Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/02/2013

Histoire & Patrimoine - Grandeur et décadence des Bains de la Caille

 

 

Pont de la Caille-Borne.jpg

 

Sur la route qui va de Genève à Annecy, entre Cruseilles et Allonzier la Caille se dressent 2 ponts qui font l'admiration des voyageurs et dont le nom provient sans doute d'une ancienne auberge ornée du dessin de cet oiseau.

 

pont de la Caille Charles Albert.jpg

 

Le pont suspendu dit pont Charles Albert, du nom du roi qui en décida la construction, fut inauguré le 11 juillet 1839 après 16 mois de travaux à l'époque où notre territoire était encore partie intégrante du royaume de Piémont-Sardaigne. Il enjambe la rivière "Les Usses" qui coule 150m plus bas et n'est plus que piéton, les lattes de bois qui le recouvrent ne pouvant supporter de lourdes charges.

 

Pont de la Caille2.jpg

Le magnifique pont Charles Albert aujourd'hui

 

Quant au pont "moderne" qui jouxte le pont d'origine, il fut construit entre 1925 et 1928, sur les plans de l'ingénieur Caquot, afin de faire passer la ligne de tramway qui devait relier Genève à Annecy. Ce projet ayant été abandonné, c'est tout naturellement à la circulation automobile que ce pont, à arc unique en béton non armé, fut alors et  est encore destiné.

 

Pont de la Caille-Caquot.jpg

Pont de la Caille Caquot construction.jpg

les 137.50m de portée du pont d'Albert Caquot représentaient un record du monde en 1928 

Mais ce n'est pas des ponts dont je souhaite vous entretenir ici, mais bien plutôt de ce qui se passait 150 m plus bas au bord de la rivière Les Usses.

 

Bains de la caille4.jpg

 

Car les milliers d’automobilistes qui franchissent chaque jour le pont de la Caille ne le savent sans doute pas, mais jusqu’en 1937, des centaines de curistes ont fréquenté le très chic établissement thermal qui y était situé, tout au fond du ravin . Les Bains de la Caille comprenaient quatre bâtiments modernes (128 lits), plusieurs piscines et même un superbe casino dans le plus pur style « art déco ».

 

Bains de la Caille5.jpg

 

A l’origine de ces bains, deux sources d’eau chaude (25 °C) riches en acide sulfhydrique, mais aussi en sélénite, en sel, en carbonate de chaux et en fer ! Cette source, appelée la fontaine de Cherpié, était connue des habitants de la région qui venaient y soigner nombre d’affections telles que les arthrites, les rhumatismes, les maladies de peau ou les bronchites. Elle était même connue depuis fort longtemps, puisque des travaux effectués en 1847 ont fait découvrir des vestiges d'anciens thermes dont la contruction, en brique, remonte aux Romains. On y a même trouvé une inscription en latin sur une énorme pierre encastrée dans le soubassement des anciens bains dont la traduction signifie "Bain de César édifié en l'année du Seigneur...."

En 1449, un pâtissier de Genève, Jean Brulequin, construit à proximité de la source un hôtel avec écurie et jardin. L’homme a des relations, car il bénéficie de la protection du duc de Savoie et peut à ce titre orner ses bâtiments des armoiries ducales, moyennant une redevance annuelle d’une livre de cire ! Mais cette belle aventure tourne court lorsqu’un énorme rocher a la mauvaise idée de se détacher de la falaise surplombant la source. L’hôtel est gravement endommagé et le sieur Brulequin décide de regagner Genève. Fin du premier acte.

Abandonnée pendant trois siècles, la fontaine bienfaisante est redécouverte en 1791. A cette époque, plusieurs savants, membres de la société des Arts et Sciences de Genève, viennent sur place étudier la source et confirment son intérêt médical. Mais son accès difficile – un sentier de chèvres bordé de précipices – limite grandement les possibilités de fréquentation du site par les malades.

