien évidemment, l'Empereur des Français souhaite que le plébiscite suscite l'enthousiasme. Aussi Napoléon III, conscient de cette opposition qui nait en Savoie du Nord envoie le sénateur Laity avec les pleins pouvoirs pour faire que l'annexion et le résultat du Plébiscite soient un succès. C'est lui qui met en place le système de la Grande Zone, encore appelée Zone d'Annexion, qui permettra de faire accepter par les savoyards du nord le rattachement à la France. C'est ainsi que dans les arrondissements les plus critiques de Thonon, Bonneville et saint-Julien, on dénombrera 47076 bulletins OUI et ZONE, pour seulement 232 bulletins OUI et 131 bulletins NON.

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La Grande Zone, dite Zone d'Annexion

Cette Grande zone subsistera jusqu'en 1914, au grand désespoir d'Annecy qui se sent pénalisé par les faveurs douanières octroyées à la Zone et dont le chef lieu du département ne bénéficie pas. On notera aussi qu'un grand nombre de grands projets d'avant guerre ont été financés par des capitaux genevois, particulièrement dans le domaine touristique (hotels & infrastructures). Quant aux Genevois, ils boivent du vin d'Ayze ou consomment du blé des Bornes; Une réelle osmose existe entre Genève et les territoires français de la zone: l'argent suisse y circule librement avec, à cette époque, un taux de change de 102CHF pour 100FF.

En 1914,une véritable rupture se produit, liée au fait que la Suisse alémanique est pro allemande et que cela ne passe pas au sein d'une population savoyarde patriote vis à vis de la France. A partir de ce moment là, l'économie de la Savoie du nord s'intègre de plus en plus à l'économie française en se détachant de l'économie genevoise, et donc suisse.

En 1918, au sortir de la guerre, la Suisse veut intégrer la Société des Nations (SDN) et faire reconnaitre sa neutralité. Pour ce faire, elle est prête à faire des concessions à la France, afin d'obtenir son soutien. Dans l'article 45B du traité de Versailles, il est ainsi décidé de supprimer la zone de neutralisation, puis en 1921 la France décide de mettre un terme aux zones franches, ce qui est accepté par le gouvernement Suisse.

Toutefois en 1923, un coup de tonnerre se produit avec l'occupation de la Ruhr par la France; cette action offusque les Suisses allemands, avec pour conséquence l'apparition d'une votation populaire qui revient sur l'accord sur la suppression des zones franches. Et lorsque Poincarré décide unilatéralement de supprimer les zones, une grande animosité monte entre les deux pays, ce qui conduira la Suisse à porter son différend avec la France devant la Cour Internationale de La Haye. En 1932, la Cour Internationale décide alors que la Grande Zone, qui avait été concédée par la France à un de ses désormais propres territoires peut être abolie, considérant que c'est une affaire interne française; en revanche, la Cour Internationale statue que la petite Zone, dite zone Sarde, dont l'existence découlait d'un traité international (le Congrès de Vienne), celle-ci doit être rétablie. C'est ainsi qu'au 1er janvier 1934 la petite zone est rétablie dans ses frontières de 1815.

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La 2ème Guerre mondiale contribue à l'éloignement entre Genève, neutre, et la Savoie du Nord. Jusque dans les années 1970, la Savoie est unie et française, mais un changement important arrive avec les lois de décentralisation et la création de la région Rhône Alpes. En 1983, le Président du Conseil Régional prend le pas sur le préfet; l'aménagement du territoire devient une priorité, avec de nombreuses responsabilités déléguées aux échelons départementaux. Un esorit nouveau souffle sur notre territoire; c'est l'époque de la négociation des fonds frontaliers qui ne concernent que la Savoie du nord. Genève qui a retrouvé un rôle mondial a besoin de main d'oeuvre: elle devient l'une des villes les plus cosmopolites d'Europe, où 40% de ses résidents ne sont pas suisses.

