Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/06/2012

Comment la petite histoire peut influencer la Grande Histoire - Viol de Napoleon III par la comtesse de Castiglione

Napoleon III et Castiglione.JPG

Viol avec consentement mutuel, c'est sans doute l'expression ad hoc pour qualifier le corps-à-corps entre Napoléon III et la comtesse de Castiglione dans les fourrés du parc de Saint-Cloud, le soir du 27 juin 1856. Les invités de l'empereur font semblant de ne s'apercevoir de rien, tandis que l'impératrice ne montre qu'une pâleur plus accentuée que d'habitude. Ce jour-là, l'empereur Napoléon III organise une fête intime et champêtre dans son coquet château de Villeneuve-l'Étang, situé au milieu du parc de Saint-Cloud. Les invités sont triés sur le volet. Mais celle qui est la plus chère aux yeux de l'hôte impérial porte le nom interminable de Virginia Elisabetta Luisa Carlotta Antonietta Teresa Maria Oldoini, comtesse de Castiglione par son mariage.

À 19 ans, cette Italienne au tempérament ardent, récemment débarquée de Florence, passe pour la plus belle femme de son temps. Même ses pires ennemies, femmes, on l'entend bien, le reconnaissent. Elle s'est installée à Paris avec son époux sur ordre de Cavour, président du Conseil du royaume de Piémont-Sardaigne, qui lui a confié la mission de séduire Napoléon III. Cette Mata Hari doit convaincre l'empereur de soutenir Victor-Emmanuel II, roi de Piémont-Sardaigne, désireux d'unifier l'Italie. Pour Carlotta, tomber l'empereur des Français n'est qu'un jeu d'enfant. Il la remarque aussitôt et prie l'impératrice de lui faire parvenir une invitation pour sa petite fête. Le carton précise aux invitées d'y aller "en robe montante et en chapeau, parce qu'on s'y promènera sur le lac et dans un parc".

Tenues provocantes

Non seulement Carlotta est magnifique, mais elle porte des tenues si provocantes que même Madonna en rougirait. À Villeneuve, Napoléon III et ses invités la voient débarquer revêtue d'une ébouriffante robe transparente à rendre fou d'amour même Gilbert Montagné. "Ingénieuse au suprême degré à attirer et à retenir l'attention sur elle, elle était, ce soir-là, tout en mousseline transparente, avec un chapeau garni d'une auréole de marabouts blancs, et sa chevelure avait l'air de ne pouvoir être comprimée, tant elle s'étalait sur ses épaules", note la comtesse Stéphanie de Tascher de La Pagerie. Ange irréel, magnifique objet du désir : ce soir-là, les autres femmes savent qu'elles pourraient se mettre à poil en dansant la rumba que les hommes ne les remarqueraient même pas. Tous, Napoléon III le premier, ont le regard d'un enfant découvrant un sucre d'orge. Carlotta sait qu'elle les tient. Son attitude se fait plus hautaine et distante. Son corps s'offre à tous les regards, mais son visage manifeste un froid mépris. C'est sa marque de fabrique : exhiber, mais rester froide comme un glaçon d'avant le réchauffement climatique.

La soirée commence par de la musique et la représentation des choeurs du Conservatoire, elle se poursuit par un feu d'artifice, puis vient le souper. Comme le temps est agréable, les invités se dispersent pour effectuer des promenades en barque sur le lac. La comtesse de Castiglione passe à l'attaque, elle se dirige vers l'empereur, qui n'attend que cela, pour l'inviter à partager son esquif. Sous l'oeil étonné des autres invités, le couple s'éloigne de la rive. On les voit aborder la petite île située au milieu de la pièce d'eau et disparaître jusqu'à 3 heures du matin.

Sourire béat

Chacun imagine parfaitement ce qui se passe sur l'île. L'empereur et la comtesse ne sont certainement pas en train de chercher des champignons, où alors le seul qu'elle trouve a une forme inhabituelle. Quand le couple finit par réapparaître, on remarque aussitôt la mise de la jeune femme, "un peu chiffonnée". À leur vue, l'impératrice pâlit de rage, alors que, sans aucune gêne, Virginia arbore un sourire béat. Au contraire, elle veut montrer l'image de la femme satisfaite et comblée. Elle manifeste, écrit un témoin, "la grâce d'un adorable abandon".

