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07/04/2010

La Russie dans l'Union Européenne: pourquoi pas!

L'Europe est aujourd'hui divisée sur l'opportunité de faire rentrer la Turquie au sein de l'Union Européenne. Certains y sont favorables, bien que l'essentiel de ce pays soit en Asie, d'autres y sont opposés pour la même raison officielle et aussi parce que, sans vouloir l'avouer, ils craignent d'intégrer un grand pays musulman à une Europe de tradition chrétienne.

Ceci étant dit, je suis étonné qu'il n'y ait pas aujourd'hui en Europe un mouvement d'opinion en faveur de l'entrée de la Russie dans l'Union Européenne; il ne s'agirait ni plus ni moins, comme le disait en son temps le Général de Gaulle, de réaliser l'Europe de l'Atlantique à l'Oural.

C'est en imaginant cette option que l'on se rend compte de l'immense intéret que présenterait une telle adhésion:

Pour l'Europe tout d'abord:

UE.jpgEn s'adjoignant le territoire de la Russie, l'UE deviendrait, et de loin, le premier bloc mondial en terme géographique.
La Russie apporterait à l'Europe ses richesses naturelles qui rendraient l'Union complétement autonome pour nombre de produits, au premier rang desquels figurent le gaz et le pétrole.
La Russie, de race blanche et de culture et tradition chrétiennes s'assimilerait facilement dans l'Union et, en rejoignant l'UE, ne serait plus une menace pour l'Europe, mais bien plutôt, un atout.
Cet immense territoire sous-équipé représenterait un marché colossal pour les entreprises Européennes qui sont à l'étroit dans l'UE.
Tout comme l'Union Européenne a permis d'apporter la paix sur notre continent, l'intégration de la Russie au sein de l'UE permettrait probablement de repousser à jamais les dangers d'un conflit avec ce peuple de grande culture.

 

Pour la Russie:russie.jpg

En intégrant l'UE, la Russie obtiendrait l'accès aux océans et obtiendrait de facto la possibilité de faire partie d'un ensemble riche et peuplé.
Elle trouverait en Europe des capitaux et des technologies pour développer son industrie.
La Russie pourrait remédier au plus grand danger qui la guette: sa décroissance démographique.
Elle s'ancrerait dans une tradition démocratique que son peuple accueillerait avec ferveur.

 

On voit bien l'interet commun d'un tel projet qui nécessitera probablement des décades avant de voir le jour. C'est pourquoi, dans un premier temps, il serait judicieux de négocier un statut spécial et privilégié pour la Russie vis à vis de l'UE en attendant que l'évolution des esprits permette une adhésion pleine et entière de ce grand pays à la Communauté Européenne.

Ne révons pas, de nombreux obstacles nous attendent sur cette route:

En tout premier lieu, la crainte que suscite un tel rapprochement chez nos amis Américains qui verraient revenir l'Europe dans la cour des Grands, alors qu'ils se préparent à diriger le monde dans un duopole avec la Chine (ou un triumvirat si l'on inclut l'Inde). C'est bien pourquoi, ils nous poussent par tous les moyens à accueillir la Turquie au sein de l'Union, repoussant par là même le danger que l'Europe se tourne plutôt vers la patrie de Pouchkine. Il est temps pour les Européens de copmprendre que si l'Amérique est notre amie, nous n'avons pas pour autant les mêmes intérets. L'exemple récent du contrat des avions ravitailleurs montre à l'évidence que les Américains privilégient leurs propres intérets à ceux de leurs amis Européens, et c'est bien normal.

Il faudra aussi vaincre les réticences de nos amis d'Europe de l'Est, qui, récemment intégrés à l'UE pensent s'être mis à l'abri de leur grand voisin oriental. Il faut accepter que compte tenu de leur histoire au XXème Siècle, ils ne verront pas d'un oeil bienveillant l'arrimage de l'Europe à l'ogre Russe. Mais ceci ne me parait pas plus insurmontable que l'inimitié qui régnait entre Français et Allemands à l'issue de la 2ème guerre mondiale et que la vision de Grands Hommes d'Etat comme DE GAULLE et ADENAUER ont permis de surmonter.