En 1825, un citoyen de Copponex, Michel Baussand, malade qui fréquente les bains, construit des baraques en bois pour facilter l'acces aux thermes. IL obtient même pour cela une subvention de 400 Francs du Conseil Municipal de Cruseilles. En 1847, un prêtre d’Annecy-le-Vieux, Paul-Bernard Croset-Mouchet, le rejoint et décide d'investir pour exploiter la source. Il fait construire une maison de deux étages avec douze cabinets de bain et huit chambres baptisé, en toute modestie, « le Château » ! Les années suivantes voient naître une hostellerie-restaurant, "Le Foyer des Infirmes" et deux autres édifices, "Les Galeries" et "l'Elysée". Le batiment des piscines, adjoint de bassins exterieurs complétait l'offre de soins, tandis qu'un batiment administratif , baptisé plus tard "Le Casino", une chapelle et des écuries complétent l'ensemble.

Le renouveau des Bains

Le chanoine Crozet-Mouchet fait aussi ouvrir à grands frais une route carrossable qui, remontant par de nombreux lacets les bois de la rive gauche de la rivière, reliait l’établissement des Bains de la Caille au pont Charles-Albert, qui comme nous l'avons vu avait été inauguré en juillet 1839. L’inauguration de cette route d'accès direct, le 23 mai 1852, lança le succès des Bains de la Caille qui allaient dès lors connaître pendant des décennies une importante fréquentation de curistes. Il faut noter que si un service spécial de transports de voyageurs depuis Annecy existait, la pente de la voie qui descendait aux bains, imposait cependant d'utiliser un véhicule différent de celui qui faisait la liaison depuis Annecy. De nouvelles piscines, une maison de cure construite à cheval sur les Usses – et qui sera emportée par une crue en 1888 – et même un superbe casino renforceront encore le succès de cette étonnante station thermale.

 

Bains de la Caille7.jpg

L'établissement thermal "Les Bains de la Caille"

 

Les Bains de la Caille en 1867, comme si vous y étiez…

Afin d'imaginer ce que pouvait être la vie de cet établissement dans les années 1860, glissons-nous dans les pas du journaliste Henri Albert, qui visite les lieux pour le compte de L’Écho du Salève, en juin 1867. « Au dessous du pont Charles-Albert, comme un fragment de ciel tombé sur la terre, apparaît l’établissement thermal de la Caille. Un chemin carrossable  y conduit. Il est bordé d’un côté par un impressionnant ravin et surplombé de l’autre par d’énormes rochers en partie taillés. L’existence des Bains de la Caille remonte à cette époque où notre Savoie était colonie romaine. En 1847, M. le chanoine Croset-Mouchet, d’heureuse mémoire, acquit le sol et les sources des bains. Sous son initiative, des travaux considérables s’exécutèrent et l’établissement actuel fut élevé avec rapidité. Depuis, la renommée des eaux sulfureuses, établie par des cures vraiment merveilleuses, alla croissant d’année en année, et elle ne saura que grandir encore sous l’habile direction de Mme veuve Secrétan, qui en est l’actuelle propriétaire. Quatre constructions spéciales sont destinées au service des bains : elles sont disposées en carré long et le centre est occupé par une vaste cour. Là s’élèvent, gracieux et sveltes, des groupes d’arbres aux panaches verdoyants. De la cour s’échappent plusieurs sentiers sinueux ; les uns conduisant à des bosquets et à des parterres, tandis que d’autres vont vers la grotte du Diable, qui rappelle les souvenirs de la romantique légende de Fernando Gomez (que nous évoqueront la semaine prochaine !). Si on pénètre dans cette cavité ténébreuse, un frisson vous glace ! Si on écoute, ce sont la pierre, les feuilles, la timide fleur, l’insecte, l’oiseau, qui tous paraissent offrir un hymne à la divinité des lieux. Ailleurs, c’est la cascade des Fées, où le soleil scintillant dans les eaux écumantes produit des prismes charmants et variés. Chaque printemps amène l’ouverture de la saison thermale. Cette année, elle a eu lieu le dimanche 26 mai 1867. Le ciel calme et pur, le temps magnifique était pour tous un heureux présage. À dix heures du matin, des cris de joie se faisaient entendre : les yeux fixés vers le pont Charles-Albert apercevaient un groupe de personnes : c’était la musique de Saint-Julien, qui, chaque année, est conviée à la fête d’ouverture. Une brise propice apportait aux Bains leurs lointaines harmonies, qui, se mêlant au bruit de joyeuses détonations, allait battre le rocher et se perdre en échos mille fois répétés. A midi, un repas splendide réunissait plusieurs notables des alentours. Si le baron Brisse (gastronome célèbre sous le Second Empire) eut été au nombre des convives, il aurait sans doutez félicité Mme Secrétan pour la qualité de son banquet. La musique anima le dessert par un beau passage du Trouvère, auquel succédèrent des symphonies plus légères, mais non moins égayantes. A quatre heures, M. Michel Guy, sous-préfet de Saint-Julien, et son épouse, vinrent rehausser de leur présence la joie et l’éclat de la fête. Un bal fut ouvert sous leur initiative, dans un des salons de l’établissement. La fête ne cessa que quand la nuit vint forcer l’orchestre à jeter ses dernières modulations, et la foule joyeuse à abandonner ces lieux magiques… ».

