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09/11/2012

François Hollande, le socio démocrate français qui va révolutioner le PS

Comme le montre l'article publié sur ce blog en octobre 2010, je ne suis pas peu fier d'être l'un de ceux qui avait prévu l'ascension de François Hollande plus de 18 mois avant sa victoire.

Beaucoup ont tendance à sous estimer l'homme et ils font à mon avis une grave erreur. C'est un fin politique qui, comme un joueur d'échec, planifie à l'avance ses coups. C'est vrai qu'il ne gesticule pas comme Sarkozy, et qu'il ne monopolise pas le terrain médiatique à tout bout de champ, laissant un peu plus d'espace à ses ministres. Mais qui s'en plaindra? On lui reproche ses hésitations. Mais finalement qu'importent quelques semaines de plus pour prendre une décision, si au final, la décision est effectivement prise et c'est la bonne décision qui est choisie. Des couacs au gouvernement? Peut-être mais  à mon avis, après quelques mois d'accoutumance, le Président est sur la bonne voie.

Ce qu'il vient de réussir avec le rapport Gallois est un coup de maître, obtenant même des félicitations de Laurence Parisot, la Présidente du MEDEF, exploit que la droite n'a pas souvent réussi. Bien sûr, son aile gauche crie au scandale, mais que peut-elle faire? Rejoindre Melenchon et abandonner alors pour toujours les allées du pouvoir? Non, il ne risque pas grand chose sur sa gauche.... On voit même les écolos qui se font rouler dans la farine mais qui n'en peuvent mais. Hollande sait ce qu'est le rapport de force et il en joue avec adresse.

La bonne nouvelle, c'est qu'avec François Hollande, le PS est en voie de se social-démocratiser, rejoignant ainsi la grande famille des partis socio-démocrates européens. Cela veut dire plus de lisibilité pour l'avenir et moins de crainte de la part des forces vives du pays à propos de  la prise de pouvoir par le PS. Si en même temps, il pouvait sortir le PS de son sectarisme, et réduire au silence les acharnés de la gauche sectaire comme Benoit Hamon ou Emmanuel Maurel, je l'applaudirais des deux mains.

Il ne lui reste plus à abolir cette mesure stupide sur les 75% d'impôts, ce qu'à mon avis, il fera, dès que les choses iront mieux, respectant par là même sa promesse que cette imposition ne serait que temporaire, pour que la France ait enfin un gouvernement de gauche qui ne soit pas un épouvantail et qui fasse de notre pays un pays à nouveau attrayant pour les investisseurs étrangers. Si dans le même temps ce gouvernement s'attaque sérieusement à la délinquance et prend des mesures fermes pour remettre de l'ordre dans les quartiers, on ne pourra que s'en réjouir.

Cela n'empéchera pas le PS de subir une lourde défaite aux municipales en 2014, mais cela permettra au Président de donner un coup supplémentaire à droite en nommant Manuel Valls à Matignon, s'assurant alors, avec la sortie de crise espérée pour 2015 une réélection triomphale en 2017. Car oui, je pense que François Hollande est là pour 10 ans.

J'entends déja certains me dire que comme l'opportuniste de Jacques Dutronc, je retourne ma veste. A ceux là, je réponds sans hésitation "pas du tout". Ne vous y trompez pas, je n'ai pas changé de camp! Je reste un homme de droite. Mais, n'étant pas un politicien de carrière, cela ne m'empêche pas de me réjouir quand notre principal adversaire de gouvernement revient sur terre et qu'il met en oeuvre une politique qui va dans le bon sens. Si en 2017, nous devions assister, comme je l'espère, à un duel Fillon - Hollande, ce ne pourrait être qu'une tres bonne nouvelle pour la France avec deux candidats de très bon niveau, et j'en suis sûr, une campagne qui enfin adresserait les vrais problèmes de la France avec une alternative de solutions raisonnées pour y faire face. Car François Fillon a raison: le plus grand défi qui nous fait face est celui du déclin de notre pays. Il est temps que nos dirigeants s'en rendent compte et qu'ils prennent enfin les mesures pour y remédier.

Mais l'opposition se grandira en reconnaissant les bonnes mesures de ce gouvernement et n'en gagnera que plus de crédibilité pour s'opposer à celles qui laissent à désirer....