On peut aussi compter sur l'hostilité de la Chine qui n'appréciera pas que cette Union Européenne élargie puisse lui faire de l'ombre.

tour eiffel.jpgEnfin, au sein même des 2 entités, on trouvera de nombreux opposants à cette vision d'avenir; Chez nous, l'opposition risque de rassembler dans un même camp les souverainistes et les Atlantistes. En Russie, les nostalgiques de la Grande Russie pourraient refuser de considérer les avantages de l'union, y voyant là une sorte de déchéance.sainte basile.jpg

Toutefois, quels que soient les obstacles qui ne manqueront pas d'apparaître, je suis convaincu que c'est dans cette direction que réside l'avenir de l'Europe; C'est par la paix et avec l'adhésion des peuples que se fera cette union qu'ont tenté par la force, et sans succès, Napoléon et Hitler en leur temps. C'est pourquoi il serait souhaitable que dans les deux entités, dès maintrenant, se constituent des courants d'opinion en faveur de cette solution historique et que le débat puisse s'ouvrir.

 

 

31/03/2010

Marre du politiquement correct et des expressions nuancées

L'un des symptomes du refus de la France de voir la réalité en face se retrouve dans l'usage de ces nouvelles expressions qui fleurissent pour exprimer des choses simples en des tournures alambiquées qui n'ont d'autre but que de gommer les aspérités d'une réalité crue.

Ainsi lorsqu'une personne est en danger de mourir, ou encore de perdre la vie, c'est son pronostic vital qui est engagé.

Le balayeur a disparu pour laisser place au technicien de surface alors que la femme de ménage a déserté les bureaux au profit de l'agent d'entretien. Heureusement qu'ils ont gardé leur balai!....

Quant au sourd, entend-il mieux depuis qu'il est mal-entendant, l'aveugle peut-il se passer de sa canne depuis qu'il est devenu non-voyant? Cette façon de faire , essentiellement relayée par les journalistes, confère à une hypocrisie insupportable. Qu'importe la souffrance tant qu'elle est enrobée dans un beau paquet!...

Tout cela est absolument ridicule et me conforte dans l'idée que nous sommes devenus un pays qui se réfugie dans des mirages pour, comme l'autruche, refuser de voir et d'accepter la réalité telle qu'elle est.

Cette (mauvaise) habitude s'est désormais étendue à l'humour et au discours politique où on ne peut plus rien dire, sans être taxé de ci ou de ça. C'est Eric Zemmour qui déclenche une tornade médiatique pour des propos de café du commerce ou Arthur qui attaque en justice un humoriste pour des qualificatifs qui ne lui conviennent pas. Pauvre Coluche, tu as bien fait de nous quitter en 1986, car tu serais interdit d'antenne aujourd'hui avec ton humour corrosif et décapant. Sans nul doute, les Belges te feraient un procès....

Il serait temps de revenir à la raison : d'appeler un chat un chat, et de fuire cette société émasculée où on veut nous protéger de tout et surtout de nous même. J'en appelle à la liberté de parole et à la liberté de se marrer un peu plus, avant que nous ne vivions centenaire , certes, mais pour se faire ch... tout au long de notre vie.

Pardonnez moi ce coup de gueule, mais parfois, il est salutaire de sortir de ses gonds pour faire passer les messages.

12:47 Publié dans Humour, Politique Française, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politiquement correct, arthur, coluche, zemmour | | | Digg! Digg | | |  Facebook

27/03/2010

A quand la vérité sur la mort de Robert BOULIN?

Robert Boulin.jpgRobert Boulin, ministre de la République sous Giscard est mort noyé dans un étang en 1979. En réalité, tout le monde sait qu'il a été assassiné, mais comme souvent en France, on a préféré dire qu'il s'était suicidé, pour éviter d'éclabousser la classe politique. A la nouvelle requête de sa fille de rouvrir le dossier, espérons que le Parquet accepte de faire la lumière sur cette scabreuse affaire où l'honneur d'un honnête homme a été bafoué.

