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30/11/2010

Ségolène ROYAL accèlère: le PS reste sur place

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Pour ceux qui avaient un peu (trop tôt) oublié l'ambition présidentielle de Ségolène Royal, elle se rappelle à leur bon souvenir, avec un applomb et un à propos qu'on est obligé d'admirer.

Ségolène parie sur le fait que DSK ne se présentera pas à la Présidentielle (avis que je partage) et donc, elle se place d'ores et déjà comme le meilleur recours du Parti Socialiste, faisant miroiter aux naifs qu'une fois élue, elle nommerait celui-ci à la tête de son gouvernement. Ce qui est astucieux compte tenu de la popularité de celui-ci. D'autre part en affirmant une telle position, elle prend une posture de chef, ce qui a le mérite de mettre au rencart la Première Secrétaire du PS.

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Il ne faut décidément pas sous estimer cette femme, qui malgré son originalité décalée, fait preuve d'un sens politique remarquable. Ségolène, qu'on l'aime ou la déteste, c'est un pur sang de la politique, qui galope à bride abattue vers son "destin"; en comparaison, Martine Aubry  fait plutôt penser à un cheval de labour.

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Interrogée ce matin sur France Inter, la Présidente du Poitou-Charentes s'est positionnée en chef de file, définissant les rôles et distribuant les postes: "La responsabilité qui est la mienne, si je suis candidate aux primaires et si ensuite, je suis élue présidente de la République, c'est de vous dire aujourd'hui, que le meilleur premier ministre, le meilleur chef de gouvernement (...) c'est Dominique", a-t-elle poursuivi. Ce serait "le meilleur chef de gouvernement que la France pourrait avoir".

C'est de la bonne politique, car ainsi, elle assume son leadership par rapport à la Première Secrétaire du PS, faisant valoir son expérience de candidate pour se placer en tête de la course. De la même façon qu'elle avait coupé l'herbe sous le pied de son compagnon , François Hollande en 2007, elle renouvelle le même coup avec Martine Aubry. et l'on peut lui faire confiance pour se démener comme une folle afin de noyer dans l'oeuf toute autre velleité de lui faire de l'ombre.

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N'étant nullement un supporter de cette femme autoritaire et ambitieuse, je ne peux que reconnaître qu'une fois de plus, elle a fait preuve d'une grande science de la stratégie politique. Je souhaite bien du courage aux autre ténors du Parti Socialiste pour arriver à se débarrasser d'elle: ils n'en ont pas fini avec elle, et nous non plus....

14:14 Publié dans Politique Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ségolène royal, ps, martineaubry, dsk, françois hollande, socialistes | | | Digg! Digg | | |  Facebook

28/11/2010

Dates Clés de notre territoire genevois pour mieux comprendre la situation actuelle

58 av JC : Jules César arrête les Hélvètes à Genève

443: installation des Burgondes qui font de Genève leur capitale.

534: Genève est incluse dans le royaume des Francs.

1032: Genève et sa région reviennent par héritage au Saint-Empire Romain Germanique, ce qui explique la présence de l'aigle sur les armoiries de la ville.

1034: L'évèque de Genève reçoit de l'empereur le tître de prince et le pouvoir temporel sur la cité, ce qui suscitera un affrontement durable avec le Comte de Genève qui est le suzerain d'un territoire allant des portes d'Aix les Bains aux portes de Genève et dont la résidence principal est Annecy.

1124: Traité de Seyssel - L'empereur confirme les droits de l'évèque sur la Cité de Genève, au détriment du Comte de Genève qui renonce à ses droits sur la Cité.
1219: Traité de Desingy - Confirmation des accords de Seyssel
Ces deux traités peuvent être conidérés comme la base de la rupture entre Genève et la Savoie du Nord. 

23 mai 1387: Franchises de l'évèque Adhémar Fabri qui confirment les pouvoirs des bourgeois de la ville, constitués en Conseil Général.

1401: Le comté de Genève est vendu au Comte de Savoie Amédée VIII. Notre territoire fait désormais partie de la Savoie qui devient maître du Léman, à l'exception de la ville de Genève et des quelques enclaves que la Cité possède dans les terres de Savoie (Neydens, .....)

1416: Les Comtes de Savoie obtiennent de l'Empereur le tître du Duc.

1419: La Maison de Savoie annexe le Piémont.

1534: Sous la pression des Bourgeois de la ville, l'évèque doit quitter Genève

21 mai 1536: Genève se déclare République autonome, mettant une fin définitive aux pouvoirs de l'évèque, et adopte la réforme  - les liens avec le Saint-Empire se distendent.
Pour repousser les prétentions du Duc de Savoie, Genève s'allie à Berne. Les Bernois envahissent notre territoire: ils détruisent les chateaux des Ducs de Savoie et font régner l'ordre avec une administration "aussi raide que la justice de Berne".

