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13/01/2012

A qui profite la perte du AAA?

Voila, c'est fait! La catastrophe annoncée est arrivée en ce vendredi 13: la France a perdu son triple A, dégradée à AA+ par l'agence de notation Standard & Poors. Dans le même temps, S&P a maintenu sa confiance à l'Allemagne, ouvrant par la même un front de division entre les deux principaux partenaires Européens. Une nouvelle victoire pour la chanceliére MERKEL face au Président SARKOZY. Car il est incontestable que si la sanction est finalement tombée, c'est bien pour constater la divergence des politiques menées par les deux pays avec d'un coté la réussite des bonnes mesures prises par l'Allemagne depuis 10 ans et de l'autre la dégradation de notre situation causée par la fuite en avant générée par le laxisme Français.

Nous sommes une fois de plus remis à notre vraie place, celle d'une nation qui peu à peu perd sa place parmi les grands de ce monde. Et s'il est facile de fustiger Nicolas Sarkozy de se laisser imposer la realpolitik allemande, ce n'est malheureusement que la triste conséquence de notre dècrochement vis à vis de notre voisin. Décrochement dont le Président ne peut s'exonérer, tant il a manqué de courage à son gouvernement pour imposer des réformes de structure profondes quand le Premier Ministre François Fillon lui même reconnaissait dés 2007 qu'il était à la tête d'un état en faillite.

Alors bien sur, apres nous avoir promis mille morts il y a quelques mois, si l'on perdait le triple A, ce gouvernement nous rassure aujourd'hui en nous affirmant que ce n'est pas si grave et que la dégradation de la note de la France n'est qu'une péripétie. Face à ces revirements de discours, on ne peut s'empécher de se poser la seule et unique question qui vaille: A quel moment nous dit-on la vérité? A force de nous mentir et de nous prendre pour des gogos, une fois de plus les élites dirigeantes creusent un peu plus le fossé qui les sépare du peuple qui, ne sachant plus à qui se fier, se jette chaque jour plus nombreux dans les bras de l'extremisme, qu'il soit incarné par Marine Le Pen ou Jean-Luc Melenchon.

Cette perte du Triple A disqualifie Nicolas Sarkozy comme le rempart protecteur des Français face à l'angoisse de l'avenir. Dans le même temps, elle montre que les sirènes avec lesquelles la gauche essaie de nous charmer ne sont malheureusement que des sirènes qui pourraient bien emporter le pays dans des abymes encore plus profonds que ceux dans lesquels nous nous débattons. En final, une fois passée la crise de colère qui pourrait nous porter vers Marine, la réflexion ne peut que nous amener à donner sa chance à celui qui nous avait, le premier, mis en garde contre la dérive de nos finances publiques.

C'est en effet François Bayrou, qui seul dans le désert, prèche depuis de nombreuses années contre le danger que représente la dette immense qui étrangle chaque jour un peu plus notre pays, restreignant par là même un peu plus les marges de manoeuvre de nos dirigeants. Il a tenu un discours de vérité, loin de la démagogie des 3 autres candidats majeurs, et ne s'est pas compromis dans des promesses irréalisables: il mérite sa récompense, celle d'être élu et de pouvoir nous guider à travers cette période difficile, avec une équipe renouvelée et choisie pour sa compétence, un peu à la manière de ce qu'entreprend Mario Monti en Italie.

Ce n'est pas une garantie de réussite tant la tache est difficile, mais il représente à mes yeux aujourd'hui le meilleur espoir pour la France.

22:58 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : standard & poors, aaa, bayrou, mario monti, merkel, sarkozy, dette | | | Digg! Digg | | |  Facebook

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