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04/06/2010

Le Festival du Film d'Animation: Annecy se la joue Cannes

festival film annecy.jpg

Après février où Annecy devient la "Venise des Alpes" grace à son carnaval, en juin, Annecy transforme le Paquier en "Croisette" et l'Impérial en Palais des Festivals avec le Festival du Film d'Animation.

Du 7 au 12 juin 2010, Annecy accueille en effet la cinquantième édition de son Festival du Film d'Animation. Cette manifestation a su devenir incontournable dans le milieu, et place Annecy dans une position idéale pour attirer au bord du lac des professionnels du monde entier. Pour info, l'édition 2009 a vu près de 3000 personnes accréditées originaires de 63 pays, avec des entrées salles qui ont totalisé 115 000 entrées sur la semaine du festival. D'ailleurs, selon une étude faite par l'IUT d'Annecy, on estime les retombées économiques pour le chef lieu de la Haute-Savoie à 9 Millions d'€. Sans compter la visibilité qui est donnée à notre département et qui prouve, une fois de plus, son dynamisme.

A cette occasion, pourquoi ne pas organiser un concours qui primerait le meilleur court métrage d'animation et de promotion d'Annecy 2018; ça ne pourrait que donner un peu plus de punch et de visibilité internationale à la candidature.

En tous cas, l'ensemble des Haut-Savoyards se réjouit de ce succès et nous souhaitons longue vie au festival.

03/06/2010

Le Village de marques à Bellegarde: c'est reparti!...pour de bon...

Après de nombreuses tentatives infructueuses, il semble bien que cette fois soit la bonne, et que l'autorisation de procéder à l'établissement d'un village de marques, du type "Factory Outlet" sur les hauteurs de Bellegarde soit acquise. La CNAC (Commission Nationale d'Aménagement Commercial) vient en effet de trancher  en faveur du projet.  Les promoteurs du "Village des Alpes" devraient donc pouvoir déposer leur permis de construire d'ici la fin de l'année pour une inauguration prévue dans 3 ans.

bellegarde.jpg

A titre d'information, voila comment était présenté le projet en 2006, avant que celui-ci ne soit bloqué par plusieurs recours.

Le Village des Alpes de Bellegarde sur Valserine est, aujourd’hui en France, l’un des plus importants projets de centre de marques. Il réunit 134 boutiques, l’usine Lejaby, une maison du tourisme et des espaces de détente et de loisirs sur une superficie de 22 hectares. L’investisseur britannique « Bergerac Estates » qui bénéficie d’une solide réputation dans le milieu européen avec une quarantaine de réalisations, investit près de 100 millions d’euros à Bellegarde, pour créer ce village de 134 boutiques avec à la clé 600 emplois directs et la moitié de temps partiel (les 65 emplois de l’usine Lejaby seront maintenus sur le nouveau site). Sur le concept qui a fait la renommée des centres de marques de Troyes ou de Romans, le Village des Alpes proposera des articles de grandes marques, en fin de série ou en retour de vente, à des prix de 30 à 50 % inférieurs à ceux du marché orientées vers les sports et loisirs de nature et de montagne. Les articles proposés sont issus des collections précédentes et complètent l’offre commerciale de centre ville qui bénéficie des nouvelles collections. Ce centre de marques de quatrième génération, construit selon une architecture de type montagne s’articule autour d’une place de village et de son clocher, pour desservir des rues adjacentes et les boutiques. Les matériaux nobles employés, pierre, tuiles et bois facilitent son intégration dans le paysage. Un formidable enjeu pour le bassin Bellegardien qui explique que les élus du bassin Bellegardien ont accueilli ce projet à l’unanimité. Ce projet territorial d’envergure est capable de redynamiser le tissu économique régional par ses retombées indirectes. Plus d’un million et demi de visiteurs sont attendus dès la première année, pour dépasser les trois millions dès la cinquième année. Les chiffres prouvent que 10% de cette fréquentation vient consommer en centre-ville ! Le Village des Alpes vise une clientèle potentielle de 4 millions d’habitants située à moins de 90 minutes de route mais aussi et surtout la clientèle de passage sur l’autoroute A40, axe principal de circulation en direction des Alpes, de l’Italie et du Sud de la France avec 21 millions d’automobilistes par an. Fort de ce potentiel, le Village des Alpes s’inscrit en révélateur de potentiel touristique. Il valorise les attraits touristiques du département de l’Ain, été comme hiver, grâce à la maison du Tourisme située dans le Village.

