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10/05/2010

Compte rendu du Petit Déjeuner de la MED du 5 mai 2010

«Quelle est la réalité identitaire du

 projet d’agglomération franco-valdo-genevois ?»

 

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Tel était le thème du débat que nous offrait la MED ce mercredi 5 mai autour d'un café-croissants dans l'amphithéatre de la CCG à Archamps. Les 2 conférenciers étaient Guillaume MATHELIER, maire d'Ambilly et enseignant à HEG Genève, et Grégory TESNIER, journaliste économique et chargé de cours à HEG Genève.

Au cours de leur présentation, ils nous ont expliqué en quoi consistait l'identité, une question interessante et d'actualité au regard du grand débat sur l'identité nationale qui a tenu la France en émoi. Pour ma part, j'ai retenu que cette identité se forgeait dans un ensemble de traits d'appartenance qui pouvaient être aussi divers qu'une couleur, un monument, une langue, une histoire commune, des interets communs. J'ai aussi compris qu'il fallait distinguer les 2 aspects froid & chaud comme composantes de l'identité:

- le froid est la raison qui pousse un individu ou un groupe d'individus à s'attribuer une identité en fonction d'aspects objectifs (communauté d'interets économiques, histoire partagée...)
- le chaud quant à lui, est le domaine de la passion qui nous pousse à s'identifier à une entité sur la base de pulsions ou d'émotions: c'est par exemple la France Black-Blanc-Beur de 1998 au soir de la victoire lors de la Coupe du Monde de Foot.....

L'identité de chacun est diverse par le fait que plusieurs identités "secondaires" se combinent pour déterminer notre propre identité globale. J'ai aussi retenu que cette identité est dynamique et changeante: elle répond aux évènements, et évolue au fil de l'évolution des raisons objectives et de la transformation de nos émotions.

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Se pose alors la question, thème de la conférence: y a-t-il une identité franco-valdo-genevoise? A cette question, nos deux conférenciers ont répondu tout de go, et sans ambages, par la négative. Le sentiment d'appartenance à une même communauté identitaire des 2 cotés de la frontière, pour le moment, n'existe pas; ceci se manifeste par l'ignorance respective de ce qui est important chez notre voisin (quel savoyard pourrait sans coup férir associer la couleur grenat au Servette de Genève, ou nommer spontanément un leader politique genevois? et inversement, combien de genevois savent que le club de foot ETG va jouer en Ligue 2 la saison prochaine, ou qui est le président de la Région Rhône-Alpes?)

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Se pose alors la question suivante: pourquoi n'y a t-il pas d'identité commune alors que tant de choses nous rapprochent, comme la lecture de l'histoire le démontre (voir l'article sur ce blog de l'histoire de notre territoire du genevois français). A ce sujet, on ne peut que louer l'initiative des deux communes de Veyrier et du Pas de l'Echelle qui pendant quinze jours se sont attachées à célébrer leur histoire commune et à rétablir le lien de leurs deux populations, séparées par une frontière récente instaurée par les soubresauts de l'histoire au XIXè Siècle.

A mon sens, s'il y a absence d'identité commune, c'est que l'histoire politique nous a séparés et a concourru à nous faire oublier notre identité commune. En effet la France, une fois la Savoie rattachée par le traité d'Annexion, n'a eu de cesse que de tout faire pour distendre les liens économiques et affectifs qui nous liaient à notre "capitale économique". L'exemple le plus criant de cette action étant la suppression unilatérale par l'Etat Français de la zone franche qui nous avait été pourtant octroyée par traité au moment du rattachement à la France en 1860. De plus, la France, comme elle l'a toujours fait au cours des siècles, a su éradiquer de notre mémoire notre histoire "savoyarde" et nous faire oublier les liens ancestraux qui nous liaient avec notre grande voisine; avec comme point d'orgue, en 1859, les nombreuses pétitions qui furent signées dans le Genevois et le Faucigny demandant leur rattachement au canton de Genève plutôt qu'à la France.(relire l'article du blog intitulé "le bonheur c'est simple comme une conférence de la Salèvienne").

Or, il n'est pas mentir que dire que Genève s'est toujours méfié de la France et de son ambition hégémonique (rappelons que les troupes de la République ont envahi et annexé Genève de 1793 à 1813), poussant les Genevois à rejoindre la Confédération pour se protéger de ce voisin trop envahissant. Les liens se sont donc distendus au fur et à mesure que la Haute Savoie du Nord, oubliant ses racines, devenait de plus en plus française; jusqu'à créer une véritable incompréhension entre deux populations qui pendant des millénaires avaient eu une destinée commune.

Mais comme on le dit souvent, l'histoire ne se répète pas, elle bégaye; et c'est la raison pour laquelle, au sein d'une Europe pacifiée, la tentation du Genevois et du Faucigny haut-savoyard d'unir leur destinée à celle de la ville phare de notre bassin de vie renait. Dans le même temps, les Genevois, bien que farouchement accrochés à la Suisse, se rendent bien compte qu'ils ont souvent plus à partager avec leurs voisins "français" qu'avec leurs compatriotes Suisse-Allemands. D'où cette nouvelle tentative de rapprochement au sein du Projet d'Agglo.

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Cependant, si nous souhaitons que ce Projet vive et qu'il prospère, il me parait essentiel que nos élus locaux sachent organiser la "résistance" vis à vis des dirigeants de la nation française pour permettre à notre singularité d'éclore et de fleurir. Il n'est pas question pour nous de devenir Suisses, ni pour les Genevois de devenir Français; il suffit que nous prenions tous conscience, des 2 cotés de la frontière, que nous sommes avant tout des Genevois, compris au sens de la région transfrontalière qui entoure Genève, et dont les limites géographiques sont peu ou prou les mêmes que celles que le Projet d'Agglo recouvre.

