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10/01/2011

Un con qui marche ira toujours plus loin que deux intellectuels assis

Voila ce que m'inspire de nombreuse émissions de la  Télévision Française, genre talk-shows,  où l'on assiste à des pugilats dialectiques et sans conséquences, entre des experts ou des idéologues nantis qui viennent, en plus de faire la promotion de leurs livres, films ou autres oeuvres culturelles, nous expliquer leur vision du monde qu'ils ne regardent d'ailleurs pour la plupart que par la lorgnette de leur statut de franchouillards nantis.

raffarin.jpgC'est pour cela qu'il me parait nécessaire de marquer d'une croix blanche l'intervention de Jean-Pierre Raffarin lors de l'émission "Face aux Français". Sous la férule de l'animateur Guillaume Durand, et  face à l'acteur Pierre Arditi, parfait dans le rôle du franchouillard nanti, conformiste et beau parleur, l'ancien Premier Ministre a su s'élever au dela de l'idéologie bien-pensante dominatrice pour se faire l'écho d'une évidence qu'il est temps qu'on se mette en tête: qu'on le veuille ou non, l'Asie, et plus particulièrement la Chine, jouera un rôle essentiel dans notre vie et surtout celle de nos enfants. Il ne sert à rien de faire la politique de l'autruche, en refusant de voir la réalité, il s'agit tout simplement de s'y préparer et de s'adapter en conséquence pour donner les meilleures chances et les meilleurs outils possibles à nos enfants pour affronter l'avenir.

Alors qu'il était attaqué sur son trop grand interet vis à vis de l'Empire du Milieu, j'ai particulièrement apprécié l'exemple qu'il a donné en remerciant Jean-Jacques Servan-Schreiber qui avait écrit en son temps, dans les années 60, "le Défi Américain", dans lequel il prévenait la jeunesse française que son avenir serait fortement imprégné et influencé par l'Amérique. Cet avertissement  fut utile à l'Ancien Premier Ministre qui nous expliqua vouloir faire de même avec la jeunesse actuelle.

Je pense que Mr Raffarin joue aussi un rôle important dans la "dédiabolisation" de la Chine que les médias français nous décrivent à longueur de journée comme l'ennemi tricheur (l'affaire d'espionnage chez Renault), profiteur du malheur des autres ( dans quel but la Chine est-elle venue au secours de la Grece, du Portugal et de l'Espagne...) , affameur de l'Afique et pollueur du monde.

A l'inverse du discours officiel des médias bien pensants, qui n'ont que les droits de l'homme à la bouche, je rejoins mon camarade d'école dans son admiration pour ce grand peuple de culture plus que millénaire; il est une chance pour le monde et non pas l'inverse. Les chinois, avec leur stature internationale de premier plan recouvrée, auront un grand rôle à jouer dans l'équilibre du monde, et je suis persuadé qu'ils seront des acteurs fondamentaux dans la résolution pacifique des grands problèmes de notre planète. Car comme je le disais plus haut, leur pragmatisme les conduit à faire plus qu'à s'asseoir autour d'une table pour deviser de ce qu'il conviendrait de faire: ils le font, tout en sachant bien qu'on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.

Nous ferions bien de nous inspirer de leur exemple!.....

09/01/2011

Les leviers de commande sont partis à l'est

Un dimanche soir de décembre, dans l'émission 7 à 8, j'ai vu un reportage sur l'ouverture du palace Shangri-La à Paris. Cette chaine asiatique qui appartient au milliardaire singapourien Kuok ouvre en effet son premier hotel dans la capitale française, prêt à recevoir les riches Asiates qui viennent visiter notre pays.

Ce qui était particulièrement singulier dans ce reportage était de voir que tout, y compris dans les moindres détails, se décidait en Asie. On y voit une décoratrice expliquer que tout objet décoratif, une fois posé dans les chambres, est photographié, et la photo envoyée à Hong-Kong pour validation par le siège du bon emplacement de l'objet par rapport au feng shui et à l'harmonie recherchée.

Voila une première illustration de ce que j'annonce depuis longtemps: les leviers du pouvoir sont passés aux mains de nos amis asiatiques, et nous allons de plus en plus assister au spectacle de Français obéissant à des Chinois ou des Coréens. C'est cela la manifestation de notre déclin: le fait que notre destin nous échappe et que nous devenons les exécutants de décisions qui sont prises ailleurs, par des gens qui, ayant une autre culture, pensent différemment de nous.