Depuis le temps, le projet a été réexaminé dans ses moindres détails: Ses concepteurs l'ont redessiné, repensé, réenvisagé, remanié. Et aussi largement revu à la baisse. « On a réduit le périmètre de 30%. Le projet peut paraître moins "inquiétant" maintenant. On s'est également calqué sur les lois actuelles environnementales, notamment en terme d'insertion paysagère», indiquait récemment Michel de Souza, le président de la Communauté de communes. Quoiqu'il en soit, plus d'infos sur l'état final du projet devraient être bientôt disponibles dans les journaux locaux.

Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle pour notre territoire? Rappelons que ce village ne sera qu'à une petite demi-heure de voiture de Saint-Julien et de Genève. Pour ma part, je pense que cette nouvelle implantation ne pourra qu'accroître l'attractivité de notre région et viendra s'ajouter aux nombreux atouts touristiques et économiques qui font de Saint-Julien un point d'ancrage majeur pour attirer les investisseurs internationaux.

01/06/2010

Le Tres Haut Débit en Haute-Savoie, c'est pour bientôt

Présentation hier devant le Conseil Communautaire du plan d'équipement de la Haute-Savoie en infrastructure de Tres Haut Débit grace à la fibre optique. Il faut savoir que cette technologie permet d'atteindre des vitesses de transmission internet (upload & download) allant jusqu'à 100 M Bits/s contre un maximum de 20 M Bits/s avec l'ADSL. Il faut aussi savoir qu'actuellement, selon la position qui est la sienne par rapport au central téléphonique, cette vitesse oscille plutôt au niveau de 1 à 4 M Bits/s. C'est donc un progrès considérable qui sera permis par le développement du nouveau réseau.

En dehors des villes de Sallanches et de Bonneville qui ont décidé de faire route par elles même, le projet commun de la Haute-savoie, porté par le SYANE(anciennement SELEQ74) prévoit d'équiper 90% des entreprises et 31% des ménages de Haute savoie d'ici 5 ans (phase 1), pour une couverture à 100% d'ici 12 ans. Bien évidemment, le coût n'est pas négligeable puisque l'enveloppe globale est estimée à 300 M € sur la période, et à 131 M € pour la seule phase 1.

Si les financements sont ficelés rapidement, et si des obstacles administratifs imprévus ne viennent pas retarder la mise en place du déploiement, celui ci pourrait commencer dans le courant de 2011. La CCG s'est prononcée favorablement sur sa participation à ce projet.

31/05/2010

L'I-Pad: une nouvelle façon de lire

La semaine dernière, Apple a lancé son I-Pad en Europe et en France; même si l'attente n'a pas semblé au même niveau qu'aux Etats-Unis, où la firme à la pomme a vendu 1 million d'unités de son dernier appareil en un mois, nul doute que l'I-Pad rencontrera un vrai succès chez nous.

 

Ipad.jpg

 

 

Qu'apporte donc l'I-Pad, et toutes ses imitations qui sont en train de fleurir chez les principaux fabricants pour justifier un tel engouement? les grincheux répondront qu'il n'apporte rien et que cela ne constitue qu'une mode qui passera aussi vite qu'elle est apparue. Ce n'est, disent-ils, ni un téléphone, ni un ordinateur.

Ce n'est pas mon avis du tout; il suffit d'avoir essayé de regarder un site web sur un IPhone, pour se rendre compte que le format téléphone portable n'est pas approprié au visionnage des sites web, et à fortiori des films. L'Ipad est donc la réponse idéale au développement inexorable d'Internet: d'autre part, avec la visioconférence qui ne peut que se développer, on peut imaginer que dans les années qui viennent, l'IPad qui aura intégré une webcam et qui se sera transformé en téléphone, deviendra le vecteur idéal pour se parler et se voir, de n'importe où.