18:18 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hollande, fillon, social démocratie | | | Digg! Digg | | |  Facebook

06/11/2012

Pour Pascal c'était "vérité en deça des Pyrénées, erreur au delà"! Pour Hollande c'est "erreur hier, vérité aujourd'hui"....

Que n'ont ils dit nos amis socialistes contre l'augmentation de la TVA votée par le gouvernement Sarkozy! Alors qu'ils étaient dans l'opposition, c'était une hérésie, un scandale.... Et que font-ils moins de 6 mois après avoir conquis le pouvoir? Ils augmentent la TVA bien sur, avec l'aplomb qui sied à leur sectarisme.

A l'inverse de leur attitude, hommes responsables que nous sommes, nous applaudissons cette mesure, même si nous aurions préféré

1 qu'elle s'applique tout de suite

2- que l'augmentation soit plus conséquente afin de produire des effets plus notables

Enfin, pour une fois, les mesures vont dans le bon sens; on ne saurait donc bouder notre plaisir....

18:15 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tva sociale, pascal, hollande | | | Digg! Digg | | |  Facebook

26/10/2012

Le débat Copé - Fillon

Hier soir, sur France 2, c'était l'UMP à la Une!

J'ai suivi l'émission au sein d'une réunion de militants UMP et, clairement, c'est Jean-François Copé qui a séduit la plupart de mes voisins. Sa pugnacité est clairement une force qui remporte l'adhésion des militants qui veulent en découdre avec la gauche et qui pensent que Mr Copé sera plus incisif que François Fillon dans cet exercice. Ce à quoi je souscris pleinement.

débat cope fillon.jpg

A le voir débattre hier soir, on ne pouvait s'empécher de retrouver Nicolas Sarkozy, donnant du poids à l'expression Copé-collé ou conduisant même certains observateurs à dire avec humour que l'ancien président s'était réincarné en Jean-François Copé.

Je l'ai déja dit sur ce blog: JF Copé serait un meilleur président de l'UMP que Mr Fillon: il sera plus combatif, exercant mieux que l'ancien Premier Ministre son rôle de chef de bande. Avec cependant le risque de trop "droitiser" l'UMP avec la conséquence de laisser un boulevard aux centristes de Mr Borloo.

En revanche, de la même façon, François Fillon est apparu bien plus présidentiable que son cadet, et il sera, à mon sens, un bien meilleur candidat pour battre François Hollande que Mr Copé.

Si nous pouvions être surs que donner les rènes du parti à Mr Copé n'empécheraient pas une primaire loyale en 2016, où Mr Fillon auraient toutes les chances d'être désigné, je n'aurais pas de problème à lui apporter mon vote: l'homme est dynamique, bon orateur, virevoletant, sympathique, malin, et exprimant haut et fort les valeurs de la droite. Le problème est que j'ai mes doutes!....

Or je suis persuadé que François Fillon, le Pompidou moderne, mérite d'être notre champion en 2017; c'est pourquoi, malgré l'excellente prestation du secrétaire général de l'UMP, j'apporterai quand même mon vote à François Fillon.

Et que le meilleur gagne!

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23/10/2012

Un stigmate de notre déclin accéléré: la balance commerciale Française plonge en enfer.

La balance commerciale est le solde (quand il est positif, on parle d'excédent, s'il est négatif, on parle alors de déficit) résultant de nos achats et de nos ventes à l'étranger. C'est le meilleur indicatif que l'on puisse cavoir de la bonne santé de notre industrie, à savoir si celle-ci produit bien et pas cher des produits que le monde entier désire. Force est de constater qu'à travers son prisme, on peut être grandement préoccupé par l'avenir de notre économie.

Mois après mois, les chiffres tombent, confirmant que la France perd des positions sur les marchés extérieurs. Le déficit de la balance commerciale a atteint 6 milliards en juin 2012, faisant plonger dans le rouge de 34,9 milliards le commerce extérieur hexagonal sur l'ensemble du premier semestre 2012, selon les chiffres publiés par les Douanes. Ces chiffres calamiteux sont à mettre à la suite de la dégringolade vertigineuse de notre commerce exterieur depuis 10 ans comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous.

Deficit commercial France 2000-2011.JPG

Les chiffres des deux derniers mois connus, - 4.27 Mard € en juillet et -5.3 Mard € en aout restent dans la même tendance préoccupante, forçant le gouvernement Hollande à prendre le taureau par les cornes, et mettant au premier plan le problème de la perte de compétitivité de notre économie, et particulièrement de notre industrie.