Après avoir fait subir cette "humiliation" aux peuples colonisés d'Afrique, à nous de connaitre cet état de fait: Nos enfants sont-ils en voie de devenir les "Mamadous" de leurs maîtres Asiatiques? L'avenir le dira, mais cette crainte est malheureusement la dure réalité à laquelle nous a conduit notre impéritie. Sans sursaut rapide de l'Occident, je crains que pour nos enfants et petits enfants, ce nouveau rapport de force ne devienne la règle.

18:30 Publié dans Asie - Hong Kong - Thaïlande, Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : asie, shangri-la, colonisation, feng shui | | | Digg! Digg | | |  Facebook

08/01/2011

La Corée du Sud - Un exemple à méditer

Drapeau Corée.jpg

Lundi soir sur France 2, l'excellente émission "un oeil sur la planéte" était consacrée à la Corée du Sud: un documentaire très bien fait et très complet qui appréhendait plusieurs aspects de la vie coréenne, que ce soit au niveau économique, social, militaire ou encore religieux. 

Passée en cinquante ans d'un des pays les plus pauvres de la planète au rang de 13ème puissance économique, en multipliant son PIB par 400, la Corée est un excellent exemple de ce qui se passe actuellement en Asie, avec une foi en l'avenir intarissable et la volonté de se donner les moyens d'obtenir cet avenir florissant.

Le pays du matin calme fut longtemps replié sur lui même avec un régime politique très autoritaire, justifié en partie par la menace militaire de la Corée du Nord. De cette période difficile, où les conditions de vie étaient particulièrement austères, les Coréens ont nourri un esprit conquérant et une volonté farouche de s'en sortir par eux-même. Ajoutez à cela un nationalisme fort issu des humiliations subies, en particulier de la part du Japon, et vous avez là une nation toute entière portée vers la conquête et la volonté d'être reconnue comme l'une de meilleures au monde. 

C'est dans cet esprit que se sont constituées quelques "chaebols" qui comptent aujourd'hui parmi les plus importantes et innovantes du monde comme SAMSUNG, LG ou autres HYUNDAI.... Dans un pays où l'exigence éducative est à mille lieues de ce dont on se contente en France, on découvre une population qui embrasse avec plaisir les bienfaits de la technologie et qui relève avec confiance les défis de l'avenir. A titre d'exemple c'est en Corée que l'internet à haut débit est le plus répandu et le plus performant au monde.

Mais bien sur, cette progression phénoménale est aussi liée à la capacité de travail de ces gens , qui travaillent 40% de plus que les français. Quant aux partisans de la décroissance, ce n'est pas là que vous en trouverez beaucoup. Non, les Coréens sont persuadés que ce n'est que par le travail et la connaissance que l'on peut s'en sortir. C'est pourquoi ces 2 valeurs règnent en maître absolu sur la conscience collective.

Ce qui est cependant frappant, c'est que cette volonté de progresser, d'aller de l'avant et d'améliorer les conditions de vie, ne détourne pas pour autant les Coréens d'une vie spirituelle. L'activité religieuse y est en effet beaucoup plus développée là bas que chez nous, avec une croissance significative de la religion chrétienne.

Pour moi qui a connu la Corée en 1986, que de chemin parcouru!... Je suis persuadé que le syndrome Jeux Olympiques a joué à plein en ouvrant ce pays au monde, comme il l'avait déjà fait 24 ans plus tôt au Japon et qu'il le fera pour la Chine à la fin de cette décennie.

Un exemple de plus du basculement du centre de gravité du monde vers l'est.

Pour ceux dont la curiosité a été éveillée par cet article et qui souhaiteraient revoir l'intégralité de l'émission, cliquer ici

 

13/12/2010

Bonne nouvelle - de nouveaux emplois pour notre territoire

Lu dans La Tribune de Genève

TDG-111210.JPG

 

Voila une bonne nouvelle, avec des créations d'emploi des 2 cotés de la frontière. Les esprits chagrins diront que cela va accentuer les problèmes de logement et de circulation, mais je pense pour ma part que c'est une chance pour notre territoire que d'accueillir cette nouvelle entreprise.

Ce qui est interessant dans l'article, c'est la raison pour laquelle Mr Gaillard a choisi l'implantation annemassienne: la présence d'un aérodrome actif, qui facilite les trajets en jet privé. Un atout de plus dans la panoplie d'avantages qui rendent notre territoire si attractif.

Bienvenue à Ethical Coffee

 

18:05 Publié dans Economie, Porte Sud de Genève - CCG | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ethical coffee;emploi, annemasse, ziplo | | | Digg! Digg | | |  Facebook

01/12/2010

Le commerce à Saint-Julien : vivre ou survivre ?