 

Bains de la Caille6.jpg

 

Les grandes heures

En 1923, l'artiste peintre genevois Charles-Félix Mantilleri acquiert l'établissement qui traverse des difficultés, et s'y installe avec sa femme Julia et leurs 14 enfants. Il fait le pari du modernisme, installant des centrales électriques près de l'ancien pont romain; puis très vite, les tennis cotoyent les piscines et des orchestres réputés jouent dans le casino; on peut y écouter la TSF et même téléphoner. Tout ce confort attire une clientèle aisée venant de Genève, Paris et même de l'étranger.

 

Bains de la Caille - casino.JPG

Bains de la Caille - Salle à manger.JPG

 

Le déclin

Suite au décès dans un accident de voiture de Charles Mantilleri en 1933, la famille décide de se séparer des Bains en 1937, mais la vente échoue. Survient la guerre qui voit l'activité cesser puis les batiments tomber en proie au pillage. En 1944, Robert Faivre rachête la propriété pour la revendre l'année suivante à une association d'infirmes dirigée par l'abbé Pernet qui tente de rénover les anciennes installations, mais qui jette l'éponge 10 ans plus tard. En 1966, c'est Marius Ailloud, propriétaire de l'usine d'équarissage qui surplombe le ravin qui rachete le site, et qui probablement sonne le glas pour longtemps de l'exploitation des sources.

 

Bains de la Caille - proprios.JPG

 

 

Bains de la Caille - ancienne route.jpg

L'ancienne route du Chanoine, de moins en moins praticable

 

 

Aujourd'hui,  il est assez émouvant d’emprunter la vieille route du chanoine Crozet, qui devient peu à peu impraticable, pour visiter les vestiges de ce passé prestigieux. Seule subsiste l'odeur caractéristique du souffre! Il n'est plus question d'eau sulfureuse , tiède, bienfaisante, qui continue pourtant à s'écouler inexorablement dans un bassin circulaire avant de rejoindre tranquillement les eaux de la rivière en y entrainant ses innombrables vertus.

Bains de la caille8.jpgEntré du batiment des bains

Bains de la caille 9.jpg

Ce qu'il reste de l'un des bassins

 

Pont de la Caille,Charles-Albert,Caquot,Bains de la Caille,Mantilleri,

Pont de la Caille,Charles-Albert,Caquot,Bains de la Caille,Mantilleri,

Les batiments ont été rasés pour raisons de sécurité. Seules les piscines noyées sous les arbustes et la végétation, et les cabines de bains demeurent visibles.On peut y voir une dernière construction, fort endommagée, sur le fronton de laquelle on peut encore voir une partie de l'inscription du Chanoine Croset-Mouchet, tel un défi aux outrages du temps " Béni soit Dieu qui fit jaillir les sources. A coté des maux, il mit le remède"

 

Bains de la Caille fin.jpg

Ce qu'on peut encore voir de l'inscription du chanoine

 

Voila un exemple typique de notre histoire et de notre patrimoine qui s'effiloche au fil des ans. C'est pouquoi je voudrais adresser un très grand merci à mon ami Dominique Ernst, journaliste et écrivain, conseiller municipal de Vers qui est à l'origine de l'essentiel des textes et photos qui apparaissent dans cet article; Grace à lui, nous pouvons découvrir des vestiges de notre histoire et apprécier les légendes qui du Salève au Vuache ont contribué à faire de notre territoire ce qu'il est aujourd'hui. On peut trouver ses oeuvres à la Maison du Salève ou auprès de la Salèvienne.