1559: Fondation de l'Académie de Genève par Jean Calvin.

1563: Les Ducs de Savoie transfèrent leur capitale de Chambéry à Turin.

1589: Construction du Fort Sainte-Catherine à Songy par le Duc de Savoie Charles-Emmanuel 1er qui ambitionne de conquérir Genève et d'en faire sa capitale.

1600: Destruction du Fort Sainte-Catherine par les Genevois grace à l'aide d'Henri IV, roi de France qui, au cours de sa campagne contre le Duc de Savoie, a séjourné 3 jours à l'Eluiset où il y a reçu Théodore de Bèze.

1601: Victorieuse, la France contraint le Duc de Savoie à lui  céder le Pays de Gex au grand dam de Genève qui avait des visées sur ce territoire limitrophe, et qui voit la France s'installer à ses portes, et notamment au bord du lac, à Versoix.

12 décembre 1602: L'Escalade - Dernière tentative du Duc de Savoie de s'emparer de Genève. Parmi les défenseurs de la ville, on compte de nombreux Savoyards qui travaillent à Genève et qui prennent position contre leur duc, dont la célèbre mère Guillaume, originaire de Cruseilles qui "sauve" la ville.

21 juillet 1603: Traité de Saint-Julien - Signé par Charles-Emmanuel 1er de Savoie et Genève, il établit une paix durable entre Genève et la Maison de Savoie.

1720: Le Duc de Savoie Victor-Amédée II prend le tître de roi de Piémont-Sardaigne

1754: Etablissement de la frontière officielle entre Genève et la Savoie. A cette occasion, plusieurs petites enclaves qui appartenaient alors à Genève, comme Neydens, Valleiry et Bossey, sont échangées et deviennent savoyardes

1792: Invasion de la Savoie et de notre territoire par les troupes de la République Française.

15 avril 1798: Invasion de Genève par les troupes du Directoire - Création du Département du Léman qui réunit, pour la première fois depuis plus de mille ans, Genève et les territoires voisins du Pays de Gex et de la Savoie du Nord dans un même département, dont Genève est le chef-lieu.

31 décembre 1813: Fin de l'épopée napoléonienne - Restauration de la République de Genève, et de son indépendance, grace aux troupes autrichiennes qui viennent de libèrer Genève du joug français.

1er juin 1814: Les troupes suisses débarquent à Genève
12 septembre 1814: La Diète admet Genève, qui en a fait la demande (pour se protéger de la France), comme membre de la Confédération Hélvètique.

1815-1816: Plusieurs Traités (Vienne, Paris, Turin) redéfinissent les frontières entre Genève, la Savoie et la France. Notre territoire du Genevois est restitué à la Maison de Savoie. Le Pays de Gex reste Français. Le Genevois Savoyard  qui souhaite son rattachement à Genève essuie un refus de la Rome Protestante qui se méfie de ce territoire catholique.
19 mai 1815: La République de Genève devient le 22ème canton de la Confédération Hélvètique.
20 novembre 1815: Traité de Paris: Cession de sept communes françaises du pays de Gex, afin de relier géographiquement Genève à la Suisse, et instauration de la zone franche du Pays de Gex.
16 mars 1816: Traité de Turin - Cession à Genève de 25 communes sardes (dont Carouge) et instauration d'une seconde zone franche, dite zone sarde, pour préserver le commerce du territoire savoyard avec Genève.
NB: Lors de ces deux traités est instituée une grande zone de neutralité, voulue par le Roi de Piémont-Sardaigne, validée et garantie par les grandes puissances Européennes, qui permet la neutralisation d'une grande partie de la Savoie en cas de guerre.

1829: Création d'une nouvelle zone franche autour de Saint-Gingolph.

1848: Nouvelle Constitution Hèlvétique qui renforce le pouvoir fédéral et crée un territoire douanier unique pour toute la Suisse.

1852: Cavour devient Premier Ministre de Victor Emmanuel II et gouverne le Royaume de Piémont-Sardaigne

Juillet 1858: Accords secrets de Plombières entre Napoléon III et Cavour qui prévoient l'abandon de la Savoie à la France en échange d'une aide des Français à Victor Emmanuel II pour bouter les Autrichiens hors d'Italie.

Juin 1859: Batailles sanglantes de  Magenta et Solferino entre la France et l'Autriche - Cette boucherie décidera Henri Dunant à faire quelque chose pour les malheureux blessés.

Juillet 1859: Paix de Villafranca et démission de Cavour, remplacé par Rattazzi qui est favorable au maintien de la Savoie et de Nice au sein du royaume sarde.

