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09/03/2013

La vie à St Julien vue par Le Figaro

Voici un article paru dans Le Figaro du 6 mars 2003. Un témoignage interessant qui dévoile comment un journaliste "parisien" voit notre ville. Même si tout n'est pas rose dans ce qu'elle décrit, on ne peut s'empécher de penser que de tels articles concourrent à convaincre encore plus de jeunes français à venir tenter leur chance dans notre territoire. Ce qui ne va pas aider à apaiser la pression immobilière ni à résoudre les problèmes de circulation qui nous pourissent la vie.

La Suisse, paradis de l’emploi des jeunes frontaliers

Plus de 50.000 jeunes Français traversent la frontière pour profiter des hauts salaires suisses tout en s’acquittant de loyers plus modérés en France. Témoignages.

 

Ils font l’aller-retour tous les jours, sans regarder en arrière. Sophie habite en Haute-Savoie à Saint-Julien-en-Genevois mais travaille à Genève .Pour parcourir les 8 kilomètres qui séparent les deux villes, elle met parfois une heure voire deux à cause des embouteillages. Tous les matins, une armée de pare-chocs français se rue vers la Suisse .Chaque année, ils sont toujours plus nombreux à construire leur vie professionnelle au-delà de la frontière. Fin 2012, la moitié des 264.000 étrangers travaillant en Suisse est française. Parmi eux, 50.200 jeunes de 20 à 29 ans.

Trajets quotidiens pour salaire de rêve

Depuis le balcon de leur appartement à Saint-Julien, Sophie et son compagnon ont vue sur Genève. Travaillant à seulement quelques kilomètres l’un de l’autre, leurs salaires font le grand écart. Si tous les deux sont ostéopathes, Sophie gagne 5500 euros nets par mois quand son ami n’en touche que 2000 en France. Situation qu’elle qualifie de «complètement incohérente, hallucinante». Lassé, son copain a voulu se faire lui aussi sa place au soleil: il a été embauché en Suisse et commence la semaine prochaine.

A Saint-Julien, un tiers des habitants s’exporte au pays du chocolat et trouve ça «bizarre de travailler en France». Bonnes paies d’un côté et loyers moins chers de l’autre, le pouvoir d’achat n’en est que meilleur. Les jeunes ont vu leurs parents à l’oeuvre durant des années et suivent le mouvement une fois sur le marché de l’emploi. «Une fois le diplôme en poche, on cherche directement en Suisse», confie Matthias. Chaque jour, cet ingénieur en aménagement du territoire prend sa voiture puis deux trains pour arriver au travail. Un trajet largement rentabilisé: à poste et horaires équivalents, il empoche 1500 euros de plus que dans l’Hexagone. Si bien qu’il a déjà acheté son propre appartement en France à seulement 26 ans. «Je rembourse 850 euros mensuels, détaille-t-il. Avec un salaire français, je n’aurais jamais pu être propriétaire si vite».

L’assurance santé, «spéciale frontalier», ne leur coûte qu’une centaine d’euros par mois. Pour le moment. En 2014, le régime pourrait changer et la couverture maladie s’élever à 8% de leurs revenus dorés, ce qui reviendrait à 440 euros mensuels pour Sophie. La jeune femme a déjà étudié le problème. «Au pire, on se fait domicilier en Suisse. Le coup de l’installation fictive, c’est très simple». Tranquille.

«Les Suisses ne veulent pas se salir les mains»

Mais de l’autre côté de la frontière, les Français n’ont pas la cote. Même s’il ne s’élève qu’à 5%, le taux de chômage genevois est le plus mauvais du pays. «Les Suisses pensent qu’on ne fait que leur voler leurs emplois et boucher leurs routes, raconte Matthias. On est leurs immigrés: les responsables de tous les maux».

Aucun scrupule pour ces jeunes Français qui estiment être de la main d’oeuvre bon marché et volontaire. «Les Français font les boulots que les Suisses ne veulent pas faire comme secrétaire ou caissier» continue Matthias. Il y a quelques années, Sophie était serveuse dans un bar suisse, payée 17 euros de l’heure. près de deux fois le Smic horaire français. «Ici, c’est très mal payé! atteste pourtant Sophie. Personne ne voudrait le faire». Son employeur actuel est venu recruter jusque dans son école à Lyon .Il voulait des jeunes prêts à travailler soirs et weekends, pas comme les jeunes Suisses «trop attachés à leur confort».

