Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/10/2010

Taxer les riches pour aider les pauvres - Une bonne idée?

A longueur de jours, dans tous les médias démagogues, on nous rabat cette vérité simplissime, évidente, absolue, incontournable: Il suffit de taxer les riches pour aider les pauvres!..... Comment ces imbéciles qui nous gouvernent n'y ont-ils pas pensé plus tôt? C'est tellement évident. Et ainsi euréka, plus de pauvres!....

Ca parait tentant, mais sommes nous surs que cette politique simpliste produise l'effet souhaité? A lire l'article ci dessous,  il semble qu'au contraire l'effet pervers de cette politique égalitariste soit plutôt d'appauvrir tout le monde, y compris les pauvres.....comme le démontre la mise au point de Jean-Philippe Delsol, administrateur de l'IREF (Institut de Recherches Economiques et Fiscales), rédigée en septembre 2010.

En France, la réforme des retraites prévoit d’ores et déjà l’augmentation d’un point du taux d’imposition pour la tranche qui concerne les revenus les plus élevés. Confondant les finances de l’Etat et celles de la Sécurité Sociale, cette disposition aurait pour but de compenser le coût - soit environ 585 millions d’euros - du bouclier fiscal. Et le bouclier lui-même pourrait être désormais soumis à la condition que son « bénéfice » soit réinvesti dans des PME.
Aux Etats Unis, le débat est plus significatif et porte sur la question de savoir s’il faut ou non reconduire les exonérations d’impôts prévues par la majorité du Président Bush jusqu’au 31 décembre 2010 au profit d’environ trois quarts des foyers américains, mais surtout des plus aisés d’entre eux. Obama a pour sa part déjà tranché en faisant savoir qu’il voulait que s’éteigne le dispositif actuel pour le remplacer par des mesures provisoires et ponctuelles d’amortissement accéléré des investissements des PME.
Alors même que la croissance économique reste incertaine et que les déficits publics s’envolent, l’augmentation des impôts, et surtout sur les plus riches, peut-elle contribuer à l’assainissement des finances publiques et, par là, à la dynamique économique, ou au contraire ces mesures risquent-elles d’entraver le redressement des pays concernés ?
Selon une formule ancienne attribuée à l’économiste Barthélémy de Laffemas à la fin du XVIème siècle, « les hauts taux tuent les totaux ». Pufendorf faisait même remonter cette expression à Hésiode pour signifier qu’au-delà d’un certain niveau, variable selon les pays et les circonstances ou les époques, une augmentation des taux d’imposition contribue à réduire le produit de l’impôt, non à l’accroître. Avant même qu’Arthur Laffer reprenne avec succès cette formule en traçant sa fameuse courbe dans les années Reagan, l’ingénieur polytechnicien Arsène-Jule Emile Dupuit (1804-1866) en avait conceptualisé le principe scientifiquement dans les Annales des Ponts et Chaussées, n°116, datées de l'année 1844 : « Si l'on augmente graduellement un impôt depuis 0 jusqu'au chiffre qui équivaut à une prohibition, son produit commence par être nul, puis croît insensiblement, atteint un maximum, décroît ensuite successivement puis devient nul ».
Dans un article récent du Wall Street Journal (3 août 2010), Arthur Laffer a rappelé l’évolution inversement proportionnelle des taux d’impôt d’une part et du produit de l’impôt et de la croissance du PIB tout au cours du XXème siècle aux USA. Il souligne également que plus les taux d’impôt sur le revenu des plus riches baisse, plus ceux-ci concourent au produit de l’impôt.
Car lorsque les taux d’impôt sont trop élevés, les gens aisés déploient tous les moyens possibles pour réduire leur assiette imposable en même temps que cet excès de taxation décourage nombre d’entre eux d’entreprendre ou pour le moins de travailler plus.
Ces constatations sont vérifiées pour les baisses d’impôt des présidents Harding et Coolidge dans les années 20, comme pour celles des président Kennedy dans les année 60 ou du président Reagan dans les années 80. Les taux marginaux supérieurs d’imposition furent alors réduits respectivement de 73 à 25%, de 91 à 70% et de 50 ou 70% à 15 ou 35%. Et le produit des impôts des 1% de contribuables les plus fortunés passa respectivement de 0,6% en 1920 à 1,1% du PIB en 1928, de 1,3% en 1960 à 1,9% en 1968, de 1,5% en 1978 à 3,3% en 2007. A contrario, lorsque les présidents Hoover puis Roosevelt portèrent les taux supérieurs d’imposition sur les revenus à 63% en 1932 puis 79% en 1936, la contribution des 1% des foyers les plus aisés furent quasiment stables, passant de 1,1% du PIB en 1928 à 1% en 1940, mais dans le même temps la Grande Dépression continuait de détruire la société américaine que seule l’économie de guerre allait sauver. Durant les hausses d’impôts des années Nixon, Ford et Carter, entre 1968 et 1981, la contribution fiscale des 1% les plus riches fut réduite de 1,9% à 1,5% du PIB.
Certes, la baisse de la fiscalité sur les plus hauts revenus accroît sans doute les inégalités, mais seulement parce que les déciles les plus modestes s’enrichissent moins que les plus fortunés. Vaut-il mieux que tous s’appauvrissent pour éviter plus d’inégalité ou faut-il accepter que certains s’enrichissent plus que d’autres proportionnellement pour permettre que tous s’enrichissent ? A part les adeptes du nivellement par le bas, dont les marxistes de toutes obédiences ont démontré l’inanité et le caractère purement idéologique, chacun admettra qu’il est préférable de miser sur le développement pour tous plutôt que sur une égalité finalement nuisible d’abord aux plus pauvres. Ceux qui ne sont pas convaincus pourront s’en remettre à la théorie de la justice de John Rawls : « Ceux qui ont été favorisés par la nature, quels qu’ils soient, peuvent tirer avantage de leur chance à condition seulement que cela améliore la situation des moins bien lotis. ….Ainsi, nous sommes conduits au principe de différence si nous voulons établir le système social de façon à ce que personne ne gagne ni ne perde quoi que ce soit, du fait de sa place arbitraire dans la répartition des atouts naturels ou de sa position initiale dans la société, sans donner ou recevoir des compensations en échange. » Le seul problème, avec John Rawls, c’est qu’il n’a pas su calculer cet optimum de justice fiscale (mais comment aurait-il pu le faire ?) ce qui a autorisé les gouvernements à augmenter sans cesse la pression fiscale sur les plus riches !
Si la raison l’emporte sur la démagogie, les gouvernements de France, des Etats Unis et d’ailleurs devront éviter des hausses d’impôts à la charge des plus riches qui finalement coûteront plus qu’elles ne rapporteront, et feront peser un fardeau supplémentaire sur les contribuables les plus démunis.

