Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/01/2015

La réforme régionale n'est pas neutre pour notre territoire: Genève s'inquiète de la nouvelle région Rhône-Alpes Auvergne

Pour s'en convaincre, il suffit de lire ci-dessous l'article paru dans la Tribune de Genève en date du 4/1/15

 

La future super-région inquiète le Conseil d’Etat

La fusion Rhône-Alpes - Auvergne pourrait menacer les fonds frontaliers, selon François Longchamp.

Longchamp.JPG

 François Longchamp s’inquiète de l’avenir de la compensation financière genevoise

 

C’est à un vaste chantier que s’est attelé le gouvernement français. La réforme territoriale vise à simplifier le «mille-feuille» administratif, actuellement composé de quatre échelons (commune, intercommunalité, département et région). Dans ce but, une nouvelle carte des régions a été adoptée par les députés le 25 novembre. Leur nombre passe de 22 à 13. Ainsi, Rhône-Alpes et l’Auvergne ne font plus qu’un.

Si le débat semble à première vue très franco-français, il intéresse de près le président du Conseil d’Etat genevois. «Bien sûr que nous sommes concernés! explique François Longchamp. Notre voisin immédiat s’agrandit. Et compte désormais quatre départements supplémentaires, qui sont, de plus, relativement prétérités. Nous nous retrouvons à l’extrême périphérie est d’un territoire qui s’étend vers l’ouest.»

«Des coquilles vides»

Les inquiétudes de l’élu genevois se renforcent au sujet du second volet de la réforme, dont l’examen se poursuivra au mois de janvier. Celui-ci concerne la répartition des compétences et pourrait aboutir à un transfert de plusieurs prérogatives des départements vers la Région. «Nos partenaires historiques sont les départements. Qu’adviendra-t-il s’ils deviennent de simples coquilles vides? Où finira la compensation financière genevoise (CFG) dans cette affaire?» lance François Longchamp.

Depuis 1973, en vertu d’un accord franco-genevois, Genève rétrocède une partie de l’impôt à la source versé par les frontaliers. Cette somme, s’élevant cette année à 279,4 millions de francs, est versée aux Conseils généraux de l’Ain et de la Haute-Savoie. Ces derniers se chargent de l’utiliser dans des projets structurants et de la répartir aux communes au pro rata de leur population frontalière. «Quand un territoire change ainsi de dimension, que le centre de décision s’éloigne et que les besoins sont plus importants ailleurs, il est tentant d’utiliser la CFG pour des dossiers qui n’ont plus rien de dossiers de voisinage, renchérit François Longchamp. Il s’agit d’un accord passé avec nos voisins directs. Cet argent n’appartient ni à l’Etat français, ni à la Région.»

Des craintes que partage, forcément, Christian Monteil, à la tête du Département de Haute-Savoie: «Transférer les compétences vers Rhône-Alpes Auvergne, c’est retirer un barreau de l’échelle. On ne veut pas faire de procès d’intention, mais on ne veut pas non plus se résigner.» Pour tenter de faire valoir leur spécificité et garder la maîtrise notamment sur les dossiers transfrontaliers, la Haute-Savoie et la Savoie ont ainsi déposé un projet de loi visant à fusionner (lire nos éditions du 13 octobre).

Insistant pour sa part sur l’importance de la CFG pour les communes voisines de Genève, Patrice Dunand, maire de Gex est lui aussi inquiet: «La difficulté consiste en effet à savoir qui va à l’avenir gérer ces fonds. Plus le centre de décision s’éloigne plus la logique de la CFG est difficile à expliquer.» L’élu gessien estime que l’option la plus cohérente serait de confier cette gestion à l’ARC, soit le syndicat mixte qui réunit les collectivités françaises entourant Genève. D’autant que comme le rappelle Christian Dupessey, maire d’Annemasse, «cet échelon est amené à être renforcé en devenant un pôle métropolitain.»