Même son de cloche chez Frédéric* ,un ancien employé du Golf Club de Genève, qui dénonce même une stratification des postes par nationnalité. «Les locaux ne veulent pas se salir les mains. Ils occupent les hauts postes, les Français ont les intermédiaires: serveurs, barmans, maîtres hôteliers. Et dans l’ombre, à la plonge ou au ménage, ce sont les Portugais, les Espagnols. Sur les chantiers, les Albanais et Kosovars». Il faut tenir la pression: en Suisse, une «incompatibilité d’humeur» avec le patron peut valoir un licenciement .Mais tout justifie un tel salaire, qui leur permet de construire ensuite des villas de rêve dans leur pays natal. «C’est simple: tous ceux qui veulent être proprio vont en Suisse», conclut Frédéric.

Effet boomerang: les Suisses s’installent en France

L’opportunisme marche dans les deux sens. Les Français bénéficient des salaires opulents et les Suisses de la France à prix cassés. «Sur les parkings des supermarchés et centres commerciaux, il y a plein de plaques d’immitriculation suisses», a observé Matthias. En plus des courses alimentaires, certains viennent carrément s’installer en France ,où les loyers sont 30 à 40% inférieurs qu’à Genève d’après Matthias.

Résultat, la pression immobilière traverse elle aussi la frontière. Saint-Julien a beau être une ville dortoir sans un seul bar, Sophie et son copain paient 850 euros par mois pour 35 mètres carrés. Ils n’envisagent pourtant pas de s’installer en Suisse, où «il n’y a rien en dessous de 1600 euros». Elle se demande juste «comment font les jeunes Français qui habitent et travaillent ici». Frédéric pourrait lui répondre aisèment: il vit toujours chez ses parents .

Lucille QUILLET

Cet article n'est pas loin de la réalité que nous vivons au quotidien. Je ne peux cependant m'empécher de penser que la façon dont la journaliste dépeint notre ville, "ville dortoir sans un seul bar" donne du crédit à mon intervention en Conseil Municipal où j'avais osé dire que st Julien était une ville morte. Ce qui m'avait valu des cris d'orfraie de la part des adjoints de la culture et de la vie locale, m'interpellant que je n'avais pas le droit de dire une chose pareille. Je n'ai jamais sous estimé les efforts faits par la Municipalité, et surtout les Associations, pour dynamiser la ville, mais à l'évidence, il faudra en faire plus, ou différemment pour éviter de voir notre ville traitée ainsi. Comme quoi il serait temps que les élus de la majorité voient les choses comme elles sont vécues par les habitants et non pas en fonction de leurs propres perceptions.

17:50 Publié dans Genevois Savoyard, Saint-Julien, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vivre à st julien, paradis frontalier | | | Digg! Digg | | |  Facebook

13/02/2013

Excellente nouvelle : Une nouvelle ligne de bus pour le Genevois Français

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Dès le lundi 18 février, la ligne M reliera Archamps à St Julien, améliorant la desserte vers Genève et St Julien depuis Archamps et Archamps Technopole. Une très bonne nouvelle pour les personnes travaillant sur la Tehnopole et pour ceux qui souhaitent se raccorder au réseau genevois à Croix de Rozon.

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Ci-dessous les horaires de la ligne M: en cliquant sur l'image, vous pourrez lire ou imprimer les horaires des bus tout au long de la semaine (sauf dimanche).

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19/11/2012

Le Grand Genève résiste à la crise

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Comme quoi, si on peut parfois se plaindre de Genève, il n'y a pas que des choses négatives, puisque cette bonne résistance à la crise est favorable à tous ceux qui vivent et travaillent dans ce bassin de vie. Je suis sûr que beaucoup de territoires français nous envient notre "chance" d'avoir une économie compétitive à 2 pas de chez nous, qui pour l'instant tire son épingle du jeu dans un environnement européen plutôt déprimé.

18:53 Publié dans Economie, Genève, Genevois Savoyard | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crise, genevois | | | Digg! Digg | | |  Facebook

26/10/2012

Stade de l'ETG - Seynod, Etrembières ou Findrol?

A l'heure où l'un des principaux soucis des dirigeants du club savoyard est d'assurer le mantien de l'équipe au sein de l'élite du football français (à ce jour l'ETG pointe à la 17ème place de la Ligue 1, premier non relégable), ressort le dossier du futur stade.

