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23/03/2015

Antoine Vielliard boit la tasse - Christian Monteil & Virginie Duby-Muller en bonne position pour gagner le canton de St-Julien

A l'un de mes amis qui me faisait remarquer ce matin qu'Antoine Vielliard semble ne plus marcher sur l'eau dans le canton de St-Julien, je lui ai répondu (avec humour) qu'il s'était converti à la plongée sous marine (Le Pen) puisque notre Conseiller Général sortant a été battu par le candidat du Front National et s'est donc vu disqualifié de concourir au second tour de l'élection départementale. Une claque sévère et sans appel pour le Conseiller Général sortant!...

Je ne saurai mentir et dissimuler ma satisfaction de voir que les électeurs de notre canton ont enfin pris la mesure de ce qu'est M. Vielliard. Malgré une campagne à l'agenda chargé de coups bas et d'accusations tendancieuses relayées localement par une feuille de chou nauséabonde et putride, le bon sens l'a emporté et les électeurs de notre canton ont sévèrement sanctionné le maire de St-Julien en l'éliminant dès le premier tour.

La sanction est d'autant plus spectaculaire que M. Vielliard, frais émoulu de son élection de maire de St-Julien il y a tout juste 1 an, n'a devancé le binôme Duby-Muller - Monteil que d'une quarantaine de voix dans notre bonne ville de St-Julien, passant de 46% des votes exprimés au premier tour des municipales en mars 2014 à 30% hier.

Une bonne façon qu'ont choisie les électeurs pour lui rappeler que la transparence et la concertation qu'il prône à longueur de temps, il ferait bien de les appliquer réellement dans sa conduite de la politique de notre ville. Quant à ses résultats dans le reste du canton, il ne me parait pas élégant de tirer sur une ambulance et donc, je n'insisterai pas. Ceux qui sont intéressés pourront consulter les résultats commune par commune dans la Presse locale. Le seul commentaire que je ferai est que cette nouvelle situation laisse cependant augurer d'une redistribution des forces au sein de l'intercommunalité de la CCG.

Ceci étant dit, je me réjouis pour notre canton et ses habitants que le meilleur binôme, tant par sa qualité humaine que par sa compétence, soit arrivé largement en tête et j'espère vivement que M. Monteil et Mme Duby-Muller seront largement élus dimanche prochain.

Je forme dès à présent des vœux pour que le troisième tour soit lui aussi favorable à notre binôme, et que M. Christian Monteil soit réélu Président du Conseil Général. Il a prouvé sa compétence et son habileté à mener au mieux les destinées de notre beau département et mérite d'être reconduit dans ses fonctions.

Merci à tous, et mobilisons nous dimanche pour apporter au Président Monteil à à notre député Duby-Muller une victoire nette et sans bavures.

16/03/2015

Elections Départementales:Canton de St-Julien - Débat télévisé Mardi 17 mars à 20:45 sur TV8 Mont-Blanc

Cette élection est en train de verser dans le sordide suite aux accusations et plaintes qui sont portées de part et d'autre entre les 2 principaux candidats.

Il est plus que nécessaire de vous faire votre idée sur la personnalité des candidats en regardant le débat organisé par TV8 Mont-Blanc demain mardi 17 mars à 20:45 entre les 4 binômes qui sollicitent nos votes sur le nouveau canton élargi de Saint-Julien-en-Genevois.

Dans un vote comme celui-ci, la personnalité des candidats est fondamentale, plus que leur programme, car on sait ce qu'il advient des promesses. Mais quelqu'un de compétent et d'intègre aura de meilleures chances de servir nos intérêts qu'un "Monsieur y a qu'a " qui de surcroît ne nous dit pas la vérité.

Compte tenu des forces en présence, et je ne l'ai pas caché, j'ai fait mon choix pour le binôme qui a fait ses preuves et qui m'a convaincu de sa volonté d’œuvrer au mieux pour le canton. J'ai toute confiance en M. Monteil et Mme Duby-Muller pour s'occuper au mieux, et en toute transparence, des intérêts de tous les habitants de ce canton.

Mais le mieux est de vous faire votre propre avis. C'est pourquoi je vous engage vivement à vous brancher sur TV8 Mont-Blanc demain soir pour juger par vous même de qui vous souhaiter voir mener les destinées de notre canton.

Plus on est de fous, plus on rit!... N'hésitez pas à relayer cette information à vos proches, électeurs du canton. Nous sommes tous concernés.

PS: Pour l'information de tous, voici le commentaire que je viens de poster sur le blog de M. Vielliard aujourd'hui à 18:00.

"Cher M. Vielliard,

Les faits que vous reprochez à M. Monteil sont graves et sont d'une nature proche de la diffamation.

N'ayant pas accès aux pièces, je ne peux juger sur le fond et seule une enquête permettra d'y voir plus clair. Je souhaite qu'elle ait lieu et qu'elle punisse le(s) coupable(s). Celui qui a abusé des fonds publics ou celui qui l'accuse à tort.

Mais ce que je peux dire, c'est que le timing de toutes ces accusations me parait bien suspect et m'incite à n'y voir qu'une manœuvre politique destinée à discréditer votre principal adversaire.

Pendant plus de 2 ans, vous avez siégé au Conseil Général dans un groupe soutien du Président Monteil et vous avez voté tous les budgets. Ce n'est que suite au redécoupage des cantons, quand vous avez réalisé que M. Monteil serait votre adversaire que vous avez sorti l'artillerie lourde pour lui chercher des poux et l'accuser de tous les maux. Cela me rappelle le fameux proverbe: "Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage"

Étonnamment, dans votre grande impartialité et honnêteté intellectuelle, vous ne mentionnez nulle part que le département de la Haute-Savoie a été classé par BFM Business en 5ème position parmi tous les départements de France Métropolitaine  pour sa bonne gestion. Ce qui devrait vous réjouir puisque d'une certaine façon, c'est aussi votre travail de Conseiller Général, et de vos collègues, qui est ainsi célébré. Mais bien sur, c'est surtout le travail de M. Monteil qui est là reconnu et donc motus.

