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27/06/2012

Comment la petite histoire peut influencer la Grande Histoire - Viol de Napoleon III par la comtesse de Castiglione

Napoleon III et Castiglione.JPG

Viol avec consentement mutuel, c'est sans doute l'expression ad hoc pour qualifier le corps-à-corps entre Napoléon III et la comtesse de Castiglione dans les fourrés du parc de Saint-Cloud, le soir du 27 juin 1856. Les invités de l'empereur font semblant de ne s'apercevoir de rien, tandis que l'impératrice ne montre qu'une pâleur plus accentuée que d'habitude. Ce jour-là, l'empereur Napoléon III organise une fête intime et champêtre dans son coquet château de Villeneuve-l'Étang, situé au milieu du parc de Saint-Cloud. Les invités sont triés sur le volet. Mais celle qui est la plus chère aux yeux de l'hôte impérial porte le nom interminable de Virginia Elisabetta Luisa Carlotta Antonietta Teresa Maria Oldoini, comtesse de Castiglione par son mariage.

À 19 ans, cette Italienne au tempérament ardent, récemment débarquée de Florence, passe pour la plus belle femme de son temps. Même ses pires ennemies, femmes, on l'entend bien, le reconnaissent. Elle s'est installée à Paris avec son époux sur ordre de Cavour, président du Conseil du royaume de Piémont-Sardaigne, qui lui a confié la mission de séduire Napoléon III. Cette Mata Hari doit convaincre l'empereur de soutenir Victor-Emmanuel II, roi de Piémont-Sardaigne, désireux d'unifier l'Italie. Pour Carlotta, tomber l'empereur des Français n'est qu'un jeu d'enfant. Il la remarque aussitôt et prie l'impératrice de lui faire parvenir une invitation pour sa petite fête. Le carton précise aux invitées d'y aller "en robe montante et en chapeau, parce qu'on s'y promènera sur le lac et dans un parc".

Tenues provocantes

Non seulement Carlotta est magnifique, mais elle porte des tenues si provocantes que même Madonna en rougirait. À Villeneuve, Napoléon III et ses invités la voient débarquer revêtue d'une ébouriffante robe transparente à rendre fou d'amour même Gilbert Montagné. "Ingénieuse au suprême degré à attirer et à retenir l'attention sur elle, elle était, ce soir-là, tout en mousseline transparente, avec un chapeau garni d'une auréole de marabouts blancs, et sa chevelure avait l'air de ne pouvoir être comprimée, tant elle s'étalait sur ses épaules", note la comtesse Stéphanie de Tascher de La Pagerie. Ange irréel, magnifique objet du désir : ce soir-là, les autres femmes savent qu'elles pourraient se mettre à poil en dansant la rumba que les hommes ne les remarqueraient même pas. Tous, Napoléon III le premier, ont le regard d'un enfant découvrant un sucre d'orge. Carlotta sait qu'elle les tient. Son attitude se fait plus hautaine et distante. Son corps s'offre à tous les regards, mais son visage manifeste un froid mépris. C'est sa marque de fabrique : exhiber, mais rester froide comme un glaçon d'avant le réchauffement climatique.

La soirée commence par de la musique et la représentation des choeurs du Conservatoire, elle se poursuit par un feu d'artifice, puis vient le souper. Comme le temps est agréable, les invités se dispersent pour effectuer des promenades en barque sur le lac. La comtesse de Castiglione passe à l'attaque, elle se dirige vers l'empereur, qui n'attend que cela, pour l'inviter à partager son esquif. Sous l'oeil étonné des autres invités, le couple s'éloigne de la rive. On les voit aborder la petite île située au milieu de la pièce d'eau et disparaître jusqu'à 3 heures du matin.

Sourire béat

Chacun imagine parfaitement ce qui se passe sur l'île. L'empereur et la comtesse ne sont certainement pas en train de chercher des champignons, où alors le seul qu'elle trouve a une forme inhabituelle. Quand le couple finit par réapparaître, on remarque aussitôt la mise de la jeune femme, "un peu chiffonnée". À leur vue, l'impératrice pâlit de rage, alors que, sans aucune gêne, Virginia arbore un sourire béat. Au contraire, elle veut montrer l'image de la femme satisfaite et comblée. Elle manifeste, écrit un témoin, "la grâce d'un adorable abandon".