Une autre révolution que la tablette va apporter est la façon d'écrire des livres ou des documentaires. En effet, la tablette va permettre la fusion de ces deux modes d'information que sont la littérature et le cinéma grace aux liens hypertextes qui permettront de compléter l'écrit par l'image, et inversement. On devrait donc voir apparaître une nouvelle forme de contenu média, la littéravision....

Imaginez un peu la possibilité de visionner la baie de Rio que vous décrit l'écrivain par un simple clic sur l'écran; et inversement, en regardant un film dans lequel Napoléon et Talleyrand s'affontent, la possibilité de découvrir, d'un clic unique, la vie complète de Talleyrand sur Wikipédia pour mieux comprendre la complexité du personnage. Cette évolution n'est à mon sens pas si loin de nous.

Bien sûr la version actuelle de la tablette Ipad est loin d'être parfaite, mais rappelons nous des premiers portables dans les années 90. La technologie la fera évoluer; mais pour ma part, je suis convaincu que nous avons là affaire à un évènement majeur dans l'évolution de nos sociétés: L'émergence de l'informatique communicante et mobile.

Eh oui, bientôt, vous pourrez continuer à surfer confortablement sur ce blog, où que vous soyez, et en toute liberté...

 

20:45 Publié dans Economie, Infos Pratiques, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : apple, ipad, visioconference, informatique | | | Digg! Digg | | |  Facebook

27/05/2010

Retraite sur les retraites

Le gouvernement présente sa réforme des retraites, et bien entendu une partie de la France (toujours la même d'ailleurs) est dans la rue. Ce qui me choque dans cette affaire, ce n'est pas qu'on nous oblige à travailler plus longtemps, c'est malheureusement une évidence économique liée à l'allongement de la durée de la vie, mais surtout au nouveau rapport démographique entre les actifs et les retraités; non, ce qui me choque, c'est qu'une fois de plus, on ne respecte pas l'équité indispensable à l'acceptation d'une réforme douloureuse.

Comment le gouvernement peut-il justifier que les salariés d'EDF et de la SNCF qui figurent, on le sait, au rang des plus privilégiés, soient exonérés des efforts que l'on demande aux autres français? au nom de leur capacité de nuisance, qui leur permet de bloquer le pays quand leurs privilèges sont menacés? Mettons les pieds dans le plat et clamons le haut et fort: cela ne peut plus durer; et ne nous étonnons pas qu'une partie toujours plus grande de la droite populaire, écoeurée par la lacheté de ces gouvernements de centre droit ou gauche, se jettent dans les bras de l'extremisme. A force de chercher à prolonger un système en décrépitude, en évitant de prendre les mesures justes qui s'imposent et qui, bien expliquées, pourraient avoir le soutien de l'opinion, on préfère appliquer la politique de l'autruche en se disant: ce qui est pris n'est plus à prendre: C'est comme cela que l'on prépare des lendemains qui déchantent et que l'on fait le lit du chaos.

La majorité silencieuse a de la patience, mais attention quand elle se réveillera. (souvenons nous de la grande manifestation gaulliste de la fin mai 1968 qui mit fin aux troubles de mai 68 en une seule journée, une fois que le chef eut assumé qu'il était le chef). Il est temps que les ouvriers et employés du privé se réveillent et comprennent ce qui se manigance derrière leur dos.

Le pays est de plus en plus gouverné par la haute fonction publique qui protège ses interets, et ceux de ses congénères, en exigeant toujours plus de la communauté nationale pour subvenir aux déficits que son égoisme ne cesse d'alimenter. Et comment les politiques peuvent-ils donner l'exemple quand on lit le livre qui sort actuellement sur les privilèges des sénateurs et de leur cour. Mais bien sûr, tout s'explique quand on rappelle que l'essentiel de la classe politique est aujourd'hui issue de la fonction publique: elle ne va quand même pas scier la branche de l'arbre sur laquelle elle est assise!...

Il est temps que la droite assume ses choix, non pas de défendre le grand capital, mais bien plutôt de mettre de l'ordre dans cette immense pateaugeoire où chaque corporation n'a de souci que son bien à elle, au mépris total de l'interet général. Mr Sarkozy, quoiqu'en dise la gauche, ce sont les classes populaires qui vont ont élu: alors cessez de les trahir, sinon l'extrémisme prendra pied durablement dans ce pays.