Je vous reconnais bien là. Deux poids deux mesures dans l'information relayée.

Ce que vous faites là M. Vielliard conduit à jeter le discrédit sur l'ensemble de la classe politique et à promouvoir le "tous pourris" que prônent les partis extrémistes. Ce n'est pas joli joli.

Pour vous avoir affronté aux élections municipales, je connais vos méthodes. Ce sont elles qui m'ont conduit à démissionner du Conseil Municipal à la fin de ce mois, car votre façon de faire me déplaît profondément et je ne souhaite pas la cautionner en siégeant à vos cotés, même dans l'Opposition.

Salutations

 

Pierre Brunet "

 

11/03/2015

Compte Rendu des Assises de Savoie du 27 février 2015

Je retranscris ci dessous le compte rendu établi par Rodolphe Guilhot , secrétaire du MRS, des Assises de Savoie qui se sont tenues le 27 février dernier à Annecy le Vieux.

Rappelons que ces assises s'inscrivent dans la tentative soutenue par les 2 présidents de Conseil Général de Savoie et de Haute-Savoie de promouvoir une identité savoyarde au sein de la nouvelle région Rhône-Alpes - Auvergne.

Pour être aussi impartial et complet que possible, on pourra aussi se référer à 2 autres compte-rendus de ces mêmes assises:

Celui fait par le service communication de l'université de Savoie : https://www.univ-smb.fr/actualite/les-assises-de-la-savoie/


Et un autre compte-rendu (nettement plus critique) ici : http://www.lavoixdesallobroges.org/tribune-libre/742-comm...

Bonne lecture.

 

Compte-rendu des Assises de la Savoie du 27 février 2015,

 à l'IAE Savoie Mont-Blanc, Annecy-le-Vieux

 

Assises co-organisées par l'Union des Sociétés Savantes de Savoie, l'Université Savoie Mont-Blanc et les Barreaux des Pays de Savoie.

 

Introduction  :

 

Denis Varaschin (Président de l'Université Savoie Mont-Blanc) présente les Assises comme une soirée de réflexion entre acteurs et professionnels du territoire savoyard. Ils montreront par leurs expériences les réussites et l'ouverture de ce territoire et de ses acteurs qu'il résume sous le terme d'éco-système des pays de Savoie.

 

Jean-Luc  Favre (bâtonnier de Thonon) représente les bâtonniers des Pays de Savoie initiateurs de cette réunion, et révèle son espoir de voir d'autres réunions de ce genre se tenir. Il rappelle que les  bâtonniers sont particulièrement concernés par les menaces sur la cour d'appel de Chambéry, une menace dont l'effet est fédérateur autour de l'avenir et de la défense du territoire savoyard et de son éco-système. Un aspect des choses sur lequel reviendra le bâtonnier Olivier Puig au cours de la table-ronde.

 

Claude Barbier (président de l'Union des Sociétés Savantes de Savoie) excuse Hervé Gaymard et Christian Monteil, président des conseils généraux de Savoie et Haute-Savoie, invités mais retenus par d'autres obligations. Il rappelle les origines de ces assises suite à une rencontre avec Jean-Luc Favre puis Denis Varaschin qui ont évoqué avec lui les menaces de fusion sur la cour d'appel et l'Université de  Savoie, puis la réunion publique de Cruseilles (novembre 2014) avec Hervé Gaymard et Christian Monteil, réunion au cours de laquelle ce dernier demanda à la société civile de se saisir du projet de création de collectivité à statut particulier Savoie Mont-Blanc et de le faire sien. Les personnes présentes à ces assises illustrent la notion d'éco-système savoyard qui traduit l' imbrication des divers domaines d'activités de la société. Le besoin de ces assises s'explique par le contexte actuel : la France a sans doute besoin de réformes et de simplification, mais pourquoi réformer à la serpe, en cassant ce qui marche et a déjà fait ses preuves ? A titre d'exemple, il cite les sociétés savantes savoyardes qui se sont fédérés dès l'annexion de 1860, une réussite culturelle qui peut inspirer d'autres domaines, mais qui pose aussi la question de son avenir : qu'adviendrait-il si demain  la  subvention du conseil général disparaissait ? Claude Barbier rappelle également les promesses faites par la France lors de l'annexion de 1860 (non démembrement de la Savoie historique, deux départements, et une cour d'appel à Chambéry). Aujourd'hui on peut se poser une question légitime : le démembrement de la savoie est-il en cours ? Nous avons le devoir devant nos devanciers de défendre ce qui a été acquis, ce qui ne peut se faire sans les habitants de Savoie et leurs représentants.

 

Alain Veyret (journaliste, Directeur de publication à l'Eco des Pays de Savoie) a accepté d'animer cette soirée sur demande des organisateurs. Il prévient immédiatement que sur le sujet de la soirée il n'est pas neutre : il est acquis à la cause de la Savoie et de son territoire. Pour lui les réformes en route et les choix faits sont déjà tout tracés mais  le grand public n'a pas conscience de ces choix et de l'affaissement programmé des départements. Un affaissement d'autant plus inquiétant dans un contexte de fusion des grandes régions : Rhône-Alpes-Auvergne va ainsi nous mener jusqu'aux confins de l'Aquitaine... Qu'y a-t-il de commun entre les pays de Savoie et l'Aquitaine ? Il rappelle que l'éco-système savoyard a fait ses preuves dès le développement industriel qui suit la fin de la Seconde Guerre Mondiale, et que cette économie encore florissante aujourd'hui a été forgée par les Savoyards qui ont su faire prospérer un territoire plutôt pauvre en la matière à l'origine.