Plus personne n'ignore qu'elle est devenue cette nuit-là la maîtresse de l'empereur. C'est elle qui règne désormais, et non plus l'Espagnole, la Montijo. Au cours des mois suivants, l'Italienne assoit son ascendant sur son amant pour la plus grande satisfaction de Cavour. Seulement, la jeune femme n'a pas la victoire modeste. Plus elle règne sur le coeur de Napoléon, plus elle snobe le reste de la cour. C'est à peine si elle sourit, si elle répond quand on lui adresse la parole. Au point de se rendre antipathique à tout le monde. Elle vit largement au-dessus des moyens, recevant des fonds secrets de son amant. La liaison fait scandale, elle s'en fiche. Son époux le comte veut la raisonner, elle s'en moque. Pourtant, son attitude imbuvable finit par lasser même l'empereur. Celui-ci est déjà passé à la suivante, la comtesse Walewska. Aussi se débarrasse-t-il de la pétasse italienne d'une manière peu glorieuse.

Amour dans les sous-bois

Un nuit d'avril 1857 qu'il sort de chez la comtesse, Napoléon III échappe à une tentative d'assassinat organisée par trois carbonari italiens. Ils sont rapidement arrêtés. Leur nationalité italienne s'étale dans les journaux. Aussitôt la complicité de la comtesse est évoquée, alors que, bien entendu, elle n'est strictement pour rien dans cette histoire. Deux jours plus tard, elle est officiellement expulsée de France par des agents secrets en possession d'un décret signé par le ministre de l'Intérieur. Napoléon III a laissé faire.

Quelques semaines plus tard, la belle tentera un come-back à la cour, c'est un fiasco. Son mari en profite pour l'abandonner, retourner en Italie et vendre toutes ses possessions pour rembourser les dettes faites par son épouse. Le 21 juillet 1858, Napoléon III et le comte de Cavour, président du Conseil du royaume de Piémont-Sardaigne, se rencontrent dans la cité thermale de Plombières-les-Bains, dans les Vosges, pour préparer un accord d'entraide entre la France et le Piémont-Sardaigne. Les Autrichiens devront évacuer une partie de l'Italie du Nord, Victor-Emmanuel II avancera vers l'unification de son pays, et la France recevra le comté de Nice et le duché de Savoie pour sa peine. La Castiglione n'est pas totalement étrangère à ce morceau d'histoire. Comme quoi l'amour dans les sous-bois peut servir de grandes causes.

Article écrit par Frédéric LEVINO & Gwendoline DOS SANTOS, publié sur www.lepoint.fr

PS: Compte tenu des conséquences de cet "incident" sur l'avenir de la Savoie chère à mon coeur, j'ai souhaité vous faire découvrir cet article qui montre comment la petite histoire peut avoir de grandes conséquences sur la Grande Histoire.

18:30 Publié dans Haute-Savoie, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : napoleon iii, comtesse de castiglione, cavour, savoie | | | Digg! Digg | | |  Facebook

La Salèvienne en Vers et contre tout ce qui contribue à notre ignorance du passé

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12:45 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salèvienne, vers | | | Digg! Digg | | |  Facebook

La crise de l'Euro rattrape la France en Ukraine

Après la crise de l'euro qui affecte l'économie de notre pays, c'est donc la crise de l'Euro pour l'équipe de France de foot. Alors que l'on avait cru à une guérison après le drame nauséabond de Knysna, le cancer de la mauvaise conduite, tant sur la pelouse qu'en dehors des terrains, frappe à nouveau nos Bleus. Une nouvelle fois, ils se footent de nous.

Sur le terrain d'abord: quelle pitié de voir cette équipe sans ame, sans le grand talent fédérateur que purent être Zidane ou Platini, incapable de se comporter en équipe. Cette équipe de France version 2012 se résume au rassemblement sur un même terrain de 11 individualités, de talent certes, mais ne sachant ou ne voulant pas mettre celui-ci au service de la collectivité. C'est ainsi qu'on se retrouve avec un LLoris qui en est réduit à sauver la baraque à lui tout seul, alors que sur les pelouses ukrainiennes,  Ribery est l'un des rares joueurs de champ à mouiller vraiment le maillot et à montrer un semblant d'implication. Pour le reste, ils ne sont  pas dignes du statut de vedettes qu'ils ont dans leur club respectif. Que dire de  Benzema qui, en 4 matches, est incapable de cadrer le moindre tir, sans parler de faire trembler les filets adverses. Trop souvent, on les voit, lui et les autres "stars" se contenter de regarder leurs copains se faire déborder sans rien faire., et surtout pas se porter à leur secours pour repousser les attaques de l'adversaire.