Pour revenir au sujet de la conférence, c'est de symboles qu'a besoin l'identité pour se forger. A ce titre, je serais heureux que l'ETG puisse faire une belle carrière dans le championnat de France de Foot, et que, ayant son stade à Genève, l'équipe puisse susciter chez nos voisins Genevois un réel enthousiasme qui fédère un peu plus notre territoire vers un objectif et un rayonnement communs. De la même façon, je souhaite vivement le succès et le rayonnement du VITAM'PARC qui est pour moi la quintessence de ce nouveau départ: un projet suisse installé sur territoire français, portant un concept original et novateur, à travers une architecture remarquable et remarquée. Souhaitons qu'en son sein, nos deux populations puissent apprendre à mieux se (re)connaître et à fraterniser en s'amusant ensemble.

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Alors vive le Projet d'Agglo et vive l'entente genevoise des 2 cotés de la frontière; et donnons le plus vite possible tort à nos deux conférenciers en leur prouvant que l'identité du projet d'Agglo existe et qu'avec le temps, elle sera de plus en plus vivace grace aux efforts conjoints de nos élus et à l'enthousiasme de la population.

09/05/2010

La Haute-Savoie: un département en forte croissance démographique

La Haute-Savoie compte 727 000 habitants, soit pratiquement le double de la Savoie.

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Avec une moyenne de 10000 habitants supplémentaires chaque année depuis 5 ans, la Haute-Savoie a vu sa croissance s'accélérer depuis le début du millénaire, preuve de son attractivité et de son dynamisme. De nombreuses personnes continuent à venir s'y installer, avec en tête les habitants du Nord de la France, suivis par les étrangers. On notera que la population du territoire haut-savoyard a été renouvelée de 22% en 7 ans et que 14500 personnes changent de commune chaque année.

Espérons que notre département saura faire respecter son poids démographique et économique vis à vis de la Savoie, si fusion des 2 départements il devait y avoir, car sinon, la Haute-Savoie du Nord ne manquera pas de freiner des 2 pieds sur ce dossier.

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22:30 Publié dans Haute-Savoie, Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : savoie, haute-savoie, région savoie | | | Digg! Digg | | |  Facebook

02/05/2010

Le transport par cable: une solution idéale pour notre territoire

Récemment a eu lieu à Ambilly une conférence sur les bienfaits du transport par cable. Certains se sont empressés alors de proposer ce moyen de transport comme une alternative au projet de tram si cher (dans les 2 sens du terme) au maire de Saint-Julien pour relier notre commune au centre ville de Genève.

Pour ma part, je n'y suis pas favorable, car le transport par cable est, comme son nom l'indique, un moyen de transport pour aller, certes rapidement et sans pollution, d'un point à un autre. En revanche, à l'inverse du tram, ce n'est pas un moyen de structurer et d'amalgamer un territoire comme peut le faire un tram traditionnel qui est, outre un moyen de locomotion, aussi et avant tout, un vecteur d'urbanisme et de développement intégré, entre le coeur d'une métropole et ses quartiers excentrés.

Je ne souhaite donc pas que l'on propose cette solution comme un moyen de relier Saint-Julien à Genève, d'autant plus que le choix des Suisses s'est porté sans ambage et sans hésitation, vers la solution du tram terrestre. Il n'est donc pas question de venir discuter avec eux d'une solution alternative, qui n'aurait à mon sens d'autre conséquence que de repousser la réalisation du tram aux calendes grecques.

Peut-on pour autant écarter d'un revers de la main une solution de transport originale qui a séduit de nombreuses villes, parmi lesquelles New York, Barcelone, ou encore Grenoble et Nantes. A Taipei (Taiwan) par exemple, un télécabine relie la station de métro Zoo Taïpei, située dans le quartier de Maokong, au zoo et aux quartiers résidentiels qui l'entourent. Le télécabine, avec cinq tronçons, quatre gares intermédiaires, 145 cabines, sur 4 kilomètres de long, transporte 2 400 personnes/heure à 21 km/h. Si de telles réalisations existent, c'est que le transport par cable présente de nombreux avantages en matière de mobilité:

 

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  • Le câble consomme 4 à 5 fois moins d'énergie que le tram par passager-km
  • le câble coûte au moins 5 fois moins cher en investissement et a un coût d'exploitation ridicule
  • Avec un véhicule toutes les 10 à 30 secondes selon les techniques utilisées, le câble autorise un transport fluide et permet d'éviter les attentes qui pénalisent les temps de transports
  • Le câble se joue des reliefs et traverse toutes sortes de terrains sans nécessiter de travaux au sol.
  • Le câble cause peu de nuisances dues aux travaux lors de son installation, qui, de surcroit est rapide.
  • Le câble ne pollue pas, fait très peu de bruit et ne cause pas d'accidents de la circulation
  • Le câble a un effet attractif très élevé, comme le montrent toutes les installations en service public actuelles

 

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Cest pourquoi je vois dans le tram aérien la solution idéale pour relier les poles majeurs de notre territoire; je recommande donc que l'on étudie sérieusement la faisabilité d'une ligne Archamps-Technopole - Douane de Bardonnex - Gare SNCF de St Julien - Vitam'Parc.

