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01/12/2010

Le commerce à Saint-Julien : vivre ou survivre ?

On le sait, le commerce va mal à Saint-Julien. Il suffit de se promener au centre ville pour constater que les arcades qui partout ailleurs accueilleraient des magasins, sont monopolisées par les agences bancaires, agences immobilières ou autres compagnies d'assurance. Que faire pour changer cela et faire de la ville centre du canton une destination non seulement de services mais aussi de commerce.

En effet, l'attractivité commerciale de Saint-Julien n'est pas à la hauteur du reste de ses activités  de services : hopital, sous préfecture, lycées et collèges, équipements sportifs, Trésor Public, et bientôt Maison de la Justice et Cité des Métiers.

Une croissance trop rapide, une urbanisation du centre ville mal maitrisée, un foncier très cher, ne lui ont pas permis de se développer harmonieusement. Comme le souhaite la CCG, afin de redonner au commerce de proximité toute son attractivité et de dynamiser l’offre commerciale il convient de définir une stratégie globale pour la Ville dans son rôle vis à vis du canton et de ses habitants, mais aussi dans l’agglomération transfrontalière.

 Voici le constat fait par une étude faite par la MED et diligentée par la CCG

Globalement sur le centre-ville, l’offre semi-courante est prépondérante, suivie de l’offre réfléchie, de la restauration/divertissement et de l’offre courante. Il apparaît que cette répartition est globalement équilibrée, sauf pour les places d’affaire de type semi-courant (celles pour lesquelles le chaland s’attache à un environnement agréable et fait du lèche-vitrines) qui est faible.

Ces constats ont un sens pour le positionnement commercial à venir. En effet, la classification dans la typologie « courant » signifie que pour ce type de commerces ou services, le stationnement de proximité est nécessaire, compte tenu de la rapidité avec laquelle l’achat est effectué.

La classification dans la typologie « semi-courant » signifie que pour ce type de commerces ou services, le lèche-vitrines va être important, supposant un environnement agréable et une concentration des commerces ou services dans un périmètre restreint. Pour ceux-ci, le stationnement peut être plus éloigné, mais pas trop distant. La classification dans la typologie « réfléchi » signifie que pour ce type de commerces ou services, il est nécessaire d’avoir un grand stationnement à proximité, car les chalands acceptent de venir de loin pour ce genre d’achats.

Le type restauration/divertissement est mauvais. Pour cette typologie, il est nécessaire de prévoir un stationnement de longue durée.

Les principaux constats sont les suivants :

  • La proximité avec la Suisse induit des échanges en cours de mutation. Ces échanges induisent d’importants flux de déplacements automobiles générateurs de nuisances et peu profitables aux activités implantées dans les centralités ;
  • La croissance du nombre de résidents, frontaliers pour une grande part, dont les habitudes de consommations sont conditionnées par leur mobilité professionnelle a contribué à fragiliser les centralités des lieux de résidence. Toutefois, ils représentent un apport de consommateurs potentiels important et disposant d’un pouvoir d’achat intéressant. L’enjeu est donc de capter et de fidéliser ces consommateurs potentiels ;
  • L’économie de proximité de la CCG se caractérise par une certaine faiblesse, mais également par un certain dynamisme ;
  • Le coût élevé de l’immobilier et du foncier freine l’implantation de certaines activités (alimentaire*, services marchands*, équipement de la personne*) dans les centralités au profit d’autres activités (services non marchands*) ;
  • Le faible taux d’emploi local pénalise la consommation locale ;
  • La proximité de 3 bassins importants de consommation (Annecy, Annemasse, Genève), parfaitement raccordés au territoire de la CCG par l’autoroute, induit des phénomènes de concurrence et d’évasion commerciale* ;
  • Les revenus moyens sont supérieurs aux moyennes nationales et départementales et engendrent un pouvoir d’achat important que doit capter l’économie de proximité locale.

Ces constats doivent être pris en compte afin de définir les éléments à mettre en œuvre pour disposer d’une offre :

  • En phase avec les besoins et attentes des habitants, frontaliers ou non ; et genevois voisins
  • En adéquation avec les évolutions démographiques ;
  • Non déstabilisante pour le fonctionnement du territoire (flux de déplacement, effet de concurrence, bassins d’emploi…) ;
  • Permettant de capter les visiteurs qui fréquentent le territoire.

4ème partie : pistes de préconisations

Cet ensemble de préconisations pourra sur certains points prendre la forme de démarches de type FISAC pilotées par les structures concernées.