 

1ère table-ronde « Economie, tourisme, agriculture »

 

Intervenants :

–                    Pierre JACQUIN, Président de la Chambre d'Agriculture Savoie Mont-Blanc

–                    Etienne PIOT, Président du Pôle compétitivité Mont-Blanc Industries

–                    Côme VERMERSCH, Directeur de Savoie Mont-Blanc tourisme

–                    Claude DEFFAUGT, Président du Club des Entreprises de l'Université Savoie Mont-Blanc

 

Pierre Jacquin  rappelle que le rapprochement des deux chambres d'agriculture de Savoie et Haute-Savoie s'est faite sur la base des racines identiques aux deux départements. Il s'est vite apercu que les Savoie étaient considérées comme  des départements riches de Rhône-Alpes, mais relativement à la marge de celle-ci, ce qui permettait aux deux chambres de s'organiser entre elles pour évoluer : l'idée était de fusionner pour être plus forts et parler d'une seule voix qui soit mieux entendue au conseil régional et par l'Etat. En matière agricole, il y a très peu de différences entre les deux départements : tout deux compte de nombreuses appellations  d'origines protégés et labels (95% de la production agricole est en appellations ou labelisée) qui font sa particularité. Les fonds de la chambre d'agriculture ont été ponctionnés à hauteur de 10% pour alimenter la chambre régionale qui traduit une volonté de régionaliser l'agriculture. L'Etat désengage ses aides à l'installation de jeunes agriculteurs et laisse la chambre d'agriculture départementale s'en charger, ce qui nécessitait de mettre en commun les moyens des deux chambres en fusionnant. Cette fusion s'est faite sans grandes difficultés. L'agriculture des Savoie a une identité très forte et n'est pas partageable. Il insiste sur le lien étroit qui existe par ailleurs entre l'agriculture et le tourisme, entre un bassin de vie et le cadre touristique. C'est ici que Savoie Mont-Blanc tourisme entre en résonance avec le territoire historique savoyard. L'identité savoyarde doit être respectée par l'Etat. La Chambre d'agriculture Savoie Mont-Blanc c'est 14 millions d'euros de chiffre d'affaire. Il y aura aussi nécessité de s'organiser , d'échanger avec les Auvergnats qui n'ont pas envie de laisser s'évaporer leur identité. Les idées ne viendront pas du haut, mais d'en bas. Il faut conserver notre liberté d'agir et de s'organiser dans nos territoires. 

 

Au point de vue de l'industrie et des services Etienne Piot rappelle la typologie économique très différente des deux départements savoyards : le tissu économique de la Haute-Savoie est marqué par un foisonnement de PME, PMI (ex : Téfal, Somfy, NTN-SNR...). Ce qui laisse à penser que sur le strict plan économique, un rapprochement des deux départements semble moins évident. Etienne Piot rappelle la contribution des industries au PIB de la Haute-Savoie : 23%, soit plus du double de la contribution industrielle au PIB national. Une activité industrielle surtout tournée vers l'exportation, qui est le fait d'un tissu de PME (production : articles de sports d'hiver, impression 3D, etc...).  Cette importance de l'activité industrielle a amené à la création du label Mont-Blanc Industries, sur le même modèle que les labels agricoles et touristiques. En la matière, on peut bien parler d'un « éco-système » performant, surtout grâce à la proximité de l'échelon local. Dans le département de Savoie, l'activité industrielle est surtout le fait de mastodontes tels qu'Areva ou Placoplâtre, même si les Jeux Olympiques d'Albertville en 1992 ont eu un effet boostant sur le tissu de PME.

 

Claude Deffaugt souligne que la défense du modèle socio-économique des Pays de Savoie, l'«éco-système » savoyard, n'est pas un combat conservateur d'arrière-garde mais bien un combat d'innovation qui vie à montrer la réussite de ce modèle transposable à d'autres régions de France. Il dénonce le fait qu'en mettant en marche la réforme territoriale le gouvernement ait confondu vitesse et précipitation. Pour lui, cette réforme territoriale est surtout l'opportunité de faire changer les états d'esprits et de (re)définir ensemble la modèle à venir pour la Savoie. Ce modèle socio-économique à venir ne pourra se définir et se mettre oeuvre que par le biais d'un transfert de connaissances auprès des nouvelles générations. Il faudra déjouer la déshumanisation du territoire induite par la réforme territoriale et mettre en oeuvre une identité commune à tous les acteurs locaux : l'identité savoyarde. Cette dynamique ne pourra se lancer qu'en évitant les divisions et en fédérant les différentes énergies.

 

Alain Veyret réagit aux propos de Claude Deffaugt en évoquant la comparaison d'un collègue suisse qui avait comparé la Savoie à « une petite Allemagne ». Il ajoute que si le modèle savoyard a fonctionné jusque là, c'est en partie grâce à l'implication des conseils généraux de Savoie et Haute-Savoie. Une implication qui a maintenu un lien de continuité entre le territoire, ses habitants et leurs institutions. Qu'en sera-t-il demain puisque celle-ci sont remises en cause ?

 

Pour Claude Deffaugt, ce lien évoqué par Alain Veyret est aussi un lien de l'indivuduel au collectif. Pour pérenniser le modèle savoyard il va inévitablement falloir « jouer plus collectif ».