Quant au rythme de jeu proposé, quelle indigence!... Même s'il faisait chaud en Ukraine, cela ne peut justifier cette nonchalance et ce manque d'engagement de la part de nos joueurs. On aurait dit qu'ils remplissaient là leur pensum de fin de saison et que plus vite ils en auraient fini avec cette corvée, mieux ce serait. Quelle différence avec les "petites" équipes comme la Croatie ou la Suède qui nous ont montré, tout en perdant, qu'on pouvait être défait mais garder la tête haute. Encore faut-il pour ce faire avoir la fierté de porter le maillot national....

Hors du terrain, c'est pire: ces enfants gatés qui se moquent du monde toisent ceux qui font leur richesse, je veux dire les supporters. La plupart de nos Bleus parlent comme des voyous et ne respectent aucune valeur de décence ou d'exemplarité à laquelle leur statut de porteur du maillot national devrait les obliger. L'insulte et la grossièreté sont devenus la norme de ces gosses des  banlieues  millionnaires mal élevés qui ne respectent rien d'autre que leur ego. Leur arrogance n'a d'égal que leur suffisance à nous dire qu'ils ont rempli leur contrat. C'est vrai qu'ils vont toucher leur prime de 100000 € promise s'ils se qualifiaient pour les quarts de finale. Tout leur est dû, mais aucune réciprocité n'est à attendre d'eux envers la nation qui leur a offert un cadre de formation et un environnement qui leur a permis d'atteindre le plus haut niveau dont ils profitent financièrement; le plus souvent à l'étranger d'ailleurs, sans même payer d'impôts dans le pays qui les a construits.

Quels enseignements peut-on tirer de ce fiasco?

D'abord, il faut dire que cette équipe est le reflet, ni plus ni moins, de notre société française: Elle est hypocrite et profiteuse. Si le maitre mot officiel dont le politiquement correct  nous rabache les oreilles est solidarité, en réalité, c'est une immense hypocrisie qui ne convainc que les badauds. En football, comme dans la société française au sens large,  seul compte l'individualisme forcené qui permet à ceux qui sont censés nous faire réver, de se conduire en véritables mercenaires; ils se vendent au plus offrant , entourés qu'ils sont d'agents pas toujours très recommandables, devenus experts dans l'art de faire monter les enchères et de faire exploser les finances des clubs. A un tel point, que tout le monde s'accorde à dire, sauf eux bien sur, qu'il est indécent de donner autant d'argent à de simples joueurs de ballon.

Cette équipe, comme notre société française, est aussi la victime du manque d'autorité. Face à cette absence de cadre, le caractère des "sales gosses" se lache et s'exprime sans retenue dans ce qu'il y a de plus détestable. Pourquoi ce manque d'autorité? Parce que les élites sont corrompues par le court termisme et qu'elles n'ont pas le courage de s'opposer au laxisme ambiant: prendre des mesures autoritaires pour remettre de l'ordre n'est pas populaire: ce qui compte aujourd'hui, c'est la démagogie, et surtout ne pas faire de vagues. Quand on est à un poste élevé, souvent dans un fromage, peu nombreux sont ceux prêts à prendre le risque de remuer la m.... et de perdre leur job pour défendre l'interet général à long terme. N'est-ce pas Mrss les Présidents de la FFF!....

Et puis, que dire de l'attitude de la Presse, qui là encore, dans un souci de vendre du papier ou de l'audience, n'a de cesse que de mettre de l'huile sur le feu en montant en épingle ce qui peut faire polémique et choquer. D'où les titres racoleurs du journal l'Equipe en 2010, et encore aujourd'hui. Les journalistes adorent bruler ce qu'ils ont adoré, et cela en toute impunité, sans le moindre égard pour celui qui leur sert de bouc émissaire. Aujourd'hui c'est le tour de Nasri qui a osé s'opposer à eux! ils ne le lacheront pas. Sans vouloir défendre le joueur de Manchester City, rappelons nous l'attitude ignoble de l'Equipe avec Aimé Jacquet en 1998; Non, les journalistes ne sont surement  pas les mieux placés pour venir critiquer ceux qu'ils ont montés au pinnacle pour mieux les dézinguer après. Chaque sportif de compétition doit garder dans un  coin de sa mémoire qu'avec la Presse, il n'y a qu'un pas du Capitole à la Roche Tarpéienne.