Et n'ayons pas peur de dénoncer la mascarade de démagogie que prône le PS, ou en tout cas une partie de son appareil. Je ne peux que féliciter Mrss Strauss Kahn ou Valls pour leur sens de la responsabilité. Mais que dire des Hamon, Montebourg et consorts..... Enfin, réfléchissons: qui souhaiterait l'allongement du temps de travail si l'on pouvait s'en passer? Mais quand on ne peut pas faire autrement, il faut trouver des solutions!.....sinon nous sommes, et j'assume mon vocabulaire, des salopards vis à vis de nos enfants, à qui non seulement nouis laisserons une planète polluée mais encore des états en quasi faillite.

Alors bien sûr, il y en a surement d'autres pistes, et cela mériterait débat: mais pour que débat il y ait, il faut cesser d'appliquer cette règle d'une débilité profonde qui consiste à mettre les gens dans la rue, pour peser sur le dialogue, au seul profit de corporatismes qui font fi de l'interet général. D'autre part, il y a urgence, et j'ai bien peur que certains cyniques ne souhaitent utiliser ce prétexte que pour différer la mise en place d'une réforme qu'ils ne souhaitent pas se voir appliquer mais qu'ils appelleront de leurs voeux, une fois de l'autre coté de la barrière: il suffit de voir le pourcentage écrasant de retraités qui sont favorables à la réforme; évidemment puiqu'ainsi ils confortent leur avantage acquis (ils sont déjà en retraite)

Je regrette pour ma part que le gouvernement ne profite pas de cette réforme (en attendant la prochaine, puisque celle-ci ne va pas au fond des choses) pour instiller plus de flexibilité dans l'organisation de la retraite. Ainsi, pourquoi ne pas permettre à des gens qui à 60 ans, se sentant fatigués, de prendre leur retraite moyennant une décote tres forte sur la pension qu'il toucheront: Ainsi, pourquoi empêcher quelqu'un de physiquement au bout du rouleau de profiter des 3 ou 4 ans qui lui restent à vivre: celui-ci préférera cette option quitte à sacrifier son revenu. Nous ne sommes pas tous égaux devant la mort: laissons chacun décider pour lui même.

D'autre part, pourquoi ne pas aménager le départ en retraite sur une période de 4 ans en réduisant chaque année le temps de travail de 25%, et en imposant au futur retraité une formation des jeunes au sein de l'entreprise en contrepartie d'une baisse des cotisations sociales sur son salaire. Cela éviterait le choc brutal et souvent catastrophique d'un arrêt total de l'activité professionnelle du jour au lendemain, et en même temps permettrait de favoriser la transmission du savoir entre ceux qui partent et ceux qui sont appelés à leur succèder.

Il existe de nombreuses pistes, mais il faut laisser place à l'initiative individuelle, syndicale ou de l'entreprise pour imaginer des solutions originales et adaptées (prenons l'exemple sur le travail à mi-temps des femmes qui se négocie souvent au cas par cas dans les PME); cessons de vouloir toujours tout régler au niveau centralisé et bureaucratique de l'Etat selon le sacro-saint principe d'uniformité jacobine.

19:12 Publié dans Economie, Politique Française, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : retraites, fonctionnaires, manifestations, syndicats | | | Digg! Digg | | |  Facebook

21/05/2010

Une Ecole Chinoise à Genève: un atout immense pour notre territoire

Projet d'ECOLE CHINOISE

Porte Sud de Genève

 

Parmi les quelques propositions que j'ai émises depuis mon élection au Conseil Municipal de Saint-Julien et ma nomination au Conseil Communautaire de la Communauté de communes du Genevois, voici la présentation d'un projet qui me tient beaucoup à coeur tant je suis convaincu de l'intérêt qu'il présente pour Genève et notre territoire. L'idée consiste à implanter sur notre territoire une ECOLE CHINOISE, et je vais ci-après détailler comment j'envisage ce projet.

 

campus Ecole.JPG

 

•1. Concept

Création d'une école Chinoise internationale ayant les vocations suivantes dans l'ordre d'importance :

1-Enseignement du cursus chinois pour les enfants d'expatriés chinois par des enseignants chinois.

