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31/10/2010

Où s'arretera le jacobinisme économique français?

La société américaine MOLEX ne se conduit pas très bien, il faut le reconnaître!... Loin de moi l'idée de la défendre.

On notera cependant que cette société américaine, venue s'implanter en France il y a quelques années n'avait fait que "délocaliser" en France; au plus grand bénéfice des Français qui ne tolèrent pas qu'ils puissent être aujourd'hui les victimes du même phénomène qui les a enrichis hier. On voit bien là l'hypocrisie de ce peuple qui n'accepte le vent de l'histoire que lorsqu'il souffle en sa faveur.

Est il donc raisonnable que le gouvernement français s'immisce dans les affaires d'entreprises privées comme RENAULT ou PEUGEOT pour leur demander de blacklister cette société et de refuser de l'utiliser comme sous-traitant.

train siemens.jpgEt que dire de l'ire du gouvernement français qui s'emporte contre la décision d'EUROSTAR de commander des trains SIEMENS au détriment des trains ALSTHOM, mais qui pourfend le protectionisme des Américains qui rejettent un appel d'offres favorable à AIRBUS face à BOEING. Soyons conséquents avec nous mêmes: Non au protectionisme économique sous toutes ses formes, que nous en soyons les bénéficiaires ou les victimes: notre discours gagnera en lisibilité et notre voix aura plus de chance d'être entendue, et surtout écoutée, dans le concert des nations.

Que le "Motodidacte" Christian Estrosi se batte comme un beau diable pour défendre les interets de l'entreprise France, je ne peux que le saluer et m'en réjouir. Mais c'est en rendant notre pays compétitif, innovant et accueillant aux investissements étrangers que nous gagnerons la bataille de l'emploi et du niveau de vie. Ce n'est pas en nous repliant sur nous même et en refusant d'affronter les vents de la concurrence que la goélette France pourra se maintenir à flots et traverser sans dommage l'océan du XXI ème Siècle.

Il est temps d'en finir avec ce jacobinisme économique où des énarques qui ne comprennet rien à la vie des entreprises se gaussent de vouloir organiser l'économie selon des chémas qu'ils ont dessinés sur le tableau noir de leurs ministères. "La Guerre est une chose bien trop importante pour la laisser aux mains des militaires" disait-on en son temps, eh bien l'économie ne se décrète pas dans les salons ministeriels mais bien dans la vraie vie!... Quand ceux qui nous gouvernent auront compris cela, le pays ne s'en portera que mieux!....

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24/10/2010

Taxer les riches pour aider les pauvres - Une bonne idée?

A longueur de jours, dans tous les médias démagogues, on nous rabat cette vérité simplissime, évidente, absolue, incontournable: Il suffit de taxer les riches pour aider les pauvres!..... Comment ces imbéciles qui nous gouvernent n'y ont-ils pas pensé plus tôt? C'est tellement évident. Et ainsi euréka, plus de pauvres!....

Ca parait tentant, mais sommes nous surs que cette politique simpliste produise l'effet souhaité? A lire l'article ci dessous,  il semble qu'au contraire l'effet pervers de cette politique égalitariste soit plutôt d'appauvrir tout le monde, y compris les pauvres.....comme le démontre la mise au point de Jean-Philippe Delsol, administrateur de l'IREF (Institut de Recherches Economiques et Fiscales), rédigée en septembre 2010.