On le sait, le commerce va mal à Saint-Julien. Il suffit de se promener au centre ville pour constater que les arcades qui partout ailleurs accueilleraient des magasins, sont monopolisées par les agences bancaires, agences immobilières ou autres compagnies d'assurance. Que faire pour changer cela et faire de la ville centre du canton une destination non seulement de services mais aussi de commerce.

En effet, l'attractivité commerciale de Saint-Julien n'est pas à la hauteur du reste de ses activités  de services : hopital, sous préfecture, lycées et collèges, équipements sportifs, Trésor Public, et bientôt Maison de la Justice et Cité des Métiers.

Une croissance trop rapide, une urbanisation du centre ville mal maitrisée, un foncier très cher, ne lui ont pas permis de se développer harmonieusement. Comme le souhaite la CCG, afin de redonner au commerce de proximité toute son attractivité et de dynamiser l’offre commerciale il convient de définir une stratégie globale pour la Ville dans son rôle vis à vis du canton et de ses habitants, mais aussi dans l’agglomération transfrontalière.

 Voici le constat fait par une étude faite par la MED et diligentée par la CCG

Globalement sur le centre-ville, l’offre semi-courante est prépondérante, suivie de l’offre réfléchie, de la restauration/divertissement et de l’offre courante. Il apparaît que cette répartition est globalement équilibrée, sauf pour les places d’affaire de type semi-courant (celles pour lesquelles le chaland s’attache à un environnement agréable et fait du lèche-vitrines) qui est faible.

Ces constats ont un sens pour le positionnement commercial à venir. En effet, la classification dans la typologie « courant » signifie que pour ce type de commerces ou services, le stationnement de proximité est nécessaire, compte tenu de la rapidité avec laquelle l’achat est effectué.

La classification dans la typologie « semi-courant » signifie que pour ce type de commerces ou services, le lèche-vitrines va être important, supposant un environnement agréable et une concentration des commerces ou services dans un périmètre restreint. Pour ceux-ci, le stationnement peut être plus éloigné, mais pas trop distant. La classification dans la typologie « réfléchi » signifie que pour ce type de commerces ou services, il est nécessaire d’avoir un grand stationnement à proximité, car les chalands acceptent de venir de loin pour ce genre d’achats.

Le type restauration/divertissement est mauvais. Pour cette typologie, il est nécessaire de prévoir un stationnement de longue durée.

Les principaux constats sont les suivants :

  • La proximité avec la Suisse induit des échanges en cours de mutation. Ces échanges induisent d’importants flux de déplacements automobiles générateurs de nuisances et peu profitables aux activités implantées dans les centralités ;
  • La croissance du nombre de résidents, frontaliers pour une grande part, dont les habitudes de consommations sont conditionnées par leur mobilité professionnelle a contribué à fragiliser les centralités des lieux de résidence. Toutefois, ils représentent un apport de consommateurs potentiels important et disposant d’un pouvoir d’achat intéressant. L’enjeu est donc de capter et de fidéliser ces consommateurs potentiels ;
  • L’économie de proximité de la CCG se caractérise par une certaine faiblesse, mais également par un certain dynamisme ;
  • Le coût élevé de l’immobilier et du foncier freine l’implantation de certaines activités (alimentaire*, services marchands*, équipement de la personne*) dans les centralités au profit d’autres activités (services non marchands*) ;
  • Le faible taux d’emploi local pénalise la consommation locale ;
  • La proximité de 3 bassins importants de consommation (Annecy, Annemasse, Genève), parfaitement raccordés au territoire de la CCG par l’autoroute, induit des phénomènes de concurrence et d’évasion commerciale* ;
  • Les revenus moyens sont supérieurs aux moyennes nationales et départementales et engendrent un pouvoir d’achat important que doit capter l’économie de proximité locale.

Ces constats doivent être pris en compte afin de définir les éléments à mettre en œuvre pour disposer d’une offre :

  • En phase avec les besoins et attentes des habitants, frontaliers ou non ; et genevois voisins
  • En adéquation avec les évolutions démographiques ;
  • Non déstabilisante pour le fonctionnement du territoire (flux de déplacement, effet de concurrence, bassins d’emploi…) ;
  • Permettant de capter les visiteurs qui fréquentent le territoire.

4ème partie : pistes de préconisations

Cet ensemble de préconisations pourra sur certains points prendre la forme de démarches de type FISAC pilotées par les structures concernées.

4.1 Axe n°1 : favoriser le maintien, le développement et la création d’activités de proximité

Applications possibles sur le centre ville de Saint-Julien-en-Genevois

En tant que pôle majeur* du territoire, Saint-Julien-en-Genevois doit proposer une offre à même de satisfaire l’ensemble des besoins de ses habitants, de ceux de la CCG, mais également d’attirer une clientèle extérieure.