Le graphique ci-dessus illustre de façon magistrale comment l'euro a été une catsatrophe pour les pays laxistes de la zone euro. En effet, depuis 2002, nous nous sommes interdits la possibilité de dévaluer, ce que nos gouvernements avaient pris l'habitude de faire depuis 1968, reprenant d'une main ce que leur manque de courage leur avait fait abandonner de l'autre aux classes laborieuses. Faut-il rappeler qu'au début de l'année 1968, il fallait 1.20FF pour acheter 1FS, alors qu'aujourd'hui, il faut 0.8€ (soit 5.25FF) pour acheter le même Franc Suisse. cela représente tout de même une dévaluation de 77% de la valeur de notre monnaie en 45 ans, au grand profit des travailleurs frontaliers qui ont fait le choix de travailler chez nos voisins.

La dévaluation permettait de redonner un coup de fouet à nos exportations et de limiter les importations quand la chute de la compétitivité de nos entreprises nationales l'exigeait. Un genre de drogue douce qui permettait de faire face à la rigueur des temps. L'introduction de l'euro ne l'a plus permis, nous sevrant brutalement de la drogue "dévaluatrice" et entrainant dans le gouffre financier que l'on connait les pays qui adoptaient la même politique (l'Italie, l'Espagne, la Grece...) alors que dans le même temps l'économie sérieuse de notre voisin et concurrent l'Allemagne nous écrasait, puisque ce pays, sous un gouvernement socialiste, avait su prendre les mesures adéquates pour remettre son économie sur les bons rails.

Voyons ce que ça donne sur l'évolution de la balance commerciale allemande sur les 40 dernières années.

Excedent commercial allemand.JPG

On constate qu'à l'inverse de la France, c'est à partir de 2002 que la valeur de l'excédent explose pour atteindre

122 Mard € en 2009
155 Mard € en 2010
158 Mard € en 2011

Sur la base d'autres chiffres , provenant de sources différentes, il est interessant de comparer la répartition de ces excédents ou déficits pour l'année 2009.

France :
Déficit de la balance commerciale tous pays : 59 Mard €
Déficit de la balance commerciale vers l'UE: 26 Mard € soit 44% du total
Déficit de la balance commerciale vers l'Allemagne: 15 Mard € soit 25% du déficit total

Allemagne:
Excédent de la balance commerciale tous pays: 134Mard €
Excèdent de la balance commerciale vers l'UE: 115 Mard € soit 86% du total
Excédent de la balance commerciale vers la France: 27Mard € soit 20% de l'excédent total  

Ce que ces chiffres démontrent sans ambages, c'est que l'Allemagne a été le très grand bénéficiaire de l'euro puisqu'elle a pu déverser ses marchandises sur l'Europe grace à la monnaie commune et à l'absence de "dévaluations compétitives" qui dans le passé, venaient à fréquence régulière mettre un frein au rouleau compresseur de l'industrie allemande.

Le phénomène se réduit en 2012 suite à la grave crise qui frappe les pays d'Europe du Sud, mais l'excèdent allemand devrait cependant avoisiner 160 Mard € cette année.

Des grandes réformes de structures - en tête celles touchant à la compétitivité, au coût du travail, au financement de l'économie - seront nécessaires pour permettre aux entreprises françaises de grandir et de se remettre dans la compétition internationale.

Pour nous Haut-Savoyards du Nord, dont beaucoup travaillent en Suisse, il nous est difficile de comprendre et d'admettre que si la France est tombée au 21ème rang mondial de la compétitivité internationale, il ne faut pas chercher le champion de cette compétitivité à Hong Kong ou Singapour, ni même en Chine! Non, non, il est là tout près! car le champion de la compétitivité n'est autre que ......la Suisse.

Comment cela se peut-il? Il serait peut-être temps d'y réfléchir. Et probalement que les 65000 Français qui traversent chaque jour la frontière pour aller travailler à Genève et y obtenir un salaire souvent double de ce qu'ils percevraient de ce coté ci de la frontière, en France, oui peut-être pourraient ils donner quelques pistes à notre gouvernement; de quoi inspirer notre ministre du Redressement Productif, Mr Arnaud Montebourg, lorsqu'il aura remisé sa marinière, pour corriger notre faiblesse endémique et remettre debout ce pays avant qu'il ne soit trop tard.....