Nous sommes donc furieux, écoeurés serait même plus approprié, de voir le spectacle offert par notre équipe. Nous ne nous reconnaissons pas dans cette équipe de mascarade: ils nous font honte! Non pas d'avoir perdu, il y a des défaites magnifiques comme celle de Séville en 1982, mais bien de ne pas avoir essayé de gagner.

Mais regardons nous! Valons nous mieux qu'eux? Ce pays qui décourage les entrepreneurs est en voie de devenir un pays de petits fonctionnaires. Ce qui me rassure, c'est que tout cela se réglera par la loi de l'argent roi, une fois de plus. Le football français a vécu 12 années dorées porté par le succès de la bande à Zizou en 1998 et 2000. L'argent a coulé à flots. L'engouement suscité par leurs victoires magnifiques a drainé par millions les spectateurs devant leur télé, les gamins ont acheté des maillots, et les joueurs ont vendu, cher, leur droit à l'image.

A titre d'exemple, Nike a délogé Adidas, le sponsor de toujours de la FFF en triplant le montant du sponsoring de l'équipe nationale: la Fédé et beaucoup d'autres s'en sont mis plein les poches!..... Mais aujourd'hui qu'un profond désamour s'est installé entre l'équipe de France et son public, les maillots ne se vendent plus, l'audience télé baisse, les sponsors ne se précipitent plus pour voir leur nom associé à une bande de voyous gatés et mal élevés. L'argent s'éloigne!.... Moins d'argent, cela signifie à terme des mesures strictes  pour corriger ce qui ne va pas et relancer la machine marketing bleue. Il y a trop d'intérêts en jeu.

Mais bien sur, cela n'arrivera que contraint forcé, tant le Président de la Fédération ne s'y résoudra qu'en dernier ressort, puisque, comme chacun le sait, avant de permettre un mieux, les bonnes mesures sont toujours pénalisantes à court terme. Se priver des talents qui corrompent le groupe  affaiblira l'équipe dans un premier temps, avant que la force collective née de cet épurage ne compense la perte de quelques talents individuels, et qu'on supporte aussi pourris soient-ils. Et c'est seulement alors que l'éclosion de nouveaux talents au sein d'une solide base collective pourra propulser notre équipe à nouveau vers les sommets.

Dans la correction, attention cependant à ne pas trop en faire, comme ce fut le cas pour l'équipe de France de ski dans les années 80; elle a mis près de 30 ans à s'en remettre. Il faudra du doigté et de la raison: ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. Mais tout en sachant raison garder, il faudra imposer un code de conduite irréprochable. C'est le pari  qu'avait fait Aimé Jacquet en 1996 en écartant Cantona de l'équipe de France, jugeant, à tort ou à raison, que celui-ci "polluait" l'esprit du groupe. Il a misé sur l'artiste Zidane, et le leader Deschamps, avec le succès que l'on sait. Mais quelle lapidation aurait-il connu s'il avait échoué! Le journal l'Equipe s'y était préparé en l'agressant comme jamais aucun entraineur français ne fut conspué.

Pour remettre cette équipe sur les rails du succès, Il faut restaurer l'autorité en nommant un homme à poigne capable de contrôler ces gamins frondeurs en même temps qu'il est capable de leur proposer un rève et un projet. Il sera aussi nécessaire qu'il sache se faire respecter par la FFF, et qu'il lui fasse accepter que c'est lui, le vrai patron de l'équipe, indépendant et insensible à toute pression mercantile. Pour cette tâche, je ne suis pas sur que Laurent Blanc, avec tout le respect que j'ai pour lui, soit l'homme de la situation. Il est trop tendre, trop conciliant: même si l'on doit lui reconnaître d'avoir bien réussi avec Ribery et d'avoir rendu à celui-ci son honneur en le persuadant de changer de comportement, ce dont le joueur l'a remercié en interview avec une véritable franchise et une vraie sincérité.