En France, la réforme des retraites prévoit d’ores et déjà l’augmentation d’un point du taux d’imposition pour la tranche qui concerne les revenus les plus élevés. Confondant les finances de l’Etat et celles de la Sécurité Sociale, cette disposition aurait pour but de compenser le coût - soit environ 585 millions d’euros - du bouclier fiscal. Et le bouclier lui-même pourrait être désormais soumis à la condition que son « bénéfice » soit réinvesti dans des PME.
Aux Etats Unis, le débat est plus significatif et porte sur la question de savoir s’il faut ou non reconduire les exonérations d’impôts prévues par la majorité du Président Bush jusqu’au 31 décembre 2010 au profit d’environ trois quarts des foyers américains, mais surtout des plus aisés d’entre eux. Obama a pour sa part déjà tranché en faisant savoir qu’il voulait que s’éteigne le dispositif actuel pour le remplacer par des mesures provisoires et ponctuelles d’amortissement accéléré des investissements des PME.
Alors même que la croissance économique reste incertaine et que les déficits publics s’envolent, l’augmentation des impôts, et surtout sur les plus riches, peut-elle contribuer à l’assainissement des finances publiques et, par là, à la dynamique économique, ou au contraire ces mesures risquent-elles d’entraver le redressement des pays concernés ?
Selon une formule ancienne attribuée à l’économiste Barthélémy de Laffemas à la fin du XVIème siècle, « les hauts taux tuent les totaux ». Pufendorf faisait même remonter cette expression à Hésiode pour signifier qu’au-delà d’un certain niveau, variable selon les pays et les circonstances ou les époques, une augmentation des taux d’imposition contribue à réduire le produit de l’impôt, non à l’accroître. Avant même qu’Arthur Laffer reprenne avec succès cette formule en traçant sa fameuse courbe dans les années Reagan, l’ingénieur polytechnicien Arsène-Jule Emile Dupuit (1804-1866) en avait conceptualisé le principe scientifiquement dans les Annales des Ponts et Chaussées, n°116, datées de l'année 1844 : « Si l'on augmente graduellement un impôt depuis 0 jusqu'au chiffre qui équivaut à une prohibition, son produit commence par être nul, puis croît insensiblement, atteint un maximum, décroît ensuite successivement puis devient nul ».
Dans un article récent du Wall Street Journal (3 août 2010), Arthur Laffer a rappelé l’évolution inversement proportionnelle des taux d’impôt d’une part et du produit de l’impôt et de la croissance du PIB tout au cours du XXème siècle aux USA. Il souligne également que plus les taux d’impôt sur le revenu des plus riches baisse, plus ceux-ci concourent au produit de l’impôt.
Car lorsque les taux d’impôt sont trop élevés, les gens aisés déploient tous les moyens possibles pour réduire leur assiette imposable en même temps que cet excès de taxation décourage nombre d’entre eux d’entreprendre ou pour le moins de travailler plus.
Ces constatations sont vérifiées pour les baisses d’impôt des présidents Harding et Coolidge dans les années 20, comme pour celles des président Kennedy dans les année 60 ou du président Reagan dans les années 80. Les taux marginaux supérieurs d’imposition furent alors réduits respectivement de 73 à 25%, de 91 à 70% et de 50 ou 70% à 15 ou 35%. Et le produit des impôts des 1% de contribuables les plus fortunés passa respectivement de 0,6% en 1920 à 1,1% du PIB en 1928, de 1,3% en 1960 à 1,9% en 1968, de 1,5% en 1978 à 3,3% en 2007. A contrario, lorsque les présidents Hoover puis Roosevelt portèrent les taux supérieurs d’imposition sur les revenus à 63% en 1932 puis 79% en 1936, la contribution des 1% des foyers les plus aisés furent quasiment stables, passant de 1,1% du PIB en 1928 à 1% en 1940, mais dans le même temps la Grande Dépression continuait de détruire la société américaine que seule l’économie de guerre allait sauver. Durant les hausses d’impôts des années Nixon, Ford et Carter, entre 1968 et 1981, la contribution fiscale des 1% les plus riches fut réduite de 1,9% à 1,5% du PIB.
Certes, la baisse de la fiscalité sur les plus hauts revenus accroît sans doute les inégalités, mais seulement parce que les déciles les plus modestes s’enrichissent moins que les plus fortunés. Vaut-il mieux que tous s’appauvrissent pour éviter plus d’inégalité ou faut-il accepter que certains s’enrichissent plus que d’autres proportionnellement pour permettre que tous s’enrichissent ? A part les adeptes du nivellement par le bas, dont les marxistes de toutes obédiences ont démontré l’inanité et le caractère purement idéologique, chacun admettra qu’il est préférable de miser sur le développement pour tous plutôt que sur une égalité finalement nuisible d’abord aux plus pauvres. Ceux qui ne sont pas convaincus pourront s’en remettre à la théorie de la justice de John Rawls : « Ceux qui ont été favorisés par la nature, quels qu’ils soient, peuvent tirer avantage de leur chance à condition seulement que cela améliore la situation des moins bien lotis. ….Ainsi, nous sommes conduits au principe de différence si nous voulons établir le système social de façon à ce que personne ne gagne ni ne perde quoi que ce soit, du fait de sa place arbitraire dans la répartition des atouts naturels ou de sa position initiale dans la société, sans donner ou recevoir des compensations en échange. » Le seul problème, avec John Rawls, c’est qu’il n’a pas su calculer cet optimum de justice fiscale (mais comment aurait-il pu le faire ?) ce qui a autorisé les gouvernements à augmenter sans cesse la pression fiscale sur les plus riches !
Si la raison l’emporte sur la démagogie, les gouvernements de France, des Etats Unis et d’ailleurs devront éviter des hausses d’impôts à la charge des plus riches qui finalement coûteront plus qu’elles ne rapporteront, et feront peser un fardeau supplémentaire sur les contribuables les plus démunis.