A la suite de cet excellent article, si politiquement incorrect, je me permettrai d'ajouter que j'ai moi même pu vérifier l'exactitude de cette théorie sur une variable similaire: les droits de douane.

En effet, lorsque je vivais et travaillais en Thailande, j'ai pu me rendre compte que l'imposition de droits de douanes excessifs sur les produits importés conduisait les importateurs à utiliser toutes sortes de stratagèmes pour contourner cette taxation jugée prohibitive. Quand le gouvernement eut enfin pris conscience de cet état de fait et abaissa le niveau d'imposition à un niveau jugé raisonnable par les acteurs économiques, ceux-ci acceptèrent de payer normalement cette taxe et on assista alors à une remontée significative des revenus douaniers, sans pour autant favoriser l'accroissement du volume des biens importés: cela s'appelle une bonne gouvernance économique.

Afin de démontrer l'absurdité de la politique démagogue, si typique de notre pays, qui consiste à dire "les riches paieront" au prétexte qu'il faut tendre irrémédiablement vers l'égalité, je souhaite montrer ici à quel type de société conduirait notre souci d'égalitarisme forcené s'il était conduit jusqu'à son terme.

Ainsi, n'est-il pas intolérable, n'y a t-il pas là une injustice absolue à ce que certains d'entre nous soient moches quand d'autres sont insolents de beauté. Et c'est un calvaire quotidien pour les moches qui doivent subir la tyrannie des beaux. Qui ne s'est pas fait éconduire par une dulcinée au prétexte qu'elle avait trouvé plus beau que soi; quelle actrice de talent, mais au physique ingrat, n'a t-elle pas dû laisser sa place à une beauté écervelée dont la plastique était, elle, avantageuse . Nous vivons sous la tyrannie du beau!... Même cause , mêmes effets: jetons vite du vitriol sur ceux que la nature a favorisés afin de les mettre au même niveau que les défavorisés de l'apparence. C'est la seule solution applicable: il ne serait pas supportable de vouloir embellir les plus moches, car cela favoriserait les riches moches au détriment des moches pauvres qui ne pourraient s'offrir les bénéfices de la chirurgie esthétique.  Non vraiment, la seule vraie égalité , c'est que tout le monde soit moche.