Didier Deschamps me parait avoir un profil plus en phase avec les besoins de cette équipe. C'est un gagneur et un meneur d'homme qui à mon sens serait l'un des seuls en France à pouvoir relever ce défi. Son départ annoncé de l'OM doit à mon avis être compris comme le fait qu'il est candidat au poste. Et s'il l'a fait, je pense qu'il ne l'a pas fait dans le dos de Laurent Blanc, ce qui me laisse penser que le "Président" pourrait s'écarter de son poste de sélectionneur. A moins bien sur de faire appel à un entraineur étranger, humiliation suprème pour ce pays dont les joueurs, comme ceux de la Yougoslavie dans les années 70, s'exportent sur les terrains de toute l'Europe pour chercher la fortune que leur propre pays, en voie de paupérisation, ne peut plus leur offrir.

Pour conclure, je ne ferai pas l'impasse sur un pronostic sur les résultats de cet Euro.

Je pense que le talent de Christiano Ronaldo devrait suffire à venir à bout d'une équipe espagnole, loin d'être au niveau qui l'a propulsée au firmament de la planète foot, et qui a montré ses limites face à la Croatie et à la France.

Dans l'autre demi finale, je pense que l'enthousiasme de l'équipe Italienne qui sera handicapée par 2 jours de moins de récupération que son adversaire, ne pourra contenir la force tranquille de l'équipe Allemande que je vois gagner de façon étriquée contre le Portugal en finale, avec à la clé un Ballon d'Or mérité pour Christiano Ronaldo qui nous émerveille depuis tant d'années de son immense talent.

Et vive le foot! un sport magique quand il est bien joué

22/06/2012

La parité version socialiste - Les fonctionnaires sont oubliés

Si nos amis socialistes ont fait des efforts méritoires et tout à fait louables pour accroître la présence des femmes au gouvernement (parité absolue) et à l'Assemblée Nationale (augmentation de près de 50% de la représentativité féminine), il est fort dommage que les mêmes efforts ne soient pas faits afin de restreindre la sur-représentativité des fonctionnaires à l'Assemblée ou au gouvernement. Et cela st un vrai problème car on ne connait personne qui accepte de scier la branche sur laquelle il est assis.

Presque deux députés PS sur trois sont fonctionnaires : le calcul a été fait par l’IREF*, qui comptabilise aussi les députés dont la profession dépend de l’Etat (subventions, prix, honoraires). Et, parallèlement, seulement 5 chefs d’entreprises ! Les dépenses publiques vont sûrement baisser !

Il est vrai que les socialistes obtiennent la majorité absolue mais, en tenant compte de la très forte abstention, on ne peut pas dire qu’il y ait eu une vague rose. En revanche, ce qui est certain, c’est que les fonctionnaires entrent en masse à l’Assemblée. Ce n’est pas bon signe pour l‘avenir politique, économique et fiscal de notre pays, même si les décisions importantes ne sont pas prises au Palais Bourbon. Mais les députés sont les élus du peuple et dans une démocratie normale ils devraient jouer un rôle important, surtout pour ce qui concerne le contrôle des finances de l’Etat.
Ainsi donc, les députés de la nouvelle Assemblée sont en grande majorité fonctionnaires ou dépendent directement ou indirectement de l’Etat. Difficile de leur demander de pousser pour la réforme et la baisse des dépenses publiques.
L’IREF a analysé les origines socioprofessionnelles des 280 nouveaux députés et a trouvé environ 175 fonctionnaires ou cadres dans des entreprises publiques (63 % du total). Ce chiffre ne tient pas compte des agriculteurs (une dizaine), des médecins (une dizaine) et de plusieurs autres professions qui dépendent souvent des aides de l’Etat et des subventions publiques (les clients de l’Etat) en général ou bien de ceux qui ne rendent pas publique leur profession (ou sans profession). Plus inquiétant encore est le fait que les chefs d’entreprises sont pratiquement absents de cette nouvelle législature : nous avons recensé seulement 5 chefs d’entreprise élus sur 280 (1.8 %)!
En Grande-Bretagne, les fonctionnaires qui souhaitent se présenter aux élections sont obligés de démissionner au moment où ils déposent leurs candidatures. Si l’on appliquait cette règle en France, la baisse du nombre de fonctionnaires serait significative.

Les élus de la gauche (280 députés)
Fonctionnaires et employés du secteur public    175 (63 %)
Chefs d’entreprise    5 (1.8 %)

Mais qui ose avouer la vraie raison de cette surreprésentativité. Les fonctionnaires ne sont pas égaux avec les autres citoyens face à l'engagement politique: ils sont hyper privilégiés.

En effet quand un député est issu du privé (cadre, chef d'entreprise ou profession libérale), il prend un risque, soit celui de perdre son travail, soit celui de voir son activité souffrir de son absence.