17/10/2012

Message de François Fillon aux sympathisants UMP et à tous ceux qui souhaitent le renouveau de notre pays

Mes chers amis,

Notre marche militante s’accélère et partout où je vais, je sens cette fierté qui est en vous et cette volonté farouche d’opposer à la gauche une autre vision de la France.

Le risque de déclin qui pèse sur notre pays est réel. Chaque jour qui passe renforce l’objectif que je me suis assigné : celui de rassembler les Français autour de l’UMP pour engager le combat du redressement national.

Ma conviction, c’est que notre élection est bien plus qu’une affaire interne. Face à un pouvoir socialiste désemparé, face aux difficultés de notre pays, l’UMP doit devenir le parti de la France qui résiste et se dresse pour reprendre son destin en mains.

En seulement cinq mois, la gauche a démontré son impuissance et son irresponsabilité face à la crise économique et sociale.

Tous les feux sont au rouge !
La croissance est au point mort, le chômage s’amplifie, les entreprises n’investissent plus, les déficits ne sont plus sérieusement maîtrisés... Cette situation n’est pas seulement le produit de la crise européenne, elle est aussi le résultat d’une politique qui nous mène droit dans le mur.

J’accuse François Hollande d’avoir stoppé l’élan réformiste imprimé par Nicolas Sarkozy et d’éteindre tous les moteurs de la croissance française. Le mélange du sectarisme, de l’amateurisme et du laxisme est en train de saper toutes nos chances de rebond.

La confiance est brisée.
Entrepreneurs, investisseurs, tous ceux qui créent de la richesse sont asphyxiés et même offensés par le gouvernement. Ca n’est pas en injuriant la direction de Peugeot ou le Président de LVMH que l’on relancera l’activité et l’emploi.

Désigner nos chefs d’entreprise à la vindicte populaire, c’est donner les clés de l’industrie française à nos concurrents étrangers. Et opposer les entrepreneurs aux travailleurs, les «riches» aux pauvres, c’est fissurer la Nation au moment même où celle-ci devrait, au contraire, rassembler toutes ses forces productives.

La compétitivité française est anesthésiée.
Alors que la survie de nos entreprises est en jeu, le budget 2013 leur impose 10 milliards supplémentaires.

Les prélèvements obligatoires sur les entreprises atteignent déja 18% du PIB contre 11 % en Allemagne, leur taux de marge s'est effondré à 28 % contre 40 % en Allemagne, leurs capacités d’investissement sont minimales…
Pour le gouvernement, qu’importent ces chiffres !
Il a décidé de raboter la déductibilité des intérêts d’emprunts qui est la clé de l’investissement, de surtaxer les plus-values de cessions de titres, de taxer les revenus du capital comme jamais (26,5% en Allemagne, 60% en France !). La fiscalité des plus-values et des dividendes va être la plus élevée d’Europe. Avec l’ISF, nous battrons même le record mondial de la taxation du capital.

Les résultats de cette politique seront implacables: les capitaux s’exileront, les investissements seront réduits, les nouveaux produits seront sacrifiés, des marchés seront perdus, et ce faisant, l’activité périclitera et le chômage continuera d’augmenter.

La TVA compétitivité est sacrifiée.
Alors que le coût du travail en France est supérieur de 10% à la moyenne européenne, le gouvernement a supprimé, par pur sectarisme, la TVA compétitivité que nous avions mise en place pour alléger le poids du financement de la protection sociale qui pèse sur le travail. 13 milliards d’euros seront à nouveau supportés par les entreprises.

Maintenant, le gouvernement fait mine de découvrir le problème.

Il parle d’une augmentation massive de la CSG… Cette augmentation frappera directement les classes moyennes. Contrairement à la TVA compétitivité, cette CSG massue n’intégrera pas les produits importés et elle n’améliorera pas instantanément la compétitivité des produits fabriqués sur le territoire national.

La récompense du travail est dévalorisée.
Pour les classes populaires, la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires est un coup dur porté au pouvoir d’achat des travailleurs, mais c’est aussi un frein à la motivation des salariés.
«Tous aux 35h, et pas une heure de plus !» : voilà le slogan du gouvernement, alors que tout le pays doit redoubler d’efforts pour aller chercher la croissance.