Cette solution présente en effet de nombreux avantages que je vais essayer d'énumérer ici:

* Relier la technopole d'Archamps à Bardonnex et à Saint-Julien éliminera le plus grand frein au développement de ce quartier d'affaires, à savoir son isolement et son absence de desserte par les transports publics. En agissant ainsi, on fait d'une pierre 2 coups, voire même plus, puisque Archamps sera de fait connecté au réseau de bus express circulant sur autoroute et reliant Bardonnex au centre ville de Genève, mais aussi à Cointrin et à ...Annecy. Bien évidemment, on ne s'attardera pas sur l'interet de relier la Technopole à la ville Centre et tout particulièrement à sa gare SNCF et à l'accès TGV vers Bellegarde. On pourra cependant apprécier l'attrait majeur de relier la Technopole au plateau des Mouilles (MACUMBA & VITAM'PARC) dans l'optique de développer notre territoire comme un site majeur de conventions et séminaires.

* Relier la gare SNCF de Saint-Julien, terminus du tram, à Bardonnex, permettra de créer un pôle intermodal unique au monde, qui interconnectera véhicule particuliers, bus express sur autoroute, train, tram & tram aérien. Cette liaison permettra aux Saint-Juliennois, mais aussi à tous les voyageurs SNCF, d'avoir un accès facilité au site de Bardonnex où on pourra envisager sereinement des aménagements tels que restoroute, gare de préembarquement de l'aéroport etc....

* Relier la gare SNCF de saint-Julien au site MACUMBA-VITAM'PARC permettra de relier la ville centre au centre de loisirs, un atout particulièrement interessant pour notre jeunesse (qui pourra par ailleurs pourra aussi accèder facilement au Multiplexe Gaumont) ne disposant pas de véhicules. Cette liaison permettra l'intégration du Centre de loisirs à la ville centre pour le plus grand bénéfice des 2 parties. Un autre avantage sera de doter la ZAC de Cervonnex d'une desserte en transports publics, augmentant immédiatement son attractivité pour les investisseurs. Toutefois, j'y vois un argument encore plus fort en exposant que cette liaison permettra l'accès au tram à toute une population de la région, en lui évitant de rentrer en ville avec sa voiture. En effet, ceux qui ont utilisé la navette bus pour se rendre au Salon de l'Auto depuis le MACUMBA, ont bien compris l'interet majeur de garer leur véhicule sur l'immense parking du MACUMBA pour utiliser ensuite les transports publics. Ainsi, avec la liaison par tram aérien depuis Neydens, plus besoin de venir en ville pour prendre le tram, ou le bus express. On gare sa voiture sur le parking du MACUMBA, on grimpe dans le tram aérien qui vous emmène, qui à la gare (pour prendre le tram), qui à Bardonnex (pour attraper un bus express), qui à Archamp.... sans compter que le MACUMBA verrait probablement là une façon bien appréciable d'augmenter ses recettes en facturant l'utilisant de son parking qui reste désespérement vide durant la journée.

 

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Quand on additionne les avantages que le tram aérien a un cout d'investissement et d'opération 5 à 6 fois moins cher que celui d'un tram traditionnel, qu'il ne fait pas de bruit, qu'il ne pollue pas et qu'en plus, il a un coté ludique, on ne peut que penser qu'il rencontrera un grand succès auprès de la population. Sa conception même lui permet de se jouer des pièges du relief et il est écologique pour la vie animale puisqu'il en respecte son habitat et ses déplacements. De plus, il correspond bien à l'image de notre Haute-Savoie qui utilise depuis plus de 50 ans ce moyen de transport pour véhiculer les touristes & skieurs qui se pressent dans les stations  notre département. Enfin, je ne considère même pas l'impact publicitaire qu'aura une telle réalisation pour notre territoire, avec sans aucun doute des articles à foison dans les journaux et sur les télés du monde entier.

Alors, Messieurs les élus, débattons en, et donnons à notre territoire, la longueur d'avance qu'il mérite.

Pierre Brunet
Conseiller Municipal de Saint-Julien et Conseiller Communautaire de la CCG.

01/05/2010

Tous derrière Annecy 2018

Les J.O d'hiver 2018 en France, c'est possible

 

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Annecy et Savoie Mont-Blanc portent la candidature de la France pour l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de 2018.

Annecy 2018, c'est la promesse d'un rendez-vous exceptionnel, au cœur de la première destination mondiale pour les sports d'hiver, entre les neiges éternelles du Mont-Blanc et le lac le plus pur d'Europe.

Conçu pour les sportifs, construit et porté par de grands champions, ce projet est guidé par l'ambition de servir l'idéal olympique et d'en promouvoir durablement les valeurs.

 

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Sous la houlette d'Edgar GROSPIRON, champion olympique, les organisateurs de la candidature Annecy 2018 veulent des Jeux de l'excellence sportive, économique et environnementale, fondés sur quatre piliers :
  • le meilleur confort pour tous les athlètes pour optimiser leur performance ;
  • un vaste et innovant programme de développement durable du territoire ;
  • un héritage fort pour la jeunesse et la famille olympique ;
  • le désir de contribuer au rayonnement mondial des Jeux Olympiques et Paralympiques.

C'est tout un territoire qui vibre pour cette candidature et qui s'offre à l'idéal Olympique.

Pour offrir au sport et au monde entier le plus beau des spectacles...

Un terrain de jeu exceptionnel

 

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- Berceau de l’Olympisme d’hiver (Chamonix 1924), un terrain de jeu dominé par le Mont-Blanc, au cœur de la première destination mondiale pour les sports d’hiver et du plus grand domaine skiable équipé du globe (75000 km de pistes et 110 stations parmi les plus prestigieuses de la planète).

- Le charme unique d’Annecy, surnommée la « Venise des Alpes ». Au cœur d’un bassin de vie d’1 million d’habitants frontalier de la Suisse et de l’Italie, Annecy rayonne au carrefour de multiples échanges internationaux, sportifs, culturels, économiques, technologiques, universitaires... Avec sa vieille ville, ses canaux, son lac bordé de montagnes, ses grands rendez-vous festifs…

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Annecy s’est imposée comme une destination touristique très prisée.