Plus personne n'ignore qu'elle est devenue cette nuit-là la maîtresse de l'empereur. C'est elle qui règne désormais, et non plus l'Espagnole, la Montijo. Au cours des mois suivants, l'Italienne assoit son ascendant sur son amant pour la plus grande satisfaction de Cavour. Seulement, la jeune femme n'a pas la victoire modeste. Plus elle règne sur le coeur de Napoléon, plus elle snobe le reste de la cour. C'est à peine si elle sourit, si elle répond quand on lui adresse la parole. Au point de se rendre antipathique à tout le monde. Elle vit largement au-dessus des moyens, recevant des fonds secrets de son amant. La liaison fait scandale, elle s'en fiche. Son époux le comte veut la raisonner, elle s'en moque. Pourtant, son attitude imbuvable finit par lasser même l'empereur. Celui-ci est déjà passé à la suivante, la comtesse Walewska. Aussi se débarrasse-t-il de la pétasse italienne d'une manière peu glorieuse.

Amour dans les sous-bois

Un nuit d'avril 1857 qu'il sort de chez la comtesse, Napoléon III échappe à une tentative d'assassinat organisée par trois carbonari italiens. Ils sont rapidement arrêtés. Leur nationalité italienne s'étale dans les journaux. Aussitôt la complicité de la comtesse est évoquée, alors que, bien entendu, elle n'est strictement pour rien dans cette histoire. Deux jours plus tard, elle est officiellement expulsée de France par des agents secrets en possession d'un décret signé par le ministre de l'Intérieur. Napoléon III a laissé faire.

Quelques semaines plus tard, la belle tentera un come-back à la cour, c'est un fiasco. Son mari en profite pour l'abandonner, retourner en Italie et vendre toutes ses possessions pour rembourser les dettes faites par son épouse. Le 21 juillet 1858, Napoléon III et le comte de Cavour, président du Conseil du royaume de Piémont-Sardaigne, se rencontrent dans la cité thermale de Plombières-les-Bains, dans les Vosges, pour préparer un accord d'entraide entre la France et le Piémont-Sardaigne. Les Autrichiens devront évacuer une partie de l'Italie du Nord, Victor-Emmanuel II avancera vers l'unification de son pays, et la France recevra le comté de Nice et le duché de Savoie pour sa peine. La Castiglione n'est pas totalement étrangère à ce morceau d'histoire. Comme quoi l'amour dans les sous-bois peut servir de grandes causes.

Article écrit par Frédéric LEVINO & Gwendoline DOS SANTOS, publié sur www.lepoint.fr

PS: Compte tenu des conséquences de cet "incident" sur l'avenir de la Savoie chère à mon coeur, j'ai souhaité vous faire découvrir cet article qui montre comment la petite histoire peut avoir de grandes conséquences sur la Grande Histoire.

18:30 Publié dans Haute-Savoie, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : napoleon iii, comtesse de castiglione, cavour, savoie | | | Digg! Digg | | |  Facebook

12/06/2012

Découvrez le chateau de Montrottier avec la Salèvienne

Salevienne Montrottier.JPG

Pour plus d'informations, visitez le site de la Salèvienne: www.la-salevienne.org

18:26 Publié dans Haute-Savoie, Histoire, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chateau de montrottier, la salèvienne, général dufour | | | Digg! Digg | | |  Facebook

31/05/2012

Découvrez la Ferme de Chosal - solidaire par nature

 

ferme de chosal,copponex,esat

Mercredi soir, le Syndicat Mixte du Salève se réunissait à la Ferme de Chosal. L'occasion pour les délégués des 27 communes du Syndicat de découvrir la ferme, qui joue le double rôle de centre d'accueil pour la réinsertion des handicappés (ESAT) et de centre de production agricole. Outre son activité d'ESAT, l'état d'esprit de la Ferme de Chosal est d'y permettre le croisement original de la culture et de l'art, de l'éco-tourisme et de la production agricole.

NB: Un établissement et service d’aide par le travail (ESAT), anciennement centre d’aide par le travail, est un organisme médico-social chargé de la mise au travail, accompagnée d’un soutien médical et social, des personnes handicapées dans l’impossibilité de travailler dans un autre cadre. La création d’un ESAT doit être autorisée par le préfet de région.