Le matraquage fiscal est enclenché.
Pour tous les ménages, la note est salée : plus de 10 milliards d’impôts nouveaux.
Abaissement du quotient familial, contribution de 0,15% sur les retraites imposables, suppression de l’assiette forfaitaire pour les particuliers employeurs, réforme des prélèvements sociaux sur les travailleurs indépendants, taux historique à 75% pour les ménages aisés…
Tous les Français vont être touchés par cette politique qui choisit l’impôt plutôt que la baisse résolue des dépenses de l’Etat. Ce choc fiscal de 20 milliards sur les contribuables et sur les entreprises, portera le coup de grâce à notre économie.

Les dépenses de l’Etat en situation de dérive.
Dans le budget 2013, l’essentiel des efforts est demandé aux entreprises et aux Français, et bien peu à la sphère publique.

La remise sous contrôle de nos finances publiques est pourtant impossible sans une profonde refonte de l'Etat-providence dont les dépenses atteignent 33% du PIB. Mais les mots «réforme de l’Etat» ne sont pas dans le dictionnaire socialiste !

Par démagogie, la machine à recrutement des agents publics est remise en marche et la Révision Générale des Politiques Publiques (qui nous avait permis d’économiser 11Mds€) est abandonnée.

Cette politique anti-entreprise, cette politique dépensière où l’impôt est partout et la réforme nulle part, conduit droit vers la récession, avec son cortège de frustrations et de violences sociales.

L’UMP ne doit pas seulement dénoncer cette politique, elle doit aussi incarner une alternative solide et crédible. C’est l’objectif de mon projet pour la France dont nous devons débattre ensemble.

Le redressement de notre pays passe par un nouveau pacte productif. Soyons clairs, pour sauver la France du déclin, il faut travailler plus, innover plus, dépenser moins !
- Il faut, une bonne fois pour toutes, abroger les lois sur les 35 heures qui ont détruit notre industrie pour donner aux entreprises et aux salariés la possibilité de négocier la durée du temps de travail.
- Il faut remplacer l’indemnisation du chômage par l’indemnisation de la formation, pour tous les demandeurs d’emploi. Chaque chômeur doit avoir la possibilité, et le devoir, de choisir une formation le qualifiant pour un métier ouvrant sur des débouchés. Cette réforme exige une refonte radicale de notre système de formation professionnelle, si nécessaire par le biais du référendum.
- Il faut instaurer l’obligation pour les bénéficiaires du RSA de participer à un travail d’intérêt général, à hauteur de 7 heures par semaine.
- Il faut simplifier l’embauche en créant un nouveau contrat de travail,alliant flexibilité et sécurité.
- Il faut alléger les charges et les contraintes qui pèsent sur l’activité, grâce à la TVA compétitivité.
- Il faut renforcer l’investissement des entreprises par la déductibilité des intérêts d’emprunt et par l’orientation de l’épargne vers les entreprises.
- Il faut simplifier les procédures qui pèsent sur l’activité en nous donnant pour objectif la suppression de 1000 normes en 5 ans.
- Il faut restaurer l’équilibre des comptes. L'effort d'économie s'élève à 120 milliards d'euros. Pour cela, je propose une triple règle d’or budgétaire qui touchera tous les niveaux : Etat, Sécurité sociale, collectivités locales.
- Il faut rénover le service public. Ce renouveau passe par la fin des 35 heures, par des fonctionnaires moins nombreux, mieux organisés et mieux payés, par une simplification radicale de la fonction publique qui devra passer de 300 corps à 20 ou 30 grandes catégories.

Voilà certaines des réformes que je propose pour relancer notre économie. L’urgence de la situation exige une thérapie de choc.

Certains disent que notre élection interne n’est pas le lieu pour en appeler à un redressement national. Je ne partage pas ce sentiment. Pour moi, le renouveau de notre parti n’est pas dissociable du renouveau de notre pays.

Pour vous, militants et adhérents, comme pour tous les Français qui nous regardent, je veux que l’UMP soit considérée comme le parti de la France.

François Fillon

18:49 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ump, françois fillon | | | Digg! Digg | | |  Facebook

16/10/2012

Pourquoi je soutiens François Fillon

UMP,Fillon,Copé,Sarkozy,Pompidou

François Fillon est le meilleur candidat de la droite à l'élection présidentielle en 2017. Cela en fait-il le meilleur Président de l'UMP dès 2012, rien n'est moins sûr.

Pour ma part, j'aurais préféré une solution Juppé, avec l'engagement solennel de celui-ci de ne pas se porter candidat à l'élection présidentielle; ce qu'il aurait fait compte tenu de son age.