Un écrin idéal pour 15 jours de festivités olympiques dont le coup d’envoi sera donné par une fabuleuse cérémonie d’ouverture à ciel ouvert au bord du lac devant 50 000 spectateurs.

 

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- Les meilleurs sites de compétition pour chaque épreuve, dans des stations à l’enneigement garanti et qui incarnent les sports d’hiver par excellence : Chamonix, Megève, Morzine / Avoriaz, Saint-Gervais, Flaine, La Clusaz, Le Grand-Bornand, Les Houches, La Plagne...

- Une candidature portée par une terre de sports et de champions (50 médaillés olympiques, dont 15 champions olympiques ; 8 champions paralympiques) qui possède l’expertise des grandes compétitions internationales.

60 % des épreuves de Coupe du Monde (ski alpin, nordique et artistique) organisées en France ont lieu en Haute-Savoie qui accueille également de multiples compétitions dans les disciplines d’été : Coupe d’Europe d’athlétisme, Décanation, Tour de France Cycliste, Evian Master golf, championnats du monde de VTT...

Chaque site olympique sera accessible au minimum par 2 ou 3 itinéraires distincts.

4 aéroports à proximité dont 2 internationaux : aéroport franco-suisse de Genève-Cointrin (premier aéroport pour l’accueil des sports d’hiver à 25 min d’Annecy) et aéroport de Lyon / Saint-Exupéry (à 80 min d’Annecy). Les deux aéroports nationaux d’Annecy et Chambéry sont spécialisés dans l’accueil du tourisme d’affaire et des VIP.
2 axes d’accès ferroviaires par TGV (Nord / Sud)
4 accès autoroutiers (200 km d’autoroutes) et 3000 km de routes nationales permettant une fluidité des déplacements sur tout le territoire.

- Une tradition d’accueil touristique de classe internationale : au cœur de la première destination mondiale de sports d’hiver, Annecy et la Haute-Savoie accueillent chaque année des centaines de milliers de visiteurs et possèdent à ce jour l’essentiel des infrastructures et des équipements nécessaires à l’organisation des Jeux : transports, hébergement, restauration, services...

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Les Pays de Savoie disposent de la première capacité au monde d’hébergement touristique d’hiver, soit plus d’un millions de lits couvrant toutes gammes d’accueil.

Une candidature portée par une immense ferveur populaire

Des rives d’Annecy aux frontières de l’Italie et de la Suisse, de la plaine du Mont-Blanc au massif des Aravis, c’est tout un territoire qui vibre pour cette candidature et qui s’offre à l’idéal olympique.

Un sondage réalisé en 2009 pour le Comité National Olympique et Sportif Français, auprès d’un échantillon de 600 Haut-savoyards, fait apparaitre 81,5 % d’adhésion à la candidature (100 % chez les moins de 25 ans ! ).

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Ce puissant élan populaire s’étend progressivement à toute la France, relayé par un nombre toujours plus grand de personnalités du monde politique, économique, culturel, qui s’engagent pour la candidature.


Le Comité d'Organisation a sélectionné les meilleurs sites pour chaque épreuve

Les sites des épreuves olympiques

Chamonix, Megève, Morzine / Avoriaz, Saint-Gervais, Les Houches, Flaine, La Clusaz, Le Grand-Bornand, La Plagne...

Des noms qui incarnent les sports d’hiver par excellence. Mais si ces sites de renommées mondiales, à l’enneigement assuré, sont proposés pour accueillir les épreuves olympiques, c’est avant tout pour le haut niveau de performance qu’ils garantissent aux athlètes.

Pour les épreuves de neige, les sites proposés profitent d'une hauteur moyenne de neige de 80 cm en février, soit la période proposée pour organiser les Jeux.

Les épreuves seront organisées autour de deux noyaux proches (Annecy et Mont-Blanc), équipés chacun d’un vaste village olympique.

L’ensemble du dispositif est d’une grande compacité et favorise une grande mobilité entre les sites qui, pour l’essentiel, se situent à moins de 30 minutes d’un village olympique et d’une gare ferroviaire.

Cette compacité offrira la possibilité d’assister dans la même journée à plusieurs compétitions se déroulant dans le pôle Annecy et le pôle Mont-Blanc, et de vivre la cérémonie de remise des médailles en fin de journée au bord du lac d’Annecy.

65 % des sites de compétition nécessaires aux Jeux existent déjà et sont homologués pour des Coupe du Monde. Le montant des investissements nécessaires pour la réalisation des nouveaux équipements sportifs sera cofinancé par l’Etat et les collectivités locales (Ville d’Annecy, Conseil général, Conseil régional, communes des sites des épreuves).

Les sites des épreuves paralympiques

C’est en Haute-Savoie que furent organisés en 1974 les premiers championnats mondiaux de ski handisport. Depuis, le territoire n’a cessé de multiplier les actions pour améliorer la pratique sportive de compétition ou de loisirs des personnes en situation de handicap.

Pour les épreuves de neige, les sites proposés profitent d'une hauteur moyenne de neige de 80 cm en février, soit la période proposée pour organiser les Jeux.

Comme pour les épreuves olympiques, les sites des Jeux Paralympiques ont été selectionnés selon des critères permettant de garantir le plus haut niveau de performance et de confort aux athlètes.

Les sites sont concentrés à Annecy pour les épreuves de glace et dans le proche massif des Aravis pour les disciplines de neige.