Il est temps, si l'on veut redonner confiance aux Français dans ceux qui les dirigent, de laisser la justice suivre son cours normal et de punir les vrais coupables. Même cause et même effet pour l'affaire des frégates de Taiwan. Ne vous étonnez pas, Messieurs les Politiciens que 50% de Français s'abstiennent lors des élections quand tout le monde a le sentiment que vos petites magouilles entre amis sont protégées par le sceau du secret que gauche et droite réunies se complaisent à imposer à la justice.

Mr Boulin, dont le sort a été scellé par des aigrefins puissant, mérite sa réhabilitation; espèrons que le peuple français et la famille du ministre obtiennent satisfaction, et qu'un signe fort soit envoyé aux minstres des basses oeuvres qui opèrent dans les cercles du pouvoir.

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09/03/2010

Fillon Président ?

De plus en plus, on parle de rançois Fillon comme présidentiable à droite. Cela doit bien énerver notre président actuel, et ça ne doit pas faciliter leurs rapports déjà tendus.

Comment a-t-on bien pu en arriver là? Tout le mérite en revient au président qui a gaché toutes les cartes qu'il avait en mains. En effet, la bonne cote de popularité du Premier Ministre dans ces temps de crise difficile prouve à l'évidence que ce n'est pas la politique menée que les Français rejettent mais bien le style du leadership au sommet de l'Etat qui a non seulement déçu, mais aussi choqué, et qui a généré un manque de respect envers l'homme qui incarne l'Etat. La situation est trop mauvaise pour que Nicolas Sarkozy puisse redresser la barre et les temps sont venus où de plus en plus de ses souitiens vont le déserter au profit de François Fillon. Sa cote de popularité, qui a mon avis restera basse dans les années qui viennent, l'obligera à ne pas se représenter, sous peine d'une humiliation encore plus forte que celle que connut Giscard en 1981.

Et avec son affaiblissement, nombreuses sont les voix à droite qui le laisseront tomber pour miser sur un cheval (Fillon) ayant à leurs yeux une meilleure chance de les conduire à la victoire et qui de surcroit incarne une droite plus orthodoxe (moins susceptible de faire l'ouverture à gauche).

Pendant longtemps, on a craint pour Fillon qu'il se fasse virer; mais aujourd'hui, c'est Sarko qui doit craindre une démission fracassante de François Fillon, comme celle de Chirac en 1976. Ses deux dernières années de mandat deviendraient alors un calvaire pour lui car ce n'est pas xavier Bertrand, Brice Hortefeux ou Frederic Lefebvre qui pourraient l'empécher de sombrer dans une impopularité encore plus grande.

Pour ma part, je souhaite que Nicolas sarkozy ne se représente pas; il nous a déçus et je préférerais voter à gauche, comme je l'ai fait en 1981, que de voter pour un homme qui n'a pas su saisir la chance historique qu'il avait de réformer ce pays. A trop brasser du vent et à prendre des postures de matamore, on ne crée que la tempête mais pas les conditions sereines d'une transformation durable et acceptée d'un pays qui en a plus que jamais besoin.

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28/12/2009

L'identité nationale: Pour quoi faire?

Quels sont les autres pays, en dehors de la France, qui ont eu besoin de se poser la question de leur identité nationale? Autant que je sache, voila bien une spécification typiquement française! Et cela me conduit tout naturellement à cette interrogation: avant de se poser la question de notre identité nationale, pourquoi a t-on besoin de se poser cette question?