Pour ce faire, ce centre-ville doit proposer une offre étoffée et originale, dans un environnement agréable.

 

Dans ce cadre, la collectivité souhaite encourager la création d’activités de proximité originales et attractives, tout en s’assurant de la viabilité économique des projets. Il s’agit notamment de renforcer plusieurs secteurs clés actuellement peu représentés :

  • Le secteur alimentaire*, en favorisant le développement d’activités de qualité se différenciant des produits et prestations proposés par la grande distribution ;
  • Le secteur culture loisir*, notamment en lien avec les nombreuses activités de loisir proposées par le territoire ;
  • L’équipement de la personne*, en mixant indépendants originaux et enseignes reconnues.

 

Plusieurs actions seront mobilisées :

  • Réalisation d’une étude exhaustive sur les besoins des professionnels et des consommateurs
  • Un plan global de développement économique ainsi qu’une étude des spécificités des commerces à implanter devront être effectués pour une amélioration de la compétitivité globale de la Ville
  • Une politique immobilière et foncière agressive, visant à maîtriser les emplacements stratégiques et à permettre aux activités les plus structurantes de disposer plus facilement d’un emplacement adapté à leurs besoins. Elle visera également à permettre le déploiement de surfaces relativement grandes à même d’accueillir des activités « locomotives » pour la ville et l’ensemble du territoire ;
  • Une politique de réglementation de l’urbanisme limitant le développement des activités de services non marchands* sur les emplacements à fort potentiel, et n’entravant pas le développement des créneaux recherchés. Par ailleurs, la politique d’urbanisme devra encadrer le développement de l’offre de périphérie (Document d’Aménagement Commercial, CDAC*…) ;
  • Un accompagnement au développement du marché hebdomadaire, élément fort de l’offre commerciale du centre-ville ; déplacement de ce marché pour le rapprocher du commerce de proximité.
  • Proposer aux chefs d’entreprises, des solutions leur permettant de se professionnaliser, notamment en termes d’exposition de marchandises, d’accueil, de services … ;
  • Le centre ville de Saint-Julien-en-Genevois sera traité comme un ensemble cohérent et non comme une juxtaposition d’activités. Il s’agit de voir cet espace comme un « centre commercial à ciel ouvert », dont les commerçants tirent profit de leur regroupement, mais en retour se plient à des règles permettant d’en harmoniser le fonctionnement, notamment en termes d’horaires d’ouverture, d’harmonie des vitrines et devantures … la création d’un office de commerce sous la direction d’un manager ce centre ville est une possibilité à étudier.
  • Favoriser l’amélioration de l’outil de production des artisans.

 

Applications possibles sur les centres-bourgs[1]

Les centres bourgs constituent des pôles relais*, l’objectif est de faire en sortes que les habitants de ces communes et des communes rurales voisines, réalisent leurs achats hebdomadaires dans ces polarités.

Pour ce faire, les centres-bourgs doivent proposer une offre relativement complète en alimentaire* et quelques produits en termes d’équipement du foyer* et d’équipement de la personne*.

Pour atteindre ce résultat la collectivité favorisera la création d’activités permettant de satisfaire ces besoins, en fonction de la viabilité économique des projets. Pour ce faire, la collectivité pourra notamment entreprendre les actions suivantes :

  • Un accompagnement aux porteurs de projet personnalisé et assuré par des professionnels intervenants aux différentes étapes du projet ;
  • Une politique foncière et immobilière agressive, permettant de proposer aux activités correspondant à la fonction de centre-bourg, des locaux adaptés à leur activité ;
  • Proposer aux chefs d’entreprises, des solutions leur permettant de se professionnaliser, notamment en termes d’exposition de marchandises, d’accueil, de services … ;
  • Favoriser le développement de marchés de plein air, lorsqu’ils existent ;
  • Favoriser l’amélioration de l’outil de production des artisans 
  • 

 Applications possibles sur les centres-villages

Ces pistes d’action s’appliquent avant tout aux centres-villages disposant déjà d’une offre commerciale. Elles pourront être étendues à des centralités ne disposant pas à l’heure actuelle d’une offre, si les élus souhaitent le développement d’activités de proximité et à la condition indispensable que ce développement soit économiquement viable et puisse s’inscrire dans un  schéma de développement des activités de proximité durable et cohérent à l’échelle de la CCG.