Janvier 1860: Cavour revient aux affaires
Février 1860: Un fort mouvement populaire se développe dans le Chablais, le Faucigny et le nord du Genevois avec plus de 14000 signatures  pour demander le rattachement à la Suisse, et particulièrement à Genève.
20 mars 1860: Députation savoyarde à Paris pour demander, fort opportunément, à Napoléon III de ne pas accepter le démantèlement de la Savoie.
24 mars 1860: Signature du Traité de Turin qui prévoit le rattachement de la Savoie à la France sous réserve d'une consultation des populations. C'est le Plébiscite qui propose l'aggrandissement de la zone franche, dite Grande Zone, jusqu'aux Usses pour appaiser les habitants de la Savoie du Nord qui souhaitaient, eux, un rattachement à Genève.
22-23 avril 1860: Plébiscite (votation du peuple) en faveur du rattachement à la France avec l'établissement de la Grande Zone ( Vote OUI et ZONE)
14 juin 1860: La France prend officiellement possession de la Savoie

27 août - 5 septembre 1860: Voyage officiel de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie en Savoie.

1863: Fondation de la Croix Rouge à Genève

1870- Défaite de la France face à la Prusse - Exil de Napoléon III - Nouvelle pétition dans 54 communes de  Savoie du Nord pour demander le rattachement à la Suisse.

1914-1918: 1ère Guerre Mondiale - Notre territoire paie un lourd tribut à sa nouvelle patrie, tandis que Genève et la Suisse restent neutres.

1919: Traité de Versailles: Remise en cause par la France de la Grande Zone et de la neutralité de la Savoie du Nord (qui sera finalement abandonnée en 1928, sans consultation des populations)

28 avril 1919: Choix de Genève comme Siège de la Société des Nations voulue par le Président Américain Woodrow Wilson

1921: Accord entre les gouvernnements Suisses et français sur la zone franche
1922: Votation populaire en Suisse qui refuse cet accord.
10 octobre 1923: Suppression unilatérale par la France de la Grande Zone - Fort mécontentement à Genève et dans le genevois français

1932: Inauguration du Téléphérique du Salève

1er janvier 1934: Restauration de la zone franche  - Suite au recours de Genève devant les instances internationales, la France est contrainte de restaurer la zone le 1er janvier 1934, mais dans ses limites de la petite zone sarde de 1816.

1939-1945: 2nde Guerre Mondiale - Notre territoire fait partie de la zone libre jusqu'en 1942 . Saint- Julien sera libéré le 16 août 1944, après l'incendie de Valleiry par les Allemands en retraite. 

1945: Désignation de Genève comme le Siège Européen de l'ONU.

1984: l'Union Européenne accorde l'exonération des droits de douane sur les produits d'origine Suisse.

5 décembre 2007: Signature du Projet d'Agglo Franco-Valdo-Genevois

2010: Constitution de l'ARC

 

Un grand merci à Claude MEGEVAND, président de la Salèvienne, aux travaux duquel je dois un grand nombre des informations publiées ci-dessus et qui a su me donner goût à l'histoire de notre territoire.

26/11/2010

Petit Déjeuner de la MED : les frontières - Territoires de fracture, territoires de couture ...

Ce matin, se tenait dans les locaux de la CCG à Archamps, une conférence-débat organisée par la Maison de l'Economie, sur le thème des problèmes rencontrés par les régions frontalières françaises, avec comme orateur, le député-maire de Divonne, Mr Etienne Blanc.

Lors de sa présentation, par ailleurs excellente, Mr Etienne Blanc a indiqué ce matin une statistique qui a retenu toute mon attention et qui devrait tous nous faire réfléchir.

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Chaque jour plus de 330 000 français frontaliers traversent la frontière pour aller travailler dans le pays limitrophe, que ce soit en Suisse, en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en Italie, ou encore au Luxembourg. Ce chiffre est à comparer aux 10 000 étrangers qui traversent la frontière en sens inverse pour venir travailler en France. Le plus grave étant que le solde migratoire est négatif à pratiquement chacune de nos frontières. Un tel phénomène ne peut laisser indifférent nos gouvernants: il est bien la preuve évidente de l'appauvrissement de la France et de la perte de compétitivité de notre économie face à nos concurrents Européens.

Tableau migratoire.JPG

On dit même que le Président, visitant la zone frontalière avec le Luxembourg d'Esch-sur-Alzette s'est emporté devant le décallage offert par le paysage: des bureaux et des usines du coté luxembourgeois, et des vaches dans les prés du coté français, comme on peut le deviner sur la photo satellite ci-dessous avec la ville rurale française de Russange en bas faisant face à la ville d'Esch en haut à droite.

Russange.JPGtechnoport.jpg

Technoport d'Esch sur Alzette

 

D'où la mise en place d'une commission présidée par Etienne Blanc, travaillant de concert avec le secrétaire d'Etat Pierre Lellouche, sur les raisons d'une telle disparité.