A la suite de cet excellent article, si politiquement incorrect, je me permettrai d'ajouter que j'ai moi même pu vérifier l'exactitude de cette théorie sur une variable similaire: les droits de douane.

En effet, lorsque je vivais et travaillais en Thailande, j'ai pu me rendre compte que l'imposition de droits de douanes excessifs sur les produits importés conduisait les importateurs à utiliser toutes sortes de stratagèmes pour contourner cette taxation jugée prohibitive. Quand le gouvernement eut enfin pris conscience de cet état de fait et abaissa le niveau d'imposition à un niveau jugé raisonnable par les acteurs économiques, ceux-ci acceptèrent de payer normalement cette taxe et on assista alors à une remontée significative des revenus douaniers, sans pour autant favoriser l'accroissement du volume des biens importés: cela s'appelle une bonne gouvernance économique.

Afin de démontrer l'absurdité de la politique démagogue, si typique de notre pays, qui consiste à dire "les riches paieront" au prétexte qu'il faut tendre irrémédiablement vers l'égalité, je souhaite montrer ici à quel type de société conduirait notre souci d'égalitarisme forcené s'il était conduit jusqu'à son terme.

Ainsi, n'est-il pas intolérable, n'y a t-il pas là une injustice absolue à ce que certains d'entre nous soient moches quand d'autres sont insolents de beauté. Et c'est un calvaire quotidien pour les moches qui doivent subir la tyrannie des beaux. Qui ne s'est pas fait éconduire par une dulcinée au prétexte qu'elle avait trouvé plus beau que soi; quelle actrice de talent, mais au physique ingrat, n'a t-elle pas dû laisser sa place à une beauté écervelée dont la plastique était, elle, avantageuse . Nous vivons sous la tyrannie du beau!... Même cause , mêmes effets: jetons vite du vitriol sur ceux que la nature a favorisés afin de les mettre au même niveau que les défavorisés de l'apparence. C'est la seule solution applicable: il ne serait pas supportable de vouloir embellir les plus moches, car cela favoriserait les riches moches au détriment des moches pauvres qui ne pourraient s'offrir les bénéfices de la chirurgie esthétique.  Non vraiment, la seule vraie égalité , c'est que tout le monde soit moche.