40 salariés, sous la direction d'Emmanuel Mosse, y accueillent 63 personnes en situation de handicap qui peuvent trouver leur place dans la société par le travail.

ferme de chosal,Copponex,esat,SMS,Syndicat Mixte du Salève,PLAD

Pierre Cusin, Président du SMS avec Emmanuel Mosse, Directeur de la Ferme

Nichée tout en bas de Copponex, le long de la rivière des Usses, la Ferme de Chosal, qui joue aussi le rôle de Pôle Land Art Départemental mérite le détour, et offre un but de promenade pédagogique pour les enfants et leurs parents. Sur le sentier qui part de la ferme et qui longe les Usses, on peut  découvrir des oeuvres qui sont crées à partir de la nature et de ses materiaux pour questionner les liens que l'Homme entretient avec la nature. L'artiste allemand Nils Udo  a séjourné à plusieurs reprises à la Ferme et y a réalisé plusieurs oeuvres que l'on peut découvrir au gré du sentier.

Ferme de Chosal,Copponex,ESAT

L'oeil de Chosal

 

Ferme de Chosal,Copponex,ESAT

Une oeuvre de Nils Udo

 

A la Ferme, on peut également effectuer des ballades à dos d'ane, ou encore acheter en direct au producteur des legumes ou des fleurs. Sans compter l'activité paysagère que la Ferme développe auprès des communes, voire des entreprises.

 

ferme de chosal,Copponex,esat,SMS,Syndicat Mixte du Salève,PLAD

La serre horticole

ferme de chosal,Copponex,esat,SMS,Syndicat Mixte du Salève,PLAD

Les cultures maraichères et les serres

ferme de chosal,Copponex,esat,SMS,Syndicat Mixte du Salève,PLAD

La culture des roseaux

ferme de chosal,Copponex,esat,SMS,Syndicat Mixte du Salève,PLAD

L'enclos des ânes

 

La Ferme de Chosal est un endroit unique dans la région qui mérite votre visite en famille.

Plus d'information sur www.fermedechosal.org

14:06 Publié dans Haute-Savoie, Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ferme de chosal, copponex, esat, sms, syndicat mixte du salève, plad, nils udo | | | Digg! Digg | | |  Facebook

26/03/2012

Le vol en Montgolfière - une expérience inoubliable

Cie des Ballons.JPG

Avec le retour des beaux jours, je ne saurai trop vous recommander une idée de ballade dans les airs grace à la montgolfière. Ce plaisir est accessible à tous, sans entrainement ou condition sportive particulière. De nombreuses stations de sports d'hiver offrent ce plaisir (Les Carroz) mais je vous recommande aussi de vous renseigner auprès de la Compagnie des Ballons  qui offre des vols magnifiques au dessus du lac d'Annecy. Plus d'infos sur www.compagniedesballons.com

Et bon vent!....

17:54 Publié dans Haute-Savoie, Loisirs, Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : montgolfière, lac d'annecy, compagnie des ballons | | | Digg! Digg | | |  Facebook

09/03/2012

Petit lexique pour les amoureux du patois savoyard

Quelques expressions bien de chez nous pour les jeunes qui veulent connaître leurs racines et pour les nouveaux arrivants qui souhaitent maitriser quelques mots, expressions et syntaxe spécifique pour impressionner les vieux du pays.

Première leçon : placez des « y » de partout.
Exemple : Faut y faire ; Y neige ; C...a va t’y? ; Qué t’y dit?
Je pense qu’il faut plus de 2 ans d’entrainement intensif pour le maitriser car après avoir passé 2 ans à Paris je m’y suis toujours pas fait à ne pas en mettre. Donc ça doit être pareil dans l’autre sens.

Deuxième leçon : finir ses questions par « ou bien? »
Exemple : On fait les diots au vin blanc ou bien? ; On boit la goutte ou bien?

Troisième leçon : remplacer « encore » par « mé »
Exemple : T’as mé fait la rioule toute la nuit ! ; T’es mé rentré à point d’heure !