Pas d’impact sur l’accord

Dans ce débat, des voix plus rassurantes s’élèvent cependant. A l’image de Pierre-Jean Crastes, président de la Communauté de communes du Genevois: «Ce qui inquiète François Longchamp, ce sont les fonds frontaliers. L’accord précise que ce sont les départements qui reçoivent ces fonds. Or, la réforme ne supprime pas les départements mais revoit la répartition des compétences.» Selon lui, beaucoup de choses peuvent encore évoluer d’ici à 2020, la date avancée par le gouvernement pour la suppression des Conseils généraux. «Entre-temps, aura lieu la présidentielle. Et l’on constate souvent qu’une majorité détricote ce qu’a fait la précédente.»

Christian Dupessey ne croit pas lui non plus à un impact sur l’accord de 1973. «Il n’a aucune raison de changer. De plus, la simplification du mille-feuille permettra à Genève de savoir plus facilement à qui s’adresser.» Favorable à la réforme engagée par son parti, le maire, qui est aussi conseiller régional, poursuit: «Les liens sont certes historiques entre le Conseil d’Etat et les départements, mais ces dernières années, la région a été moteur de la relation franco-genevoise.»

Et de conclure que, quelle que soit sa couleur politique, aucun président de la région Rhône-Alpes Auvergne n’a intérêt à mettre en péril le système des fonds frontaliers.

Article écrit par Marie Prieur
Tribune de Genève le 4/1/15

19/12/2014

François Hollande est bien placé pour représenter la République irréprochable - n'est ce pas Caton!...

Jean-Michel Apathie dévoile le rôle du jeune François Hollande dans l'affaire Caton

On voit là un exemple stupéfiant de la République irréprochable que nous promettent nos amis socialistes.

18:24 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : hollande, caton, bercoff, le grand journal | | | Digg! Digg | | |  Facebook

08/12/2014

Réflexions sur l'élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de l'UMP

UMP SArkozy 2014.jpg

Voila, les résultats sont sortis, sans constestation et avec une grande rapidité. Un grand bravo aux organisateurs car ce vote électronique  a très bien fonctionné malgré quelques bugs dans la soirée de vendredi et a été un succès.

Que faut-il penser du résultat?

Celui ci est assez conforme à ce que j'attendais, même si j'avais pensé que Bruno Le Maire ferait un peu plus (35%) contre seulement 60% à Nicolas Sarkozy. L'ancien président a donc fait mieux que je ne m'y attendais, mais ce résultat reste cependant une déception pour lui, qui avait emporté l'UMP en 2004 avec 85% des suffrages, et qui entre temps a exercé les fonctions de président de la République. Marine Le Pen a d'ailleurs résumé la situation par un laconique "mal revenu, mal élu"

Peu importe le score, pourvu que le parti gaulliste puisse se remettre dans le sens de la marche, ce dont il a bien besoin. Espérons maintenant que le nouveau Président saura faire du parti une source de propositions concrètes plutôt qu'une machine à bouffer du Hollande, ce qui finalement n’intéresse que peu les Français.

Aurons nous l'occasion de voir s'instaurer un débat d'idées afin que la droite soit en mesure d'offrir une alternative crédible et qui, enfin, tienne ses promesses? C'est mon voeu le plus cher.

Les grandes orientations pour l'avenir doivent être débattues et, une fois finalisées, elles devront s'imposer au candidat qui sera désigné lors des Primaires en 2016. Primaires dont il est essentiel qu'elles se tiennent et qu'elles soient ouvertes au Centre.

Mr Sarkozy, en tant que président du Parti, partira avec un avantage important car il devrait finir facilement premier à l'issue du premier tour. Restera à voir alors comment se comporteront les candidats arrivés derrière lui. Seront-ils en mesure de se rassembler et de faire front contre l'ancien président, ce qui donnera une chance réelle à Mr Juppé si celui-ci finit second, ou bien resteront-ils divisés, favorisant ainsi l'élection facile de Mr Sarkozy.