2-Enseignement international dans un contexte chinois au sein d'une filière ouverte aux enfants de la région

3-Organisation de stages d'apprentissage de la langue chinoise pour cadres et étudiants européens au moment des vacances.

L'implantation de cette école est cohérente avec le développement économique du bassin lémanique qui concentre déjà un grand nombre d'expatriés de sociétés multinationales avec une forte pratique de la langue anglaise, d'autant que Genève affirme officiellement vouloir attirer les entreprises asiatiques (Voir la newsletter de juin 2009 de l'Agence de Promotion Economique de Genève sur www.whygeneva.ch)

Le niveau d'enseignement offert aux élèves dans cette école chinoise va des classes maternelles ou élémentaires (niveau CP) au lycée (équivalent BAC). Cette école est obligatoirement managée par une structure académique chinoise.

En résumé, l'école s'adresse dans l'ordre:

- aux enfants chinois expatriés
- aux élèves et étudiants européens désireux de se parfaire en mandarin
- aux salariés des entreprises européennes travaillant avec des partenaires chinois (formation continue).

Rem : On pourra envisager la possibilité de la création conjointe adjacente d'un petit centre d'affaires, avec du personnel chinois, pour les sociétés chinoises désireuses de disposer d'un bureau de passage ou de pré-installation en Europe.

 

•2. Principe de fonctionnement

Le fonctionnement envisagé se fait sur le principe d'un campus de type HEC réunissant : Salles d'enseignement, équipements de communication et de formation, infrastructures sportives, hébergement, restauration, transports publics, etc..

•3. Avantage pour le territoire de Porte Sud de Genève

  • Confirmation du rôle de Genève comme ville privilégiée d'implantation des entreprises multinationales (au sein desquelles de plus en plus de nationaux chinois travaillent et sont appelés à travailler)
  • Argument de poids pour favoriser sur le bassin lémanique l'implantation d'entreprises chinoises intéressées par le marché Européen.
  • Création d'emplois pour les gens de la région, puisque les entreprises chinoises s'implantant ici offriront l'essentiel des nouveaux emplois créés à des autochtones.
  • Enrichissement culturel du territoire, établissant notre région comme le trait d'union privilégié entre l'Europe et la Chine.
  • Développement d'une nouvelle activité économique et touristique au travers de l'élaboration de stages d'apprentissage de la langue chinoise pour les cadres et étudiants Européens.

•4. Conclusion

Ce projet est fondé sur l'expérience positive de l'Ecole Japonaise de Düsseldorf (fondée il y a 20 ans et qui a vu ses effectifs croître de 71 à 491 élèves aujourd'hui).

Il s'inspire du constat que, comme tout expatrié, un chef d'entreprise ou un cadre supérieur chinois apprécie que ses enfants, ainsi que ceux de ses proches collaborateurs,  puissent poursuivre leur cursus dans leur langue maternelle, dans un environnement proche de celui de leur culture d'origine, et qui favorise leur intégration dans celle du pays qui les accueille. On notera que ce n'est pas un hasard si Düsseldorf est la ville Européenne dans laquelle on compte le plus grand nombre de sièges sociaux européens de sociétés japonaises.

Rem: Ce projet intègre aussi la volonté de créer une vraie filière de formation de nos jeunes en langue chinoise, ce qui leur donnera un avantage compétitif dans leur avenir professionnel.

 

Ce projet s'inscrit sans ambages dans la volonté de porter des projets transfrontaliers, au sein du Projet d'agglomération Franco-Valdo-Archamps.jpgGenevois et de rééquilibrer les emplois entre la France et la Suisse. D'ailleurs le projet porte un préalable incontournable, celui du soutien politique et technique de Genève puisque les deux territoires en tireront profit, et qu'un tel projet serait difficile à mener à bien par chacune des parties sans concertation.