Mais ne nous arretons pas en si bon chemin: Assez avec les grands qui, de toute leur hauteur, humilient les petits!... Mieux que les talonnettes pour rehausser les courts sur pattes et dont tout le monde se moque (n'est ce pas Nicolas!...), la solution c'est bien d'élaguer quelques centimètres de ceux qui mesurent plus de 1.85 M (la taille légale avant raccourcissement devant d'ailleurs être décidée par une loi votée à l'Assemblée Nationale)

Et que dire de ces salopards de gens en bonne santé qui vont pouvoir profiter de leur retraite plus longtemps que les malheureux malades, condamnés à disparaitre prématurément!... Non non, ce n'est pas tolérable, il faut égaliser tout cela: en même temps cela résoudra notre problème de retraite et le gouvernement pourra retirer sa loi sur le recul de l'age légal de la retraite, à la grande satisfaction des syndicats. Oui à la retraite à 60 ans, mais à 66 ans et 125 jours (selon la loi votée en Congrès par les deux Chambres réunies), si vous êtes toujours en bonne santé, on vous administrera, à votre choix, le virus de la peste, du choléra ou de toute autre bonne vieille maladie mortelle, afin que vous ne dépassiez pas l'age maximum fixé par la loi sur l'égalité ( en 2020, l'age légal de la mort a été fixé à 72 ans et 65 jours.)

Voila le monde que nous préparent les égalitaires à tout crin!.....

Trève de plaisanterie, il serait temps que l'on accepte nos différences; certains sont plus grands, d'autres plus intelligents, d'aucuns courent plus vite.... Qui peut croire une seule seconde que freiner Ushain BOLT fera courir Christophe LEMAITRE plus vite. Bien au contraire!.... cela s'appelle l'émulation. D'ailleurs c'est toujours quand la concurrence est relevée que tombent les records du monde....

Il est grand temps d'en finir avec cette philosophie perverse de l'égalitarisme. Place à celle de l'équité! Donnons à chacun les mêmes chances, autant que faire se peut et laissons ensuite le mérite  de chacun (travail, persévérance, talent) déterminer son destin. Je ne condamne pas celui qui ne veut travailler que 35 heures, c'est un choix de vie. En revanche, il doit accepter de gagner moins que celui qui travaille 45 heures. cela s'appelle l'équité. De la même façon, celui qui a sacrifié ses loisirs à l'étude doit-il être récompensé; d'une certaine manière, c'est la morale que Jean de la Fontaine nous transmet dans la fable de "La cigale et la fourmi".

L'équité, voila la vraie justice sociale! Mais malheureusement ce n'est pas ce mot magnifique qui orne le fronton de nos édifices publics!....

20/10/2010

François HOLLANDE: La bonne surprise socialiste

Francois Hollande.jpg

François Hollande, que les Guignols de l'Info ont longtemps caricaturé comme un bénet , est en passe de prendre une stature d'homme d'état. D'ailleurs, au fur et à mesure qu'il perd des kilos, il gagne des points dans les sondages....

La nouvelle étape de son ascension est la parution, gratuite, sur internet de son livre projet " Parlons de la France" dans lequel il expose les grandes lignes du projet de gouvernement que le Parti Socialiste devrait selon lui mettre en musique.

Parlons de la France.JPG

Sachant que je ne crois absolument pas à la candidature de Dominique STRAUSS KAHN qui est bien trop content au FMI pour prendre le risque de tout perdre en se présentant à la possible sélection des Primaires Socialistes en vue de la présidence d'un pays qui se rétrécit chaque jour à l'échelle mondiale, les deux autres candidatures plausibles restent celles de Martine AUBRY et de Ségolene ROYAL, qui n'a pas renoncé à son ambition présidentielle.

Face aux deux femmes, je crois que le sympathique François a toutes ses chances, car il a su apprendre de ses erreurs et il fait auourd'hui la preuve qu'il a acquis une véritable carrure; de plus, on dirait qu'il a enfin pris gout au pouvoir et qu'il est prèt à mouiller le maillot pour atteindre son objectif.

Saluons au passage le fait que dans le concert de critiques émanant du PS, il est à peu près le seul à faire des propositions concrètes et à mettre sur le papier un programme de gouvernement. Même s'il se contente parfois de survoler les sujets s'attardant plus qu'il ne faut sur le bilan de la situation économique et sociale, et pas assez sur les mesures à mettre en place, l'effort vaut d'être salué; d'autant plus qu'il n'a pas souhaité se faire de l'argent en publiant un énième livre politique mais qu'il a pris le parti moderniste de mettre ses propositions à la disposition de tous sur Internet à www.francoishollande.fr

Plusieurs idées méritent qu'on s'y arrête, et tout particulièrement le contrat génération qui rejoint ce que j'ai en tête pour améliorer le sort de nos jeunes et de nos seniors.