Annecy, « Venise des Alpes » entre lac et montagnes

Annecy est au cœur d'un territoire aussi attractif que performant. Destination touristique internationale de tout premier plan, en hiver comme en été, Savoie Mont-Blanc offre au visiteur un cadre naturel grandiose, des paysages préservés et la possibilité de pratiquer une foule d'activités sportives et de détente. Ses stations sont parmi les plus prestigieuses du globe.

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Au pied des massifs alpins et bordée par le lac le plus pur d'Europe, la capitale de la Haute-Savoie rayonne au carrefour de multiples échanges internationaux, sportifs, culturels, commerciaux, technologiques, universitaires...

Son bassin de vie de près d'un million d'habitants est frontalier de l'Italie et de la Suisse. Genève, qui soutient la candidature d'Annecy, est distante de 30 minutes.

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Moderne, créative, dynamique, Annecy est une ville au charme unique qui s'est imposée comme une destination touristique très prisée. Chaque année, des centaines de milliers de visiteurs venus des quatre coins de la planète se laissent séduire par la « Venise des Alpes »; ses canaux, sa vieille ville, son lac, ses hôtels et tables réputées... Sans oublier ses rendez-vous culturels et ses grandes manifestations telles que la Fête du lac ou encore le Festival International du Film d'Animation, une référence mondiale dans le domaine.

Alors, pour que le monde se donne rendez-vous en Haute-Savoie dans 8 ans, tous derrière Annecy!...

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Soleil sur Saint-Julien: le portail pour découvrir le Genevois et la Haute-Savoie

Outre des articles d'opinion sur la politique locale Saint-Juliennoise, Genevoise & Haut-Savoyarde, Soleil sur Saint-Julien ambitionne de jouer un rôle de portail pour les visiteurs de notre territoire, qu'ils soient touristes, hommes d'affaires ou investisseurs, mais aussi pour les habitants nouveaux venus dans notre belle région et qui n'en connaissent pas encore toutes les richesses.

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A ce titre, vous y découvrirez

* Les sites touristiques régionaux dignes d'interet

* Les loisirs offerts dans le territoire du Genevois et les loisirs remarquables qu'offre la Haute Savoie

* Les bons plans et les conseils pour profiter au maximum de la Haute-Savoie, du Pays de Gex et de Genève

* Les bonnes tables du Genevois et de la Haute-Savoie

* Où loger dans le Genevois

* Les associations & clubs sportifs présents sur le territoire du  Genevois Français

* Des informations utiles et pratiques pour vous faciliter la vie dans le Genevois, et en particulier dans les 17 communes de la Communauté de Communes du Genevois.

* Le programme des manifestations culturelles et sportives

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Grace à l'outil de traduction Google présent sur la page d'accueil, le blog Soleil sur Saint-Julien est compréhensif en des dizaines de langues et représente donc un formidable outil de promotion de notre territoire dans le monde entier; avec une pointe d'humour, on pourrait même dire que ce soleil permet le rayonnement de notre région bien au delà du Genevois.


Dans cette optique, la contribution de chacun est recherchée, et vous êtes tous les bienvenus pour me signaler un évènement ou une manifestation digne d'interet, afin que je puisse l'intégrer dans l'une des rubriques ou dans l'agenda et en faire profiter l'ensemble des visiteurs.

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Pierre Brunet

27/04/2010

Le bonheur, c'est simple comme une conférence de la Salèvienne

Vendredi soir, 23 avril 2010, à Feigères, à l'initiative du maire, Pierre Curtenaz, qui souhaitait organiser un évènement à l'occasion de l'anniversaire des  150 ans du rattachement de la Savoie à la France, s'est tenue une conférence sur l'histoire de notre territoire du Genevois à travers les siècles.

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La parole était à Claude Mégevand et Claude Barbier qui nous ont brillamment fait voyager dans le temps, et qui nous ont expliqué, de manière aussi claire que possible, comment ce Genevois qui nous est cher était passé de mains en mains jusqu'à être français aujourd'hui, après plusieurs occasions manquées de faire destin commun avec Genève.

Voici un résumé aussi précis que possible des points évoqués par les orateurs:

A l'origine, le territoire du Genevois fait partie du pays des Allobroges. Puis, à l'époque romaine, il est partie intégrante de la province de Vienne qui, comme son nom l'indique, a pour capitale  la ville du bord du Rhône, au sud de Lyon (Lugdunum).

On notera qu'à l'époque des Romains, les provinces étaient séparées en plus petites entités, les pagus,  et qu'à la frontière de ces pagus, on retrouvait les fanums, sorte de fortifications qui gardaient le passage; c'est d'ailleurs un fanum qui a été mis à jour lors des travaux de construction de l'autoroute Liane à Présilly, ce qui semble indiquer que la frontière de notre pagus se trouvait au Mont-Sion.

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En 470, Genève devient une capitale Burgonde et fait partie du royaume de Bourgogne qui, à cette époque intègre Lyon, et descend presque jusqu'à Marseille.

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A cette époque, aux territoires politiques, se superposent les territoires religieux ; le diocèse de Genève correspond alors peu ou prou à la Sabaudia , ancêtre du nom Savoie.

En résumé, on peut dire qu'au cours du premier millénaire, Feigères et Genève font partie du même pays.

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blason Comté de Geneve.JPGDepuis l'an mil environ,  notre territoire du Genevois est sous la juridiction du comte de Genève. Survient alors un évènement décisif pour la destinée de notre territoire: Lors du traité de Seyssel, en 1124, Aimon, comte de Genève, reconnaît la souveraineté de l'évêque Humbert sur la ville de Genève. Cette décision devait sceller la séparation de nos destinées avec Genève ; séparation qui sera confirmée en 1219, par le traité de Desingy.

A partir du milieu du 13e Siècle, le Duc de Savoie gagne de l'influence dans notre territoire, pour finalement prendre pied à Genève en 1287.