Rappelons que suite à l'intransigeance de Michel Platini, Président de l'UEFA, la piste de faire jouer l'ETG au stade de la Praille à Genève a été rejetée, nécessitant donc le besoin pour l'ETG de construire son propre stade en Haute Savoie.

Il m'a paru bon de faire un point de la situation au moment où le Dauphiné Libéré s'interesse à la question, comme le montre l'article paru dans l'édition du samedi 20 octobre 2012.

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J'ai volontairement caché le point d'exclamation qui illustre le titre de l'article, tant le lobby politique des élus de Haute-Savoie favorise une implantation à Seynod. Le club étant une émanation du nord du département, on ne pourra s'empécher de voir là une réminiscence de lla lutte d'influence qui oppose la Savoie du Nord au sud du département, et tout particulièrement à Annecy.

Les élus du bassin Annécien font en effet tout pour s'approprier à Annecy ce phare du rayonnement haut-savoyard qu'est l'ETG. On aurait bien sûr aimé qu'il s'interessent autant au club lorsque celui-ci, fort du soutien quasi exclusif du Chablais et du Genevois, végétait dans les ligues inférieures.

Il est regrettable que le choix de l'emplacement du futur stade en soit réduit à une lutte d'influence entre les élus, plutôt que de prendre en compte les interets du département dans son ensemble,  du club et de ses supporters.

Bien sûr qu'Annecy est la ville principale du département, et nous nous en réjouissons. N'avons nous pas supporté avec vigueur la candidature de notre chef lieu pour l'obtention des JO d'hiver en 2018. Mais en même temps que l'on dit cela, on ne peut ignorer l'émergence d'une grande agglomération à Annemasse. Une agglo qui, si on y rajoute le Faucigny et le Chablais est en passe de surpasser Annecy comme le centre urbain principal du département.

Dans cette optique, Annecy bénéficiant déja d'un grand stade, où joue pour l'instant l'ETG, ne pourrait- on envisager la possibilité de doter le nord du département d'une telle infrastructure, au plus près du coeur de ce club qui oscille entre le Chablais et Gaillard. C'est pourquoi, pour ma part, j'écarte la candidature de Seynod qui n'a pas de sens, ni au plan de l'aménagement du territoire, ni  au plan affectif envers le club qui en est pourtant à l'origine.

Les deux autres sites qui restent, Etrembières et Findrol sont tous les deux de très bons sites qui ont chacun leurs propres atouts. Et c'est entre ces deux sites qu'à mon avis le choix doit se faire.

Etrembières

L'emplacement est favorable, à la porte de l'agglomération d'Annemasse. Il se prèterait bien à l'implantation d'un stade moderne et de tout ce qui va avec, d'autant plus que les élus d'Annemasse Agglo ont réservé cette zone comme lieu de développement de loisirs outdoor. Quant à des sols souillés et pollués, cela me parait être plus une excuse pour torpiller un bon projet qu'un argument valable. Ne dit on pas que qui veut tuer son chien l'accuse de la rage.

En conclusion, je suis favorable à l'implantation du stade à Etrembières, site pour lequel je donne une note de 17/20. Mes deux  seules réservations étant qu'il est un peu éloigné du Chablais et qu'il est trop proche du stade de La Praille (3 kms à vol d'oiseau).

Findrol

Les habitués de ce blog savent que c'est vers ce site que va ma préférence, compte tenu de sa logique géographique, au carrefour autoroutier de la Haute Savoie; d'autant plus que c'est le site qui est, et de loin, le plus proche du Chablais et du site d'entrainement de l'ETG, à Publier.

Mais la raison principale pour laquelle je soutiens cette localisation tient surtout à la présence à Findrol de l'hopital Alpes Leman. Si l'on retient l'argument de la bassine d'eau au milieu du désert, il ne fallait en aucun cas mettre l'hôpital d'Annemasse à cet endroit. Maintenant qu'il y est, que fait on pour qu'il ne reste pas une bassine d'eau dans le désert, qui nécessite des infrastructures de transport public pour le desservir.

C'est dans cette optique que je considère l'occasion d'y établir le stade de l'ETG comme une opportunité à ne pas manquer. Mais bien évidemment, il faudra alors accepter de voir cette zone se transformer peu à peu en une zone d'activité majeure, puisque son attractivité sera bien plus forte.

Ainsi le projet d'y établir un P+R pour l'Aéroport de Genève serait une nouvelle brique à l'édifice pour rendre la zone attractive, avec la possibilité de mutualisation du parking entre le stade et le P+R.