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur les Bains de la Caille, vous pouvez aussi consulter le site de Beaumont qui retrace plus en détail l'histoire si rocambolesque de ce patrimoine aujourd'hui disparu:

 http://www.beaumont74.fr/iso_album/les_bains_de_la_caille...

Enfin, pour ceux qui désirent se rendre sur le site, sachez qu'on peut y accèder par un chemin à partir de Cruseilles.

 

 

 

 



 

 

22/02/2013

Le ministre du redressement productif une fois de plus à la une

Montebourg marinière.jpg

Au lieu de faire profil bas suite à la première  lettre du PDG de TITAN, Arnaud Montebourg a jugé préférable de faire monter le ton et les enchères en lui répondant par une lettre persiffleuse et de menace, assumant comme à son habitude la posture du fier coq gaulois qu'il affectionne, et bien évidemment afin de passer de la pommade et de faire plaisir aux syndicats et aux bon travailleurs de France. Ce dont il ne se rend pas compte, le bel Arnaud, c'est qu'en se conduisant ainsi, il déconsidère notre pays aux yeux des investisseurs du monde entier.

Si j'avais été à la place de Mr Taylor, ce n'est  pas d'extrémiste que j'aurais qualifié Mr Montebourg mais bien plutôt de G.....L. Je ne serai d'ailleurs pas surpris qu'il soit la vedette ce soir sur Canal Plus vers 20:00.

Assez, c'est assez, il est temps que Mrss Hollande et Ayrault tirent les conclusions de cette farce que nous tient l'élu de Frangy en Bresse depuis sa nomination, et qu'ils le démissionnent du gouvernement.

Ce n'est pas de redressement que Mr Montebourg s'occupe, c'est une démolition en règle de notre pays qu'il conduit en se fachant avec tous les investisseurs étrangers potentiels, au moment ou nous en avons le plus besoin. L'amateurisme a ses limites!...

IL est temps que les Français de bon sens se réveillent; et j'en appelle à leur bon sens pour céer un mouvement citoyen d'amplitude qui demande la démission de ce ministre aussi improductif.

Basta! Finita la comedia et arridiverci Mr Montebourg.

17:59 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : montebourg, titan, redressement productif, goodyear | | | Digg! Digg | | |  Facebook

21/02/2013

TITAN - La lettre qui fâche les syndicats français alors qu'elle devrait les réveiller

Ci dessous la lettre adressée ce jour par le PDG de la firme américaine TITAN à Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement Productif de la République Française à propos d'une éventuelle reprise du site industriel de Goodyear à Amiens par sa société.

Au dela de son caractère un peu provocateur d'un chef d'entreprise étranger envers un ministre français qui donne des leçons à tout le monde, cette lettre qui a suscité un tollé chez les syndicats français mériterait pourtant qu'on la lise en détail pour mieux comprendre l'image désastreuse très largement répandue chez nos partenaires économiques du système productif français.

Ce que Mr Taylo indique dans son courrier, c'est que depuis 4 ans, Goodyear a essayé de sauver le site industriel d'Amiens, mais que la direction s'est heurtée au refus de se comporter en partenaire raisonnable de la part des syndicats, privilégiant une posture jusqu'au boutiste dont on voit aujourd'hui à quoi elle conduit. Et que dans le même temps, le gouvernememt a beaucoup parlé sans vraiment agir concrètement.