Il faut imaginer la carte vers 1340, et comme on le voit, c'est assez compliqué:

 

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Le Chablais, ainsi qu'une partie du canton de Vaud est sous la juridiction des Ducs de Savoie (en rouge).
Le Faucigny, lui est sous la juridiction du Dauphiné (en bleu).
Le reste de la Haute-Savoie actuelle, y compris le Genevois, est dirigée par le Comte de Genève (en vert).
Enfin, Genève est sous la direction de l'évêque.

En 1387, le prince-évêque de Genève, Adhémar Fabri, qui est d'ailleurs originaire de La Roche sur Foron, accorde les franchises aux bourgeois de Genève, ce qui correspond à une véritable émancipation de la ville.

Quant à nous, ce n'est qu'en 1401, que nous devenons "savoyards", quand le comté de Genève, sans héritier, est vendu à la Maison de Savoie.

En 1536, les bourgeois de Genève, se convertissent au protestantisme et chassent l'évêque. Dès lors,  Genève assume pleinement son statut de ville libre de tout joug, pour devenir une république mais aussi pour endosser le rôle de la Rome Protestante, attirant en son sein une foule de protestants, essentiellement français et italiens, persécutés dans leur pays.

Dans cette période troublée de guerres de religion, le baillage de Ternier, dont nous faisons partie, est occupé pendant une trentaine d'années par les Bernois. De façon anecdotique, c'est de là que provient l'expression "raide comme la justice de Berne"

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Dans les années 1560, le territoire repasse sous l"autorité de la Savoie, et le Duc de Savoie construit un Fort à Songy (photo ci-dessus); le lieu-dit s'appelle encore comme cela aujourd'hui. L'édification du Fort Sainte-Catherine est faite dans le but d'attaquer et de conquérir Genève. Dans les années 1598, le Duc de Savoie, sous la houlette de Saint-François de Sales entreprend de reconvertir les populations au catholicisme. Quelques temples comme celui de Viry sont retransformés en églises, d'autres comme ceux de Neydens, Valleiry et Bossey perdureront jusqu'au XVIIIe siècle. En 1601, Henri IV, allié de facto de Genève, attaque le Duc de Savoie et détruit le fort, pierre à pierre. Enfin survient la dernière tentative des Savoyards de s'emparer de Genève avec la fameuse « Cagade » de l'Escalade qui se conclue  par l'humiliation des savoyards et qui débouche sur le traité de Saint-Julien en 1603 qui met fin à l'hostilité entre la Savoie et Genève.

NB: il est intéressant de noter que lors de l'Escalade, nombre des habitants de notre territoire, ont en fait défendu ... Genève. Eh oui, car déjà à l'époque, ils en avaient fait leur capitale économique puisque c'est avec Genève qu'ils commerçaient.

C'est en 1754 que s'établit la frontière officielle entre Genève et la Savoie. A cette occasion, plusieurs petites enclaves qui appartenaient alors à Genève, comme Neydens, Valleiry et Bossey, sont échangées et deviennent savoyardes.

Au moment de la Révolution Française, les troupes de la République envahissent notre territoire, et c'est donc sous la férule de la France que Genève et la Savoie du Nord sont réunie dans le département du Léman de 1798 à 1813, dont Genève est la préfecture.

A la fin de l'épopée Napoléonienne, nouveau remaniement des frontières, avec entre 1813-1814, le rattachement de Saint-Julien à Genève: Personne ne s'en souvient car cela ne dura que 6 mois. En 1814, Genève décide son rattachement à la Suisse. Puis en 1815, le Congres de Vienne viendra concrétiser les frontières actuelles de Genève mais, en même temps, il décide l'instauration d'une zone franche autour de Genève. Les limites de cette zone franche, appelée la petite zone ou zone Sarde par opposition à la Grande Zone de 1860, furent officialisées en 1828. Cette zone obtenait des avantages de commerce avec Genève mais aussi une certaine autonomie vis à vis de son souverain, la Maison de Savoie.

Victor Emmanuel II.jpgAprès le retour de la Savoie au Royaume de Piemont, la période du « Buon governo » voit une période où les savoyardscavour.jpg perçoivent mal le pouvoir des piémontais et le mécontentement est important. Charles-Albert, le roi de Piémont-Sardaigne met en place en 1848 le « Statuto », une monarchie constitutionnelle qui donne beaucoup plus de libertés au peuple, ce qui se traduit par le développement de journaux de tendances différentes. Mais c'est aussi l'époque où la Maison de Savoie tourne de plus en plus ses regards vers l'Italie, et en 1858, Victor Emmanuel II, le nouveau roi de Piémont-Sardaigne, représenté par son Premier Ministre Cavour, signe avec Napoléon III  le traité secret de Plombières par lequel il s'engage à céder la Savoie  et le comté de Nice à l'Empereur, en échange de son aide militaire à bouter les Autrichiens hors de Vénétie et de Lombardie. Malgré la victoire sur les Autrichiens, « les buts de la guerre n'ont pas été atteint » car la Vénétie n'a pas été libérée ; Cavour démissionne et Napoléon III renonce momentanément à la Savoie.

Napoleon III.jpgLes clauses du traité de Plombières s'étant répandues dans l'opinion, un fort mouvement populaire s'élève en Faucigny, Chablais et dans le nord du Genevois, avec des pétitions en grand nombre, demandant le rattachement de notre territoire à la Suisse. Il semble d'ailleurs que Napoléon III qui avait vécu en Suisse (on dit qu'il parlait le français avec un fort accent suisse-allemand et qu'il possédait un passeport suisse) avait plus ou moins promis son accord sur le fait de céder la Savoie du Nord à la Suisse. Il profitera cependant d'une délégation de députés savoyards venue fort opportunément à Paris s'opposer au démantèlement de la Savoie, pour revenir sur sa promesse. En janvier 1860, Cavour, revenu aux affaires après une absence de plusieurs mois, relance la machine et tout s'emballe début 1860 avec le Traité de Turin signé le 24 mars 1860 et le plébiscite (votation du peuple) organisé les 22 & 23 avril 1860.