 

Répondant à la réflexion d'un participant dans le public, Etienne Piot revient sur le problème de l'identité savoyarde. Le fait d'avoir une double (voire plus) identité est parfaitement envisageable : on peut être Savoyard et Français sans contradiction. Cette identité savoyarde peine pourtant à se faire une place, ce qui au plan socio-économique se traduit par un problème de valorisation et une image réductrice (la montagne et les produits du terroir). L'industrie, voire même l'agriculture sont perdantes en image ce qui occasionne un problème global de lisibilité et de communication : l'identité savoyarde offre d'elle une image incomplète. Un besoin de valorisation globale de la Savoie se fait sentir. Il faudra ne pas hésiter à prendre des risques pour incarner une Savoie dynamique, montrer qu'elle est un territoire vivant. De ce point de vue, il y a sans doute des exemples à prendre en Suisse voisine.

 

Marc Bron (Président de l'association des enseignants de savoyard) fait la remarque qu'un restaurateur l'a récemment contacté afin de pouvoir élaborer une carte en patois savoyard pour son restaurant. La langue savoyarde (francoprovençal/arpitan) offre sans doute un moyen de promotion économique intéressant, surtout en ce qui concerne le tourisme. C'est l'exemple d'une valeur ajoutée, pour des personnes venant de l'extérieur de la Savoie.

 

Noël Communod (conseiller régional, président du MRS) rappelle que le contexte politique n'est guère favorable aux projets savoyards : ils se heurtent systématiquement au Jacobinisme dont le dernier exemple en date n'est autre que la réforme territoriale et la loi NOTRe qui sont en fait une vraie recentralisation des pouvoirs et compétences sous couvert d'une pseudo-régionalisation de la France. On passe d'un jacobinisme national à un jacobinisme régional avec la métropole de Lyon qui est actuellement en train de prendre ses marques au sein de Rhône-Alpes-Auvergne. Il rappelle que le régionalisme politique, c'est partir de la base : l'échelon local doit disposer de toutes les compétences dont il a besoin pour assurer son développement. C'est pour cela qu'il est nécessaire de se mobiliser pour défendre et maintenir des centres décisionnels en Savoie.

 

2ème table-ronde « Université, monde judiciaire, services »

 

Intervenants :

–                    Denis VARASCHIN, Président de l'Université Savoie Mont-Blanc

–                    Stéphane SAUZZEDDE, Directeur de l'Ecole supérieure d'Art de l'agglomération d'Annecy

–                    Olivier PUIG, Bâtonnier du barreau de Chambéry

 

Stéphane Sauzzède, après avoir rapidemment présenté l'Ecole supérieure d'Art de l'agglomération d'Annecy, explique comment le local joue un rôle dans la vie de l'école. Après la réforme LMD qui a conduit au développement de filières art et design, la composante local a été intégrée aux réflexions de l'établissement et dans le travail des étudiants. En effet, le local sert d'appui pour s'ouvrir à de nouveaux horizons, par le biais de réseaux et de projets. Cette perspective a par exemple conduit à un travail commun transfrontalier avec le Musée d'art contemporain de Genève. Il appelle à multiplier ainsi ce type de projets et à une mise en commun de ces « petits succès quotidiens » qui font la réussite du modèle savoyard.

 

Olivier Puig démontre ensuite que la justice est un élément structurant du territoire savoyard, marqué par l'existence de 5 tribunaux de grande instance et d'une cour d'appel héritée du traité d'annexion de la Savoie à la France en 1860. Il souligne qu'en Savoie, le système judiciaire fonctionne jusque-là assez bien, voire bien mieux qu'ailleurs en France. Mais de réelles menaces planent sur les 5 tribunaux savoyards et sur la cour d'appel de Chambéry. La réforme engagée sous la présidence Sarkozy et les projets de réforme à venir ont en effet comme postulat de base l'équation suivante : une cour d'appel par région. Or, actuellement, il y a 4 cours d'appel en Rhône-Alpes-Auvergne. Ce serait donc trois de trop pour un gouvernement dont le leitmotiv tient en un mot : économies ! Les conséquences d'une disparition de la cour d'appel de Chambéry et de sa fusion avec les autres cours d'appel serait calamiteuses pour les usagers : actuellement le temps de traitement d'un dossier varie entre 10 et 12 mois à Chambéry, alors qu'à Lyon et Grenoble il oscille de 24 à 30 mois. On imagine aisément les délais de traitement qui résulteraient d'une telle fusion... Il importe donc de conserver le maillage territorial judiciaire existant en Savoie. Une nécessité renforcée par la nature géographique du territoire savoyard fait de montagnes et de vallées qui impliquent parfois de courtes distances mais un temps de trajet assez long. Si certains tribunaux devaient disparaître et les barreaux avec eux, il deviendrait plus difficile aux avocats restants de parcourir de longues distances pour assister les prévenus. Le risque étant à terme de voir les services judiciaires se désengager des territoires, et que les Savoyards renoncent a faire appel à la justice lorsque le besoin s'en fait sentir.