Mais ne nous arretons pas en si bon chemin: Assez avec les grands qui, de toute leur hauteur, humilient les petits!... Mieux que les talonnettes pour rehausser les courts sur pattes et dont tout le monde se moque (n'est ce pas Nicolas!...), la solution c'est bien d'élaguer quelques centimètres de ceux qui mesurent plus de 1.85 M (la taille légale avant raccourcissement devant d'ailleurs être décidée par une loi votée à l'Assemblée Nationale)

Et que dire de ces salopards de gens en bonne santé qui vont pouvoir profiter de leur retraite plus longtemps que les malheureux malades, condamnés à disparaitre prématurément!... Non non, ce n'est pas tolérable, il faut égaliser tout cela: en même temps cela résoudra notre problème de retraite et le gouvernement pourra retirer sa loi sur le recul de l'age légal de la retraite, à la grande satisfaction des syndicats. Oui à la retraite à 60 ans, mais à 66 ans et 125 jours (selon la loi votée en Congrès par les deux Chambres réunies), si vous êtes toujours en bonne santé, on vous administrera, à votre choix, le virus de la peste, du choléra ou de toute autre bonne vieille maladie mortelle, afin que vous ne dépassiez pas l'age maximum fixé par la loi sur l'égalité ( en 2020, l'age légal de la mort a été fixé à 72 ans et 65 jours.)

Voila le monde que nous préparent les égalitaires à tout crin!.....

Trève de plaisanterie, il serait temps que l'on accepte nos différences; certains sont plus grands, d'autres plus intelligents, d'aucuns courent plus vite.... Qui peut croire une seule seconde que freiner Ushain BOLT fera courir Christophe LEMAITRE plus vite. Bien au contraire!.... cela s'appelle l'émulation. D'ailleurs c'est toujours quand la concurrence est relevée que tombent les records du monde....

Il est grand temps d'en finir avec cette philosophie perverse de l'égalitarisme. Place à celle de l'équité! Donnons à chacun les mêmes chances, autant que faire se peut et laissons ensuite le mérite  de chacun (travail, persévérance, talent) déterminer son destin. Je ne condamne pas celui qui ne veut travailler que 35 heures, c'est un choix de vie. En revanche, il doit accepter de gagner moins que celui qui travaille 45 heures. cela s'appelle l'équité. De la même façon, celui qui a sacrifié ses loisirs à l'étude doit-il être récompensé; d'une certaine manière, c'est la morale que Jean de la Fontaine nous transmet dans la fable de "La cigale et la fourmi".

L'équité, voila la vraie justice sociale! Mais malheureusement ce n'est pas ce mot magnifique qui orne le fronton de nos édifices publics!....

21/10/2010

Quand un comte de Savoie, Humbert aux mains blanches, se réincarne à Andilly

Il porte un nom prédestiné puisque Humbert 1er, dit aux Blanches Mains, fut Comte de Savoie de 1027 à 1047 et fonda la Maison de Savoie. Aujourd'hui Vincent Humbert, fondateur d'Andilly Loisirs et maire de la commune d'Andilly, règne sur le "Petit Pays".

Itinéraire et Portrait d'un entrepreneur savoyard et homme de grand talent:

Portrait Vincent Humbert.JPG

09:42 Publié dans Economie, Haute-Savoie, Loisirs, Porte Sud de Genève - CCG, Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | | | Digg! Digg | | |  Facebook

20/10/2010

François HOLLANDE: La bonne surprise socialiste

Francois Hollande.jpg

François Hollande, que les Guignols de l'Info ont longtemps caricaturé comme un bénet , est en passe de prendre une stature d'homme d'état. D'ailleurs, au fur et à mesure qu'il perd des kilos, il gagne des points dans les sondages....

La nouvelle étape de son ascension est la parution, gratuite, sur internet de son livre projet " Parlons de la France" dans lequel il expose les grandes lignes du projet de gouvernement que le Parti Socialiste devrait selon lui mettre en musique.