Nul doute que l'attitude de Bruno Le Maire sera déterminante. Saura t-il résister au chant des sirènes sarkoziennes,qui lui propsera surement un ticket Président-Premier Ministre ou jugera t-il qu'il a une chance par lui même? De là dépend en grande partie l'issue des primaires et de la Présidentielle. Ce qui est probable, c'est que Mr Sarkozy va "utiliser" au mieux BLM pour affaiblir ses deux autres rivaux que sont MM Juppé et Fillon. Tout l'art de Mr Sarkozy sera de faire monter Mr Le Maire pour qu'il siphonne les voix de Mr Juppé, mais pas trop quand même de peur qu'il puisse décider de concourir pour lui même.

Un jeu de rôles et de stratégie fort interessant pour tous ceux qui s'interessent à la politique.

 

17:47 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ump, sarkozy, le maire, juppé; primaires | | | Digg! Digg | | |  Facebook

29/11/2014

Débat Eric Zemmour vs Eric Brunet - des arguments à méditer

 

Zemmour vs Brunet, Le Suicide Français, RMC, Margaret Thatcher, Churchill, Tony Blair, François Bayrou

 

Voila un débat fort intéressant entre les 2 Eric qui se retrouvent sur l'état lamentable de notre pays mais qui divergent sur la cause de ce déclin.

Pour Eric Zemmour, ce sont les élites qui en sont responsables tandis que pour Eric Brunet, ce sont les Français eux même qui sont à blamer pour cette "décadence". Mon homonyme est bien entendu courageux et n'a aucune chance d'être entendu en voulant mettre les responsabilités sur chacun d'entre nous plutôt que de nous exonérer de nos responsabilités, car ce n'est évidemment pas très porteur de dire à quelqu'un qu'il doit assumer sa part de responsabilité dans l'échec.La preuve est que 74% des auditeurs de l'émission ont soutenu la thèse de Zemmour contre 26% seulement qui partageaient la vision de Brunet.

Pour étayer son propos, Eric Brunet compare le peuple français au peuple anglais qui, dans les heures sombres de son histoire, a su choisir de son plein gré des leaders forts (Churchill, Thatcher, Blair) pour le sortir de ses errements, alors que le peuple français lui, a "subi" les grands hommes qui se sont imposés à lui pour sortir le pays de l'ornière et le faire rayonner (Louis XIV, Napoléon, Charles De Gaulle).

Je dois dire que sur ce point j(ai tendance à rejoindre Eric Brunet car je pense que notre peuple, immature, a tendance à croire au Père Noel, et qu'il est malheureusement prêt à avaler toutes les couleuvres que les politiciens lui servent, pourvu que ce soit ce qu'il a envie d'entendre et que ce soit le chemin le plus facile.

Ainsi aux élections de 2012 notre peuple a t-il suivi l'homme qui leur promettait de réenchanter le rêve français, sans évidemment dire comment il allait faire, plutôt que d'écouter la voix de la raison, celle que défendait lors de la campagne François Bayrou qui annonçait des lendemains difficiles et qui proposait des réformes vitales mais peu populaires. Je me rappelle fort bien qur le candidat MODEM a commencé sa campagne à pres de 18% dans les sondages pour finir à moins de 10%. Une vraie dégringolade donc alors que les trois autres candidats rivalisaient de démagogie avec le résultat que l'on connait.

Les Français sont d'incorrigibles rêveurs qui croient qu'on peut sans arrêt faire abstraction de la réalité et de l'effort, car probablement sont-ils convaincus, ce fut d'ailleurs le titre d'un livre, que Dieu est français.

Le mérite du livre de Zemmour est de mettre sur la table un diagnostic éclairé de nos maux! Mais en même temps, Mr Zemmour commet une grande faute en exonérant le peuple de ses responsabilités. Car ce n'est pas un homme providentiel qui nous tirera d'affaires ( à moins d'être un dictateur) mais bien plutôt une conscience collective populaire de la nécessité de se réformer et de l'urgence qu(il y a à réagir en se rassemblant autour d'un projet de salut public commun et partagé.

Si cela n'est pas fait rapidement, la jeunesse française se révoltera contre ses aînés qu'elle accusera d'avoir précipité le pays dans le gouffre, et qui sait alors ce qui pourrait en sortir!...