 

Denis Varaschin présente ensuite le rôle joué par l'Université de Savoie, devenue récemment l'Université Savoie Mont-Blanc. L'université existe depuis les années 1970. Dès les origines la liaison entre l'université et le monde de l'entreprise s'est concrétisée par la création du club des entreprises. Ces dernières années, les efforts menés ont permis à l'université de se faire connaître en dehors de la Savoie et dans le monde : l'université est ainsi apparue comme la première université française dans un classement américain. L'Université Savoie Mont-Blanc se veut ouverte sur son territoire et au delà  par les relations qu'elle entretient les universités de Lyon et Grenoble. Mais ces relations marquent aussi ses limites et sa faiblesse : suite à la loi de 2013, la fusion de l'Université de Savoie avec celle de Grenoble avait été clairement mise en chantier. Un chantier qui avait commencé par s'attaquer à l'IUFM de Chambéry, fusionné avec celui de Grenoble. Aujourd'hui transformé en ESPE, il a été presque vidé de son personnel.La question de l'avenir de l'Université Savoie Mont-Blanc est clairement posée. Si le risque d'une fusion totale avec celle de Grenoble semble pour le moment écartée, il reste la perspective de la création d'une communautés d'établissements (mais ne serait-ce pas une étape précédent la fusion complète?) et d'une association par convention sur des projets bien définis (un dispositif permettant un travail commun mais aussi plus souple). C'est cette dernière option qui a été choisie par la présidence de l'université, mais face aux diverses pressions combien de temps sera-t-elle tenable ? Pour assurer son avenir l'Université Savoie Mont-Blanc devra s'attacher a acquérir un rang et une visibilité internationale, sans pour autant tomber dans les travers d'une politique du chiffre.

 

Alain Veyret rappelle que bien d'autres secteurs tout aussi performants auraient pu être évoqué au cours de cette soirée. Mais il souligne aussi que les exemples évoqués et les performances des Pays de Savoie semblent gêner, du fait même de leur réussite. Il y aurait une volonté, entre autres du gouvernement, de tout niveler par le bas. Pourquoi vouloir casser et chambouler un modèle qui a fait ses preuves et ne demande qu'à se développer ? Car il est nécessaire de prendre en compte les spécificités de la Savoie : son histoire, sa géographie, son économie, sa situation frontalière et enfin l'augmentation continue et importante de sa population (de 12 à 13 000 habitants de plus par an environ). La pérennité de son modèle socio-économique et la prise en compte de ses spécificités nécessiterait une traduction sur le plan institutionnel. Mais le projet mené par Hervé Gaymard d'une collectivité à statut particulier Savoie Mont-Blanc s'est heurté au Jacobinisme d'une partie de la classe politique. Un échec qui s'explique aussi par un manque d'image globale de la Savoie et de formes d'expressions de son identité propre. Résulat, la Savoie est aujourd'hui menacée et acculé. Que faire pour assurer son avenir ?

 

Conclusion :

 

Denis Varaschin tire ensuite les conclusions des échanges de ces deux tables-rondes. Pour lui, le combat a mener est celui d'une identité revendiquée et non un combat identitaire. Les particularismes qui constituent l'identité savoyarde sont des particularismes positifs mais peuvent se retourner contre les Savoyards, car la différence est souvent source d'incompréhension et donc de possibles conflits. Il propose d'envisager quelques pistes d'actions, tout en veillant à la « respectabilité » des acteurs, récusant ainsi l'exemple des Bonnets rouges bretons qu'il juge plutôt négatif. Il énonce donc les pistes suivantes :

*renforcer l' « éco-système savoyard » et les liens entre les différents acteurs qui le composent (ce qui pose directement la question de la suite à donner à ces Assises).

*prendre acte du fait régional et défendre le maintien en Savoie de compétences économiques, l'université, etc...

*maintenir un lien entre le niveau régional et le national, s'appuyer sur le terrain pour passer de l'échelle locale à l'échelle globale grâce à des liens forts entre les acteurs de l' « éco-système savoyard » et les élus parlementaires entre autres.

 

Après cette conclusion, la parole est laissée au public afin que chacun puisse faire part de ses questions ou réflexions.

 

Débat avec le public :

 

Un petit groupe d'indépendantistes savoisiens interroge les débatteurs sur la question du traité d'annexion de 1860, traité dont plusieurs dispositions n'auraient jamais été respectées et donc l'enregistrement à l'ONU en 1947 serait caduc, ce qui placerait la France en infraction avec le droit international et dans l'illégalité en Savoie. Alain Veyret leur apporte une réponse disant qu'il respecte leur combat, mais que celui-ci reste quasi-inaudible, car en 2015 de nombreux Savoyards ne sont pas au courant ou ne s'intéressent pas à cette question de l'annexion de 1860 qui reste perçue comme un sujet historique intéressant, mais décalé dans une perspective d'avenir pour la Savoie. Le débat menaçant de s'envenimer, Jean-Luc Favre réaffirme que la Savoie ne doit pas être juste une mémoire mais un avenir, et que s'enfermer dans un discours dénonçant le traité de 1860 est contre-productif et discrédite l'identité savoyarde.

 

Un autre participant pointe le paradoxe savoyard : dans une Europe et une France marquées par le rôle prédominant des centres urbains, la Savoie apparaît comme un territoire anormalement dynamique, car  pris entre les métropoles de Lyon, Genève et Grenoble, il ne dispose d'aucun centre urbain pouvant rivaliser avec ces métropoles. Une réflexion qui trouve un écho dans une intervention de Martial Saddier (député UMP de Haute-Savoie) qui rappelle que le fait urbain est majoritaire statistiquement et qu'il l'est donc aussi démocratiquement : la majorité des électeurs sont des urbains ou des périurbains. Un fait urbain qui selon lui restera prédominant au moins pour les 30 ans à venir. Dans cette perspective, la Savoie aurait tout intérêt à renforcer ses liens transfrontaliers avec Genève dont la proximité est un atout dans une France régie désormais par le fait urbain. Le canton de Genève fait d'ailleurs figure de premier employeur savoyard. Claude Barbier précise à l'appui des propos de Martial Saddier que lors de la réunion publique réunissant Hervé Gaymard et Christian Monteil autour du projet de collectivité Savoie Mont-Blanc à Cruseilles en novembre dernier, était présent dans le public François Longchamp, Président du conseil d'Etat de Genève qui avait fait part de son intérêt pour le problème de l'avenir de la Savoie et des fonds frontaliers reversés par le Canton de Genève à la Haute-Savoie. Laurent Blondaz (membre du MRS) poursuit sur le sujet des liens entre la Savoie et Genève en rappelant que le canton de Genève est un Etat à part entière, la République de Genève, autonome comme les autres cantons au sein d'une Suisse fédérale. Une telle proximité pose la question d'une émancipation nécessaire de la Savoie face à la norme nationale qui prévaut en France. Un développement du territoire savoyard ne pourra se faire sans un appel à l'opinion publique.