Extraits du Figaro sur le sujet:

"Une mission parlementaire préconise des "zones économiques à statut spécial" le long des frontières de la France, pour rééquilibrer l'emploi et l'investissement côté français dans ces régions, a indiqué le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche. "Une des idées principales de ce rapport", a-t-il déclaré à quelques journalistes, est d'"imaginer, là où il y un intérêt économique évident le long des frontières, des zones à statut spécial, aussi bien au niveau du droit social que du droit fiscal", afin de "créer de la richesse et de l'emploi".

Le ministre, qui s'est vu remettre le rapport mercredi, a cité les cas de la zone de Bâle-Mulhouse, aux frontières de la Suisse, de la France et de l'Allemagne, et de la frontière luxembourgeoise.  "Nous avons assisté en dix ans à un triplement du nombre de nos frontaliers. Tous les jours, 330.000 frontaliers français traversent nos frontières pour aller travailler de l'autre côté, contre seulement 10.000 dans l'autre sens. Ca en dit long sur la compétitivité de nos territoires", a remarqué M. Lellouche.

Cette mission parlementaire sur la politique transfrontalière avait été confiée par le Premier ministre François Fillon à trois parlementaires de la majorité, Etienne Blanc, député de l'Ain, Fabienne Keller, sénatrice du Bas-Rhin et Marie-Thérèse Sanchez Schmid, députée européenne.  La mission parlementaire s'est rendue sur toutes les frontières de la France, pour examiner les problèmes concrets des frontaliers et des entreprises, en raison notamment des différences de compétitivité et de régime fiscal."

En cliquant ici on pourra lire la synthèse des recommandations de la commission qui tiennent en 19 propositions.

Prenant la parole lors de cette conférence débat, j'ai rappelé à Mr Blanc, (ce qui n'était pas nécessaire puisque ce monsieur a une très grande connaissance de l'histoire de notre territoire) que notre région  avait une spécificité bien particulière, qui la distinguait des autres zones frontalières françaises. La spécificité de notre territoire a en effet déjà été reconnue dans l'histoire avec la création des 2 zones franches du Pays de Gex et de Savoie en 1815 & 1816. (voir l'article consacré à ces zones franches sur ce même blog). Je lui ai donc suggèré de réactiver ces zones franches, en leur conférant une spécificité non plus seulement douanière mais économique, sociale et fiscale.

Ayant dans un premier temps écarté l'idée en prétextant que cela ne faisait que repousser le problème plus loin géographiquement, il m'a semblé dans un second temps, lors d'une discussion en aparté, moins catégorique dans son refus. Il est cependant clair qu'avec un état aussi centralisé que le nôtre, ce n'est pas demain que la France apportera des solutions concrètes et efficaces à ce réel problème de compétitivité.

Quoiqu'il en soit, je suis en plein accord avec Etienne Blanc sur le fait que la solution doit être trouvée ensemble, au sein d'une équipe de France, sans tenir compte des divergences d'opinion politique de ceux qui la composent (n'est ce pas Mr Borrel, présent ce matin dans la salle), pour défendre au mieux nos interets et éviter que nos régions frontalières ne soient que des dortoirs, pour les salariés des entreprises basées de l'autre coté de la frontière.

Merci à Mr Blanc de ce brillant exposé et merci à la MED pour l'organisation de ce petit déjeuner, fort interessant, et qui a connu un grand succès d'audience, ce matin à Archamps.

 

25/11/2010

Discours de politique générale de François Fillon

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Qu'il est difficile à un gouvernement "raisonnable" de gouverner, face à une gauche systématiquement critique de tout, une extrème gauche dangereuse de par ses utopies génératrices de désastres, et une extrême droite qui oublie à l'envi les contraintes de l'exterieur.

Ce qu'on entend ici ou là: "La politique du gouvernement est aux ordres des marchés financiers". Et comment faire autrement?  Même si on peut regretter la pression des marchés, il est bien fini le temps où l'on pouvait en faire une totale abstraction; qu'on le veuille ou non, ils s'imposent à nous! il suffit de voir ce qui se passe en Grèce, en Irlande ou en Islande pour comprendre que vouloir s'isoler et se refermer sur nous serait suicidaire. Quand on sait ce que coute à un pays endetté comme le nôtre l'augmentation d'un point sur le taux d'interet auquel les préteurs acceptent de financer notre déficit, on sait bien que la marge de manoeuvre est réduite.

Ce qui est vrai, c'est que  les peuples Européens, trop assistés et trop mous, ne sont plus prêts au sursaut salvateur qui leur permettrait de se sortir de la situation dans laquelle 25 ans de laxisme les ont mis. Et le pire, c'est qu'une fois de plus, ce sont ceux qui sont tout au bas de l'échelle qui vont payer pour l'incurie de notre élite dirigeante.