Parlons de la France.JPG

Sachant que je ne crois absolument pas à la candidature de Dominique STRAUSS KAHN qui est bien trop content au FMI pour prendre le risque de tout perdre en se présentant à la possible sélection des Primaires Socialistes en vue de la présidence d'un pays qui se rétrécit chaque jour à l'échelle mondiale, les deux autres candidatures plausibles restent celles de Martine AUBRY et de Ségolene ROYAL, qui n'a pas renoncé à son ambition présidentielle.

Face aux deux femmes, je crois que le sympathique François a toutes ses chances, car il a su apprendre de ses erreurs et il fait auourd'hui la preuve qu'il a acquis une véritable carrure; de plus, on dirait qu'il a enfin pris gout au pouvoir et qu'il est prèt à mouiller le maillot pour atteindre son objectif.

Saluons au passage le fait que dans le concert de critiques émanant du PS, il est à peu près le seul à faire des propositions concrètes et à mettre sur le papier un programme de gouvernement. Même s'il se contente parfois de survoler les sujets s'attardant plus qu'il ne faut sur le bilan de la situation économique et sociale, et pas assez sur les mesures à mettre en place, l'effort vaut d'être salué; d'autant plus qu'il n'a pas souhaité se faire de l'argent en publiant un énième livre politique mais qu'il a pris le parti moderniste de mettre ses propositions à la disposition de tous sur Internet à www.francoishollande.fr

Plusieurs idées méritent qu'on s'y arrête, et tout particulièrement le contrat génération qui rejoint ce que j'ai en tête pour améliorer le sort de nos jeunes et de nos seniors.

En conséquence, je me propose dans les semaines qui viennent de décortiquer les 12 chapitres de son projet, en en faisant une critique constructive, qui saura je l'espère retenir l'attention de mes lecteurs, et qui permettra, grace à leurs commentaires, un débat sur les meilleurs moyens de sortir notre pays de l'impasse dans laquelle il s'enfonce chaque jour un peu plus..

15/10/2010

Le plus long tunnel du monde: en Suisse

Percée finale du "tunnel du siècle" au coeur des Alpes suisses

Une fraiseuse géante doit achever vendredi de percer le "tunnel du siècle", une galerie de 57 km à 2.000 m sous terre, au coeur des Alpes suisses, faisant entrer la Suisse dans le livre des records et donnant une nouvelle impulsion au trafic ferroviaire européen.

Le tranquille village alpin de Sedrun (centre-est), sous lequel les trains circuleront, s'apprête à vivre ce moment historique en présence de 200 invités, des journalistes du monde entier et les mineurs qui ont participé aux travaux.

Un spectacle visuel et sonore est prévu à 13H00 (11H00 GMT), suivi par une bénédiction du tunnel.

photo tunnel1.jpg

A 14H00 heure locale, la fraiseuse de 9,5 m de diamètre devait se mettre en marche, brisant quelques minutes plus tard le dernier tronçon de roche et permettant aux mineurs situés de par et d'autres du mur de se serrer les mains. Le ministre suisse des Transports, l'ambassadeur de l'UE en Suisse, Michael Reiterer, et le directeur général des Chemins de fer suisses, Andreas Meyer, devaient assister à cette poignée de main.

En travaux depuis près de 15 ans, le tunnel ferroviaire, le plus long du monde, ne devrait ouvrir qu'en 2017 mais il fait déjà la fierté des Suisses. "Le Gothard: le tunnel de tous les superlatifs", titre La Tribune de Genève. "La Suisse fait ce qu'elle a promis à l?Europe: percer sous les Alpes le plus long tunnel ferroviaire du monde, pour offrir une voie rapide sur l'axe de transit nord-sud", selon le journal Le Temps.

 

24 millions de tonnes de roches ont été excavées: cinq fois le volume de la grande pyramide de Khéops. 2.000 ouvriers de dix nationalités ont travaillé en permanence sous terre.

photo tunnel 2.jpg

Le Gothard devrait décongestionner le trafic routier européen.