 

Martial Saddier a le sentiment que la République française a peur de ses territoires parce qu'elle est affaiblie (crise financière et budgétaire, crise des valeurs républicaines, etc). D'où cette volonté de recentraliser d'une manière imposée. La réussite  du modèle savoyard en ferait une cible à attaquer (ainsi la vallée de l'Arve serait exagèrement présentée comme l'une des vallées les plus polluées d'Europe par les médias).

 

Alain Veyret s'interroge sur la « fenêtre de tir » possible pour inventer une forme institutionnelle nouvelle pour la Savoie. Celle-ci dépendra beaucoup du temps que le département mettra à « s'affaisser » avant de disparaître.  Pour Noël Communod, il faut montrer au gouvernement que les Savoyards sont présents et soutiennent leur parlementaires contre cette recentralisation : il faut faire connaître le problème de la Savoie et les solutions qui existent pour préserver son « éco-système ».

 

La suite ?

 

Enfin, Denis Varaschin clôt la soirée en concluant que l'exemple savoyard montre que le territoire est bien un « espace vécu », un construit social. Il propose d'aller de l'avant en annonçant la publication prochaine d'un communiqué de presse, et la mise en place d'un comité de réflexion et d'action afin d'influer autant que possible sur les débats concernant l'avenir des départements.

Rodolphe GUILHOT

06/03/2015

Antoine Vielliard peut bien vociférer , la gestion de Christian Monteil est saluée

Pour BFM Business, la Haute-Savoie est dans les 5 départements les mieux gérés de France (voir le Dauphiné Libéré du 6/3/15). Selon son classement, notre département est au cinquième rang des départements les mieux gérés de France ( après le Morbihan, l'Indre, les Landes, et l'Eure)

Ce classement est établi selon 7 critères qui sont ramenés à l'euro par habitant afin de permettre la comparaison.

Dépenses de fonctionnement

Dépenses de personnel

Fiscalité

Investissements

Dépenses pour les collèges

Dépenses pour les routes 

Niveau d'endettement

Oui M. Vielliard, la critique est facile mais l'art est difficile! Et M. Monteil à prouvé par des faits incontestables qu'il savait gérer un département alors que vous ne savez faire, vous, que des promesses, dont on voit déjà à St- Julien le résultat décevant après seulement un an d'exercice dans la fonction de maire.

Quant à vos insinuations sans preuves sur la gestion de notre Président, elles sont nauséabondes. Mais il est vrai que vous nous avez déjà servi cette méthode  de semer le doute sur les autorités en place lors des élections municipales de Saint-Julien; il y a un an, vous avez pu faire illusion, mais je crois que cette fois ci les électeurs ont compris: ce n'est pas leur intérêt que vous défendez, mais bien seulement le vôtre. Il est quand même curieux que ce ne soit qu'à partir du moment ou vous avez réalisé que M. Monteil serait votre adversaire sur le nouveau canton fusionné de St-Julien (St-Julien + Frangy+ Seyssel) que vous avez trouvé à redire à sa gestion. D'ailleurs vous avez voté tous les budgets qu'il a présentés. Mais puisqu'il vous gène, il faut l'abattre, n'est ce pas!...Et à ce jeu, tout est permis.

Ce n'est pas ma conception de la politique, c'est pourquoi j'ai démissionné du Conseil Municipal dont vous êtes le maire.

J'en appelle maintenant aux électeurs de ce canton. Voulez vous vraiment lâcher la proie pour l'ombre? Succomber au chant des sirènes d'un candidat qui s'arroge la réalisation de projets dont il n'a fait qu'hériter et dont l'origine provient du travail de son prédecesseur, Georges Etallaz. ( Rond-Point de Combes, passage des Mouilles, etc...)

Ce ne serait vraiment pas raisonnable et certainement pas dans votre intérêt. 

Le 22 mars, apportez votre voix au binôme constitué de Christian Monteil, Président du Conseil Général et de Virginie Duby-Muller, député de notre circonscription. Ils ont fait leurs preuves!...

Voter Duby-Monteil, c'est le choix de la raison, mais aussi du cœur, car ce sont 2 personnes de qualité qui aiment notre territoire et les gens qui y vivent. Ils le prouvent chaque semaine par leur présence sur le terrain et par leurs actions en faveur des habitants.

02/03/2015

Le conflit des générations s'invite aux enfoirés

 

Les fidèles lecteurs de ce blog savent que l'une de mes principales prédictions pour l'avenir de notre pays est que l'on ne coupera pas à un sérieux conflit inter-générationnel, tant une réelle désespérance se fait jour dans notre jeunesse, en même temps qu'une jalousie point envers les seniors parmi les jeunes adultes. 

Ce qui n'arrange rien dans cette opposition et cette incompréhension est que la génération des baby-boomers a le sentiment que les jeunes ne font pas grand chose pour s'en sortir, alors qu'eux ont fait ce qu'il fallait pour en arriver là où ils sont. A titre d'exemple, il suffit de comparer le niveau de culture générale entre les 2 générations pour donner un peu de crédit à ce que pensent les "vieux".