Il n'est pas besoin d'être grand clerc pour comprendre le fort potentiel de cette zone, qui a d'ailleurs déja fait preuve de son interet en attirant nombre d'entreprises dans les deux zones d'activité qui s'y trouvent déja. L'enjeu pour les communes autour de Findrol est de savoir si elles  souhaitent garder leur caractère rural, où si elles sont prêtes à accueillir un espace moderne d'activités autour des 2 grands vaisseaux amiraux que seraient l'hôpital et le stade. De leur réponse dépendra alors le choix final du lieu d'implantation.

Si c'est oui, il faut faire le stade à Findrol, si c'est non, alors Etrembières s'impose.

01/10/2012

Tribulations hospitalières en Haute-Savoie du Nord

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14:12 Publié dans Genevois Savoyard, Haute-Savoie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ambilly, hôpital privé des pays de savoie | | | Digg! Digg | | |  Facebook

20/09/2012

Conférence : A qui profite Le Grand Genève

Saluons l'initiative de La Tribune de Genève qui organisait hier soir à l'espace Louis Simon de Gaillard une conférence publique sur le Grand Genève, afin de comparer les vues françaises et suisses sur ce grand projet transfrontalier appelé à mettre de l'ordre dans le développement de notre bassin de vie.

6 conférenciers étaient appelés à exprimer leur point de vue face aux questions de l'animateur Mr Pierre Ruetschi, rédacteur de La Tribune de Genève.

 

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Coté français

Mr Bernard Gaud, Président de la CCG et Président en exercice de l'ARC
Mr Christian Dupessey, Maire d'Annemasse et Conseiller Régional de Rhône-Alpes
Mr Antoine Vielliard, Conseiller Général de Haute Savoie et conseiller municipal à St Julien en genevois

Coté suisse

Mr David Hiler, Conseiller d'Etat (Vert)
Mr Eric Stauffer, Député et Conseiller Administratif d'Onex (MCG)
Mr Daniel Rosselat, Syndic de Nyon

David Hiler a rappelé en préambule que Genève avait connu une croissance très, voire trop, forte ces dernières anées avec 30000 emplois créés entre 2005 & 2008. Cette croissance incontrôlée est à l'origine de nombre des problèmes qui touchent le territoire du Grand Genève, d'autant plus que, David Hiler ne l'a pas caché,  Genève n'a pas, et de loin, tenu ses engagements en matière de construction de logements (2500 par an avaient été envisagés pour Genève au moment de la signature du premier Projet d'Agglo). Ce laxisme genevois a été rendu possible par le filet de sauvetage que représente la France voisine qui elle a construit les logements dont Genève manque de plus en plus cruellement. A tel point que Bernard Gaud l'a rappelé, 2/3 des nouveaux logements crées dans la première couronne en France sont achetés par des Suisses. Le président de la CCG a aussi affirmé que la France construisait mieux désormais, en limitant le mitage de son territoire.

L'attractivité de Genève a attiré une nouvelle population venant d'Europe, qui est venue, au grand dam de Mr Staufer, se substituer à la population frontalière " de souche", faisant grimper les traversées de la frontière à 550000 passages/jour, pour une population frontalière travaillant à Genève de 90000 frontaliers, dont 25000 de nationalité suisse qui se sont installés en France voisine dans les 10 dernières années. David Hiler prévient cependant qu'il faut s'attendre à un fort ralentissement de la croissance dans les années qui viennent, en partie à cause de la crise mais surtout tant l'accroissement du coût de la vie a rendu Genève désormais moins attractive pour les multinationales.

C'est d'ailleurs un point sur lequel il y a eu unanimité: la croissance des dernières années a été trop forte, entrainant un changement trop rapide dans le mode de vie des habitants. Mr xxx a d'ailleurs signalé que le Canton de Vaud avait refusé l'installation de nouvelles entreprises "exterieures" sur son territoire afin de "protéger" les entreprises locales et de ne pas handicaper leur développement à l'avenir. Dans le même temps, le district de Nyon a construit 7500 logements depuis 10 ans, alors que Genève a été suffisamment " maligne" pour préserver sa campagne, grace à sa législation. Le résultat: une augmentation de 6% des emplois pour seulement 2.5% de logements.