En conséquence, je me propose dans les semaines qui viennent de décortiquer les 12 chapitres de son projet, en en faisant une critique constructive, qui saura je l'espère retenir l'attention de mes lecteurs, et qui permettra, grace à leurs commentaires, un débat sur les meilleurs moyens de sortir notre pays de l'impasse dans laquelle il s'enfonce chaque jour un peu plus..

12/10/2010

La jeunesse française ne bat pas en retraite pour sa retraite

ça y est: les lycéens sont dans la rue pour protester contre la réforme des retraites. Cette jeunesse française ne lasse de me surprendre par son immaturité politique et par son aveuglement face aux réalités.

photo retraite.jpg

S'il y a bien une populationqui devrait souhaiter une réforme des retraites, voire même un durcissement de la réforme à mettre en oeuvre, par rapport à celle que le gouvernement propose, c'est bien la classe d'age la plus jeune de notre pays.

La génération des papy boomers les roule dans la farine, et ils n'y voient que du feu!....

sardou.jpgOuvrons la télé, et qu'y voit-on? Michel Drucker ou Patrick Sébastien qui nous serinent les oreilles avec leurs Michel Sardou (à 63 ans il a passé l'age de la retraite), Johnny Halliday ou leurs Années Bonheur.... Ne nous méprenons pas, moi j'aime bien, j'ai plus de 50 ans..... Mais pour nos enfants, ça doit être aussi ch.... que ça l'était pour nous de voir Luis Mariano, Tino Rossi ou Maurice Chevallier quand nous étions gosses. Heureusement pour ma génération, nous avons su nous en dépétrer assez rapidement pour obtenir les programmes qui nous plaisaient, grace à des jeunes comme Daniel Filippachi et son émission SLC; mais quid de la jeunesse actuelle? Ou sont les artistes de leur génération? Il n'y a plus de place pour eux puisque Philippe Bouvard et ses Grosses Têtes monopolisent les ondes....
C'est vrai qu'ils ont SECRET STORY !......

 

De la même façon, les adultes qui ont fait leur vie, et qui ont désormais l'argent, font tout pour empécher les jeunes de prendre leur place. Cela commence avec les politiques, mais c'est une constante dans notre société. Même si le discours bien pensant prêche l'opposé, la réalité est que la société actuelle a un mot d'ordre bien réel: Faites place aux vieux!.... J'ajouterais cependant un bémol à ce constat: Il n'est pas possible pour un vieux de descendre du train en marche, car alors il ne pourra jamais y remonter: Ainsi une période de chomage, même courte après 50 ans, et c'est la fin de la carrière professionnelle. Pas étonnant alors que nos seniors s'accrochent comme ils peuvent, et qu'ils ne soient guère enclins à laisser leur chance aux jeunes: ils savent bien que cela sonnerait le glas de leur propre espérance.

L'un des seuls espaces qui contredit ce que j'avance est celui de la finance, où des jeunes loups tels Jérome Kerviel ont mis la main sur un système que leurs ainés ne comprennent plus, avec d'ailleurs les dérives que cela entraine.

euro millions.jpgCar le problème de la société actuelle est qu'elle refuse l'effort, et surtout qu'elle privilégie le court-termisme: Foin d'investir dans l'avenir, la jeunesse veut tout et tout de suite; c'est vrai qu'il est plus agréable de gagner au loto pour avoir de l'argent que de travailler dur et d'épargner; alors tout le monde se précipite sur les jeux d'argent (Poker, Rapid'O, Euro-Millions.....) qui n'ont jamais été aussi populaires. Le problème c'est qu'à ce jeu là, on ne gagne pas souvent, et que, même, bien souvent on s'appauvrit.

Revenons  en à la retraite! Comment les jeunes peuvent ils cotoyer les vieux dans les mêmes défilés pour soi-disant être solidaires, alors que  leurs interets sont fondamentalement opposés! Qui va payer la retraite de ces jeunes retraités en pleine forme qui non seulement ont le temps, mais en plus ont l'argent pour en profiter. Ce sont les hommes et les femmes en age de travailler, ceci grace au système de la répartition; or, si ce système a été fabuleux depuis la guerre, avec l'augmentation croissante du nombre des retraités, par la conjonction d'un double phénomène que sont l'accroissement du nombre de papys boomers en age de profiter de la retraite et de l'allongement de leur durée de vie, il n'est pas sorcier de comprendre que le système n'y survivra pas, en tous cas pas dans l'état actuel.