Le plus paradoxal est que la polémique naisse d'une chanson écrite par Jean-Jacques Goldman, l'un des hommes les plus respectables et les plus admirables de cette génération. Polémique qui l'a même obligé à faire du rétro-pédalage alors que justement je pense que cette chanson a le mérite d'ouvrir un débat, auquel de toutes façons, on n'échappera pas.

La génération des baby-boomers, devenue depuis celle des papy boomers, a eu une chance insensée, et est sans conteste une génération bénie, dont il n'y a pas d'équivalent dans l'histoire de l'humanité. Au nombre de ces chances, on peut citer pèle-mêle:

* L'absence de guerre majeure.

*Les progrès de la médecine et l'allongement extraordinaire de l’espérance de vie qui lui ont fait gagner plus de 20 ans de vie, en bonne santé de surcroît.

* Le plein emploi et l'accroissement continu du niveau de vie qui lui a permis de vivre dans un confort inimaginable pour elle quand elle était adolescente (réduction du temps de travail, voyages etc....)

* L'inflation qui a permis à cette génération de s'endetter et de se créer un capital à bon compte

* Le poids démographique et financier de cette génération qui lui a permis de truster les places et l'influence au sein des médias (ex: Michel Drucker)

* La domination absolue du monde occidental et l"exploitation" du tiers monde au point que nos pays d'Europe et d'Amérique du Nord étaient le centre du monde économique et culturel.

Nombre de ces chances sont en train de s'évaporer, d'autant plus que la génération des papy boomers a trouvé un moyen d'encore mieux vivre en s'endettant sans compter et en léguant une dette de 2000 Milliards d'euros à la jeunesse qui est appelée à la rembourser: remboursement  d'autant plus inéluctable que ceux qui détiennent cette dette sont la plupart du temps à l'étranger, voire en dehors de l'Europe, et que ces créanciers n'entendent pas nous en faire cadeau.

On peut donc comprendre le ressentiment légitime que la jeunesse peut nourrir envers ses aînés. Mais, cela étant dit, ce n'est pas cela qui fera changer les choses!... Il est temps que la nouvelle génération prenne ses affaires en mains, quitte à s'opposer aux privilèges que tentent de prolonger les classes âgées en utilisant souvent des arguments fallacieux.

Quelques exemples:

Ce sont aux jeunes de se battre aujourd'hui pour, le plus vite possible:

* repousser l'age de la retraite, afin que la charge qui pèse(ra) sur ses épaules soit amoindrie.

* faire cesser l'endettement public pour contenir le niveau de la dette qu'elle aura à rembourser

* réduire la sur-protection de l'emploi qui favorise ceux qui sont dans la place au détriment de ceux qui voudraient y entrer.

* demander une prise en charge partielle des soins par ceux qui en bénéficient au risque de voir le système imploser.

S'ils ne se bougent pas, alors oui, leur avenir sera blême car ils subiront de plein fouet les conséquences de leur résignation. Tandis que face à leur mouvement, il sera nécessaire pour les seniors d'accepter des compromis indispensables pour maintenir la paix et l'harmonie sociale. En attendant, on n'a jamais vu les privilégiés abandonner leurs privilèges sans qu'ils y soient contraints. C'est pourquoi je suis d'accord avec JJ Goldman, même si cela va contre mes intérêts égoïstes de papy boomer, quand il dit aux jeunes "Bougez vous" Cessez de subir et faites vous entendre!... La jeunesse devrait saisir la balle au bond et se mettre en marche!...

24/02/2015

Elections Départementales 2015 - Pourquoi je choisis le binôme Virginie Duby-Muller - Christian Monteil

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En mars 2015 auront lieu les élections départementales qui nous permettront de choisir nos nouveaux Conseillers Départementaux appelés à remplacer le Conseiller Général actuel. Rappelons que la loi a imposé un changement de taille puisque, pour respecter la parité, le seul conseiller général sera remplacé par un binôme homme/femme, et qu'en conséquence, pour ne pas augmenter le nombre d'élus, le nombre de cantons du département a été réduit de moitié, à 17 au lieu des 34 cantons actuels.

C'est ainsi que le canton de St-Julien a été fusionné avec les cantons de Frangy et de Seyssel pour ne plus former qu'un seul canton. La conséquence principale de ce redécoupage est de nous offrir un combat au sommet entre le Président du Conseil Général, Christian Monteil, Conseiller Général sortant du canton de Seyssel et Antoine Vielliard, Conseiller Général sortant du canton de St-Julien qui ont tous deux décidé de se présenter à leur succession. Sans faire injure aux autres candidats qui ne sont pas battus d'avance, loin de là, on peut cependant estimer que ces 2 personnalités sont les favoris du scrutin.

Or Il n'y aura de place que pour un seul des deux, ce qui nous promet une belle bagarre!.... Bagarre qui a déjà commencé devant les tribunaux ainsi que je l'ai relaté dans un précédent article (cliquez ici pour le lire )

Pour ce qui me concerne, j'ai fait mon choix et c'est sans la moindre hésitation que je soutiens la candidature de Mme Duby-Muller et de M. Christian Monteil.

C'est de loin le binôme le plus expérimenté avec le Président du Conseil Général en exercice qui depuis plusieurs années anime et gère les actions du Conseil Général de la Haute-Savoie où il fait un travail remarquable, efficace et soucieux des deniers publics. Quant à sa partenaire, il s'agit ni plus ni moins du député de la 4ème circonscription de Haute-Savoie qui, depuis son élection en 2012, accomplit un travail unanimement apprécié et dont la personnalité proche des gens lui vaut l'amitié de tous ceux qu'elle approche.