Quatrième leçon : la plupart du temps, ne pas prononcer le « az » à la fin d’un mot (az=e) et surtotu jamais le « z » ne jamais prononcer le
Exemple : La Giettaz ; le col de la Forclaz

Le patois savoyard incontournable:
si y’a quatre mots de patois à connaitre, c’est ceux là :
A’rvi pâ : au revoir
Gran maci : merci
La Yaute : la Haute-savoie
Un monchu : un touriste ridicule. En patois savoyard, monchu signifie »monsieur ». C’est ainsi que les montagnards du siècle dernier surnommaient les riches parisiens qui venaient prendre l’air en altitude.
Exemple de monchus :
le monchu qui porte ses skis avec les spatules à l’arrière,
le monchu qui mange une fondue en plein été alors qu’il fait 30°C à l’ombre,
le monchu qui skie en jean avec une veste aux couleurs fluorescentes,
le monchu qui va dans les bars en combinaison avec le forfait et les monn boots
… et beaucoup d’autres qu’on découvrent chaque hiver.
Contrairement aux dahus, ils ne sont pas en voie d’extinction.
La meilleure période pour observer le monchu de compétition est le mois de février dans nos belles stations

Le patois savoyard couramment utilisé: (patois haut-savoyard des Aravis)
Adieu (ou bonzhor): bonjour
Coffe : sale, plein de tâche
Gnaniou : simple d’esprit
La balme : la grotte
La rioule : la fête (faire la rioule)
L’aulp : l’alpage
Le galta : le grenier
Les praz : les prés
Un branzin : une marmitte
Un décapadiot : une personne de grande taille peu agile mais suffisamment grande pour décrocher les diots pendus au plafond
Un matafan : un mate la faim (beignet de pomme de terre)
Un mazot : un petit chalet où l’on mettait les choses précieuses afin de les préserver d’un éventuel incendie du chalet principal.
Un sapé : un chapeau
Une forclaz : une fourchette
Une gouappe : un pilier de bar, un gros buveur
Une panosse : une serpillère
Une snaille : une cloche
Une sniule : une personne fainéante, pas très active
Une tartifle : une pomme de terre
Snailler : secouer

Les expressions savoyardes :
Elle a vu péter le loup sur la pierre en bois : se dit d’une fille dévergondée
Il a mouillé la meule : il a bu comme un trou
Faire de gôgnes: faire des manières, le difficile
Vint diou, vinzou : mince
Brûler la paille au cul : faire partir quelqu’un de la manière forte (ex: on leur a brûler la paille au cul à ces deux gaillards)
Mettre le diot au chaud : …
T’as combien de têtes ? : de quelle taille est ton exploitation bovine/ovine?
Les mots français issus du patois savoyard:
Un diot : une saucisse savoyarde
La polenta : semoule de maïs
Les crozets : petites pâtes carrées, souvent au sarrasin
Une chanterelle : une girolle
Un reblochon : vient du verbe reblocher (traire une deuxième fois)
Un virolet : un petit virage serré en montagne
Les expressions typiques:
En Savoie on a pas de pétrole, mais on a des diots !
Qui boit la gnole casse la bagnole !
Pas d’épaule, pas de gnole !
Faut pas nous chier dans les bottes !
Si quand y neige t’as trop chaud, c’est sûr, t’es encore à l’apéro !
En Savoie on n’a pas de mazout, mais on a des rioutes !
Si tu manges trop de crozets, t’auras du mal à aller au cabinet !
Si par beau temps tu vois pas le Mont Blanc, c’est que t’as trop bu de blanc

Merci à mon ami Bernard, le plus parisien des Savoisiens qui a eu la gentillesse de réaliser ce florilège des expressions les plus pittoresques de notre patois.

17:48 Publié dans Genevois Savoyard, Haute-Savoie, Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | | | Digg! Digg | | |  Facebook

16/09/2011

Un monument remarquable des Pays de Savoie: Le chateau de Thorens

chateau Thorens.png

Le château de Thorens est situé sur la commune de Thorens-Glières en Haute-Savoie, à une vingtaine de kilomètres au nord-est d'Annecy, à la sortie du village, par la route montant au plateau des Glières.

Il est souvent confondu avec le château de Sales, son ancien voisin de quelques centaines de mètres : Sales fut détruit sur ordre du roi de France, Louis XIII, en 1630. Le château de Thorens est également improprement appelé « château de Thorens-Glières ». En réalité, « Thorens-Glières » est le nom que porte désormais le village, depuis la Libération ; depuis le 19 avril 1947, précisément. Le château, quant à lui, s'est toujours et simplement appelé « château de Thorens ». Toutefois, certains documents anciens (XVIIe siècle notamment) le qualifient de « château de Compey », du nom de ses premiers propriétaires : les puissants seigneurs de Compey.