Est-il indispensable pour un pays d'avoir une identité nationale? Dans ce cas, quelle est celle des Etats Unis, de l'Angleterre , voire de l'Espagne ou de l'Italie? On s'aperçoit immédiatement que répondre à une telle question est beaucoup plus complexe qu'il n'y parait. D'autre part quel est l'interet d'apporter une réponse à cette question? Le seul fait de se la poser indique à mon sens qu'un pays traverse une crise morale profonde, mais aussi qu'il se pose des questions que les autres ne se posent pas, affirmant là une différence singulière.

Ignorer qu'il y a en France un malaise, c'est une nouvelle fois faire la politique de l'autruche! Quels sont les pays du monde où l'on siffle son propre hymne national, et où l'on bafoue les lois de la république avec fierté? A ma connaissance, je n'en connais qu'un seul, et c'est malheureusement le notre.

Même s'il faut rappeler que ces faits et gestes ne sont le fait que d'une petite minorité, il n'empèche!... A l'époque de la surmédiatisation, ces phénomènes, si minoritaires soient ils, obtiennent une caisse de résonnance disproportionnée grace à la télévision et internet, et ne font qu'auto alimenter le malaise. Que la Marseillaise soit conspuée au Stade de France ne peut que réveiller le sentiment d'indignation des classes populaires et faire les choux gras du Front National. Comment en est-on arrivé là?

Après s'être pendant des siècles regroupé derrière son roi, le peuple français devenu régicide s'est inventé un nouvel emblême: la République et une mission singulière : éclairer le monde. La France, après s'être longtemps développée par la conquête, est depuis 150 ans devenue une terre d'immigration où les peuples Européens pouvaient se réfugier quand leurs pays traversaient des crises graves (Guerre Civile Espagnole, Misère Italienne ou Polonaise.....) Cette immigration a permis la croissance démographique d'un pays qui stagnait sur ce point (rappelons que l'Angleterre comptait seulement 13 M hb en 1800 contre 36M de Français) et a apporté sa richesse à la nation tout entière, tout en se fondant dans le creuset républicain.

Alors, pourquoi cette crise actuelle? D'où vient cette crise identitaire qui s'interroge sur le fondement de la nation française et de sa mission? En quoi et pourquoi existe t-il aussi ce sentiment diffus que la dernière vague d'immigration ne s'intègre pas aussi bien que les précédentes, qu'elle ne s'est pas appropriée les valeurs universalistes de cette grande nation, et même pire, pourquoi a -t-on le sentiment, à tort ou à raison, qu'une partie de la population,aussi faible soit elle, née française mais de parents étrangers, n'aime pas le pays dont elle a la nationalité?

Si l'on veut comprendre le malaise, il me parait essentiel de mettre les pieds dans le plat et de sortir de la pensée unique politiquement correcte.

Ce malaise a deux sources:

La première est celle de nos valeurs républicaines et de notre ambition d'être le phare du monde
La seconde tire ses origines dans la composition même de la population française d'aujourd'hui.

1- La France n'a plus les moyens de son ambition; nous sommes devenus un petit pays à l'échelle mondiale et nous ne parvenons plus à jouer le rôle que nos gouvernants jacobins se sont arrogé: celui de guider les peuples vers les valeurs universelles de l'humanité. Nous avons inscrit au fronton de nos édifices publics les principes au nom desquels la France voulait évangéliser le monde avec sa religion laique. Notre laicité républicaine que nous voulons imposer au monde n'est ni plus ni moins qu'une forme d'Islam conquérant dont le prophète s'appellerait Robespierre et non Mahomet. S'il est dur d'accepter la fin de notre ambition, il est pire de constater qu'au sein même du pays, une partie de la population, n'adhère plus à ses préceptes et qu'elle entend avant tout vivre sa vie comme elle l'entend.

2-La population française a connu une évolution profonde depuis 30 ans, suite à l'immigration massive que notre pays a connu depuis les années 70; et cette mutation est la deuxième cause du malaise. Pour le comprendre, il y a lieu de rentrer dans le détail, car c'est bien connu le diable se cache dans les détails. Il y a 4 principales origines géographiques à l'immigration de la fin du XXème Siècle et à la jeune population française d'origine étrangère par ses parents:

La population asiatique
La population noire.
La population maghrebine.
La population turque ou d'autres pays que ceux précités.