La vérité, c'est que de la même façon que les jeunes ont refusé le CPE (dont le but était de les aider à rentrer dans la vie active) et souffrent d'un des taux de chômage les plus élevés en Europe, ils refont la même erreur avec la réforme des retraites (qui a pour but premier de les protéger, et d'alléger leur charge future) et ils creusent leur tombe sans s'en rendre compte. Quand ils se rendront compte de leur méprise, je promets des lendemains tragiques à notre "vivre ensemble" et au modèle français dont nous sommes si fiers.....

Et pourtant, avec les outils qu'ils ont à leur disposition (facebook, twitters etc...) il leur serait si facile de se révolter et de forcer leurs ainés à leur laisser trouver leur vraie place dans la société: mais pour cela, il est vrai qu'il serait temps que la jeunesse se réveille, qu'elle sorte de l'avilissement dans lequel la société de consommation les plonge à son insu, et que comme les autres générations l'ont fait avant elle, elle se retrousse les manches pour se forger son propre avenir, qui sera celui qu'elle voudra bien se donner; car n'oublions pas que d'autres jeunesses, je pense en particulier à celles d'Asie, n'ont pas comme ambition de subir le sort que l'Occident leur avait réservé pendant des siècles, mais bien plutôt de se faire une place au soleil. Le monde est en marche! Il est est essentiel que notre jeunesse lui emboite le pas sous peine de sombrer.

20:05 Publié dans Politique Française, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | | | Digg! Digg | | |  Facebook

11/10/2010

La France a son Hugo CHAVEZ: Jean-Luc MELENCHON - A consommer avec modération

Mardi soir dernier, sur France 2 , Luc FERRY et Jean-Luc MELENCHON étaient les invités de la nouvelle émission de Guillaume DURAND. Ceci afin, comme il est de bon ton à la Télé, de faire la promo de leur livre respectif:

"La Révolution de l'amour" pour Luc Ferry

ferry-revolution.jpg

"Qu'ils s'en aillent tous" de Jean-Luc Melenchon

melenchon-aillent.jpg

L'occasion, pendant 90 minutes de mieux découvrir ces deux personnages et leur idéologie. Rien qu'au seul tître de leur bouquin, on pouvait s'attendre à de profondes divergences chez ces deux hommes qui se tutoient et ont fait mine de s'apprécier. Et je dois le dire, on n'a pas été déçu!....

A l'esprit de tolérance et d'ouverture de Luc FERRY, Mr MELENCHON nous a opposé son sectarisme autoritaire nous faisant revivre les pires moments de la gauche, au début des années 80,  lorsque les caciques du PS martelaient à l'encontre de leurs opposants de droite des phrases du style "Vous avez juridiquement tort puisque vous êtes minoritaires". Je vais même plus loin: je dis "Attention Danger!" Ce MELENCHON sympathique et cabot que je croyais connaître s'est révélé un facheux FOUQUIER-TINVILLE prêt, même s'il s'en défend, à faire tomber les têtes qui n'auraient pas l'heur de lui plaire.

Melenchon.jpg

Le seul tître de son livre est tout un programme: Pour paraphraser un autre homme politique extrémiste, de droite celui là, La France de Mr MELENCHON, on l'aime, on obéit à ses diktats, ou on est prié d'aller voir ailleurs!.... Son déni des élites et des leaders est tel que le chantre de la Gauche populiste est prêt à se passer de tous les talents qui ne lui conviendraient pas: cela me rappelle cruellement une époque ou on avait décapité l'équipe de France de ski, geste dont on paya les conséquences pendant 20 ans.

Je n'ose envisager les dégats que causerait ce bon monsieur s'il prenait le pouvoir dans notre pays. Cela ne serait pas loin d'être aussi tragique pour la nation que la révocation de l'Edit de Nantes le fut en son temps.

A cette attitude méprisante envers les élites de ce pays, le trublion et tribun rouge ajoute une inaptitude angoissante à supporter ceux qui auraient le malheur de ne pas opiner du chef avec lui:  Ainsi, indiquant tout de go, sans qu'on l'ait questionné le moins du monde sur le sujet, qu'il destestait Frederic MITTERRAND, il admit dans la même phrase ne pas le connaître; cette sentence sans appel provoquant la surprise de Guillaume DURAND, l'animateur eut le culot de lui dire qu'il trouvait une telle attitude (détester quelqu'un qu'on ne connait pas) un peu cavalière et ridicule. Que n'avait-il pas dit là!... Le sieur DURAND se fit renvoyer dans ses buts illico-presto, le gourou de la gauche ne supportant pas l'outrecuidance de l'animateur qui osait le contredire et le trouver ridicule!.... En mon for intérieur, je me suis réjoui que nous ne fûmes plus au XVIII ème siècle, sinon le pauvre Guillaume DURAND était bon pour l'échaffaud.