Il serait grand temps que les syndicats, au premier rang desquels pointe la CGT, se comportent en véritables défenseurs de l'emploi, quitte à accepter une négociation efficace avec la direction, plutot que de noyer le bébé avec l'eau du bain. Ce qui est clair dans la missive du PDG américain, c'est qu'il y a une totale incompréhension entre les investisseurs étrangers  d'une part, et les syndicats et le gouvernement français d'autre part.

Or ce qui est grave, c'est que pendant longtemps, si la France était l'une des terres de prédilection pour les entreprises étrangéres (n'oublions pas que Goodyear ou Continental sont des entreprises étrangères qui sont venues créer des sites industriels en France), ce n'est plus le cas aujourd'hui. Au contraire, l'heure est au départ du territoire français, tant l'environnement économique, social et fiscal est devenu hostile au business dans notre pays.

Nous avons affaire à un vrai découragement des chefs d'entreprise qui ne trouvent plus la motivation pour continuer à entreprendre et investir dans notre pays. La période que nous vivons avec le matraquage fiscal et la mise au ban des patrons est comparable à la révocation de l'Edit de Nantes qui, en faisant fuir les huguenots de France, a appauvri pour plusieurs siécles notre pays. Mr Hollande est en train, sans s'en rendre compte, de reproduire la même erreur fatale qu'a faite Louis XIV.

Ce qui est aussi fort interessant dans cette lettre, c'est cette phrase: "you are a politician, so you don't want to rock the boat", ce qui signifie litteralement: Vous êtes un politicien, aussi vous ne voulez pas secouer le système. Et le PDG américain touche là un point essentiel de la faillite en cours de notre pays: l'absence de courage politique de notre classe politique, qui toute accaparée à protéger ses places et ses privilèges, n'ose pas mettre en place les réformes douloureuses mais indispensables dont notre pays a besoin.

Qu'il est loin le temps ou le Général De Gaulle entrait en résistance pour s'opposer au déshonneur et à la déchéance de la nation. Et que dire des réformes qu'il eut le courage et la vision d'imposer quand il revint aux affaires en 1958. Mais ou est-il cet homme courageux et déterminé qui pourrait renverser la vapeur?
J'ai cru en 2007 que Nicolas Sarkozy pourrait être cet homme là, mais quelle déception! Il ne suffit pas de tourner les bras et de faire du vent pour faire fonctionner le moulin.

Enfin, le dernier point à relever dans cette lettre est que dans la gigantesque partie de poker qui se joue au niveau mondial, la France a malheureusement de moins en moins de bonnes cartes, et chaque joueur sait qu'à ce jeu, il est bien difficile de gagner quand les cartes ne sont pas là.

Une éducation de plus en plus médiocre, des niveaux de salaire élevés, un outil de production qui ne se modernise plus, une population vieillissante et enfin une dette qui nous étrangle.

La seule attractivité qui nous reste, c'est la richesse de notre population qui peut séduire des investisseurs interessés par nous vendre leurs produits. Avec l'appauvrissement constant et la baisse de notre pouvoir d'achat, l'interet de produire en France est en chute libre. Nulle industrie n'illustre mieux ce constat que l'industrie automobile. Cette industrie naguère prospère connait une baisse de son marché français sans interruption depuis 16 mois, provoquant une réducion des ventes de moitié de voitures dans notre pays. Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner que Renault ou PSA préfèrent investir au Maghreb ou en Espagne plutôt que chez nous. Et demain ce sera au tour du commerce, avec une désertification de nos centre-ville qui perdront peu à peu les magasins qui aujourd'hui égaient nos trottoirs.

Je suis triste de faire ce constat effrayant, mais il faut savoir qu'un jour ou l'autre la réalité nous rattrape. Aprés 30 ans de lacheté politique toutes tendances confondues, c'est l'heure de payer l'addition. Et avec l'euro, elle n'en est que plus sévère!...

C'est ce qui nous arrive aujourd'hui en Europe du Sud. Mais à l'inverse de nos amis italiens, espagnols ou portugais qui sont en train de prendre les mesures nécessaires, notre pays continue à vivre dans le déni de réalité. Le réveil n'en sera que plus douloureux.