Tout le monde s'accorde à reconnaitre que la pénurie de logements à Genève est à l'origine des principaux probèmes de notre territoire: l'absence de logements à Genève oblige les résidents genevois à s'installer en France voisine, ce qui, combiné avec leur fort pouvoir d'achat exacerbé par un taux de change anormalement favorable, a généré une hausse intolérable des prix de l'immobilier dans le Genevois français , le Pays de Gex ou le Chablais, forçant les résidents de la première couronne qui ne travaillent pas en Suisse, soit à aller travailler à Genève, soit à émigrer vers la deuxième ou troisième couronne, créant par la même des problèmes de circulation de plus en plus sévères.

S'il y a accord sur le diagnostic, on ne peut s'empècher de constater que les solutions proposées ne sont pas foison. Dans cette optique, on peut noter la proposition de Mr Etienne Blanc, député maire de Divonne qui rappelle que 400 000 fançais traversent chaque jour les diverses frontières européennes de notre pays pour travailler hors de France, alors que seulement 10 000 étrangers font le chemin inverse. Pour pallier ce problème spécifiquement français dans notre région, il préconise l'instauration d'une zone franche d'activités de 40 km² autour de l'aéroport de Genève, avec un droit fiscal et social spécifique, mais sur le territoire français. Idée qui suscite une grande méfiance en France, et même en Haute-Savoie,  dès que l'on s'éloigne du territoire du Grand Genève.

Pour David Hiler, le manque de solutions provient en partie d'une forte opposition des habitants envers la construction de nouveaux logements, tandis qu'Antoine Vielliard fait remarquer que nous sommes probablement la seule agglo au monde qui met sa périphérie au dela d'une ceinture verte qu'est la campagne genevoise; ceinture verte qui devient chaque jour un peu plus asphyxiée par les voitures qui la traversent pour relier les "banlieues françaises" à la ville centre.

Face à ce problème de mobilité croissant, chacun s'accorde à privilégier les transports en commun, avec cependant des désaccords sensibles:

David Hiler trouve ridicule de prolonger les trams vers les banlieues périphériques françaises, leur préférant largement le train, comme cela se fait avec le canton de Vaud. C'est pourquoi s'il est un farouche partisan du CEVA, il est beaucoup plus réservé sur les projets de tram vers St Julien ou St Genis-Pouilly. Eric Staufer villipende quant à lui le maire d'Annemasse qui a supprimé le parking autour de la gare d'Annemasse, ce à quoi Mr Dupessey répond que les parkings se feront plus loin (Reignier, La Roche.....) puisque le CEVA irriguera non seulement Annemasse mais toute la Haute-Savoie. Quant à Antoine Vielliard, il fait remarquer que l'étalement urbain couvre près de 100 kms autour de Genève, alors que l'un des problèmes cruciaux est lié au financement des infrastructures, sachant que le 1% patronal qui finance de nombreux transports en France défavorise la région frontalière puisque les entreprises suisses qui emploient des frontaliers en sont exonérées. Il demande ainsi que les frais de fonctionnement des transports transfrontaliers soient financés à hauteur de ce qu'est la ponction fiscale: soit 80% pour Genève et 20% pour la France.

La parole ayant été donnée au public, j'en ai profité pour proposer à nos amis suisses de plancher sur un projet qui m'est cher: la crétion d'une gare de pré-embarquement pour l'aéroport à Bardonnex, avec un service de bus express sur l'autoroute pour relier la gare de préembarquement à l'aéroport. Je peux dire avec fierté que cette idée a suscité un vif interet tant chez Mr Hiler que Mr Staufer, et j'espère qu'à partir de là, on pourra mener les études en vue d'avancer sur un projet hautement symbolique en terme d'aménagement trans-frontalier de notre territoire. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur ce projet que j'ai imaginé il y a déja 3 ans, je vous invite à cliquer sur le lien ci-après: une gare de préembarquement à Bardonnex

Pour conclure, je ne peux que me féliciter de cette initiative de La Tribune de Genève, qui au vu de la nombreuse assistance présente (pres de 400 personnes) a montré que le sujet interessait grandement la population du Grand Genève, puisque tel est désormais le nom de notre bassin de vie. D'autre part, il est essentiel de tisser des liens trans frontaliers et de se parler entre Français et Suisses pour trouver des solutions gagnant-gagnant plutôt que de monter les populations les unes contre les autres de part et d'autre de cette frontière qui depuis 15 ans fond comme neige au soleil.

13/09/2012

La FIA (Fédération Internationale de l'Automobile) à Valleiry?

Un nouvel exemple de l'attractivité internationale de notre canton a été révélée par Le Dauphiné Libéré qui titrait hier sur l'implantation probable du centre mondial de  logistique et de recherche de la FIA à Valleiry.