A l'entendre et à le voir distribuer les bons ou les mauvais points, Mr MELENCHON doit regretter de n'avoir pas pu exercer son sacerdoce en URSS dans les années 50: il aurait surement adoré remplir les goulags de ces maudits bourgeois ou de ces révolutionnaires trop mous qu'il n'est pas question pour lui de tolérer. "Qu'ils s'en aillent"!... sinon gare à eux.

Eh bien moi, monsieur Melenchon, je n'envisage pas de partir et je vous le dis en face, de la même façon que le disait à Jean-Pierre Elkabach celui dont vous avez décidé de prendre la place, Georges Marchais: "Taisez Vous Mélenchon"

04/10/2010

L'Occident parano!... La guerre avec la Chine est-elle inéluctable?

Voila le thème de l'excellente émission de Frédéric Tadei jeudi soir dernier, avec de nombreux invités français et chinois pour débattre de cette importante question.

Le seul fait de se la poser montre à quel point l'Occident doute de lui et comprend mal le nouvel univers qu'il a en face de lui. Parle t-on d'une menace indienne (même population que la Chine) ou d'une autre menace qui planerait sur nos frêles épaules d'Occidentaux tout bons et tout gentils? Non! l'ennemi déclaré par les médias et les pseudo intellectuels de ce pays, c'est la Chine. La même que nombre d'entre eux louaient autrefois, quand ces papys bobos étaient encore maoistes à la fin des années 60.

Que lui reproche t-on? De vouloir nous écraser à travers une guerre économique sans merci!... en attendant peut-être pire encore. Cela se matérialise aujourd'hui par un yuan (la monnaie chinoise) sous évalué qui favorise les exportations chinoises et qui encourage les délocalisations. En outre, ces méchants chinois ne veulent plus se laisser faire comme ils l'acceptaient dans le passé, d'où leur attitude inacceptable à Copenhague en décembre dernier: pas de doute, ils veulent la guerre!....

C'est bien mal connaître la Chine et les Chinois que de les caricaturer ainsi: C'est vrai, après un siècle d'humiliation, du Traité de Nankin en 1842 à 1949, année du triomphe de la révolution communiste, les Chinois ont décidé qu'ils ne se laisseraient plus jamais imposer leur destin par une puissance étrangère. Compte tenu de leur puissance, tant démographique qu'économique, on les comprend et on peut effectivement penser qu'ils y parviendront. Quant à les accuser de tous les maux, je ne saurais souscrire à ce "China Bashing" qui m'irrite et me révolte.

La faute à qui si ce peuple admirable a décidé de se remettre au travail après les nombreuses années d'errance communiste, et si, ce faisant, il souhaite assurer un meilleur avenir à ses enfants. C'est vrai que pour atteindre leur objectif, ils ont privilégié une économie tournée vers l'exportation (qui assure aujourd'hui environ 40% du PIB du pays): mais ils n'ont fait là que suivre l'exemple du Japon, de la Corée du Sud ou de Taiwan: une stratégie qui à chaque fois fut couronnée de succès et qui permit à chacune de ces nations de développer son niveau de vie et de rejoindre le club des pays développés. On voit bien que cette stratégie commence d'ailleurs à porter ses fruits puisque la Chine est désormais le premier marché mondial pour les voitures automobiles.

En menant cette stratégie d'export vers le monde développé, elle a aussi contribué à l'amélioration du pouvoir d'achat des classes populaires de ces pays en leur permettant de consommer des produits à bas prix: Dans le même temps, la Chine a accumulé un excèdent financier colossal qui lui a permis de financer le déficit abyssal des Etats Unis: elle détient en effet 836 Mards de Bons du Trésor Américain et si elle venait à arrêter d'acheter cette dette Américaine, nul ne sait ce qu'il adviendrait du système financier global, tant l'Amérique est dans l'incapacité non seulement de rembourser sa dette, mais aussi de faire face à ses nouveaux déficits annuels. En effet l'Occident, au premier rang duquel les Etats Unis, consomme plus qu'il ne peut payer: c'est la spirale infernale de l'endettement!....

En ce sens, la Chine tient l'Occident, mais inversement elle dépend aussi de la bonne santé de celui-ci: sinon qui lui achéterait les produits qu'elle a besoin de vendre pour employer sa population toujours plus nombreuse? La Chine fourmi a encore besoin de l'Occident cigale pour continuer à se développer; elle en est consciente mais, en même temps, elle ne saurait tolérer que la cigale vienne lui donner des leçons de conduite.