"Le tunnel du siècle" permettra de relier dès 2017 Zurich à Milan en 2 heures 40, soit une heure de moins qu'actuellement. Les trains de passagers pourront circuler à 250 km/h. Les convois de marchandises atteindront 160 km/h. 300 trains pourront emprunter le tunnel quotidiennement, bien plus qu'avec l'ouvrage actuel, construit il y a 128 ans et long de 15 km.

Au livre des records, le tunnel, qui aura coûté aux Suisses 10 milliards de francs (7,5 milliards d'euros), détrônera le tunnel japonais du Seikan (53,8 km), reliant les îles d'Honshu et d'Hokkaido.

Le tunnel sous la Manche, reliant la France à la Grande-Bretagne, est quant à lui long de 49,9 km.

Située au coeur de l'Europe mais ne faisant pas partie de l'UE, la Suisse a adopté en 1994 par référendum "l'initiative des Alpes" qui oblige le gouvernement à transférer le fret transalpin de la route vers le rail.

L'écologie, ça ne se discute pas: ça se fait. Une fois de plus nos voisins et amis Suisses nous donnent une leçon de pragmatisme et de réalisme. Pas de bla bla: des résultats......

11:50 Publié dans Architecture & Urbanisme, Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tunnel du gothard, ecologie, fret rail, suisse | | | Digg! Digg | | |  Facebook

05/10/2010

L'avenir de notre territoire: devenir complémentaire et trouver des synergies avec ce qui se fait en Suisse voisine

Lors de nos nombreux meetings à la CCG, nous recherchons les axes de développement économique qui permettront une création d'emplois et de richesses sur notre territoire. A ce stade, deux axes majeurs ont été retenus:

* Les industries de bio-technologie
* Le tourisme d'affaires

Convaincu que notre avenir est intimement lié à celui de Genève, il me parait opportun de réfléchir à des vecteurs de développement qui viennent en complément et en support de ce que Genève entend faire. A ce titre, il m'a paru opportun de faire connaître aux lecteurs de ce blog l'une des pistes que Genève entend suivre pour assurer son avenir économique, en reproduisant un article posté sur le site économique du canton de Genève.

Avis aux entrepreneurs!....

 

Cleantech: un pôle d'excellence pour Genève et la Suisse occidentale

Le département des affaires régionales, de l'économie et de la santé (DARES) dévoile aujourd'hui les conclusions d'un rapport d'analyse portant sur la création d'un pôle d'excellence Cleantech à Genève et en Suisse occidentale. Fruit d'une réflexion menée par M. Claude Béglé, directeur général de la société SymbioSwiss et auteur de l'étude commandée par le DARES, ce rapport met en évidence les atouts spécifiques de Genève et de sa région pour la création d'un centre d'excellence dans les technologies propres.

Ce mandat témoigne de la volonté de concrétiser un projet prioritaire pour le DARES. "Renforcer le Cleantech s'inscrit dans les objectifs de cette législature", explique Pierre-François Unger, conseiller d'Etat en charge de ce département. "Il s'agit notamment de soutenir le développement d'entreprises technologiques et de services à forte intensité de connaissance sur le sol genevois, de promouvoir l'innovation - véritable moteur de croissance et de différentiation - et de soutenir la diversification du tissu économique - gage de stabilité économique", précise-t-il.

 
L'analyse révèle que Genève et la Suisse occidentale disposent d'atouts réels pour établir un centre de compétences Cleantech de portée internationale. Outre une forte volonté politique, le canton peut compter sur un tissu académique de qualité, un sens de l'innovation développé, un réseau d'entreprises performantes qui investissent de plus en plus dans ce secteur, des institutions bancaires sensibilisées à la question du développement durable, la présence de nombreuses organisations internationales actives dans ce domaine et de traders en énergies propres.
 
"Le fait que Genève se retrouve ainsi au point de convergence entre tant d'acteurs-clé engendre un faisceau unique d'opportunités. C'est ce qui nous a amenés à formuler une stratégie innovante et à proposer le lancement du "Catalyseur Cleantech de Suisse occidentale"", explique Claude Béglé, auteur du rapport remis au DARES.
 