Jean Todt.jpgStructure dirigeante du Sport automobile, et dirigée depuis octobre 2009 par le français Jean Todt, la FIA administre la réglementation de tout le sport automobile, y compris la Formule 1 et le rallye, en tout, une quinzaine de compétitions majeures.

Dans une optique de rationalisation de son fonctionnement et de ses couts, la FIA, basée à Genève a trouvé fort interessant de positionner son "back office" sur le territoire du Genevois français qui présente l'opportunité de la proximité de Genève, et d'un cout moindre, tout en étant au coeur de l'Union Européenne.

Je suis particulièrement satisfait de ce projet, qui va dans le sens du positionnement de notre territoire que je défends depuis près de 4 ans: une plateforme d'accueil pour les sociétés mondiales à vocation internationale et Européenne. Notre territoire doit s'affirmer comme un complément géographique et économique à la Cité de Calvin afin de  donner une valeur ajoutée plus forte à Genève dans sa quête de favoriser l'installation de multinationales dans le bassin lémanique. Ce sera une stratégie gagnant- gagnant qui enrichira notre territoire et lui permettra d'y développer l'emploi.

25/07/2012

La Mobilité douce sur notre territoire de Porte Sud de Genève

La problématique de la mobilité douce sur notre territoire est de relier plusieurs pôles ci dessous indiqués et de s'inscrire dans un projet plus vaste de mobilité douce à l'échelle départementale qui relie l'ouest du canton (Viry, Valleiry) à l'est du canton (Collonges, Bossey) en passant par la ville centre de  St Julien.

A l'échelle de St Julien et du territoire communément dénommé Porte Sud de Genève, il apparait opportun de relier entre eux les pôles suivants:

Les villes et villages

St Julien
Neydens
Archamps

Les poles d'activité:

Archamps Technopole
Casino & ZAC de Cervonnex
Macumba & Vitam Parc

 

 

Pour ce faire, il nous parait judicieux de privilégier 3 grandes voies aménagées pour la mobilité douce.

St Julien - Vitam Parc - Neydens
St Julien - Archamps Technopole - Archamps - Collonges
Neydens - Vitam Parc - Archamps Technopole - Archamps

Projet Voies Cyclables Blog3.JPG

Le projet de mobilité douce pour Porte Sud de Genève

Sur le plan ci-dessus, sur lequel manque la prolongation de l'autoroute Liane, on a pris le parti de construire une passerelle (en rouge) afin d'enjamber l'autoroute car celle-ci coupe notre territioire en deux et pénalise fortement l'aménagement d'une structure de mobilité douce.

Le tracé vert relie Vitam Parc à St Julien. Ce tracé intègre la construction d'une passerelle au dessus de l'autoroute. En effet, le problème de notre territoire est qu'il lui manque un lieu de franchissement de l'Autoroute Blanche qui serait réservé à la mobilité douce (piétons, vélos, voire chevaux). C'est pourquoi nous recommandons la construction de cette passerelle qui résout tous les problèmes liés à l'aménagement d'un plan ambitieux de mobilité douce sur le territoire, et en particulier le franchissement d'une voie d'acces à l'autoroute.

On notera qu'une fois l'Autoroute Blanche franchie, 2 possibilités s'offrent au promeneur ou cycliste pour rejoindre St Julien: à droite vers l'Arande et l'Ouest de St Julien; à gauche vers Ternier et le centre ville de St Julien

Le tracé violet permet de relier Neydens et Vitam Parc à Archamps Technopole à travers la ZAP, en utilisant le pont qui enjambe l'autoroute juste avant la technopole.

Quant au tracé bleu clair, il permet, via Ternier, de relier St Julien à la Technopole, avec prolongation vers le centre du village d'Archamps.

Projet Voies Cyclables CCG.JPG

Close Up sur les tracés verts et bleus au niveau de St Julien, avec la passerelle en rouge

On notera qu'en dehors du cout de la passerelle, le coût d'aménagement de cette voirie réservée à la mobilité douce pourrait se faire à un coût particulièrement raisonnable puisque les travaux nécessaires seraient assez réduits.

Vos commentaires sur ce projet sont les bienvenus!...

11:24 Publié dans Genevois Savoyard, Porte Sud de Genève - CCG, Saint-Julien | Lien permanent | Commentaires (0) | | | Digg! Digg | | |  Facebook