La population asiatique provient principalement d'une immigration en provenance d'Asie du Sud Est (Cambodge et Vietnam), qui s'est developpée depuis la guerre du Vietnam. Bien que souvent fortement regroupée dans des quartiers de type ghetto (Le XIII ème arrondissement de Paris par exemple) elle pose peu de problème. Ou alors, si cela est le cas, pour une raison qui m'échappe, on n'en entend jamais parler.

La population noire est constituée de 2 sous ensembles: la population originaire des Antilles ou de la Réunion; de nationalité française, elle est très bien assimilée et ne pose aucun problème, même si elle souffre parfois de discrimination à son égard, par certains imbéciles racistes, du seul fait d'être noire. En revanche, la population qui trouve son origine en Afrique Noire est diverse, tant par son origine ethnique que sociale. Cette diversité d'ethnies peut d'ailleurs être à l'origine sur notre sol de rivalités, dans le prolongement de ce qui peut se passer sur le continent Africain. Ces tensions et la violence qui en résulte effraie les populations et contribue à géner l'intégration de cette population dans le pays et à discréditer l'ensemble de la population noire.  Cela est regrettable car, hormis certains secteurs géographiques où règne une  forte sur-représentation de cette population noire qui génère un sentiment de rejet, cette population noire originaire d'Afrique est à même de s'intégrer parfaitement comme l'a si bien démontré Rama YADE.

La population d'origine maghrébine, elle aussi, n'est pas uniforme; il importe dans un premier temps de distinguer celle en provenance d'Algérie et celle qui trouve son origine dans les pays du Maroc ou de la Tunisie.

Alors que l'immigration d'origine tunisienne est faible, l'immigration d'origine marocaine bien que conséquente en nombre ne semble guère poser de problèmes et nous connaissons tous autour de nous des Marocains immigrés en France ou des Français nés de parents Marocains qui sont parfaitement bien intégrés et qui ne souhaitent qu'une chose: qu'on les traite comme des Français à part entière. Ils vivent d'ailleurs très mal les inégalités, voire les vexations, qu'ils doivent subir dans leur vie quotidienne.

Quant à la population immigrée d'Algérie ou française d'origine algérienne, ne nous voilons pas la face, c'est celle qui pose le problème majeur. car on ne peut ignorer, qu'on le veuille ou non, que la guerre d'Algérie a laissé des stigmates durables, et à plusieurs niveaux:

Chez les Harkis, d'abord: reconnaissons le, la France n'a pas été généreuse avec ces hommes qui ont tout perdu pour avoir choisi la France lors de la guerre d'indépendance. Qu'a fait la France pour les aider à rebondir dans la vie? Rien ou presque... Beaucoup ont été abandonnés en Algérie, promis à un sort terrible. Quant à ceux que l'on a acceptés sur notre sol, on les a parqués comme du bétail et on ne les a pas accueillis au sein de la communauté nationale  comme ils pouvaient y prétendre. Si les parents ont accepté tant bien que mal leur sort, ne nous étonnons pas que leurs enfants aient pu nourrir une rancune tenace envers la France, ce pays responsable de tous leurs maux. Alors qu'ils étaient rejetés par la communauté Algérienne d'un coté, la France n'a pas su leur tendre les bras et les accueillir comme des frères: ces gens là peuvent nourrir une rancoeur envers notre pays: elle est légitime. Nous payons donc l'addition de ce qui n'a pas été fait dans les années 60 et 70.
Quant aux enfants de citoyens Algériens, nés Français sur le territoire national à la suite du regroupement familial décidé par Giscard dans les années 1970, nombre d'entre eux, bien que Français, ne se reconnaissent pas complètement dans notre pays, et conservent un lien fort avec l'Algérie, ce qui a tendance à exaspérer une certaine catégorie de Français . Les différences de culture et de religion, auxquelles ils n'envisagent pas de renoncer, conjuguées à une vie marginalisée dans les ghettos pauvres de banlieue n'a pas aidé à leur intégration, et a créé chez eux un sentiment de défiance vis à vis de leur propre pays.