Qu'on le déplore ou pas, cela ne s'est pas fait et nous aurons donc un choix à faire entre les 2 prétendants les plus "présidentiables" pour diriger le parti. Mon choix est fait,  et sans hésitation ce sera François Fillon. Je souhaite qu'il soit en capacité de modeler l'UMP à sa vision et que le parti défende ses valeurs, afin de maximiser les chances du parti gaulliste de reconquérir le pouvoir.

Si Jean-François Copé est un bon chef de bande, je ne crois pas qu'il ait la stature d'un chef d'Etat qui doit, par dessus tout, rassembler le pays derrière lui. Mr Copé est trop "clivant". L'exemple récent du petit pain au chocolat est venu le rappeler à ceux qui l'auraient oublié. D'autre part, comme chef du parti, je crains qu'il n'entraine notre parti vers des positions extrèmes qui lui seraient fort dommageables à terme.

En outre, et contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, je suis convaincu que celui qui tiendra le parti sera en pole position pour la course à l'investiture, même dans l'hypothèse où Nicolas Sarkozy souhaiterait revenir.... C'est bien là ce qui est en jeu lors de cette élection, et c'est pourquoi mon choix se porte sur l'ancien Premier Ministre.

Car au delà des faiblesses du candidat Copé, c'est surtout pour ses qualités que je soutiens François Fillon.

C'est un homme courageux.

Je ne peux croire qu'un couard aurait les c..... pour monter dans un bolide et conduire à près de 300 km/h, comme il le fait régulièrement. D'autre part, avec mais aussi face à Nicolas Sarkozy, sa conduite fut irréprochable. Il n'hésita pas à lui résister quand il estimait que cela en valait la peine. Ne fut il pas le premier homme politique à parler d'un pays en état de faillite, au début du quinquennat, bien avant tout le monde.

C'est un homme honnète.

Il suffit de lire ce que dit de lui Fréderic Mitterrand dans la dernière édition du JDD.

On peut être sûr qu'il saura s'entourer de gens partageant ses valeurs d'honnêté s'il parvient au pouvoir. Ce qui est essentiel, si on veut une République irréprochable.

C'est un homme loyal.

Il a dû en avaler des couleuvres auprès de Nicolas Sarkozy. Malgré cela, il a toujours été loyal envers le Président, alors qu'il aurait eu des raisons de jouer perso. Il a estimé que l'interet du pays était plus important que ses ambitions personnelles. Tout comme Juppé a été loyal à Chirac, Fillon a été loyal à son chef et à son parti. C'est une valeur que j'apprécie!

C'est un homme lucide.

 

Il fut l'un des premiers à poser un regard sans complaisance sur l'état des finances publiques de notre pays. De même, aujourd'hui, son diagnostic sur la situation du pays et sur ce qu'il est indispensable de faire me parait le plus proche de la vérité.

C'est un homme calme et posé, qui a du sang froid.

Je n'ai jamais aimé les trublions qui s'agitent et qui, en réalité, ne font pas grand chose. J'ai toujours préféré l'attitude consistant à agir, en ayant calculé les coups à l'avance, comme un joueur d'échecs, et à persévérer dans l'action que l'on a engagée. De la même façon que le pilote calcule son entrée en courbe afin de maximiser sa vitesse de sortie, il sait anticiper. Je pense enfin que c'est un homme déterminé, qui ne reculera pas une fois qu'il a décidé d'y aller. Une telle attitude impose en retour de ne pas se disperser et de ne pas attaquer dans toutes les directions.

C'est un fin politique

Avoir su tenir face à Nicolas Sarkozy, et en particulier lui avoir "imposé" de le garder comme Premier Ministre démontre qu'il n'est pas un amateur en politique et qu'il sait utiliser les situations à son avantage. C'est indispensable pour diriger un pays comme la France.

En résumé, François Fillon est un homme solide, qui sera capable de fédérer autour de lui une équipe soudée et déterminée pour traiter au fond, et avec opiniatreté, les grands problèmes de notre pays. Je suis aussi confiant sur le fait qu'il saura déléguer et ne pas s'occuper de tout, tout seul. En conclusion, un vrai chef, qui ne joue pas à l'homme providentiel, mais qui saura tenir le cap des réformes dont notre pays a besoin. Un  Georges Pompidou moderne en somme, qui saura conduire la France sur les bons rails pour affronter le XXIème siècle.