28/11/2014

Quand la France se prend à jouer aux grandes puissances

Mistral.jpg

Quand nos gouvernants auront -ils enfin compris que nous ne sommes plus en mesure de vouloir faire un bras de fer avec les autres grandes puissances de la planète? Le dernier exemple en date, funeste, est la décision du Président Hollande de surseoir à la livraison des 2 porte hélicoptères Mistral à la Russie. A l'heure où l'Etat n'arrive plus à financer l'essence pour les voitures de la Gendarmerie et de la Police, je trouve cela risible. Et je suis bien sur que cela doit bien faire rire Vladimir Poutine.

D'accord, ne livrons pas ces deux bâtiments qui ont fait l'objet d'un contrat et qui sont en partie payés. La Russie ne manquera pas de nous attaquer devant les tribunaux commerciaux internationaux et de nous faire payer une amende pour refus d'honorer un contrat. Cela ne fera qu'aggraver notre dette!... Vous me direz qu'avec 2000 milliards de dettes 1ou 2 milliards supplémentaires, qui s'en soucie....

Que ferons nous alors de ces deux bateaux. Les Américains et l'OTAN qui nous ont poussé dans cette voie seront-ils prêts à nous les racheter? J'en doute fort, tout comme je suis sûr qu'ils sont ravis de voir l'un de leurs principaux concurrents de ventes d'arme se décrédibiliser ainsi sur le marché mondial.

Et nos chantiers navals? Est ce ainsi qu'on va leur assurer du travail pour l'avenir?

Une fois de plus, la vanité nationale conduit le pays à se fourvoyer dans une impasse funeste dont il ne sortira rien de bon. Revenez sur terre Monsieur le Président, et au lieu de sans arrêt agresser Poutine, cherchons à trouver des points d'accord qui nous permettront peut être un jour de réaliser l'Europe de l'Atlantique à l'Oural chère au Général de Gaulle et qui pour ma part consiste en la seule vraie solution d'avenir pour l'Union Européenne.

18:00 Publié dans Politique Française, Politique internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hollande, mistral, poutine, russie | | | Digg! Digg | | |  Facebook

27/11/2014

Éric Zemmour fait son show sur la RTS

A Genève pour la promotion de son livre "Le suicide français" et invité de l’émission  Infrarouge sur la Télévision Suisse Romande mardi soir, le célèbre éditorialiste et  polémiste français a fait un véritable show en répliquant de manière provocatrice et sans langue de bois aux questions et attaques de ses interlocuteurs (détracteurs serait plus approprié)

Que ne voit on pas plus souvent de tels échanges à la télévision! On se croirait revenu au temps de "Droit de réponse", la célèbre émission de Michel Pollac. Et qu'on aime ou pas le bonhomme, on ne peut manquer de lui reconnaître une grande érudition et un certain courage à affronter ainsi les grands prêtres de la bien séance de la pensée unique et moralisatrice.

Pour ma part, je trouve cela rafraîchissant. A vous d'en juger!....

 

19/11/2014

Nicolas Sarkozy a perdu gros ce week-end

 

Nicolas Sarkozy, samedi, lors du meeting du mouvement de l'UMP Sens commun, où il a annoncé vouloir abroger le mariage pour tous.

L’ancien chef de l’Etat s’est pris les pieds dans le tapis ce week end devant un parterre de militants UMP opposés au mariage pour tous (Sens Commun) qui recevait les 3 postulants à la présidence du parti de droite.

Alors qu’Hervé Mariton, qui n’a jamais caché son hostilité virulente à la loi Taubira, jouait à domicile, Bruno Lemaire a fait preuve de courage et de constance en ne reniant pas ses valeurs et en ne cédant pas à la pression de la salle qui l’a hué quand il réaffirmé que la loi Taubira ne serait pas remise en cause si la Droite revenait au pouvoir.

Quant à Nicolas Sarkozy qui avait exigé de passer en dernier, il a tenté de louvoyer mais n’a pas su résister à la pression de la salle, affirmant à la foule en liesse qu’il abrogerait la loi Taubira s’il revenait au pouvoir.