 

Titan1.JPG

Titan2.JPG

20/02/2013

Le Genevois Français doit-il rougir du Pays de Gex?

Centre Commercial FREY - St Genis.JPG

Publiée jeudi 31 janvier 2013 dans Le Dauphiné Libéré, ci dessus est la photo du futur Cente Commercial que la société FREY prévoit d'inaugurer à St Genis-Pouilly en 2016: Un investissement de 100 Millions d'euros qui va créer 500 emplois, sans parler de la richesse induite qui sera générée par l'implantation d'un tel vaisseau au sein de la commune frontalière du Pays de Gex, qui, rappelons le, compte moins d'habitants que St Julien-en-Genevois.

Ce développement chez nos voisins du Pays de Gex me conforte dans l'idée que notre commune de St Julien manque d'ambition. Je l'avais déjà évoqué lors d'un précédent Conseil Municipal, et je ne peux que constater que nous passons à coté d'opportunités qui seraient je le crois bénéfiques au développement économique de notre commune et à l'emploi.

Copinage suite - la BPI c'est Royal!...

BPI,Ségolène Royal,Jean-Pierre Jouyet,copinage

Après Jack Lang recasé à l'Institut du Monde Arabe, c'est au tour de l'ex compagne du Président Hollande de trouver un confortable point de chute probablement bien juteux. Voila Ségolène Royal nommée Vice-Présidente et Porte Parole de la Banque Publique d'Investissement (BPI).

BPI,Ségolène Royal,Jean-Pierre Jouyet,copinageMais n'y voyez pas l'intervention du bon François, puisqu'il nous a promis une République irréprochable, à l'opposé de ce qui se faisait sous la Présidence Sarkozy. Non non, dans ce cas précis, c'est le Président de la BPI, Mr Jean-Pierre Jouyet, ami intime du couple Hollande - Royal qui a decidé tout seul que la plus compétente pour un tel poste, c'était Ségolène Royal, bien connue pour son experience et ses connaissances bancaires. Il serait fort interessant de connaitre la rémunération promise à la mère des enfants du Président: sans aucun doute inversement proportionnelle à son expérience, comme cela se fait dans toutes les entreprises privées. Mais il est vrai qu'elles n'ont pas l'heur de servir à caser les copains des politiciens.

Tout cela me rappelle une formule qui faisait florès dans les années 70: Copain, Coquins.

Et dire que ces gens la veulent donner à la droite des leçons de morale!..... et qu'ils nous demandent de nous serrer la ceinture pour l'avenir du pays. Celle qui se frotte les mains, c'est Marine qui va une fois de plus pouvoir fustiger cette classe politique qui nous prend vraiment pour des gogos.

12:55 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bpi, ségolène royal, jean-pierre jouyet, copinage | | | Digg! Digg | | |  Facebook

19/02/2013

Le carnaval vénitien d'Annecy - 23 & 24 février 2013

carnaval,masques,annecy,venise,thiou

Chaque année, en Février a lieu le carnaval vénitien d'Annecy. Cette année, ce sera le week end prochain.

Inspiré du carnaval de Venise, c'est l'occasion pour les amoureux des masques et déguisements de parader dans la ville sous leurs habits de lumière et d'être la vedette de leur ville pour un week end.

Bravo à tous ces amateurs qui ne ménagent pas leur peine et leur argent pour offrir au visteur ébahi un spectacle magnifique de costumes et d'accessoires.

C'est un régal que de se promener le long du lac, au bord du Thiou, ou dans la Vieille Ville et d'y rencontrer au détour d'une ruelle des costumes et des masques tous plus intrigants les uns que les autres.

Pour vous faire une idée de ce qui vous attend, vous pourrez découvrir quelques photos des costumes de l'édition 2010 dans l'album créé à cet effet sur la bande droite du blog.

Ne manquez pas le rendez vous en 2013, c'est un enchantement pour les petits et grands.