Aujourd'hui,  il faut plus de sécurité:  il faut protéger les plus faibles face au capitalisme sauvage, mais il faut aussi préparer les peuples européens à une prise de conscience que ce qui était possible hier, ne le sera plus demain, car le monde a changé. A cet égard, je suis d'accord qu' il faut dénoncer la "classe politique" qui ne pense souvent qu'à ses propres interets, et qui hésite à faire les réformes indispensables, mais impopulaires. Aujourd'hui, il faut  savoir naviguer sur l'océan, car la France n'est pas un pays qui vit à l'abri sur le lac Léman, elle chevauche les vagues de l'océan mondial; il y existe des vents contraires et des vagues dangereuses dont il faut tenir compte: à cet effet, je pense que François Fillon mérite notre respect, car il fait de son mieux face à la tempête qui secoue l'Europe et qui ne va pas se calmer, tant l'émergence des nouvelles puissances va nous obliger à une remise en cause profonde de notre modèle social et économique. A son rythme, conscient du danger d'explosion sociale, il tente de réformer aussi vite que possible notre pays, et de faire les réformes dont notre pays a fait l'économie depuis 15 ans.

Mais le sujet est trop long et complexe pour être développé ici: il fera l'article d'une note détaillée dans un proche avenir.

12:20 Publié dans Politique Française, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fillon, discours de politique générale, réformes | | | Digg! Digg | | |  Facebook

23/11/2010

WATER MAKES MONEY - Un film sur le dessous des cartes du marché de l'eau

Hier soir, à l'Arande s'est tenu une conférence débat autour du film "Water Makes Money", un brulot qui montre comment les grandes multinationales que sont SUEZ-La Lyonnaise des eaux & VEOLIA-La Générale des eaux s'enrichissent de façon éhontée sur le dos des consommateurs de l'eau urbaine.

Photo Arande1.JPG

Le débat était organisé par Jacques CAMBON, spécialiste de l'eau chez ATTAC, entouré de Bernard GAUD, Président de la CCG et partisan de l'exploitation de l'eau par des régies publiques, et Philippe FONTANEL, de VEOLIA,  qui avait la lourde tâche de défendre son entreprise et l'exploitation de l'eau par un Partenariat Public Privé face à une assemblée majoritairement hostile à sa cause.

N'ayant pas d'opinion dans cette affaire, je ne peux cependant m'empécher de regretter le parti pris du film qui est une attaque à charge, à la limite de l'honnêteté intellectuelle, contre les 2 multinationales françaises;  ce qui fut d'ailleurs remarqué par Pierre-Jean CRASTES, fonctionnaire territorial et maire de Chenex, dans une intervention tout à fait louable de par son sens de la mesure.

La conclusion de la discussion, qui a remporté le consensus, est que, quelle que soit la solution choisie, exploitation directe des communes via une régie ou à travers une société privée par Délégation de Service Public, il est indispensable que la collectivité ait en son sein des techniciens capables de contrôler ce qui est fait.

Outre les exemples de corruption, aussi bien à gauche qu'à droite,  qui ont été indiqués et qui donnent du grain à moudre à ceux qui se font les opposants aux sociétés privées, il n'est pas contestable que les interets à Long Terme de la collectivité sont mieux servis par une régie que par une DSP, à la condition expresse que le Service Public soit compétent et qu'il puisse échapper aux dérives que l'on observe parfois dans certains services de l'Administration.

Ceci étant dit, il est bon de rappeler qu'aujourd'hui, 80% de la population française est approvisionnée en eau potable via les entreprises privées; il doit donc bien y avoir une raison, si on veut bien accepter que tous les élus ne sont pas corrompus. A ce sujet, rappelons que la ville de st Julien vient de décider de reconduire la société VEOLIA dans une DSP après 30 ans de bons et loyaux services de celle-ci.

En conclusion, je crois pouvoir dire qu'il n'y a pas de solution miracle, ni d'un coté ni de l'autre et que le choix des élus doit se faire en fonction de paramètres qui sont propres à chaque commune ou intercommunalité. Mais ce qui est sur, c'est que l'interet à Long Terme de la communauté doit être pris en compte et respecté.

Merci aux organisateurs, l'ATTAC, la Ville est à Vous & l'Université Populaire du Vuache au Salève pour avoir permis cet échange de vue; tout débat citoyen, respectueux de l'autre, est un plus pour la démocratie.

Pierre Brunet

19:37 Publié dans Economie, Société, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : veolia, suez, attac, la ville est à vous, l'arande | | | Digg! Digg | | |  Facebook

22/11/2010

Soleil sur Saint-Julien: l'ambition de ce blog

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Le blog Soleil sur Saint-Julien existe depuis 1 an et compte plus de 200 articles sur des sujets très divers. Alors quelle est la raison d'être de ce blog?