Pour moi, une telle attitude est une preuve de faiblesse et la démonstration évidente de son manque de conviction sur le sujet, puisque nombreux sont ceux qui pensent qu’en réalité il n’a aucune volonté de revenir sur cette loi, qui serait de toute façon fort difficile à abolir légalement.

Une évidence de plus que l’ancien président n’a comme objectif que d’être élu, en promettant à chacun ce qu’il veut entendre pour ensuite n’en faire qu’à sa tête. Une façon de faire de la politique qui m’horripile car elle décrédibilise la politique auprès de nos concitoyens.

Ce qui me console est que NKM, qui était à La Roche sur Foron samedi pour promouvoir la candidature de Mr Sarkozy, n’a pas hésité dès lundi à se désolidariser de son favori et de dire qu’il avait fait une erreur en prenant un tel engagement. Position reprise par plusieurs des soutiens de Nicolas Sarkozy (Christian Estrozy, Frederic Lefebvre, Roger Karoutchi, etc…)dans la course à la présidence de l’UMP.

 

Bravo Monsieur Le Maire, vous avez prouvé dimanche que vous aviez la stature pour conduire l’UMP. J’espère que vous ferez un score honorable qui vous encouragera dans cette voie de courage et de convictions. C’est d’un leader comme vous dont l’UMP a besoin, qui permette de regarder devant nous plutôt que de confier les rênes du parti à un homme dont la principale ambition est de prendre une revanche personnelle vis-à-vis de l’actuel Président de la République.

 

18:20 Publié dans Politique Française, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sens commun, sarkozy, le maire, mariton, ump, loi taubira | | | Digg! Digg | | |  Facebook

18/11/2014

Quel avenir pour la Savoie dans la nouvelle région Rhône-Alpes Auvergne?

Nous sommes à un tournant historique pour notre avenir, et il est important que chaque Savoyard soit bien conscient de ce qui se passe et de ce qui est en jeu avec la mise en place de la nouvelle réforme territoriale dont le gouvernement actuel a fait son cheval de bataille?

Sans revenir à mes interrogations sur le bien fondé de cette réforme (voir mon article précédent), je souhaite ici m'interesser uniquement aux conséquences désastreuses que pourrait avoir cette réforme sur notre avenir à nous savoyards.

Je suis un St-Juliennois, Haut-Savoyard, et c'est ainsi que je me définis dans mon identité. Français, je sais que je ne le suis que depuis 150 ans et qu'auparavant mes ancètres savoisiens se sont souvent battus avec la nation qui est désormais la mienne. De la même façon, je n'oublie pas que nous n'étions pas français en 1793 (même si notre territoire était alors occupé par les troupes françaises) et donc nous ne pouvons être traité de peuple régicide. Tout cela pour dire que si j'accepte et n'ait pas de problème avec le fait d'être français, je souhaite que les spécificités de mon peuple et de ma terre soient respectées. Par ailleurs, je me sens en revanche farouchement européen, et quand je voyage en Italie, en Suisse ou dans n'importe quel pays d'Europe, je sens, malgré les différences évidentes, une communauté d'esprit et de culture bien plus forte avec ces voisins qu'elle ne le sera jamais avec nos amis américains par exemple. Enfin, je me sens aussi citoyen du monde, convaincu que les grands problèmes de l'humanité (écologie, économie...) doivent désormais être résolus pacifiquement, à l'échelle du monde et de la planète.

Ce qui nous menace aujourd'hui avec la réforme territoriale, c'est que les grandes compétences qui sont aujourd'hui aux mains du département (routes, économie, tourisme, etc...) vont passer dans celles d'une super région Rhône-Alpes Auvergne dont le centre de décision sera à Lyon. Et comme nous serons à l'extrémité de ce grand territoire, j'ai bien peur que nous soyons oubliés, ou traités comme la dernière roue du carrosse.

Une conférence débat a eu lieu samedi dernier à Cruseilles, organisée par La Salévienne et animée par les 2 présidents des Conseils Généraux de la Savoie, Mr Hervé Gaymard et de la Haute-Savoie, Mr Christian Monteil.