 

Les centres-villages constituent des pôles de proximité*, ils ont vocation à proposer une offre limitée, répondants aux besoins quotidiens des habitants de la commune, il s’agit en général d’activités de boulangerie, de tabac / presse, café …

La collectivité favorisera le maintien et le développement de ces activités notamment en veillant à ce que les entreprises puissent avoir accès au local d’activités dans des conditions favorables (notamment acquérant des locaux) et en assurant un bon accompagnement des professionnels. Elle pourra également favoriser l’amélioration de l’outil de production des artisans. 

 

4.2 Axe n°2 : améliorer, moderniser la qualité de l’environnement de l’offre

 

L’amélioration et la modernisation de l’environnement immédiat des pôles économiques de proximité, apparaissent comme nécessaires afin de renforcer l’attractivité des centralités.

Cette politique d’évolution de l’environnement des espaces marchands de centralité ne peut se réaliser qu’au travers d’aménagements urbains et d’actions de soutien à l’économie de proximité.

Ainsi, les actions prioritaires à mettre en œuvre pourront être les suivantes :

 

  • Assurer une accessibilité aux pôles commerçants. Cette accessibilité devra être multi-modale et devra permettre à chacun d’accéder aux locaux d’activités, y compris pour les livraisons. Ainsi, une place importante devra être faite pour les modes doux et notamment piétons. Dans ce sens des restrictions de circulation pourront être mises en œuvre sur les noyaux commerciaux les plus denses, notamment en centre-ville. Toutefois, l’automobile restant un moyen de déplacement très important, l’accès par la route et une offre de stationnement à proximité des commerces sera proposée ; Une étude concernant les besoins des personnes handicapées en termes d’accessibilité avec une amélioration de l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite doit être menée.
  • Les espaces commerciaux les plus denses, notamment les centres-villes, constitueront des espaces agréables, propices à la flânerie. Pour ce faire, ils devront bien sûr proposer une offre commerciale attractive, mais également des aménagements urbains de qualité, un système de partage de l’espace vis-à-vis des voitures, une végétalisation et d’autres attraits que le commerce : offre culturelle, espaces verts … Ce volet pourra s’accompagner d’un concept lumière pour donner une identité globale aux centralités et le confort attendu par les chalands et promeneurs : créer une nouvelle ambiance nocturne qui rassure (« le soir, l’usager doit se sentir en sécurité), penser l’éclairage comme une mise en lumière de l’espace, créer des événements lumineux sur certains bâtiments, éclairer en maîtrisant l’énergie ;
  • Mise en place d’une signalétique collective, efficace, permettant au chaland de s’orienter aisément, notamment pour le public ne connaissant pas le site. Cette signalétique devra être adaptée aux automobilistes comme aux piétons.
  • Amélioration des vitrines et devantures des locaux d’activités ;
  • D’autres opérations sont envisagées  comme des sets de tables, décorations de vitrines, formation de commerçants, animation commerciales, études sur la mise en œuvre d’une carte de fidélité multiservices.  

 

 

4.3 Axe n°3 : faire connaître l’offre existante

 

Proposer une offre étoffée, répondant aux besoins de la population et susceptible d’attirer une clientèle extérieure, dans un environnement accessible et agréable, constituent l’une des clés du succès des activités de proximité dans un territoire. Toutefois, il s’agit de faire connaître cette offre et cet environnement tant auprès des populations locales – qui ont parfois pris des habitudes de consommation en dehors du territoire – qu’auprès des habitants des territoires voisins, clients potentiels.

Ainsi, l’objectif de la collectivité sera d’initier, de favoriser et d’accompagner plusieurs types de démarches, pour lesquels les professionnels devront s’impliquer.

  • Une campagne de communication auprès de la population locale afin de faire connaître l’offre commerciale proposée et son environnement. Les supports utilisés reprendront une liste des activités nouvelles et anciennes. Ils pourront être diffusés via Internet (par un site dédié), par distribution dans les boîtes aux lettres, par information chez les commerçants et dans les administrations (mairies, écoles …) ;
  • Une campagne de communication à destination de l’extérieur, en ciblant notamment les résidants des territoires voisins et la clientèle de l’offre de loisir du territoire de la CCG. Cette action sera développée en partenariat avec l’Office de Tourisme afin d’être liée à la communication sur l’offre touristique du territoire ;
  • Des actions d’animations ponctuelles, sur un thème qui reste à définir. L’objectif de ces animations est de faire venir des gens – consommateurs potentiels – sur les espaces commerçants en les attirant pour autre chose que le commerce, mais en leur faisant découvrir l’offre commerciale.