Selon moi, le site le plus approprié comme lieu d'implantation du campus est celui du site d'Archamps-Technopole (ou alternativement Bardonnex, voire Cervonnex) ; Le site d'Archamps offre en effet de l'espace, dans un cadre magnifique, qui se situe au carrefour de voies de communication majeures, à 10 minutes du centre ville de Genève et 15 minutes de l'Aéroport; avec la possibilité d'un excellent maillage des transports publics tel que proposé par le PACA St Julien - Plaine de l'Aire. Sans compter que dès aujourd'hui, des locaux de grande qualité y sont disponibles pour héberger dans d'excellentes conditions une école (2 amphithéatres de 40 places chacun, et 6 salles de cours sont regroupés dans un bâtiment moderne et aéré)


Remarque: Depuis que j'ai parlé de ce projet, j'ai bien senti que la plupart de mes interlocuteurs, particulièrement au sein de la CCG, me prenaient pour un doux réveur, toujours en quête de projets pharaoniques ou irréalisables. A ces sceptiques indécrottables, je ne répondrai qu'une seule chose:

Cette école existe déjà!....

Fruit de l'initiative et du travail en commun d'expatriés chinois résidant à Genève, et ressentant le besoin que je viens de décrire pour l'éducation de leurs enfants, l'école chinoise EDWIGE regroupe déjà plus de 150 enfants qui peuvent bénéficier de cours dans leur langue maternelle. Initiative purement privée, accueillie et hébergée au sein d'une école de Genève, cette école est ignorée de la plupart des dirigeants de Genève et du territoire genevois, qui ne savent même pas qu'elle existe; preuve s'il en est de la compétence et de la connaissance de ce qui se passe sur leur territoire par nos représentants élus.

Ce que je propose est donc de donner un cadre plus formel et plus représentatif à cette initiative, et d'en faire, avec ses responsables, un des atouts majeurs de la croissance économique de notre territoire. Donnons à l'Ecole Chinoise de Genève un cadre et des moyens pour en assurer le rayonnement; un tel effort ne manquera pas de se traduire par des retombées économiques substantielles pour notre territoire.

C'est par de telles initiatives que l'on assure l'avenir de nos enfants et j'espère qu'à la lecture de ma proposition, les responsables Français et Suisses sauront se mettre en mouvement pour initier un nouveau projet trans-frontalier qui servira, je n'en doute pas, les intérêts de notre population des 2 cotés de la frontière.

18/05/2010

La Grèce, l'Euro et les méchants spéculateurs

Il faut sauver le soldat Grèce.

Oui bien sur, il a menti, il a trafiqué les chiffres, il n'a pas respecté sa parole: en un mot, il se l'est coulé douce sur le dos de l'Europe, mais il est européen comme nous, alors on ne peut pas le laisser tomber; cette pilule là a bien du mal à passer auprès de nos amis Allemands, travailleurs, sérieux et dont la bonne gestion est bien mal récompensée.

Fallait-il laisser tomber la Grèce comme les Américains ont laissé tomber Lehmann Brothers avec les conséquences que l'on sait? Je ne prétends pas avoir la réponse car je ne suis pas suffisamment bien informé pour donner un avis autorisé sur une décision aussi cruciale. Mais ce qui est sûr, c'est qu'une fois de plus ce sauvetage arrime à point nommé pour quelques banques qui s'étaient un peu trop imprudemment engagées dans le bourbier grec. Ainsi la Société Générale ou la BNP ont-elles vu leur cours de bourse remonter de plus de 20% au lendemain de l'annonce officielle du sauvetage de leur créditeur, et donc de leurs avoirs.

NB: Cela ne lasse pas de m'interpeller: quand on sait à quel point nos banques françaises peuvent être grippe-sous avec nous, pauvres clients de leurs agences provinciales, je n'ai jamais compris comment elles peuvent aller perdre autant d'argent à l'étranger, que ce soit chez Bernard Madoff ou chez nos amis grecs; il y là quelque chose qui m'échapppe et que j'aimerais que nos énarques dirigeants viennent m'expliquer.