À la sortie du village de Thorens-Glières, sur la route du célèbre plateau des Glières, le château dresse sa silhouette altière dans un bel écrin de montagne. Il est bâti sur l'ancien fort de 1060, élevé par ordre du comte Gérold de Genève. Celui-ci le donna en investiture à son fidèle compagnon d'arme, le seigneur Odon de Compey.

Confisqué aux terribles sires de Compey par le duc de Savoie (1479) - en raison des nombreux crimes, abus et exactions qu'ils commirent - le château fut offert à Hélène de Luxembourg-Saint-Pol, épouse du prince Janus de Savoie (comte de Genevois). Mais Hélène ne s'intéressa pas à Thorens. Leur fille Louise de Savoie, qui avait épousé le cousin germain de sa mère, François de Luxembourg (vicomte de Martigues, de la branche des Luxembourg-Fiennes), hérita du château de Thorens.

Plus tard, en 1559, Thorens fut vendu par Sébastien de Luxembourg, duc de Penthièvre et vicomte de Martigues, au seigneur François de Sales, père de Saint François de Sales. Le seigneur de Sales possédait déjà le château de Sales, situé à quelques centaines de mètres de celui de Thorens. Curieusement, et pour une raison encore mal connue, cette vente ne fut concrétisée qu'au mois de juin 1602 : saint François de Sales, alors en mission à Paris, acheta Thorens, pour le compte de ses frères et sœurs, à la duchesse de Penthièvre et de Mercœur, fille du prince Sébastien de Luxembourg.

Inféodés, à l'origine, aux sires de Compey, les Sales passèrent ensuite au service des princes de Luxembourg. Le seigneur François de Sales occupait d'ailleurs la prestigieuse charge de maître d'hôtel de la maison du prince Sébastien de Luxembourg. Au XVIIe siècle, la famille de Sales, fort ancienne, originaire de La Roche, connut une ascension rapide, occupant dès lors les plus hautes charges à la cour de Savoie à Turin et passant du titre de baron (1613) à celui de comte (1632), puis en fin au titre de marquis (1665). Tout au long des XVIIIe siècle/XIXe siècle, jusqu'à l'Annexion de la Savoie à la France (1860), la famille de Sales fut très proche du pouvoir, notamment par le truchement du comte de Duingt (alias le marquis Paul-François de Sales), du comte Eugène de Roussy de Sales (1822-1915) et bien sûr du proche cousin de ce dernier, le Premier ministre Camille de Cavour. A notre époque encore, le comte Jean-François de Roussy de Sales (1928-1999) fut un ami très proche du dernier roi d'Italie, Humbert II.

Malmené pendant l'invasion française en Savoie de 1792, le château de Thorens fut restauré, au XIXe siècle, par la marquise Alexandrine de Sales aidée par son petit-fils, le comte Eugène de Roussy de Sales. Aujourd'hui, la famille de Roussy de Sales habite toujours le château en le préservant avec soins.

Chateau Thorens1.jpg

Le comte Jean-François de Roussy de Sales fut le premier de sa dynastie à ouvrir le château au public. Dès 1960, il profita des cérémonies du centième anniversaire de l'Annexion du duché de Savoie à la France pour donner accès à l'intégralité du rez-de-chaussée de sa demeure, ainsi qu'à la quasi-totalité des salles médiévales datant des XIIe siècle/XIIe siècle.

La visite de cette demeure historique relate la vie de Saint François de Sales (1567-1622) et de sa famille. Saint François, prince-évêque de Genève, fut un personnage aux multiples facettes et à la renommée sans limite auprès des plus humbles comme des grands de ce monde. La vie de ce saint universel est illustrée ici par son orfèvrerie liturgique, ses sceaux, ses habits épiscopaux, des tableaux, des documents et des livres rares.