Les axes de développement proposés se fondent sur cinq modules interdépendants qui forment un ensemble cohérent:
  • La mise sur pied d'un incubateur de recherche appliquée et de développement;
  • La mise en place de conditions-cadre pour que les sièges de sociétés Cleantech (y compris la fonction R&D / propriété intellectuelle) viennent s'établir en Suisse occidentale;
  • La création d'un centre international de réflexion sur les corporate policies en matière de développement durable et de Cleantech;
  • L'ouverture de l'incubateur à des pays ne réunissant pas les conditions-cadre suffisantes, avec création d'instituts régionaux;
  • Le développement des activités financières liées aux Cleantech et certificats de "carbon offset trading".
  
Pour tout complément d'information:

M. Jean-Charles Magnin, Directeur, Direction générale des affaires économiques, DARES
jean-charles.magnin@etat.ge.ch; tél. +41 22 546 88 58

23/09/2010

Quand Icare s'appelle Piccard

Si au début du XX ème Siècle, les héros de l'aviation avaient pour nom les frères WRIGHT, BLERIOT et bien d'autres,  il se pourrait bien que le nom qui passera à la postérité pour ce début du XXIème Siècle soit celui du Suisse Bertrand PICCARD.

Bertrand Piccard.jpg

Ce qu'il vient de réaliser en effet est une étape majeure vers une nouvelle conception de l'aéronautique: le premier vol (4 heures de vol) à bord d'un avion se déplacant uniquement grace à l'énergie solaire. Et c'est ici que cela se passe puisque c'est sur l'aéroport de Genève-Cointrin que le Solar Impulse HB-SIA, nom de ce nouvel oiseau, s'est posé le 21 Septembre à 12:15 en provenance de Payerne.

D'une envergure de 63.40 m, l'avion solaire, malgré son silence, ne passe pas inaperçu. Utilisant l'énergie du soleil grace aux capteurs fixés sur ses ailes de rapace gigantesque, celui-ci ne l'est pas, rapace, en carburant, puisqu'il n'en utilise pas; ce qui le rend d'une propreté exemplaire et en fait un modèle en matière de conservation des ressources naturelles.

Solar Impulse.JPG

Le Solar Impulse survolant le Chateau de Chillon

Après le survol de la Suisse, c'est au monde que Bertrand PICCARD envisage de s'attaquer, puisqu'un tour du monde est prévu pour 2013. Bien sur, nous sommes encore loins d'une exploitation commerciale, mais avant l'Airbus 380 et ses 550 passagers 100 ans plus tard, n'oublions pas que les frères WRIGHT avaient ouvert la voie en laissant entrevoir que l'aviation était une solution d'avenir. Gageons qu'avec l'accélération des progrès technologiques, il faudra moins de temps à l'humanité pour faire rayonner l'aviation solaire.

Un grand bravo à Betrand PICCARD, digne descendant de ses ancètres qui s'étaient déjà rendus célèbres de par leurs exploits d'aventuriers des temps modernes: son grand père Auguste, qui découvrit l'uranium 235 inspira d'ailleurs le personnage du Professeur Tournesol à HERGE; il aida aussi son fils Jacques à créer le premier sous marin "touristique". Ce même Jacques, père de Bertrand, a d'ailleurs battu plusieurs records de plongée à bord d'un sous marin atteignant même la profondeur de -10916 m dans la fosse des Mariannes.

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Bon sang ne saurait mentir, et nul doute que Bertrand laissera lui aussi une trace mémorable dans l'Histoire des Hommes.

05/06/2010

Allonger la saison touristique en Haute-Savoie: comment faire?

Je suis tombé le week-end dernier sur une émission parlant de Randolac, et à cette occasion, j'ai entendu les professionnels du tourisme parler de leur problématique concernant l'allongement de la saison touristique dans notre région des Pays de Savoie.