On ne saurait passer sous silence une caractéristique du peuple chinois: sa fierté de ce qu'il a accompli depuis 30 ans et qu'il souhaite faire reconnaître; c'est sa façon à lui, pacifique, de montrer sa puissance au monde. C'est bien à travers ce prisme qu'il faut comprendre la munifiscence que les Chinois ont voulu mettre dans l'organisation des Jeux Olympiques de Pékin en 2008. Malheureusement pour eux, de la même façon que Fouché a payé pour avoir trop exposé sa richesse lorsqu'il reçut Louis XIV, la Chine paie pour le faste de ses jeux; La splendeur de ceux-ci a mis l'Occident mal à l'aise, jaloux d'une telle réussite et craintif de ce que cela peut cacher. Celui qui dout de lui est méfiant de l'autre!... L'observateur averti comparera cependant ces Jeux de prestige, sans connotation militaire, avec ce qu'avait pu faire l'Allemagne en 1936, voire l'URSS en 1980.

En Asie, l'obtention des J.O est vécu comme un signe de maturité pour une société: Cela s'est concrétisé au Japon dans les années 70 après les Jeux de Tokyo en 1964, puis en Corée dans les années 90-200 après les Jeux de Séoul en 1988; c'est maintenant au tour de la Chine de s'ouvrir au monde et de rejoindre le concert des grandes nations. Les années 2010 et plus encore les décades après 2020, verront la Chine rayonner; mais pas nécessaireement de façon agressive.

Je suis en effet convaincu que de la même façon que les Américains sont tournés en priorité vers eux même, les Chinois se préoccupent avant tout de ce qui se passe dans leur propre pays; les Chinois s'interessent avant tout aux Chinois: leur souci premier est d'assurer leur développement économique, qui permettra en retour un enrichissement de leur population. Et pour atteindre leur but, ils pensent à juste raison n'avoir à recevoir de leçons de personne....

Ce n'est que si l'Occident se mélait d'empêcher ce louable objectif que la Chine pourrait devenir belliqueuse, convaincue qu'elle est de ne plus jamais se laisser dicter sa loi par une puissance étrangère, quitte à sortir les griffes pour se faire respecter. A nous donc de savoir ne pas provoquer l'Empire du Milieu, mais au contraire lui faire une place à notre table.

En final, plutôt que de s'inquiéter de ce que la Chine pourrait nous faire de mal, réjouissons nous, comme Shan Sa, écrivain d'ethnie chinoise mais française de coeur et de nationalité de pouvoir accueillir ce grand peuple au sein des leaders du monde; nous avons beaucoup à apprendre de leur sagesse et de leur ingéniosité; je prends d'ailleurs le pari qu'avant 2025, le centre de la mode mondiale se sera déplacé de Paris à Shanghai, nouvelle capitale mondiale et centre d'attraction du monde entier.

29/09/2010

Le déni des cultures

Hier soir au Grand Journal de Michel Denisot, sur Canal +, Hugues LAGRANGE était invité pour parler de son livre "Le déni des cultures" dans lequel il se livre à une étude approfondie de l'intégration des différentes immigrations.

deni des cultures.jpg

Compte tenu qu'en France il est interdit de publier des statistiques en fonction de l'origine ethnique de la population, ce livre fait déjà polémique alors qu'il est écrit par un monsieur tres sérieux et tres calme qui ne peut en aucun cas être suspecté de dérive droitière. En revanche, il essaie de comprendre comment s'intègrent les différentes ethnies au sein de la société française et il met en exergue que les problèmes sont pour la plupart non pas dus à l'origine ethnique ou à la race, mais bien plutôt à des caractéristiques culturelles et sociologiques.

A ce titre, le livre mérite d'être lu et commenté par les differents responsables politiques qui sont en charge de l'immigration, afin que peut-être, ils puissent en tirer des enseignements pour mieux assurer une immigration réussie dans notre pays.

A ce sujet, je souhaite ajouter que je rejoins l'opinion de Mr LAGRANGE qui estime qu'on ne doit pas chercher l'assimilation qui consiste à uniformiser tous les immigrants sur un modèle unique qui serait le "bon français". En revanche, tout en respectant le droit à la différence de chacun, il me parait indispensable que la société française impose à chacun des immigrants le respect du minimum de ce qui fait l'identité française: à savoir le respect des lois et des usages de la société civile: ainsi un immigrant sur notre sol doit renoncer à la polygamie , à l'excision des femmes, ou toute autre coutume qui peuvent avoir cours dans son pays d'origine mais qui sont prohibées par la loi sur notre sol national. C'est ainsi, en donnant à chacun des droits mais aussi des devoirs, qu'on permettra une immmigration réussie, où tous les arrivants contribueront à l'enrichissement culturel de notre pays, et qu'on favorisera le "vivre ensemble"

Cela ne devrait même pas faire débat!...