Elu au Conseil Municipal de la ville de Saint-Julien-en-Genevois, petite bourgade frontalière de 12000 ames au sud de Genève, et de la Communauté de Communes du Genevois (CCG) qui regroupe les 17 communes du canton du Genevois Savoyard, j'ai souhaité créer ce blog pour atteindre les objectifs suivants:

- Faire la promotion de ma ville et de mon canton, tant au niveau touristique, culturel, qu'économique. Pour ce faire, j'essaie de donner un maximum d'informations sur ce que l'on trouve sur notre territoire et sur ce qui s'y passe. Idéalement placé aux portes de Genève, notre territoire fait partie de l'un des plus beaux départements français, et il m'a semblé utile d'indiquer à nos visiteurs les activités qu'on pouvait y faire. On trouvera donc des articles, des photos, des vidéos et des interviews des grands sites et acteurs du territoire.

-Faire mieux connaître aux résidents du territoire la vie municipale et intercommunale, en les tenant au courant des grands projets qui s'y préparent et en faisant moi-même des propositions d'aménagement. J'ai aussi pour ambition de faire le lien entre les habitants des 2 cotés de la frontière, tant je suis convaincu que notre destinée est commune, et que nous avons tout à gagner à coopérer plutôt qu'à nous opposer. Pour moi, Genève est notre capitale, et il me parait souhaitable que chacun d'entre nous connaisse et comprenne mieux ce qui se passe de l'autre coté de la frontière.

-Au niveau culturel, je souhaite faire partager à mes lecteurs les expériences qui m'ont paru dignes d'interet ou qui m'ont donné du plaisir. Ainsi, je propose à la fois lectures, musiques ou films qui m'ont séduit. Dans le même esprit, j'ai souhaité faire mieux connaitre notre histoire et notre patrimoine en rédigeant des articles concis autour d'un thème ou d'un monument historique. Je ne prétends en aucun cas concurrencer la Salèvienne qui fait un boulot remarquable, mais au contraire susciter la curiosité chez mes lecteurs afin qu'ils puissent aller plus loin dans leurs recherches, et se tourner alors vers des sites spécialistes. C'est dans le même esprit que je donne libre cours à des articles sur l'histoire de la Savoie, et que j'engage les curieux à se documenter sur des sites plus spécialisés comme celui de la Ligue Savoisienne.

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-Enfin, j'y exprime des opinions politiques sur notre société et je propose des idées afin d'améliorer la vie de nos concitoyens. Je ne cache pas mon orientation à droite, même si j'ai pu voter François Mitterrand en 1981; en revanche, je déteste le sectarisme quelle que soit sa couleur politique: il y a des gens biens et de bonnes idées à prendre des 2 cotés du spectre politique. C'est donc avec cette sensibilité, doublée d'une grande expérience de l'international, puisque j'ai vécu 20 ans en Asie, que j'appréhende les faits de société: je ne m'en cache pas. Je ne prétends donc pas avoir la science infuse ni détenir la vérité sur tout, mais je suis convaincu que c'est par le dialogue entre gens de bonne volonté que l'on trouve les meilleures solutions, et si mes points de vue peuvent en quelque manière que ce soit, contribuer à rendre la vie meilleure, tant dans le genevois, qu'au delà, alors l'objectif de ce blog sera atteint.

J'espère vous retrouver de plus en plus nombreux à découvrir les multiples facettes du blog, et je vous engage vivement à participer au débat en laissant vos commentaires sur les articles qui vous ont interpellé, ou en proposant votre collaboration sur un sujet qui vous tient à coeur, ou tout simplement en faisant des suggestions sur ce que vous souhaiteriez voir amélioré sur le blog.

Fier de vous compter parmi mes lecteurs, je vous présente à tous
Mes meilleurs sentiments

Pierre Brunet

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19:04 Publié dans Blog, Infos Pratiques, Société, Tourisme, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | | | Digg! Digg | | |  Facebook

20/11/2010

La Zone Franche en Savoie: France où est ta parole?

Si aujourd'hui existent des tentations séparatistes en Savoie, portées principalement par la Ligue Savoisienne, c'est qu'il y a des raisons historiques à cela, et en particulier le non respect par la France des accords passés et des avantages concédés lors de l'Annexion en 1860.

Il n'est pas ininteressant de s'attarder sur l'un des aspects de cette "trahison", à savoir les zones franches.