Il faut savoir que la saison d'hiver démarre à Noel pour se terminer, selon l'altitude des stations, soit fin mars, soit fin avril, pour un total de 3 à 4 mois. Le vrai problème est que, malgré les nombreux efforts consentis par les stations ces dernières années, la saison d'été se réduit d'année en année. Les professionnels s'interrogent donc sur les possibilités d'inverser cette tendance, afin de permettre aux infrastructures existantes d'être mieux amorties sur l'ensemble de l'année et aussi de créer des emplois pérennes plutôt que saisonniers.

S'il ne semble pas utile de s'attarder sur la saison d'hiver qui se porte bien, surtout depuis le début de ce 21ème siècle, il va falloir faire preuve d'imagination pour , dans un premier temps relancer la saison d'été, puis par la suite développer le tourisme dans l'intersaison (en particulier au début de l'automne).

La baisse de fréquentation en été crée une spirale infernale qui se caractérise comme suit: la faible fréquentation induit une faible rentabilité pour les commerces restant ouverts, et donc un encouragement pour ceux-ci à ne pas ouvrir; cette faiblesse de l'offre nuit alors à la demande car les touristes ne sont pas ravis de séjourner dans des stations où la plupart des commerces et des activités sont fermés, et donc ils désertent la montagne de plus en plus.

Il faut bien admettre que le climat joue un rôle déterminant dans cette désaffection des visiteurs en été, d'autant plus que peu d'activités indoor sont offertes, en cas de pluie. C'est donc un risque que prennnet les touristes qui optent de passer leurs vacances à la montagne, et ce risque, il faut bien le reconnaître, de moins en moins de personnes sont prêtes à l'assumer.

Je n'ai évidemment pas de solutions miracles, mais je souhaite indiquer ici quelques pistes sur lesquelles un débat et une réflexion pourraient se faire.

La mise en place d'une assurance météo, où l'office du tourisme pourrait s'engager à dédommager les touristes en cas de mauvais temps (participation à la note d'hotel ou aux frais de location); bien évidemment une telle solution devra impliquer tous les acteurs de la station afin que cela soit réalisable, mais pourquoi pas?

La mise à disposition d'un équipement internet tres sophistiqué pour que les jeunes puissent s'y adonner en cas de pluie; ceci est cohérent avec l'équipement en tres haut débit de notre département. On pourrait par exemple envisager des tournois de jeux internet inter stations avec un équipement de premier ordre, comme cela se fait déjà dans certains pays d'Asie (Corée, Thailande..)

Une relance des camps de vacances (colonies de vacances) tels que nous avons pu les connaitre il y a une trentaine d'années me parait aussi quelque chose de souhaitable.

L'exemple des Carroz d'Araches avec l'organisation de soirées musicales , comme c'est le cas pour la cinquième année consécutive avec les Choeurs de France, montre que de tels événements rencontrent le succès.

Enfin, l'organisation de stages d'initiation à des jeux de société (bridge, échecs,....) pourraient attirer un certain public ainsi que des stages d'initiation civique où on mettrait sur pied des semaines d'initition des jeunes à leur prochaine vie d'adulte (droit, administration, formation fiscale.....), voire encore des stages de remise à niveau scolaire en participation avec des sociétés du secteur (Academia etc....); tout cela pourrait concourrir l'utilisation des infrastructures qui existent et qui souvent restent inoccupées pendant de longs mois.

C'est à mon sens, en cherchant des solutions et des propositions qui limitent les désagréments du mauvais temps qu'on trouvera les moyens de faire revenir une population touristique plus nombreuse dans nos stations. Le Conseil Général et les différentes instances du tourisme haut-savoyard ne perdraient pas leur temps en créant un comité ad-hoc, chargé de formuler des propositions en vue de la réalisation de cet  objectif qui serait favorable à tous les acteurs économiques de la région.

19:46 Publié dans Economie, Haute-Savoie, Loisirs, Tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | | | Digg! Digg | | |  Facebook