Enfin, les autres populations immigrées, au premier rang de laquelle on trouve la population population d'origime turque, tout en étant les plus récentes et très minoritaires. semblent avoir choisi l'integration par le travail et on voit en particulier la communauté turque réussir son ascension sociale sans probleme, sans renier sa culture.

C'est d'ailleurs là l'un des premiers malaises lié à la population française d'origine étrangère. Si la France accepte l'immigration, elle n'accepte que tres difficilement que les populations accueillies ne se fondent pas dans le modèle français dominant (ce refus expliquant en partie l'antisémitisme d'autrefois envers une communauté qui refusait d'abandonners ses coutumes, principalement religieuses). Or le modèle français est un modèle laique façonné dans une histoire chrétienne et dans une conception centralisatrise de l'Etat qui se mèle de tout pour régler la vie de ses sujets. Cette assimilation a longtemps fonctionné, essentiellement grace à l'école, où les petits savoyards, italiens ou polonais n'avaient d'autre choix que d'apprendre la vie de nos ancètres les Gaulois; mais le système a désormais atteint ses limites car le modèle d'assimilation traditionnel ne sait pas s'adapter au grand nombre qu'il doit aujourd'hui traiter et à la conviction religieuse forte des populations de confession musulmane.

Un autre phénomène a accentué ce malaise: c'est  la lacheté de l'Etat pendant 3 decennies qui a laissé se développer des zones de non droit dans les cités et a permis aux plus cyniques et aux plus violents d'imposer leurs lois, et de donner un exemple parfaitement néfaste à la génération suivante. Alors que leurs pères, respectueux de la loi du pays qui les avait accueillis, ont travaillé dur et avaient du mal à s'en sortir, les petits caids des cités pouvaient pavoiser dans leurs belles voitures sans travailler, au moyen de traffics et de délits qui sont restés trop longtemps impunis. Leur insolente réussite ne permettait alors plus à leurs parents de les contrôler et ce sont eux qui sont devenus les références à suivre pour la génération suivante.

Dans le même temps, je suis convaincu que beaucoup de ces jeunes délinquants d'origine étrangère, ont perdu le respect de cette patrie qui leur permettait de mener impunément leurs traffics et de défier quotidiennement la loi. S'est alors instauré un jeu pervers consistant pour eux à tester la résistance de ces Français "de souche" incapables de se faire respecter dans leur propre pays. Ce jeu a d'ailleurs trouvé dans les médias une caisse de résonnance imprévue qui n'a fait que contribuer à son développement. Et s'est alors créée la spirale infernale que les minorités agissantes connaissent bien et qu'elles alimentent: la montée de la haine dans les deux camps (le Front National se faisant une joie de prendre tous les pretextes pour stigmatiser la population d'origine Maghrébine en pratiquant l'amalgame constant entre les delinquants et les jeunes issus de l'immigration. et les minorites violentes de l'autre camp agitant à tout moment le spectre du racisme pour justifier la non intervention des pouvoirs publics dans ce qui n'était en realité qu'un problème de délinquance.

In fine, les vraies victimes sont les populations, de toutes origines, qui vivent dans les cités et qui souhaiteraient y vivre paisiblement. Ce sont elles qui vivent dans la peur et qui sont les premieres victimes de la destruction des équipements publics lors d'emeutes que les delinquants savent créer au moment opportun. En revanche, ces populations n'entendent pas renoncer à leurs coutumes, et au premier rang desquelles figurent leur religion.