Voici comment Le Dauphiné Libéré résumait la situation, dans un article paru le lundi 25 Octobre 2010. Avec quelque inexactitudes, communes aux articles de presse écrits à la va-vite par des journalistes pas toujours scrupuleux de l'authenticité historique

Article Zone Franche.JPG

 

Essayons ici d'aller plus loin dans l'explication et la justification des zones franches:

Longtemps constitué de terres morcelées et enclavées, le territoire genevois a une histoire très complexe. Si les accords de 1749 (Traité de Paris) et de 1754 (Traité de Turin) avaient déjà permis de simplifier et « rationaliser » le maillage par trop enchevêtré des terres genevoises, françaises et savoyardes, il vaut la peine de rappeler que des accords de libre passage de personnes et de biens figuraient encore auparavant dans les Franchises que l'évêque Adhémar Fabri avait octroyées à Genève en 1387.

Les Zones de 1815-1816

Parler des zones franches aujourd'hui nous renvoie à l'histoire des XIXe et XXe siècles, soit aux importantes négociations territoriales qui ont suivi la fin de l'Empire et du Département du Léman (1814) et au Congrès de Vienne (1815).

C'est en 1775 que les Gessiens obtinrent du roi Louis XVI le premier statut de zone franche leur permettant de commercialiser librement avec Genève, la Savoie et l'Etat de Berne. Remis en cause par la Révolution, ce statut fut supprimé en 1792. Six ans plus tard, en 1798, Genève est rattaché à la France, devenant le chef-lieu du département du Léman. Pas pour longtemps puisqu'à la fin de l'épopée Napoléonienne, la frontière est redessinée en 1815 lorsque Genève entre dans la Confédération. En effet, pour mener à bien son rattachement à la Confédération helvétique, la République de Genève doit devenir un Canton suisse politiquement ; obtenir un territoire plus étendu et d'un seul tenant (pour se prémunir d'une invasion française), et enfin être rattachée physiquement à la Suisse (Versoix est alors français). 

 

Plusieurs remaniements territoriaux sont proposés, dont l'un - défendu par Charles Pictet-de Rochemont au Congrès de Vienne - prévoit la création d'un territoire borné par les frontières physiques que sont les crêtes du Jura, du Vuache, du Salève et des Voirons. Mais ces projets n'emportent pas l'adhésion, car la France, la Sardaigne et surtout certains Genevois craignent un trop grand apport de catholiques dans la Genève réformée. 
 

Après de féroces négociations, des compromis sont trouvés qui offrent à la fois l'« arrondissement » du territoire genevois et le « reculement » de certaines douanes :

  • En 1815, lors du Traité de Paris, la France cède à la Confédération – contre l'abandon de droits sur Mulhouse – les communes du Pays de Gex nécessaires au désenclavement du Mandement, de la Campagne et de Genthod. De plus, « la ligne des douanes françaises » est reculée sur l'ouest du Jura, laissant en dehors le pays de Gex. C'est ainsi que Genève récupère six communes françaises (Versoix, Preny-Chambésy, Collex-Bossy, Grand-Saconnex, Meyrin et Vernier). Pour assurer son approvisionnement grâce à la libre importation des produits agricoles des régions voisines, Genève obtient aussi le rétablissement de la zone franche du Pays-de-Gex (392 km²).
     
  • En 1816, lors du Traité de Turin, le roi de Piémont-Sardaigne cède à la Confédération les communes permettant le désenclavement de Jussy, en échange de la commune de Saint-Julien. Là aussi, une zone franche est créée, comprenant St-Julien, le Salève et Annemasse. C'est la zone franche sarde (151 km²)

 

Les zones franches gessiennes et sardes garantissent la libre circulation des denrées et constituent en quelque sorte la « réserve agricole » de Genève.

La Grande Zone, dite Zone d'Annexion de 1860

En 1859, lors des accords secrets de Plombières, Cavour, Premier Ministre de Victor Emmanuel II, négocie avec Napoléon III l'aide des Français pour réaliser le rève de son roi: Fédérer les territoires qui constituent l'Italie. Dans cette optique, le roi de Piémont-Sardaigne a besoin de l'aide des troupes françaises pour bouter les Autrichiens hors de l'Italie du Nord. En contrepartie, Victor Emmanuel offre à Napoléon III la partie transalpine de son royaume: la Savoie. Le 24 mars 1860, le Traité de Turin officialise l'accord avant le vote de la population prévu pour avril. Le plébiscite étant une clause essentielle du traité d'annexion puisque l'article premier de ce traité stipulait que " cette réunion sera effectuée sans nulle contrainte de la volonté des populations".

Or, dans les territoires de la Savoie du Nord, Chablais Faucigny & Genevois, se développait un fort mouvement populaire avec des pétitions de notables , en faveur d'un rattachement à Genève.