Dans le même temps se développe le phénomène des travailleurs frontaliers qui pasent de quelques centaines en 1962 à 92000 en 2010 (13000 issus du Pays de Gex et 79000 de Haute Savoie) qui travaillent pour leur écrasante majorité dans le Canton de Genève. Frontaliers qui paient leus impôts prélevés à la source dans le Canton de Genève, soit un montant évalué à 700M CHF. Depuis 1973, le Canton reverse une partie de ces sommes encaissées aux communes qui hébergent les frontaliers, ce sont les fameux fonds frontaliers dont 60% revient aux communes et 40% au département. En 2010, ces fonds frontaliers se sont élevés à 152 M€, dont la majorité va aux communes les plus proches de Genève. Ainsi, on dénombre 8000 frontaliers à Annemasse contre 3000 à Annecy et quelques centaines dans tout le département de la Savoie.

Cette activité trans-frontalière se traduit par 500000 franchissements quotidiens de la frontière dont l'essentiel est fait en transport privé, puisqu'on estime à 10% seulement la part du Transport en Commun dans cette migration quotidienne. Cela génère de nombreux problèmes d'environnement et de qualité de vie, et ce n'est que récemment que Genève a pris la mesure de son implication nécessaire dans la vie de son agglomération trans-frontalière.

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Le périmètre du Projet d'Agglo Franco-Valdo-Genevois

C'est ainsi qu'est né le Projet d'Agglo Franco-Valdo-Genevois (photo ci-dessus) et que de grands projets ont été élaborés comme le CEVA (photo ci-dessous), le Tram de St Julien etc....

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Le tracé du CEVA (Cornavin - Eaux Vives - Annemasse)

Mais il reste encore beaucoup à faire pour mieux harmoniser la ville centre et sa banlieue périphérique française. Ces actions ne se faisant pas sans interférences de la part d'Annecy qui ne voit pas d'un très bon oeil la Savoie lémanique reprendre son indépendance, au moment où, en accord avec Chambéry, elle recherche à faire émerger un territoire des Pays de savoie (Université de Savoie, Comité Mont-Blanc).

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La Savoie du Nord - trait d'union entre Rhône-Alpes et la Suisse

 

De par sa position géographique, il parait évident que la Savoie du Nord a désormais un rôle important à jouer entre la région Rhône-Alpes et la Suisse, et plus particulièrement la Suisse Romande. 

Pour conclure, et en ce qui me concerne, je crois fermement, comme le Pr Guichonet, que sans tourner le dos à notre région Rhône Alpes, nous avons un grand rôle à jouer comme le lien entre celle-ci et Genève. Cependant, le caractère international de Genève nous confère une singularité exceptionnelle que pour ma part, je souhaite voir se développer. Je suis persuadé que Genève de par sa position géographique et son cosmopolitanisme, peut devenir le havre d'accueil des grandes entreprises non Européennes, et particulièrement Chinoises, qui souhaitent établir une base en Europe. En ce sens, la Savoie du nord offre à Genève l'espace qu'elle n'a pas, ainsi qu'une ouverture sur l'Europe puisque notre territoire est dans l'UE, alors que Genève n'en fait pas partie.

La Savoie du Nord peut aussi jouer le rôle majeur dans l'internationalisation souhaitée de la région Rhône-Alpes et devenir la porte d'entrée commerciale et culturelle de l'Orient en Europe, comme  Kobe ou Nagasaki au Japon, et Shanghai en Chine, le furent dans le passé envers l'Occident. C'est à mon avis là que se jouera nore avenir, qui est grand, si nous savons nous y prendre.

28/04/2011

Le volet 2 du Projet d'Agglo en question - La France se rebiffe

En 2007, était signé en fanfare le Projet d'Agglo Franco-Valdo Genevois dont le but avoué était de conduire et d'organiser la croissance démographique et économique du bassin Lémanique afin de parvenir à un développement harmonieux et équilibré de notre territoire des 2 cotés de la frontière. 5 ans plus tard, au moment de signer le 2ème volet de ce projet trans frontalier, force est de constater que de ce coté-ci de la frontière, de plus en plus d'élus s'expriment haut et fort pour critiquer le fait que Genève ne respecte pas ses engagements, et tout particulièrement en ce qui concerne la construction de logements.

Coté français, on exprime donc son mécontement vis à vis de Genève, comme l'indiquent ces 2 interviews de nos élus : Bernard Gaud, Président de la Communauté de Communes du genevois et Antoine Vieilliard, Conseiller Général du canton de St Julien.

 

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