 

 

4.4 Outils de mise en œuvre

Afin de rendre la stratégie de développement de l’économie de proximité de la CCG opérationnelle et pour qu’elle puisse se transcrire à terme par un outil d’aménagement du territoire, il conviendrait :

  • De mettre en place un Comité de Pilotage représentatif de l’ensemble des acteurs intervenant en matière d’économie de proximité sur le territoire de la CCG, intégrant notamment les professionnels, les chambres consulaires, les élus … Ce Comité serait notamment en charge d’orienter la politique en matière d’économie de proximité et de valider les actions à entreprendre ;
  • De mettre en place des outils permettant de suivre l’évolution du tissu économique de proximité et d’évaluer les effets des actions mises en œuvre pour en favoriser le développement ;
  • De créer une commission d’urbanisme commercial qui étudie les projets commerciaux, les demandes en CDAC*…

[1] Liste des centres-bourgs de la CCG : Collonges-sous-Salève, Viry, Valleiry

En ce qui me concerne, je pense que bien sur, toutes les explications avancées ici, jouent un rôle dans le pourquoi d'une aussi mauvaise situation, mais qu'il convient de rationaliser et de simplifier le constat pour y trouver des solutions.

Saint-Julien souffre d'un manque de traffic, lié à 2 phénomènes:

1- le manque d'attractivité de la ville
2- l'offre existante insuffisante qui n'encourage pas les chalands à avoir le réflexe "St Julien" quand ils savent trouver une offre abondante et compétitive à Annemasse ou Genève.

C'est sur ces 2 axes qu'il faut faire porter notre effort. A titre d'illustration, on remarquera que notre ville offrant plusieurs magasins de décoration, ceux ci semblent bien marcher car l'offre est suffisante pour faire de St Julien un lieu attractif où l'on pourra trouver "chaussure à son pied". Si l'offre alimentaire, ainsi que l'offre de services (banques, coiffeurs, agences immobilières, opticiens....) semblent tout à fait suffisantes, c'est dans l'offre non alimentaire que nous péchons. Or c'est ce commerce là qui est le plus dépendant du traffic. En se promenant devant les vitrines, les badauds sont tentés et rentrent dans le magasin. S'il n'y a pas de promeneurs, il n'y a pas de business et donc les commercants ne sont pas tentés d'ouvrir boutique.

Il importe donc d'améliorer l'attractivité de la commune pour encourager les gens à se promener en ville. C'est là toute l'idée qui soustend mon projet de musée de la guitare (voir la note à ce sujet).

Je pense aussi que la mise en place d'un marché "bio" le samedi matin pourrait être un premier pas vers l'accroissement de l'activité commerciale. Encore faut-il s'en occuper sérieusement!...

18:08 Publié dans Economie, Saint-Julien, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : st julien, commerce, marché bio, musée de la guitare | | | Digg! Digg | | |  Facebook

26/11/2010

Petit Déjeuner de la MED : les frontières - Territoires de fracture, territoires de couture ...

Ce matin, se tenait dans les locaux de la CCG à Archamps, une conférence-débat organisée par la Maison de l'Economie, sur le thème des problèmes rencontrés par les régions frontalières françaises, avec comme orateur, le député-maire de Divonne, Mr Etienne Blanc.

Lors de sa présentation, par ailleurs excellente, Mr Etienne Blanc a indiqué ce matin une statistique qui a retenu toute mon attention et qui devrait tous nous faire réfléchir.

Etienne Blanc.jpg

Chaque jour plus de 330 000 français frontaliers traversent la frontière pour aller travailler dans le pays limitrophe, que ce soit en Suisse, en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en Italie, ou encore au Luxembourg. Ce chiffre est à comparer aux 10 000 étrangers qui traversent la frontière en sens inverse pour venir travailler en France. Le plus grave étant que le solde migratoire est négatif à pratiquement chacune de nos frontières. Un tel phénomène ne peut laisser indifférent nos gouvernants: il est bien la preuve évidente de l'appauvrissement de la France et de la perte de compétitivité de notre économie face à nos concurrents Européens.

Tableau migratoire.JPG

On dit même que le Président, visitant la zone frontalière avec le Luxembourg d'Esch-sur-Alzette s'est emporté devant le décallage offert par le paysage: des bureaux et des usines du coté luxembourgeois, et des vaches dans les prés du coté français, comme on peut le deviner sur la photo satellite ci-dessous avec la ville rurale française de Russange en bas faisant face à la ville d'Esch en haut à droite.

Russange.JPGtechnoport.jpg

Technoport d'Esch sur Alzette

 

D'où la mise en place d'une commission présidée par Etienne Blanc, travaillant de concert avec le secrétaire d'Etat Pierre Lellouche, sur les raisons d'une telle disparité.