Conscient des réticences d'une grande partie de la population au rattachement, et sur proposition de savoyards adeptes de l'annexion à la France, Napoléon III propose qu'en Savoie du Nord, on puisse voter, « OUI et ZONE ».  La petite zone est alors élargie jusqu'aux Usses (Pont de la Caille) et comprend désormais tout le Faucigny et le Chablais. On l'appellera « la Grande Zone » ou la « Zone d'Annexion ».

On ne polémiquera pas sur les résultats, 99.8% de Oui, ni sur l'absence de bulletins de vote Non. Avec le recul, il semble acquis que nos ancêtres aient été assez d'accord pour ce rattachement, encouragé à l'époque par le clergé savoyard (qui détestait Cavour), mais à la condition expresse de garder les avantages liés à la zone. Ce que voulaient avant tout les Savoyards du Nord, c'était le maintien du libre commerce avec Genève leur capitale économique.

Dans les années qui vont suivre, le sentiment pro-français va se développer avec l'équipement de la Savoie, d'abord par l'Empereur, puis par la IIIème République, et du fait du respect de ses engagements par la France. C'est ce qui explique que les Savoyards ne se sont pas défilés pour aller se battre dans les tranchées en 1914 au coté des Français, alors qu'ils auraient pu revendiquer la neutralité que le Traité de Vienne leur avait accordée en 1815.

Cependant, tout va basculer avec la suppression unilatérale par l'Etat Français de la zone en 1919. Ceci est vécu comme une trahison par les Savoyards du nord. S'élève alors dans les contrées du Chablais, du Faucigny et du Genevois un fort sentiment anti-français . Il faut préciser que c'est à la demande expresse de Genève et de la Suisse aux autorités internationales, que la France se voit contrainte de rétablir la petite zone le 1er janvier 1934. Malgré cela, le sentiment anti-français sera exacerbé en 1937, lorsque la France, consciente des dangers qui la menace, renforce le contrôle de ses frontières, rendant de facto plus compliqué le commerce avec Genève. En 1943, suite à l'instauration du STO en France, la colère montera à nouveau en Savoie du Nord et se répandra  dans ces territoires une forte envie de rejoindre la Suisse, pays neutre et paisible.

Pour conclure, on dira que le sentiment qui prévaut dans notre territoire est celui d'être avant tout des « Zoniens ». Nous sommes farouchement attachés à notre statut particulier qui nous octroie plus de libertés, plus d'autonomie économique et qui permet de distendre le lien centralisateur que tente de nous imposer Paris. A noter qu'on ne pourra pas faire abstraction de la reconnaissance de l'antagonisme qui oppose depuis longtemps, et qui existe encore, le nord de la Haute-Savoie et le reste de la Savoie. Pour les habitants du Genevois, du Faucigny et du Chablais, et malgré tous les efforts de la France pour contrer ce sentiment, Genève est leur capitale, alors qu'Annecy (longtemps surnommée la préfecture croupion), a souvent été jalouse de notre proximité avec la cité-canton et s'est à maintes reprises  opposée à tout ce qui pouvait conduire à une plus grande interaction de nos deux territoires transfrontaliers.

Malgré cela, les fondamentaux demeurent, et il n'est que de constater l'émergence du Projet d'Agglo Franco-Valdo-Genevois pour comprendre que ce sentiment d'appartenance à une même communauté de destins est bien vivace des 2 cotés de la frontière.

En conclusion, je voudrais remercier La Salèvienne, et tout particulièrement Claude Mégevand, pour cette soirée inoubliable et j'invite tous les amoureux de l'Histoire de notre région à se rendre sur le site de La Salèvienne, afin d'y découvrir le programme des conférences à venir, ainsi que les nombreux ouvrages d'histoire qu'elle édite.

 

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22/04/2010

il y a 150 ans, la Savoie devenait française

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Nicolas Sarkozy est aujourd'hui à Chambéry, pour célébrer les 150 ans du rattachement de la Savoie à la France.

 

Le 22 avril 1860, les Savoyards votaient à plus de 99% pour rejoindre la France après l'accord passé entre Napoléon III, empereur des Français, et Victor Emmanuel II roi de Piémont-Sardaigne lors du traité de Turin le 24 mars de la même année.

150 ans après, le résultat de ce plebiscite fait encore débat, du fait même de son score suspect; il est vrai que si, comme on le dit, les bulletins "NON" n'étaient pas présents dans de nombreux bureaux de vote, on comprend mieux l'ampleur de l'enthousiasme des pauvres ramoneurs savoyards à rejoindre le puissant voisin français dont ils parlaient déjà la langue.

On pourrait épîloguer longtemps sur la validité de ce scrutin, et bien malin qui pourrait dire qui a raison des sympathisants de la Ligue Savoisienne (voir leur communiqué) ou de l'Etat Français.

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Pour faire contrepoids aux arguments de la Ligue Savoisienne, Je recommande d'ailleurs de visiter le site web consacré aux 150 ans de vie commune entre la Savoie et la France, site créé sous l'égide du Conseil Général, qui donne beaucoup d'informations et qui plaira certainement aux curieux et aux passionnés d'histoire sur ce que fut notre histoire depuis le partage de notre destinée commune.