Inquiet de ce mouvement, et suite à la délégation de Savoyards à Paris qui plaident auprès de l'Empereur contre le démantèlement de la Savoie, Napoléon III, pour emporter l'adhésion des savoyards du Nord au processus de rattachement à la France,  propose alors la création d'une grande zone franche (3122 km²), avec des privilèges douaniers et une neutralisation militaire en cas de guerre, s'étendant jusqu'aux Usses. C'est pourquoi, lors du fameux plébiscite des 22 & 23 avril 1860 (qui obtient une majorité de plus de 99% des voixpar lequel le peuple savoisien ratifia le traité du 24 mars et accepta son annexion à la France, les bulletins de vote distribués dans toute la Savoie du nord portaient la mention " OUI et ZONE" ( on dit d'ailleurs qu'il n'y avait pas de bulletins "NON" mais cela demeure un détail)

 

Voici comment les Savoisiens du Nord justifiaient la nécessité de cette zone: " Le besoin d'une zone indique que la population qui la réclame a tout son commerce avec le peuple voisin et fort peu avec ses propres nationaux. Elle prouve chez nous que nos intérêts industriels et commerciaux sont avec la Suisse et non avec la France." Tel était le cas en 1860, et, plus le temps passait, plus s'accroissait la naturelle symbiose économique et sociale entre Genève et la Savoie du nord dont elle était devenue la capitale au détriment d'Annecy.

D'autant plus que suite au décret impérial du 24 octobre 1860 qui , au lendemain de l'annexion, ordonnait la fermeture immédiate de toutes les universités établies en Savoie (et elles étaient nombreuses: théologie, droit, médecine, pharmacie), les Savoisiens du nord trouvaient à leur porte, à Genève, une formation universitaire ou technologique, ce qui ne  pouvait que déplaire à la République Française.

Contrairement aux zones de 1815 et de 1816 établies par décision internationale, celle de 1860 était une concession unilatérale accordée aux Savoyards. Paris put donc, tout aussi unilatéralement, supprimer cette dernière en 1919 à l'occasion du Traité de Versailles qui contenait, entre autres, un article stipulant que Suisse et France chercheraient à s'entendre sur un nouveau statut remplaçant le système de zones franches. Les négociations, difficiles, aboutirent à une convention supprimant les zones au profit d'un système d'échanges commerciaux entre les régions limitrophes. Convention ratifiée par les deux pays en 1922 mais annulée aussitôt par le peuple helvétique appelé à donner son avis (un exemple de la démocratie directe qui s'exprime par le référendum d'initiative populaire conduisant à la votation du 18 février 1923).

A la France qui rétablit le contrôle douanier à la frontière politique, spoliant ainsi 207 communes savoisiennes, Berne s'oppose. Le différend est alors porté devant la Cour permanente de justice internationale de La Haye. Neuf ans et un arrêt de 450 pages plus tard, la France est condamnée, le 7 juin 1932, à rétablir les zones prévues par les traités de 1815 et de 1816 ! Ce qui sera fait le 1er janvier 1934.

Conclusion
On voit donc bien  à la lecture de l'histoire que les Savoisiens du Nord ont de réelles raisons de contester la complète et totale mainmise de la France sur leur destinée.

Et cela n'est pas terminé: avec les efforts déployés en France et dans le reste des Pays de Savoie pour torpiller les efforts d'accord et de maîtrise coordonnée de l'avenir des territoires entre Genève, la Savoie du Nord et le Pays de Gex au sein du Projet d'Agglo Franco-Valdo-Genevois. Ce qui s'est récemment traduit à l'Assemblée Nationale par l'hostilité envers la constitution d'un pôle Métropolitain transfrontalier regroupant Genève et l'ARC.

 

Remerciements à la Ville de Genève (archives), la Salèvienne, Jean de Pingon, et autres écrivains de l'histoire de la Savoie et des zones, dont je me suis inspiré pour la rédaction de cet article.

Pierre Brunet

Délimitation des zones franches :

Illustration

  1. Zone du Pays de Gex, 1815.
  2. Zone sarde, 1816.
  3. Zone sarde, 1829.
  4. Grande Zone française dite de l'Annexion, 1860-1923.

Les zones 1, 2 et 3 ont été rétablies en 1934.

19/11/2010

Le Salève en VTT

VTT Salève.JPG

Ci-dessus quelques itinéraires balisés depuis la gare supérieure du téléphérique.

Plus d'infos et de cartes détaillées à télécharger:

www.lesbornesenvtt.org

www.bikemania.org

www.bike-evolution.com

www.syndicat-mixte-du-saleve.fr

www.telêpheriquedusaleve.com

www.monnetier-mornex-esserts.com

www.etrembieres74.com

Pour en savoir plus sur cette montagne magnifique, n'oubliez pas de visiter la Maison du Salève à Presilly: www.maisondusaleve.com

 

 

08:07 Publié dans Excursions-Ballades, Loisirs, Sport, Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salève, vtt | | | Digg! Digg | | |  Facebook