D'où l'origine d'un autre problème qui est celui de l'islam integriste. Ce mouvement a pu se développer avec l'assentiment des pouvoirs publics qui esperaient trouver là un moyen de contrôler  la delinquance, tout comme les Occidentaux avaient espéré voir en cet islam conquerant le moyen de combattre les Sovietiques en Afghanistan dans les annes 80. Malheureusement dans les deux cas. on a joué avec le feu et les intégristes ont echappé a leurs marionnettistes pour mener leur propre agenda. Là est d'ailleurs le danger puisque les intégristes ont bien compris leur interet à provoquer cette république qui entend régenter leur religion.

Il n'est donc pas surprenant que le débat sur l'identité nationale ait vite tourné au débat sur l'immigration, puisqu'effectivement celle ci est l'une des composantes du problème. Il est aussi plus facile de rejeter la faute sur l'autre que de se confronter à ses propres faiblesses. Acceptons nous tels que nous sommes, un beau, mais petit, pays dans lequel il fait bon vivre; un pays fier d'appartenir à l'Europe et à ses valeurs, dans lequel la loi s'applique à tous et protège chacun. Notre ambition commune devrait être de faire en sorte que notre pays soit aimé et non pas rejeté. Pour cela, commençons par faire preuve d'un peu plus d'humilité, et cessons de villipendre l'autre, nous ne nous en porterons que mieux. Et bien sûr, si l'exemple vient d'en haut, il n'en aura que plus de chances d'être entendu.

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09/12/2009

Les Français et l'Entreprise

Entendu ce matin à la radio le résultat d'un sondage sur les Français et l'entreprise.

Pour nos compatriotes, la première mission de l'entreprise est de créer des emplois, loin devant celle de gagner de l'argent et d'enrichir ses propriétaires.

Avec une telle mentalité, il ne faut pas s'étonner qu'il y ait bien peu de candidats à la création d'entreprise. Y a t-il en effet beaucoup de gens assez altruistes pour risquer leur capital en vue de seulement créer des emplois et non dans le but de s'enrichir? Arrêtons de réver!

La création d'emplois n'est que la conséquence du développement d'une entreprise qui à l'origine, a été créee pour générer du profit. Si l'on supprime cet objectif, il n'y aura plus de nouvelles entreprises et à terme plus de création d'emploi.

Il est temps que les Français regardent la réalité en face et que les hommes politiques aient le  courage de leur dire la vérité, sous peine de réveil brutal et douloureux.

Pierre Brunet
9/12/09

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08/12/2009

La Suppression de la Taxe Professionnelle

Une fois de plus, le Président de la République, dans son souci légitime de faire changer les choses, a annoncé, sans prévenir, sa décision de supprimer la taxe professionnelle. Si on peut être d'accord sur le fond, on ne peut manquer de s'interroger sur la forme; en effet, il me paraît dangereuix de lancer de tels chantiers sans concertation aucune.

La conséquence immédiate est d'avoir interpellé les maires puisqu'il s'agit ni plus ni moins que de leur oter, sans prévenir, l'une des principales ressources de leur budget communal. Il est facile de décréter la perte arbitraire, non pas de son revenu, mais de celui de son voisin. C'est pourtant ce que fait l'Etat avec les Communes. Quel mépris pour la France d'en bas!.....

Alors, bien sûr, on nous parle de compensation par l'Etat de cette ressource auprès des Communes. Mais on fait là une très grave erreur qui aura des conséquences nuisbles sur notre économie à long terme.

En effet, s'il est louable de ne pas pénaliser les entreprises par une taxe stupide, encore faut-il ne pas guérir un maux par un mal pire encore.

Supprimer la taxe professionnelle revient à supprimer toute incitation pour les communes à investir dans les infrastructures qui permettent d'attirer des entreprises sur leur territoire et donc à favoriser la création d'emplois.

Demandez donc à Neydens s'ils auraient fait les investissements qu'ils ont consentis pour attirer VITAM PARC sur leur commune, créant ainsi plus de 150 emplois, s'il n'y avait eu en récompense les espoirs de revenus futurs dérivés de la taxe professionnelle à venir dans les prochaines années. Compenser sur la base statique d'aujourd'hui, c'est supprimer tout dynamisme pour demain.