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04/10/2012

Qu'il est bon d'être socialiste pour diriger la France

François Hollande a du mérite!

Petit à petit, et pas à pas, il semble qu'il va faire les réformes qui s'imposent pour remettre notre pays sur le droit chemin et ralentir son déclin. Réformes qui auraient dû être faites depuis longtemps par la droite, et que celle ci n'a pas eu l'audace, ou le courage, de mener, tant la crainte de la rue inhibe les meilleures intentions des leaders de droite aussitôt qu'ils s'emparent des manettes du pouvoir. Nicolas Sarkozy n'a t-il pas confessé son soulagement et sa fierté d'avoir échappé à de grands mouvements de masse en même temps qu'il essayait de réformer les pays.

C'est en cela que la gauche est vernie. Ses réformes "de droite" passent comme une lettre à la poste, si ce n'est de temps en temps quelques velléités de la gauche de la gauche, telles des irruptions de boutons, comme celles conduites récemment par Jean-Luc Melenchon et les Verts.

Quelques exemples:

La sécurité

Quand Claude Guéant ou Nicolas Sarkozy en faisaient moitié moins que Manuel Valls, ils encouraient immédiatement l'opprobre de tous les médias, passant pour les fachos de service. Depuis que notre catalan magnifique occupe la Place Beauvau, il expulse les Roms, déploie la police dans les quartiers où les jeunes se font "massacrer", et met de l'ordre dans la police en traquant les ripoux; non seulement on n'entend pas un mot de critique des médias, mais dans le même temps il caracole en tête des sondages de popularité. Si ce n'est pas deux poids, deux mesures.......

La compétitivité des entreprises

Pour faire le choc de compétitivité, en faveur des entreprises, la droite avait envisagé d'instaurer une "TVA sociale". Que n'a t-on pas entendu alors venant de la gauche! Leur solution à eux, c'est un cadeau de 40 Milliards d'euros en faveur de ces mêmes entreprises, nécessité absolue si l'on veut freiner les pertes d'emploi. Leur solution de financement , c'est de faire payer ce cadeau par les contribuables sous forme d'augmentation de CSG: et là, personne ne moufte, et surtout pas les syndicats qui seraient montés au créneau et descendu dans la rue pour crier au scandale si une telle mesure avait été mise en place par la droite.

L'austérité et le traité Européen

François Hollande candidat fustigeait ce traité, martelant qu'il le renégocierait. A peine plus de 3 mois au pouvoir, il demande à ses troupes de voter ce traité, qui n'a pas été corrigé d'un iota, Jean-Marc Ayraut affirmant même que celui-ci est une chance pour la France. Un double discours qui ne choque pas les médias, alors que la droite, cohérente, va voter ce traité puisque c'est elle qui l'a négocié avec l'Allemagne.

Les suppressions d'emploi

Que ne s'est on moqué de Nicolas Sarkozy qui avait fait des promesses à Florange et Gandrange et qu'il n'a pas pu tenir. Il est vrai qu'il serait préférable d'y réfléchir à 2 fois avant de promettre ce qu'on n'est pas sur de pouvoir tenir. Mais dans le cas de la gauche, Mr Montebourg peut lui, sans se renier et sans critiques, se délier de ses promesses et laisser fermer le site PSA d'Aulnay ou les hauts fourneaux de Florange. Mieux, il peut clamer haut et fort que le nucléaire est une filière d'avenir alors même que son président s'est engagé à réduire la proportion d'électricité nucléaire de 80 à 50% en 10 ans. Quelqu'un relève t-il ces incohérences? Silence radio.....

Non décidément, si on veut une bonne politique de droite dans ce pays, il ne faut pas voter à droite, il faut voter pour le socialiste qui saura faire avaler toutes ces couleuvres (de bon sens) à ses amis gauchos.

Pour cela, Je vous félicite Mr Hollande!... Vous êtes un magicien. Mais n'est il pas vrai qu'en plus de l'ENA, vous aviez trainé vos guètres sur les bancs d'HEC. Visiblement les cours de bonne gestion et de leadership, vous les avez bien retenus. De la même façon qu'à fréquenter votre ami Jacques Chirac en Corréze, vous avez repris à votre compte son fameux slogan "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient"

22/09/2012

Fête Départementale de l'UMP à Samoens - 15 septembre 2012

La famille UMP de Haute Savoie était réunie samedi dernier à l'Espace du Bois aux Dames de Samoens, dans un cadre bucolique et champêtre qui resplendissait sous un beau soleil.