Alors bien sûr, il y a l'euro, le responsable de tous ces maux: mail il n'y a pas besoin d'avoir fait les grandes écoles pour comprendre que si en 10 ans  les coûts de production ont augmenté de 5% en Allemagne et de 45% en Grèce, cela pose un problème de compétitivité aux Grecs. Autrefois, ce différentiel se serait corrigé par le biais de la dévaluation du drachme grec face au deutschmark allemand et aurait rendu la Mercedes et la BMW plus chère pour le consommateur grec; ce renchérissement freinait ses apétits pour les belles voitures allemandes. et donc limitait le déficit commercial. Mais depuis 10 ans, grâce à l'euro, pourquoi se priver?

La BMW dont je rêve depuis toujours et dont le prix s'exprime en euros a augmenté de 5% mais mon salaire, lui, a augmenté de 45%: Assez de ma petite Fiat ou de ma Dacia de pauvre, je me laisse aller au plaisir de conduire enfin une belle voiture; et d'ailleurs cela ira mieux avec mon nouveau standing (ma nouvelle Télé Samsung et mon I-Phone Apple) que j'ai pu m'offrir grâce à l'euro fort. Voila ce que se sont dit des millions de consommateurs grecs....

Faut-il plaindre les Grecs? en tout cas, qu'ils ne comptent pas sur moi; ils ont bien profité de la situation, et finalement ce n'est que justice qu'ils ne puissent plus déjeuner chez Lenôtre au prix du Mac Do. Car s'ils vont devoir maintenant faire des efforts, ce qui est pris est pris; et ils pourront probablement se souvenir de ces 10 premières années du Millénaire comme celles de l'eldorado.

L'euro est une bonne idée, et j'y souscris entièrement; à condition que l'on fasse respecter une discipline commune sur la gestion des finances publiques. Sinon c'est la fuite en avant avec les conséquences que l'on voit sous nos yeux.

Pour vivre à la frontière suisse, je me rappelle très bien avoir vu le Franc Suisse s'échanger à 1 Franc contre 1 Franc Français avant les évènements de Mai 68, pour plus de 4, 50 Francs au moment du passage à l'Euro. Soit une perte de 75% de la valeur de la monnaie française en 45 ans.

Nous avons tout simplement payé la gestion laxiste de notre pays par rapport à celle plus sérieuse de nos amis suisses. La même chose s'appliquait autrefois aux pays du Sud de l'Europe (rappelons nous de la lire) vis à vis du mark. Le passage à l'euro nous a été quand même bien bénéfique à nous, tous les pays de la zone Euro qui avons laissé filer notre déficit (le déficit de la France est à 8.5% du PIB alors qu'elle s'était engagée à ce qu'il ne dépasse pas 3%), et nous devrions lui être reconnaissants de ce surcroit de pouvoir d'achat gagné sans effort.

Donc l'euro n'est pas responsable; c'est un bel outil qu'on a laissé dans les mains d'ouvriers peu scrupuleux: résultat il est bien endommagé, à tel point qu'on se demande si certains pays ne vont pas devoir en changer). Les Anglais, prévoyants en diable l'avaient bien anticipé, refusant de rejoindre cette nouvelle aventure européenne, qui ne s'était pas donnée les moyens de discipliner les aventuriers, au risque de faire chavirer la chaloupe.

Alors bien sûr, il y a les méchants spéculateurs, ceux par qui le drame est arrivé. Mais même si je ne les défends pas, loin de là, il ne faut pas se méprendre: une situation déséquilibrée finit toujours par provoquer la chute; les hedge funds n'ont fait que précipiter l'issue.

Sachons saisir l'occasion de cette grave crise pour relancer l'Europe; faisons en sorte que chacun dans son pays se sente vraiment européen et non plus français ou grec à bénéficier des subsides allemands, ou encore anglais à profiter des avantages qu'offre l'Europe sans en payer le juste prix. Face aux défis mondiaux qui nous attendent et à la montée en puissance de grands blocs affamés, il est temps pour les vieux pays de notre continent de comprendre que nous sommes tous dans la même barque Europe et qu'il faut que tous nous actionnons les rames dans le même sens, sinon nous coulerons. Si la crise grecque pouvait provoquer cette prise de conscience, alors elle n'aurait pas été en vain.

PB

 

16/05/2010

le socialisme : l'art du double langage

Vérité en deça des Pyrénées, erreur au delà, rien n'a changé depuis Pascal.....