Rien de tout cela pour un fonctionnaire puisque celui-ci est garanti de retrouver son poste à l'échéance de son mandat d'élu. Un privilège déja fort avantageux, puisque l'engagement politique devient sans risque.... Mais un privilège qui devient exubérant et intolérable quand on apprend que le fonctionnaire ne retrouvera pas son poste au niveau d'avancement où il l'a quitté, mais bien à celui auquel il se serait trouvé s'il n'avait pas quitté son poste. En vérité cela signifie que son avancement se poursuit sans qu'il n'occupe le moindre poste au sein de la Fonction Publique. Dans quelle autre activité cela est-il possible? ne cherchez pas, il n'y a pas d'équivalent!....

C'est cette inégalité là, rarement dévoilée, qui explique la surreprésentativité des fonctionnaires, tant à droite qu'à gauche (où ils sont quand même la grande majorité) et qui explique en partie la dérive de fonctionnement de nos institutions qui ne sont en aucun cas représentatives du pays réel.

Une énorme correction démocratique  aboutira et une remise sur les rails de notre pays deviendra possible lorsqu'on mettra enfin un terme à cette spécificité française.

IREF: Institut de Recherches Economiques et Fiscales

17:33 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fonction publique, parité | | | Digg! Digg | | |  Facebook

21/06/2012

Qui a dit que la Télé Française n'était pas bonne: de l'Opera populaire en prime time

Hier soir, mercredi 20 juin, FR3 nous a régalé avec son émission Musique en Fêtes diffusée en direct depuis le théatre Antique d'Orange. Au programme de grands airs d'opéra chantés par des interprètes de très grande qualité, au premier rang desquels Ruggero Raimondi , Julie Fuchs et bien d'autres.... divinement servis par l'orchestre philarmonique de Monte Carlo.

L'originalité fut d'offrir un mélange d'artistes de variétés tels Adamo, Nolwenn Leroy ou encore Laurent Gerra avec de grands noms de l'opéra pour une soirée prestigieuse de près de 3 heures de très grande musique.

Nolwen Leroy lors de sa prestation

 

Félicitations à FR3 de nous avoir offert un spectacle de cette qualité

A revoir sur le site de FR3 pendant une semaine:  http://www.pluzz.fr/musiques-en-fete.html

15:44 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fr3, musiques en fête, ruggero raimondi, julie fuchs, nolwenn leroy, laurent gerra, opéra | | | Digg! Digg | | |  Facebook

19/06/2012

Le mur de la honte devient le mur des lamentations à St. Julien

Depuis plus de 3 ans et le rachat de la maison Hoo Paris, je n'ai cessé de pester contre cette municipalité qui laissait un mur de la honte trôner au centre de notre bonne ville, et dès novembre 2010 j'avais écrit un billet pour déplorer cet état de fait et recommander l'habillage de ce mur par un trompe l'oreille décoratif.

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Le mur tel qu'il existait depuis 3 ans, avant les travaux


Finalement, après de longs atermoiements, la municipalité à bien voulu reconnaître le bien fondé de ma critique et a donc décidé de passer à l'action. Elle s'est donc enquise de trouver un artiste qui puisse réaliser une fresque murale et le maire lors du Conseil Municipal de février à annoncé la bonne nouvelle aux élus de la ville, avec, cerise sur le gâteau pour moi, l'annonce que je ferai partie de la commission qui déciderait de choisir l'œuvre à réaliser, ce qui me remplit de joie.

C'est ainsi que je ne fus pas trop surpris de constater lundi dernier, 11 juin 2012, que des échafaudages avaient été dressés devant le mur afin d'y réaliser des travaux de préparation à la réalisation de la fresque, même si je m'étonnais de ne pas avoir été convié à la moindre réunion préparatoire avec l'artiste choisi.

Les travaux de préparation avant la réalisation de la fresque imposant d'enlever le crépi existant pour en mettre un nouveau sur lequel exécuter la peinture, quelle ne fut pas la surprise des passants et voisins de découvrir le mercredi que sous cet horrible crépi se cachait un magnifique mur de pierre en boulets avec des encadrements en molasse et en pierre de taile magnifiques .