Pour moi, il n'y a aucun doute que c'est ce binôme qui défendra le mieux les intérêts de notre canton tant au niveau départemental que régional. Méfions nous des promesses démagogiques de certains candidats dont on voit d'ores et déjà à quoi elles aboutissent et donnons notre confiance à ceux qui ont fait leurs preuves dans des postes à forte responsabilité.

Nous avons la chance d'avoir une candidature d'envergure, de renom et de talent! Ne la laissons pas passer. Pour donner les meilleures chances à l'avenir de notre canton et de notre département, Le 22 mars 2015, apportez vos voix à la candidature Duby-Monteil.

Vous pourrez découvrir leur programme en visitant leur site internet:

www.dubymonteil2015.fr

Mais je vous invite aussi à découvrir leur personnalité attachante, honnête et pragmatique en assistant à l'une de leurs réunions publiques dont le calendrier figure ci-dessous.

Calendrier des réunions publiques DUBY-MONTEIL dans les 3 cantons

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16/01/2015

7 janvier 2015 - 28 juin 1914 : le parallèle inquiétant

On dit souvent que l'histoire ne se répète pas mais qu'elle bégaie. Espérons que le 7 janvier 2015 ne soit pas au XXIème siècle ce que fut le 28 juin 1914 au XXème siècle, le point de départ d'une guerre mondiale.

En effet, sans faire de catastrophisme, on peut cependant s'interroger sur les similitudes des 2 époques.

Au printemps 1914, l'Europe insouciante faisait la fête et profitait d'une saison agréable aux terrasses des cafés. Trois mois plus tard c'était le début d'une guerre qui se révélerait être le suicide de l'Europe. Qu'est ce qui avait déclenché ce drame imprévisible? L'assassinat de l'archiduc François Ferdinand à Sarajevo!

L'assassinat_de_l'Archiduc_héritier_d'Autriche_et_de_la_Duchesse_sa_femme_à_Sarajevo_supplément_illustré_du_Petit_Journal_du_12_juillet_1914 (1).jpg

 

A la suite de ce tragique événement qui dressa les Autrichiens contre les Serbes, un enchevêtrement de décisions malencontreuses conduisit en quelques mois au déclenchement d'une guerre que presque personne n'avait vu venir et qui se révéla être la boucherie que l'on connait. La guerre de 14, première guerre mondiale, marqua aussi la fin du cycle de domination de l'Europe sur le monde.

L'assassinat des 12 journalistes de Charlie Hebdo peut-il être comparé à celui de l'Archiduc? L'avenir le dira, et même si le pire n'est jamais sûr, il importe que tout le monde comprenne que nous sommes entrés dans une période déterminante pour l'avenir du monde et que les responsabilités des dirigeants politiques et religieux et des médias seront grandes dans le cours que prendront les évènements.

Méfions nous des réactions épidermiques et passionnelles, elles sont souvent saluées sur le moment mais peuvent s'avérer catastrophiques à long terme. On ne manquera par exemple de s'interroger sur les conséquences d'un tirage à 5 000 000 d'exemplaires de Charlie Hebdo avec en une une caricature du prophète Mahomet, ce que la plupart des musulmans du monde entier ne peuvent tolérer. Résonance minime quand le journal satyrique tirait à 50 000 exemplaires, c'est un véritable séisme que cette une va produire dans le monde musulman, et en particulier dans les classes paupérisées du Pakistan, de l'Indonésie ou autres pays du Maghreb. J'ai bien peur que ce phénomène salué unanimement par la Presse Française ne crée en un jour une détestation de l'Occident et de ses valeurs  plus forte que des années de prêche d'imams fanatiques ne puissent jamais y parvenir. Charlie où est ta victoire?

Rire oui, bien sûr et le plus possible, mais provoquer pour le simple plaisir de faire parler de soi, c'est jouer à l'apprenti sorcier. Comme je l'ai dit plus haut, j'en appelle à tous à se conduire de façon responsable car nous sommes assis sur un baril de poudre, avec de surcroît certaines âmes bien intentionnées qui ne rêvent que d'une chose: allumer la mèche. 

14/01/2015

Faux Résidents Suisses - Antoine Vielliard "surprend" les élus genevois

Le Messager - Faux Residents Suisses.JPG

Que faut-il penser de la proposition de M. Vielliard, maire de Saint-Julien-en-Genevois qui veut identifier les Suisses qui vivent en France sans être déclarés en utilisant les images des caméras de surveillance aux douanes fournies par les garde frontière de la Confédération Helvétique.

Si on ne peut que souscrire à l'intention, louable, du maire de St-Julien de vouloir faire rentrer plus d'argent dans les caisses de sa commune en obligeant tous les habitants de la commune à payer leur dû citoyen, on peut toutefois s'étonner de la méthode qu'il préconise pour y parvenir.

Alors que notre député de circonscription,  Mme Duby-Muller, s'efforce à l'Assemblée Nationale  de faire voter une loi qui obligerait tous les résidents d'une commune à se déclarer, M. Vielliard préconise d'utiliser une méthode qui "surprend" le Président du Conseil d'Etat du canton de Genève, François Longchamp, qui selon ses propres termes répond à cette proposition en affirmant que " Obtenir des informations de cette manière est tout simplement illégal".

Au vu de ce qui s'est passé au Conseil Général de Haute Savoie, on ne peut que s'inquiéter de ce nouveau "dérapage" du maire de notre commune qui le voit se faire remettre en place sèchement par l'élu genevois:  " La compétence des douanes dépend de la Confédération et non du Canton..... A aucun moment la Suisse ne donnera ces informations".

Un exemple de plus dans lequel je me désolidarise sans ambages des actions de notre maire.

Nb: Pour mieux lire le texte de l'article du Messager du 1/1/2015, il vous suffit de cliquer sur l'image ci-dessus.