Comment un socialiste bon teint, reconnu longtemps par l'Internationale Socialiste comme un exemple, tel que Mr Zapatero, peux t-il mener en Espagne  une politique à l'inverse de ce que préconisent nos socialistes français? et comment Dominique Strauss-Kahn qui est censé incarner le socialisme français en 2012 peut-il, en tant que Directeur Général du FMI, imposer à la Grèce une réduction de salaires aux fonctionnaires et une cure d'austérité comme on n'en a rarement vu en Europe depuis la seconde guerre mondiale, alors qu'en même temps les leaders du PS français restent aussi arc-boutés sur des positions diamétralement opposées qu'ils savent économiquempent intenables? Je trouve cette démagogie de nos responsables de gauche absolument lamentable. Ils mentent sciemment sans seulement envisager les conséquences de leurs agissements. Car conséquences, il y aura: à force de tromper le peuple en lui faisant espérer et miroiter des lendemains qui chantent sans tenir compte de la simple réalité économique et démographique, c'est mettre des allumettes à coté de la poudre avec le risque qu'un jour quelques désespérés ne s'en servent.

Cela me fait penser à l'émission de cet après-midi "Les détectives de l'Histoire" qui montre sans ambiguïté la responsabilité majeure et ignoble de la France et surtout du Président Mitterrand (un autre socialiste moralisateur) dans le génocide qui a ravagé ce pays. Il ne suffit pas d'avoir de bons sentiments pour gérer un pays, il faus savoir avoir du courage pour imposer les bonnes décisions; c'est ce que prommettait Churchill aux Anglais au début de son mandat en 1940: de la sueur, du sang et des larmes; mais c'est ce courage là qui nous permit d'échapper à l'oppresseur nazi et non pas la lacheté de nos dirigeants en 1938 à Munich, qui, préférant le déshonneur à la guerre récoltèrent les deux.

Pour moi, le PS d'aujourd'hui, c'est le Daladier de 1938: il refuse de voir la réalité en face et, au lieu de chercher une réponse consensuelle avec la droite modérée  en expliquant au pays que les réformes sont nécessaires et qu'il faut s'y préparer, si l'on veut sauver l'essentiel, il s'entête dans une démagogie que le pays paiera cher. Rappelons nous que les modérés ont toujours perdu face aux extrémistes ( les menchevistes face aux bolchéviques par exemple).

En effet, comment ce PS qui fait sans arrêt de la surenchère (toujours plus!....) pourra t-il expliquer aux naifs électeurs qui l'auront porté au pouvoir en 2012 que les promesses qu'il leur a tenues, il ne peut pas les tenir; pire, que face au retard pris dans l'application des réformes indispensables, le remède nécessaire pour obtenir la guérison est encore plus sévère que celui préconisé peu de mois avant par l'UMP: à mon sens, cela créera en France une situation pré-révolutionnaire, avec des prolétaires désespérés, mais aussi une classe moyenne trahie,qui échappant à tout contrôle des syndicats se réfugieront dans l'extrémisme (de droite comme de gauche) et mettront le pays sens dessus-dessous.

Attention messieurs les apprentis sorciers , les Benoit Hamon, Fabius, Mondebourg et consorts: A trop jouer avec le feu, on risque bien de se bruler.

Qui peut sérieusement douter que nous devons rapidement mettre en place une réforme des retraites responsable (les Allemands travailleraient jusqu'à 67 ans et nous, Français, jusqu'à 60....); nous devons aussi impérativement ramener de l'ordre dans nos finances publiques et le plus tôt sera le mieux. Car chaque jour qui passe creuse un peu plus le trou et accroit le service de la dette. L'exemple de la Grèce devrait nous ouvrir les yeux. Il n'y a pas de déjeuner gratuit: un jour ou l'autre il faut payer l'addition; et plus on attend, plus elle sera sévère.

Face à cet énorme défi qui nous fait face, je souhaiterais du courage des deux cotés de l'échiquier politique pour dire que l'urgence et la gravité de la situation imposent de travailler ensemble pour trouver des solutions pérennes, et assurer l'avenir de notre pays. En ce sens, je ne peux que féliciter Manuel Valls qui est l'un des rares à gauche à avoir saisi l'urgence de se ré-inventer.