Ces deux hommes sont venus nous expliquer les dangers qui menacent notre identité de savoyards à travers cette réforme qu'ils ne souhaitent pas, et comment ils envisagent d'en limiter les effets nocifs en nous proposant de fusionner les 2 départements dans une collectivité territoraile Savoie - Mont-Blanc qui  garderait l'essentiel des prérogatives et compétences dévolues actuellement aux départements et ainsi mieux défendre les interets de notre territoire au sein de la nouvelle grande région. Il ne s'agit en rien de fusionner les 2 départementys pour ne garder que la partie sociale que le gouvernement entend laisser aux départements, mais bien de créer une nouvelle entité à mi chemin entre le département et la région. Collectivuité qui tiendrait compte de la particularité savoyarde qui doit être reconnue comme l'est celle des Alsaciens, des Corses et des Bretons.

Disons le tout net, je n'étais à l'origine pas favorable à ce rapprochement entre nos deux départements qui ont souvent rivalisé et qui ont des interets divergents. Mais avant d'être un Rhône-Alpin Auvergnat, je suis avant tout un Savoyard et entre deux maux, il faut choisir le moindre. Dans une situation telle qu'aujourd'hui, je m'opposerais à la fusion de nos deux départements. Toute initiative qui permettra de nous rendre plus forts et de nous aider à atteindre cet objectif doit donc être soutenu.Dans la nouvelle région aux compétences élargies, je considère que c'est notre devoir à nous savoyards de faire bloc et de défendre nos droits.

Oui nos droits! Car historiquement ceux ci sont différents de ceux des autres départements par le seul fait que nous avons choisi de notre plein gré de rejoindre la France en 1860 en vertu d'un traité par lequel un certain nombre de droits nous ont été concédés. Il est donc légitime de les faire respecter. A titre anecdotique et pour preuve de notre spécificité, je rappelle que nos deux départements sont les seuls départements métropolitains à ne pas avoir un nom correspondant  à un nom de rivière ou de montagne.

Notre situation géographique à la porte des Alpes, de l'Italie et de la Suisse nous confère là aussi une spécificité que personne ne peut nier. Serait -il opportun de confier à Lyon ou à Paris le soin de négocier en notre nom avec Turin ou Genève, je ne le pense pas!

Notre économie elle aussi est spécifique. Avec 40% de son PIB provenant de l'industrie, la Haute-Savoie est dans le top 3 des départements français les plus industrialisés (en pourcentage de l'industrie sur le PIB total). Et cela malgré le fait que le tourisme et l'agriculture de montagne jouent eux aussi un rôle important.

Notre département est riche. Nul doute que cette réforme aura pour conséquence de nous retirer un peu plus des dividendes de notre labeur, alors que la péréquation qui nous pénalise en faveur des autres départements de France est déja l'une des plus élevées. Faut-il accepter de se laisser tondre la laine sur le dos sans rien dire? Non, il est temps que les savoyards, trop sages et conciliants pendant des décennies, se mobilisent pour défendre leurs intérets.

Faudra t-il accepter en Haute Savoie du Nord que nos accords transfrontaliers avec Genève puissent être négociés et mis en place par des gens qui n'ont aucune connaissance de notre histoire et de nos liens étroits tant historiques qu'économiques avec la Cité de Calvin?
Et qu'adviendra t-il des fonds frontaliers qui ont permis jusqu'à présent à notre territoire de financer les investissements nécessaires à l'accroissement démographique lié à l'attractivité de Genève?

Je vous le dis amis savoyards, nous devons nous mobiliser derrière Christian Monteil et Hervé Gaymard pour appuyer leur démarche et faire en sorte que notre Savoie que nous aimons tant ne soit pas noyée dans le fourre-tout Rhône-Alpin & Auvergnat. C'est notre avenir et celui de nos enfants qui est en jeu. Et c'est autrement essentiel pour notre futur que de savoir qui demain sera le prochain Président de la République à Paris.

car j aime a respirer
l air pur de nos montagnes
je suis la liberté la liberté