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Il me parait de toute façon difficile de revenir en arrière. En revanche, ce qui me parait légitime est que les habitants de cette région se battent pour que les dispositions qui leur ont été accordées par le traité soient respectées, tout comme les Alsaciens ou les Bretons ont pu garder quelques particularités héritées de l'Histoire. Un traité doit être respecté, or il apparait que dans le cas qui nous interesse, c'est loin d'être le cas. C'est d'autant plus regrettable que cela aurait permis à notre territoire d'éviter la saignée des guerres, puisqu'un paragraphe du traité stipule qu'en cas de guerre, le nord de la savoie devait être neutralisé par les Suisses. Bien entendu cette clause ne fut jamais appliquée et c'est pourquoi on peut voir autant de noms au fronton de nos monuments aux morts. Sans compter les avantages fiscaux qui avaient été concédés à notre territoire, grace à l'installation d'une zone franche à la frontière du canton de Genève, qui peu à peu est tombée en désuétude, et ses avantages avec....

Un autre point que l'on peut déplorer est l'éradication par l'Etat Français de l'enseignement de l'Histoire de notre territoire. Nulle trace dans l'Education Nationale de ce que fut l'histoire de nos ancètres, donc la notre ... N'est-il pas regrettable que nos enfants ne sachent pour la plupart pas ce qu'était le Saint Empire Romain Germanique alors que le Duché de Savoie y fut rattaché pendant près de 1000 ans.

Si la France régicide s'est débarrassée de son roi, les savoyards peuvent eux regretter que c'est leur roi qui les a abandonnés, puisque c'estchateau chambery.jpg en fait à cela que concourt le traité de Turin. Rappelons qu'à l'origine, c'est Chambéry qui était la capitale des Ducs de Savoie; on peut d'ailleurs y voir les vestiges du palais des Ducs de Savoie. Mais en 1563 eut lieu le transfert de la capitale de Chambéry à Turin, ce transfert étant la conséquence de la réalisation par le Duché de Savoie de la vulnérabilité de sa capitale suite à l'occupation de Chambéry par François 1er; à partir de là , l'interet des dirigeants de la Savoie se porta plus du coté transalpin que vers l'Ouest des Alpes. Ce désinteret s'accrut avec l'obtention de la Sardaigne et culmina par le choix d'abandonner la Savoie cisalpine aux Français contre leur engagement à aider le Duc de Savoie, Roi de Piémont-Sardaigne, à vaincre les Autrichiens afin qu'il puisse fédérer l'Italie.

abbaye hautecombe.jpgD'autre vestiges subsistent de notre histoire savoisienne, comme l'Abbaye de Hautecombe, au bord du lac du Bourget: Du XIIe siècle au XVe siècle, elle fut la nécropole des Comtes de Savoie ainsi que des princes et princesses de cette dynastie. Au cours des siècles suivants, d'autres princes et princesses de Savoie, ainsi que de certains souverains de la dynastie (ducs de Savoie puis rois de Sardaigne) choisirent d'être enterrés dans l'abbaye d'Hautecombe à l'image du fondateur de celle-ci, Amédée III. Le dernier roi d'Italie, Humbert II de Savoie (1904-1983), est enterré à Hautecombe

 

Pour être honnête, de nombreux efforts furent consentis par la France dans les premières années du rattachement pour s'attirer les bonnes graces des Savoyards avec l'édification de routes et de batiments publics. Peut-être que si l'Empereur et l'Impératrice Eugénie, qui avait une affection certaine pour notre région, avaient régné plus longtemps, les choses eurent été différenttes, mais, bien vite, après 1870,  les dirigeants de la République Française cessèrent de s'interesser à cette nouvelle province.

Il n'est bien sûr pas question pour la Savoie de quitter la France, mais il me parait souhaitable et légitime que nous puissions vivre au sein de la République avec la connaissance et la fierté de notre histoire singulière; nous n'avons pas à en rougir, bien au contraire. Il est nécessaire que nos enfants connaissent les liens privilégiés qui nous unissent à nos cousins piémontais de l'autre coté des Alpes, et que Paris et Rome reconnaissent cette relation fraternelle, et ne s'opposent pas aux projets communs issus de cette relation particulière.

Enfin, on peut se demander si la création d'une entité Savoie, au sein de la région Rhône-Alpes, serait un premier pas vers une reconnaissance de notre singularité: cela mérite débat. En tout cas, la formation d'une telle entité, prenant en compte les réalités de  l'Histoire, devrait alors remettre au premier plan la relation privilégiée avec Genève, qui pourrait en quelque sorte jouer le rôle de notre "capitale internationale".  Un exemple tout simple de ce que j'avance serait que notre région obtienne l'autorisation pour le club de football ETG de jouer ses matches à Genève, sans que cela ne soulève d'opposition hostile dans les cercles parisiens.

 

19/04/2010

Le marathon d'Annecy réunit plus de 7000 coureurs

 

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L'édition 2010 du Marathon d'Annecy s'est courue hier, dimanche 18 avril 2010 le long du lac. Sur les 2 épreuves que comportait le programme (marathon de 42 kms et semi-marathon de 21.1 kms), on a dénombré plus de 7000 participants, ce qui place Annecy parmi les 10 plus grands marathons français, et qui prouve, une fois de plus, la sportivité et l'attractivité de la Haute-Savoie. Les victoires ont d'ailleurs été trustées par les Kenyans qui en ont fait une de leurs courses favorites.

Une preuve de plus, si besoin était, de la capacité d'Annecy à organiser les JO de 2018

16:34 Publié dans Annecy 2018, Haute-Savoie, Loisirs, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marathon, annecy, paysage | | | Digg! Digg | | |  Facebook