Extraits du Figaro sur le sujet:

"Une mission parlementaire préconise des "zones économiques à statut spécial" le long des frontières de la France, pour rééquilibrer l'emploi et l'investissement côté français dans ces régions, a indiqué le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche. "Une des idées principales de ce rapport", a-t-il déclaré à quelques journalistes, est d'"imaginer, là où il y un intérêt économique évident le long des frontières, des zones à statut spécial, aussi bien au niveau du droit social que du droit fiscal", afin de "créer de la richesse et de l'emploi".

Le ministre, qui s'est vu remettre le rapport mercredi, a cité les cas de la zone de Bâle-Mulhouse, aux frontières de la Suisse, de la France et de l'Allemagne, et de la frontière luxembourgeoise.  "Nous avons assisté en dix ans à un triplement du nombre de nos frontaliers. Tous les jours, 330.000 frontaliers français traversent nos frontières pour aller travailler de l'autre côté, contre seulement 10.000 dans l'autre sens. Ca en dit long sur la compétitivité de nos territoires", a remarqué M. Lellouche.

Cette mission parlementaire sur la politique transfrontalière avait été confiée par le Premier ministre François Fillon à trois parlementaires de la majorité, Etienne Blanc, député de l'Ain, Fabienne Keller, sénatrice du Bas-Rhin et Marie-Thérèse Sanchez Schmid, députée européenne.  La mission parlementaire s'est rendue sur toutes les frontières de la France, pour examiner les problèmes concrets des frontaliers et des entreprises, en raison notamment des différences de compétitivité et de régime fiscal."

En cliquant ici on pourra lire la synthèse des recommandations de la commission qui tiennent en 19 propositions.

Prenant la parole lors de cette conférence débat, j'ai rappelé à Mr Blanc, (ce qui n'était pas nécessaire puisque ce monsieur a une très grande connaissance de l'histoire de notre territoire) que notre région  avait une spécificité bien particulière, qui la distinguait des autres zones frontalières françaises. La spécificité de notre territoire a en effet déjà été reconnue dans l'histoire avec la création des 2 zones franches du Pays de Gex et de Savoie en 1815 & 1816. (voir l'article consacré à ces zones franches sur ce même blog). Je lui ai donc suggèré de réactiver ces zones franches, en leur conférant une spécificité non plus seulement douanière mais économique, sociale et fiscale.

Ayant dans un premier temps écarté l'idée en prétextant que cela ne faisait que repousser le problème plus loin géographiquement, il m'a semblé dans un second temps, lors d'une discussion en aparté, moins catégorique dans son refus. Il est cependant clair qu'avec un état aussi centralisé que le nôtre, ce n'est pas demain que la France apportera des solutions concrètes et efficaces à ce réel problème de compétitivité.

Quoiqu'il en soit, je suis en plein accord avec Etienne Blanc sur le fait que la solution doit être trouvée ensemble, au sein d'une équipe de France, sans tenir compte des divergences d'opinion politique de ceux qui la composent (n'est ce pas Mr Borrel, présent ce matin dans la salle), pour défendre au mieux nos interets et éviter que nos régions frontalières ne soient que des dortoirs, pour les salariés des entreprises basées de l'autre coté de la frontière.

Merci à Mr Blanc de ce brillant exposé et merci à la MED pour l'organisation de ce petit déjeuner, fort interessant, et qui a connu un grand succès d'audience, ce matin à Archamps.

 

23/11/2010

WATER MAKES MONEY - Un film sur le dessous des cartes du marché de l'eau

Hier soir, à l'Arande s'est tenu une conférence débat autour du film "Water Makes Money", un brulot qui montre comment les grandes multinationales que sont SUEZ-La Lyonnaise des eaux & VEOLIA-La Générale des eaux s'enrichissent de façon éhontée sur le dos des consommateurs de l'eau urbaine.

Photo Arande1.JPG

Le débat était organisé par Jacques CAMBON, spécialiste de l'eau chez ATTAC, entouré de Bernard GAUD, Président de la CCG et partisan de l'exploitation de l'eau par des régies publiques, et Philippe FONTANEL, de VEOLIA,  qui avait la lourde tâche de défendre son entreprise et l'exploitation de l'eau par un Partenariat Public Privé face à une assemblée majoritairement hostile à sa cause.

N'ayant pas d'opinion dans cette affaire, je ne peux cependant m'empécher de regretter le parti pris du film qui est une attaque à charge, à la limite de l'honnêteté intellectuelle, contre les 2 multinationales françaises;  ce qui fut d'ailleurs remarqué par Pierre-Jean CRASTES, fonctionnaire territorial et maire de Chenex, dans une intervention tout à fait louable de par son sens de la mesure.