16/09/2010

Un exemple pour Nicolas Sarkozy

Hier soir sur ARTE, j'ai vu 2 excellents documentaires sur Ronald REAGAN, d'abord, puis sur le roi JUAN CARLOS ensuite.

Ronald Reagan.jpgCe qui est frappant dans le cas de Ronald REAGAN, c'est qu'il était bien moins bête que l'image d'Epinal qu'ont bien voulu distillé les médias de l'époque. D'ailleurs ce documentaire concluait sans ambage que c'est bien lui, et sa politique qu'il a su imposer à ses collaborateurs et à son gouvernement, qui ont permis à l'Ouest de gagner la Guerre Froide et de permettre l'éclatement de l'URSS et la disparition du Rideau de Fer.

Quant à Juan Carlos, certains n'ont vu en lui que la marionnette de Franco alorsJuan Carlos.jpg que son intelligence politique a permis à l'Espagne de sortir du fascisme tranquillement, sans bain de sang, et qu'il a su en moins de 20 ans réconcilier un pays qui avait traversé la pire épreuve qu'une nation peut vivre: une guerre civile.

Voila bien l'exemple de deux grands chefs d'Etat.

Ce qui m'a frappé cependant, chez ces deux hommes, qui ont accompli de grands exploits, c'est leur volonté de ne pas compromettre leur oeuvre en se gardant bien de crier haut et fort ce qu'ils avaient accompli. Ainsi jamais Ronald REAGAN ne s'est-il vanté d'avoir vaincu l'URSS; il a même interdit à ses collaborateurs de s'en prévaloir afin de ne pas créer d'animosité  dans le camp adverse. De même Juan Carlos n'a pas trouvé opportun de mettre en avant la défaite cuisante que subissait le camp fasciste, trop heureux qu'il était de réussir une transition paisible.

Pour ces deux grands chefs d'Etat, l'interet du pays était bien supérieur à la petite satisfaction égoiste qu'ils auraient pu retirer de se mettre en avant et de se prévaloir de leur réussite. Le jugement de l'Histoire leur paraissait plus digne et plus durable que celui de leurs contemporains.

Sarkozy 2.jpgQuelle différence avec notre Président de la République actuel!... On dirait que Nicolas SARKOZY ne s'interesse qu'à la triviale satisfaction de pouvoir se glorifier des brassements d'air qu'il crée en gesticulant sans cesse. Est-il ainsi nécessaire de provoquer l'adversaire syndical pour lui faire admettre que désormais les grèves en France ne se remarquent plus. N'est-il préferreable de régler dans la discrétion le problème de la délinquance et de l'immigration plutôt que de faire de grandes gesticulations autour des Roms, attirant par là même l'opprobre internationale sur le pays .

Les deux premiers grands hommes étaient de grande taille, Nicolas Sarkozy,lui, est désespérément petit. Faut-il y voir une relation de cause à effet?

Il est temps de grandir Mr le Président: vous avez réussi votre vie, vous avez atteint l'ambition que vous vous étiez fixée: Alors prenez de la hauteur en vous conduisant comme un grand homme à défaut d'être un homme grand. C'est comme cela que vous laisserez une trace dans l'Histoire. Ce n'est pas votre politique que les Français contestent, même s'ils souhaiteraient parfois plus de fermeté et moins d'effets d'annonce; c'est votre style qui est en cause. Nous ne nous reconnaissons pas dans ce président qui parle et se conduit comme un voyou de banlieue. C'est bien la raison pour laquelle nombre de Sarkozistes de la première heure, comme moi, plébiscitent désormais François FILLON pour le poste suprème. Vous aviez tout entre les mains et vous avez tout gaché!...

Francois Fillon.jpg

Saurez vous redresser la barre à temps? J'en doute car, comme on dit, chassez le naturel, il revient au galop....

13/07/2010

L'Europe vue de Chine

Ci dessous une vidéo pour apprendre le mandarin et pour entendre quelques vérités sur notre système économique et social.

Bien entendu, vous aviez compris que ceci est une parodie, et que les sous titres sont fantaisistes; mais je la trouve amusante, car pour nous français qui aimont donner des leçons à tout le monde, c'est un peu l'arroseur arrosé.

10:32 Publié dans Asie - Hong Kong - Thaïlande, Humour, Politique Française | Lien permanent | Commentaires (2) | | | Digg! Digg | | |  Facebook