A cette occasion, nous eumes la chance de pouvoir écouter les 6 prétendants (ou leurs représentants) à la fonction de Président de l'UMP nous présenter leur vision et leur programme pour la France.

Nathalie Koscissko-Morizet ne fut pas très constructive, passant le plus clair de son temps à fustiger François Hollande et les Socialistes. Un discours convenu qui ne suscita pas l'enthousiasme.

Luc Chatel, représentant Jean-François Copé, lui succèda au micro, pour vanter les mérites de son chef de file; et c'est vrai que personne ne contestera que Jean-François Copé est un bon chef de parti, comme le fut Nicolas Sarkozy en son temps. Ne dit-on pas d'ailleurs avec humour  à propos de ces deux là : Copé-Collé.

Ce fut ensuite le tour de Bruno Le Maire, qui nous fit d'abord rire, comparant le Parapentiste de Samoens (PS) avec le Parti Socialiste (PS) qui ont en commun le fait que s'ils savent tous deux d'où ils partent, ni l'un ni l'autre ne sait où ils va atterir:)  Sa prestance, son élocution et un ton très charismatique rappelant Jacques Chirac dans sa quarantaine, surprit et enthousiasma l'auditoire avec un discours volontaire, ambitieux et courageux, sans faux fuyant. Un vrai talent et une bonne surprise!.... Dommage que l'ancien ministre de l'Agriculture ne sache pas ce qu'est un hectare (voir sa prestation au Grand Journal en 2010)....

Henri Guaino, si lyrique dans ses discours, n'est pas un bon orateur. Il nous parla d'Etat, de République et de Nation, nous confessant au passage qu'il n'avait pas fait son deuil du départ de Nicolas sarkozy et qu'il espérait vivement son retour. Un peu soporifique tout cela, même si l'homme m'est sympathique....

Xavier Bertrand avait envoyé un représentant peu connu dont le discours terne nous laissa entendre que l'ancien secrétaire général de l'UMP ne briguerait pas la Présidence, ce qu'il confirma dès le lendemain sur les ondes.

Enfin, telle la star du spectacle, François Fillon arriva avec ses béquilles, en fin de matinée, pour nous parler de sa vision de la France, dans un style  décontracté, sans cravate, qui contraste avec l'image coincée que veulent donner de lui les médias.

François Fillon n'est pas un tribun qui cherche à émouvoir les foules, par des vibratos ou des effets de manche. C'est plutôt un candidat taille patron qui assure et qui n'a pas besoin  de coups de menton pour retranscrire sa détermination. Nul doute que Jean-François Copé serait un meilleur chef de parti que lui, mais parallèlement, Mr Fillon sera sans conteste un bien meilleur candidat à l'élection présidentielle de 2017. Or, la candidature de l'ancien Premier Ministre à la Présidence du Parti est une protection contre les coups bas que son adversaire pourrait lui réserver lors des primaires de 2016, si Mr Copé et son équipe tenaient les manettes du parti. C'est à mon avis le sens de sa candidature aujourd'ui.

Son discours fut clair, limpide et visionnaire. J'aime cet homme qui ne fait pas de bla bla et qui est simple dans sa façon d'être, en plus d'être très accessible; ce qui m'a permis de passer près de 20 minutes à sa table et de pouvoir l'apostropher sur les échecs du quinquennat Sarkozy. Comme je le lui ai dit, à la manière du pilote automobile qu'il est, il fait des gestes lents et précis pour diriger le volant de la voiture vers une trajectoire impeccable; ce qui permet d'être très rapide, quand d'autres s'agitent trop et font tourner le volant dans tous les sens, ce qui leur impose une vitesse réduite au risque de provoquer la sortie de route.

Les autres candidats n'ayant pas obtenu leurs parrainages, ce qui est regrettable pour la démocratie, l'affrontement sera donc un duel Copé - Fillon, et connaissant le premier, il sera sans merci, car c'est un peu leur avenir politique qui se joue là. Rendez-vous en novembre pour connaître celui qui sera en premièr ligne face au gouvernement socialiste.

Ne lachez rien Mr Fillon, et allez jusqu'au bout. Si François Hollande échoue avec son attelage hétéroclite, vous êtes le meilleur atout pour la France.

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