18:12 Publié dans Haute-Savoie, Loisirs, Tourisme, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carnaval, masques, annecy, venise, thiou | | | Digg! Digg | | |  Facebook

18/02/2013

Jeff Panacloc - Un ventriloque de talent qui ira loin


Jeff Panacloc - Vivement Dimanche -

Je ne connaissais pas cet humoriste ventriloque qui passe souvent chez Patrick Sebastien. Je l'ai découvert hier lors de l'émission Vivement Dimanche de Michel Drucker, et je l'ai trouvé absolument extra-ordinaire, tant par sa virtuosité de ventriloque que par ses textes qui sont très droles. Un bon moment pour se distraire.....

17:35 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeff panacloc, vivement dimanche, patrick sébastien, michel drucker, jean-marc | | | Digg! Digg | | |  Facebook

15/02/2013

Quand la sélection a du bon

natation,ski,Schmalding,sélection,éducation nationale

Nombreux sont ceux qui, comme moi, se sont étonnés des succès de la natation française depuis 10 ans et qui se félicitent aussi des nouveaux succès du ski français lors des championnats du monde qui se déroulent en ce moment à Schladming.

Or, à écouter les DTN de ces 2 sports, la raison en est simple: Tant la natation que le ski ont élevé le niveau d'exigence demandé aux sportifs français pour les enrôler dans les compétitions internationales. Conséquence directe: fini les ballades en touristes de sportifs français " amateurs" qui ne brillaient que par leur présence et non par leurs résultats. Désormais, dans ces deux sports, seuls sont habilités à concourir ceux qui ont une réelle chance de gagner ou au moins de briller. Mieux, et on l'a vu ces derniers jours, ce sont parfois les remplacants de dernière minute qui, lorsqu'ils sont appelés à remplacer un titulaire en incapacité de concourir, gagnent des médailles comme ce fut le cas avec le skieur Gaulthier de Tessières en début de semaine.

Une telle réussite prouve bien que nous Français sommes capables de gagner, si les conditions de sélection et d'émulation sont réunies.

Quand l'Education Nationale sera t-elle prête à s'inspirer de ce qui marche si bien dans le sport pour relancer l'entreprise France, avec un niveau de compétences à la sortie des écoles digne de la compétion internationale.

Je suis abasourdi par le niveau de connaissances, voire même du iveau de français qu'ont les jeunes à la sortie du lycée. C'est un déclin constant depuis plus de 40 ans, depuis mai 68, pour êtr exact.

Si la "révolution" de ce joli mois de mai a eu du bon, en faisant évoluer la société vers plus de liberté et plus d'épanouissement personnel, cela ne doit pas nous empecher de critiquer les effets pervers induits par cette soif de liberté. Et au premier rang, la chute sans fin de notre système d'éducation qui s'est à ce point dégradé que l'Education Nationale n'arrive plus à séduire et à attirer le nombre nécessaire de professeurs pour assurer les besoins de formation de notre jeunesse.

A mon époque, il y avait les distinctions pour les meilleurs élèves, le prix d'excellence et les prix d'honneur tout comme il y a les médailles pour un podium sportif. Il n'est pas humiliant pour le dernier de la course que le premier soit honoré et médaillé. Alors pourquoi ne pas appliquer ce qui marche dans le sport à notre vie scolaire.

On pourrait facilement décider que seuls les 3 premiers seraient honorés et qu'il n'y aurait pas de classement pour les autres élèves. Ainsi on tirerait le niveau vers le haut sans pointer du doigt ceux qui ont plus de mal.

Une réforme simple, peu couteuse, qui remettrait au gout du jour le mérite et l'effort. De tels systemes sont pratiqués en asie, et je garantis que les petits Chinois ou Thais ou autres Coréens ne siont pas plus brimés que nos chères têtes blondes; mais pour ce qui est de leurs connaissances, il n'y a pas photo.

natation,ski,Schmalding,sélection,éducation nationale,Vincent PeillonSi nous ne voulons pas un jour vivre sous le joug économique et financier de l'Orient, il est grand temps de nous reprendre et de remettre l'école à niveau. Et pour ce faire, nous ne ferons  pas l'économie d'un retour de la discipline et de l'autorité du maître. Allons Mr Peillon, un peu de courage!....