Le comte Camille Benso de Cavour (1810-1861), dernier Premier Ministre en tître de la Savoie, et instigateur du rattachement de celle-ci à la France, est lui aussi un personnage incontournable de Thorens : il séjourna régulièrement dans le château de ses cousins. Lorsqu'il fut Premier ministre du Royaume de Sardaigne, Camille de Cavour mena à bien l'Unité italienne au profit de la Maison de Savoie, avec l'aide de son vieil ami, l'empereur des Français Napoléon III. En conséquence, le comté de Nice et le duché de Savoie furent réunis à la France au printemps 1860, par le traité de Turin du 24 mars. Le château abrite les effets personnels de l'homme d'Etat, son mobilier et ses œuvres d'art, notamment le somptueux bureau de style "Boulle Napoléon III" sur lequel fut signé le Traité de Turin.

Au milieu des œuvres d'art (tapisseries des Flandres, tableaux de maîtres…) et du mobilier de la Renaissance, de l'époque baroque ou du Second Empire, le visiteur s'imprègne de l'âme de ce château. Le logis noble, dans la lumière dorée d'un salon ou d'une chambre, laisse transparaître la finesse de goût du XVIIe siècle. La cuisine voûtée (1632) remet en bouche les saveurs des festins d'un temps passé. Les austères salles voûtées des premières fortifications évoquent la vie des hommes d'armes, et le donjon rappelle, quant à lui la justice seigneuriale.

Si cette présentation, largement inspirée du site Wikipedia, vous a donné envie d'en savoir plus sur ce magnifique édifice, je vous recommande vivement de vous rendre sur le site du chateau: www.chateauthorens.fr et pourquoi pas de profiter des journées du Patrimoine ce week end pour lui rendre une visite réelle et non pas seulement virtuelle.

chateau Thorens2.jpg

Journées Européennes du Patrimoine :

Chaque année, lors des Journées du Patrimoine, le château de Thorens est ouvert tant aux visiteurs individuels qu'aux groupes.

28èmes Journées Européennes du Patrimoine : 17 & 18 septembre 2011.

-Samedi 17 sepembre 2011 : de 10h à 12h & de 14h à 19h.
-Dimanche 18 septembre 2011 : de 10h à 12h & de 14h à 19h.

01/09/2011

Travaux sur l'A 40

ATMB1.JPG

18:13 Publié dans Haute-Savoie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | Digg! Digg | | |  Facebook

25/08/2011

Une ballade magnifique : les chalets d'Auge en dessus du Plateau des Glières

auges.jpg

Pour les amoureux de la ballade en montagne, je souhaite vous faire découvrir une ballade très sympa qui enthousiasmera les petits comme les grands.

Partant du Plateau des Glières, la ballade permettra de faire un peu d'histoire grace à la visite, en bas du plateau, du chateau de Thorens, berceau de la famille de Sales et de Saint-François de Sales. Dans ce cas, organisez vous car, en été, le chateau se visite de 14:00 à 19:00.

Chateau Thorens.png

Le chateau de Thorens

Une fois sur le plateau des Glières, il est recommandé de visiter le monument dédié aux maquisards et d'en profiter pour revisiter l'histoire des résistants qui ont rendu le Plateau célèbre.

Glieres.jpg

Le monument du Plateau des Glières

Cela dit, pour l'itinéraire de la promenade, le mieux est de garer sa  voiture près du restaurand "chez GAUTARD" et d'attaquer la montée depuis là. La grimpette n'est pas tres difficile et vous conduit aux chalets d'Auge en 1 h 20 minutes. Une fois arrivé au sommet, un panorama grandiose vous y attend avec la plus belle vue possible sur la chaine des Aravis, depuis la Pointe Percée jusqu'au col des Aravis en premier plan, et le Mont-Blanc derrière. En se tournant, on découvre ausi la Tournette et le Parmelan: une splendeur.

auges2.jpg

auges1.jpg

Cette ballade est d'autant plus interessante qu'outre les chamois que l'on n'est pas sur de voir à tout coup, on y rencontrera vaches, chevaux, anes et moutons qui profitent tous de ce magnifique alpage. Pour se désaltérer, ou mieux encore, pour y passer la nuit, on se posera au refuge des Mangeurs de Lune, un endroit magique, avec un  accueil chaleureux, qui donnera beaucoup de bonheur aux enfants. (Tel été: 04 50 22 47 22 - hiver: 04 50 03 53 03)

auges3.jpg

Le refuge des Mangeurs de Lune

PS: Un grand merci à mon ami Alain qui m'a fait découvrir cet endroit sublime....