Au lieu de cela, si suppression et compensation il doit y avoir, il me paraîtrait beaucoup plus subtil de donner à chaque commune une ressource en fonction des emplois qu'elle héberge. Cela motiverait les communes, non seulement à créer des emplois sur leur territoire, mais aussi à aider les entreprises présentes sur le territoire de la commune à ne pas supprimer les emplois existants.

D'accord pour supprimer la taxe professionnelle, mais pas avant d'avoir trouvé une ressource de substitution pérenne pour les communes, et qui puisse jouer un rôle positif pour notre économie. Oui, il faut avancer et réformer notre pays, mais à conduire trop vite, on se retrouve souvent dans le fossé.

Pierre Brunet
8/12/09

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La Réforme des Collectivités Territoriales

Le Président de la République a confié à une commission présidée par Edouard Balladur le soin de faire des propositions pour la réforme des collectivités locales qu'il entend mener afin de simplifier le mille-feuille administratif des collectivités qui à ce jour comprend:

- La Commune
- L'intercommunalité (Communauté de Communes)
- Le Conseil Régional
- Le Conseil Régional

NB: A ceci, on parle d'ajouter une nouvelle couche administrative qui serait la Métropole.

L'ancien Premier Ministre, qui était l'invité de l'Association des Maires de Haute Savoie le mois dernier nous a présenté succintement le contenu de sa proposition de réforme et le pourquoi de celle ci.

L'essentiel de la réforme consiste à simplifier les structures en fusionnant les Conseillers Généraux (élus du département) avec les Conseillers Régionaux (élus de la région ) pour en faire des Conseillers Territoriaux. L'une des conséquences étant de faire passer le nombre total d'élus de 6000 (3000 Conseillers Généraux +3000 Conseillers Régionaux) à 3000 Conseillers Territoriaux et de rendre cette assemblée plus efficace sur les dossiers relevant de sa compétence.

L'idée semble interessante mais elle induit des questions à régler.

A ce jour, le Conseiller Régional est élu sur son nom, et, un peu comme le député, il a un lien direct avec la population qui l'élit,  alors que les Conseillers Régionaux sont élus sur des listes (comme aux élections européennes). La question se pose donc de savoir comment seront élus les futurs Conseillers Régionaux.

Fidèle à ma tradition qui consiste à penser que la vérité se trouve au milieu, je pense qu'au lieu de restreindre le nombre d'élus à 3000, on pourrait accepter de fixer ce nombre à 4000 Conseillers Territoriaux qui seraient élus comme suit:

* 3000 élus au titre de Conseillers Généraux qui deviendraient de plein droit Conseillers Territoriaux
* 1000 élus au scrutin de liste, à la proportionnelle, ce qui permettrait aux partis de faire élire les personnes de leur choix.

Cette combinaison permettrait de garder à la fois le lien avec la population, et en même temps d'avoir une représentativité qui tienne aussi compte des différents courants d'opinion dans la région.

D'autre part, il est essentiel que les compétences des communes , intercommunalités et de cette nouvelle assemblée territoriale soient clairement définies afin d'en assurer leur financement respectif. A ce titre, décider d'une réforme de la taxe professionnelle avant d'avoir résolu cette première question me parait mettre la charue avant les boeufs. Le financement de chaque échelon doit en effet dépendre des chantiers dont il est responsable. Réformer le financement avant d'avoir répondu à cette question est un non sens!...

Il est regrettable que ce sujet, oh combien important pour l'avenir de notre pays, ne fasse pas l'objet d'un débat plus documenté pour le public. Souhaitons nous en effet garder cette tradition française jacobine que tout soit dirigé depuis Paris, ou pouvons nous enfin espérer une véritable autonomie de nos régions, comme nombre de nos voisins Européens, avec des financements leur donnant les moyens de leur ambition.

Pierre Brunet
8/12/2009


http://www.dailymotion.com/video/xb71t8_congres-des-maires-francois-fillon_news

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