La conclusion de la discussion, qui a remporté le consensus, est que, quelle que soit la solution choisie, exploitation directe des communes via une régie ou à travers une société privée par Délégation de Service Public, il est indispensable que la collectivité ait en son sein des techniciens capables de contrôler ce qui est fait.

Outre les exemples de corruption, aussi bien à gauche qu'à droite,  qui ont été indiqués et qui donnent du grain à moudre à ceux qui se font les opposants aux sociétés privées, il n'est pas contestable que les interets à Long Terme de la collectivité sont mieux servis par une régie que par une DSP, à la condition expresse que le Service Public soit compétent et qu'il puisse échapper aux dérives que l'on observe parfois dans certains services de l'Administration.

Ceci étant dit, il est bon de rappeler qu'aujourd'hui, 80% de la population française est approvisionnée en eau potable via les entreprises privées; il doit donc bien y avoir une raison, si on veut bien accepter que tous les élus ne sont pas corrompus. A ce sujet, rappelons que la ville de st Julien vient de décider de reconduire la société VEOLIA dans une DSP après 30 ans de bons et loyaux services de celle-ci.

En conclusion, je crois pouvoir dire qu'il n'y a pas de solution miracle, ni d'un coté ni de l'autre et que le choix des élus doit se faire en fonction de paramètres qui sont propres à chaque commune ou intercommunalité. Mais ce qui est sur, c'est que l'interet à Long Terme de la communauté doit être pris en compte et respecté.

Merci aux organisateurs, l'ATTAC, la Ville est à Vous & l'Université Populaire du Vuache au Salève pour avoir permis cet échange de vue; tout débat citoyen, respectueux de l'autre, est un plus pour la démocratie.

Pierre Brunet

19:37 Publié dans Economie, Société, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : veolia, suez, attac, la ville est à vous, l'arande | | | Digg! Digg | | |  Facebook

06/11/2010

La France est en voie de devenir le "sick man" de l'Europe

On a pris l'habitude en Asie d'appeler les Philippines sous le sobriquet de "sick man of Asia", (l'homme malade de l'Asie) ce qui correspond à une triste réalité qui a vu ce beau pays sombrer de la 2ème place des pays les plus riches d'Asie dans les années 1950 (derrière le Japon, mais devant Taiwan ou la Corée) à celui de l'un des plus pauvres aujourd'hui. Comment ce pays prospère avec un peuple jouissant d'une bonne éducation (rappelons qu'à l'époque les classes moyennes de Thailande ou de Malaisie y envoyaient leur progéniture pour étudier) a - t il pu péricliter de cette façon?

Cela s'explique par une conjonction de facteurs qui mèle corruption, attitude des élites, au premier rang desquels les médias et la classe politique, et manque de pragmatisme. Ajoutons y une forte dose de jalousie sociale(tiens tiens un autre pays catholique, quel hasard...) dont l'ethnie chinoise fut la principale victime, et on aura réuni les principales causes de ce déclin.

La France est malheureusement en train de suivre le même chemin, s'appauvrissant par rapport à ses voisins, faute d'un consensus politique et social lui permettant de se tourner résolument et sereinement vers l'avenir.

Il y a quelques jours,  sur FR3, la philosophe Geneviève Fraisse expliquait que la situation explosive de notre pays provient de ce que le peuple est en colère car les gens ne peuvent plus supporter l'écart inacceptable qui existe entre les plus riches et les plus pauvres; cela en faisant abstraction du fait irréfutable , et les statistiques le démontrent sans ambage, qu'au contraire la France est le pays du monde où l'écart de revenus entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres, une fois pris en compte les transferts sociaux, est l'un des plus faibles: il est de 3.5 pour être exact.

Selon moi, nous sommes victimes de la mentalité d'envie sociale qui règne dans ce pays, où l'on préfère rester pauvre plutôt que d'accepter un enrichissement qui permettrait à d'autres de s'enrichir plus que soi-même. La France aurait bien besoin d'une bonne psychanalyse, car une telle mentalité doit bien avoir une explication.

Et nous n'avons pas tout vu, car se profile à l'horizon une guerre des générations, où les jeunes viendront arracher aux vieux les acquis, je préfère dire les privilèges, auxquels ils sont accrochés.

A force de réfuser l'évolution, une nouvelle révolution nous guette qui nous fera sombrer dans le déclin et la pauvreté, avant de faire la voie à un homme (ou une femme) providentiel, comme à chaque fois dans notre histoire (Napoléon, De Gaulle...)

PS: Pour ceux que ce sujet interesse, je les invite à lire l'autre article que j'ai écrit sur le sujet: "Taxer les riches pour aider les pauvres...."