C'est alors que Mr Jean-Luc Daval, historien émérite et connaisseur de l'histoire de l'art, après en avoir parlé avec Claude MEGEVAND, Président de la Salevienne ( Société d'histoire savante de Savoie) prit immédiatement langue avec le maire de St. Julien, Mr Thenard, pour lui demander de faire suspendre les travaux. Ce que le maire accepta alors que les travaux avaient, entre-temps, continué et que les ouvriers avaient déjà recouvert du nouveau crépi le tiers supérieur de la façade.

Face à ce mur d'une grande beauté dont il était urgent de déterminer la valeur historique et patrimoniale,  il paraissait en effet évident qu'un court délai de reflexion s'imposait avant de décider de la suite à donner aux travaux, une fois conseil pris auprès d'un architecte ou historien reconnu.


C'est ainsi, au courant de la décision prise par le maire, et qui me convenait parfaitement, que je me rendais au Conseil Municipal, non sans avoir pris au préalable une photo du mur découvert,  afin de soulever le sujet de la fresque et d'en débattre avec mes collègues de la municipalité!

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Le mur en boulets avec en haut une partie du crépi neuf

A la fin du Conseil Municipal, alors que le maire nous informait du marché de travaux qu'il avait signé pour les travaux de ravalement de la façade, je me permis donc de soulever le problème lié à la découverte du mur en boulets sous le crépi, et je mentionnais aussi mon étonnement de ne pas avoir été convoqué à la moindre réunion alors que les travaux commençaient. A cela Mme Stalder et Mme Brawand toutes deux adjointes au maire , en charge du projet, m'informèrent qu'une réunion de travail était prévue pour le lendemain, soit le vendredi 16 juin au soir. Réunion à laquelle bien entendu, je n'avais pas été convié, au mépris de la promesse qui m'avait été faite par le maire de m'associer à ce projet. Mon sang alors ne fit qu'un tour , d'autant plus que j'étais déjà passablement énervé par la façon mensongère dont le maire nous avait informé de la démission d'une Conseillère Municipale de la Majorité en début de séance. C'est pourquoi je pris donc la décision de quitter immédiatement la salle du Conseil pour manifester mon mécontentement sur la façon dont les choses se passent dans la commune.

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Reprise des travaux le vendredi matin: Le crépi est remis, avec la séparation en haut bien visible


Si, après réflexion, j'ai pu penser que ma décision de quitter la salle était peut être disproportionnée par rapport à l'incident du Conseil Municipal, mon attitude s'est vue renforcée et justifiée, lorsque j'ai découvert à midi le lendemain, vendredi 16 juin, que malgré sa promesse faite à Mr Daval mercredi après midi de suspendre les travaux, le maire avait de façon unilatérale et sans en parler à quiconque, décidé le jeudi soir de faire reprendre les travaux et de recouvrir à nouveau par un enduit le magnifique mur de pierres qui n'aura donc été visible par la population que moins de 30 heures.

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Le mur tel qu'il apparait aujourd'hui, une fois le crépi sec

Un exemple de plus de la façon dont Mr Thénard gère cette ville: il lui faut 9 mois pour prendre la décision d'enlever des blocs plastique qui polluent visuellement notre centre ville, mais 24 heures lui suffisent pour décider tout seul d'oblitérer un élément fort interessant du patrimoine de la ville.

On ne peut le laisser faire impunément: et j'engage tous ceux qui, comme moi et Mr Daval, souhaitent une réflexion sur le traitement à apporter au mur, à nous rejoindre dans ce combat afin qu'un débat citoyen ait lieu sur la meilleure solution pour notre ville et pour imposer une réflexion à ce maire qui se moque du passé et qui n'a que mépris pour les éléments patrimoniaux de notre ville!

Tous ensemble, faisons échec à la poursuite des travaux tant que la valeur patrimoniale du mur n'aura pas été évaluée par une autorité compétente.

12/06/2012

Découvrez le chateau de Montrottier avec la Salèvienne

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Pour plus d'informations, visitez le site de la Salèvienne: www.la-salevienne.org

18:26 Publié dans Haute-Savoie, Histoire, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chateau de montrottier, la salèvienne, général dufour | | | Digg! Digg | | |  Facebook

Les Crayons de couleur - Une belle chanson qui dénonce le racisme

Hughes Aufray, que j'aime beaucoup, au temps de sa jeunesse, il est né en 1929, interprète une très belle chanson sur la tolérance et le refus du racisme.

15:19 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hughes aufray, racisme, les crayons de couleur | | | Digg! Digg | | |  Facebook