4.1 Axe n°1 : favoriser le maintien, le développement et la création d’activités de proximité

Applications possibles sur le centre ville de Saint-Julien-en-Genevois

En tant que pôle majeur* du territoire, Saint-Julien-en-Genevois doit proposer une offre à même de satisfaire l’ensemble des besoins de ses habitants, de ceux de la CCG, mais également d’attirer une clientèle extérieure.

Pour ce faire, ce centre-ville doit proposer une offre étoffée et originale, dans un environnement agréable.

 

Dans ce cadre, la collectivité souhaite encourager la création d’activités de proximité originales et attractives, tout en s’assurant de la viabilité économique des projets. Il s’agit notamment de renforcer plusieurs secteurs clés actuellement peu représentés :

  • Le secteur alimentaire*, en favorisant le développement d’activités de qualité se différenciant des produits et prestations proposés par la grande distribution ;
  • Le secteur culture loisir*, notamment en lien avec les nombreuses activités de loisir proposées par le territoire ;
  • L’équipement de la personne*, en mixant indépendants originaux et enseignes reconnues.

 

Plusieurs actions seront mobilisées :

  • Réalisation d’une étude exhaustive sur les besoins des professionnels et des consommateurs
  • Un plan global de développement économique ainsi qu’une étude des spécificités des commerces à implanter devront être effectués pour une amélioration de la compétitivité globale de la Ville
  • Une politique immobilière et foncière agressive, visant à maîtriser les emplacements stratégiques et à permettre aux activités les plus structurantes de disposer plus facilement d’un emplacement adapté à leurs besoins. Elle visera également à permettre le déploiement de surfaces relativement grandes à même d’accueillir des activités « locomotives » pour la ville et l’ensemble du territoire ;
  • Une politique de réglementation de l’urbanisme limitant le développement des activités de services non marchands* sur les emplacements à fort potentiel, et n’entravant pas le développement des créneaux recherchés. Par ailleurs, la politique d’urbanisme devra encadrer le développement de l’offre de périphérie (Document d’Aménagement Commercial, CDAC*…) ;
  • Un accompagnement au développement du marché hebdomadaire, élément fort de l’offre commerciale du centre-ville ; déplacement de ce marché pour le rapprocher du commerce de proximité.
  • Proposer aux chefs d’entreprises, des solutions leur permettant de se professionnaliser, notamment en termes d’exposition de marchandises, d’accueil, de services … ;
  • Le centre ville de Saint-Julien-en-Genevois sera traité comme un ensemble cohérent et non comme une juxtaposition d’activités. Il s’agit de voir cet espace comme un « centre commercial à ciel ouvert », dont les commerçants tirent profit de leur regroupement, mais en retour se plient à des règles permettant d’en harmoniser le fonctionnement, notamment en termes d’horaires d’ouverture, d’harmonie des vitrines et devantures … la création d’un office de commerce sous la direction d’un manager ce centre ville est une possibilité à étudier.
  • Favoriser l’amélioration de l’outil de production des artisans.

 

Applications possibles sur les centres-bourgs[1]

Les centres bourgs constituent des pôles relais*, l’objectif est de faire en sortes que les habitants de ces communes et des communes rurales voisines, réalisent leurs achats hebdomadaires dans ces polarités.

Pour ce faire, les centres-bourgs doivent proposer une offre relativement complète en alimentaire* et quelques produits en termes d’équipement du foyer* et d’équipement de la personne*.

Pour atteindre ce résultat la collectivité favorisera la création d’activités permettant de satisfaire ces besoins, en fonction de la viabilité économique des projets. Pour ce faire, la collectivité pourra notamment entreprendre les actions suivantes :

  • Un accompagnement aux porteurs de projet personnalisé et assuré par des professionnels intervenants aux différentes étapes du projet ;
  • Une politique foncière et immobilière agressive, permettant de proposer aux activités correspondant à la fonction de centre-bourg, des locaux adaptés à leur activité ;
  • Proposer aux chefs d’entreprises, des solutions leur permettant de se professionnaliser, notamment en termes d’exposition de marchandises, d’accueil, de services … ;
  • Favoriser le développement de marchés de plein air, lorsqu’ils existent ;
  • Favoriser l’amélioration de l’outil de production des artisans 
  • 

 Applications possibles sur les centres-villages

Ces pistes d’action s’appliquent avant tout aux centres-villages disposant déjà d’une offre commerciale. Elles pourront être étendues à des centralités ne disposant pas à l’heure actuelle d’une offre, si les élus souhaitent le développement d’activités de proximité et à la condition indispensable que ce développement soit économiquement viable et puisse s’inscrire dans un  schéma de développement des activités de proximité durable et cohérent à l’échelle de la CCG.

 

Les centres-villages constituent des pôles de proximité*, ils ont vocation à proposer une offre limitée, répondants aux besoins quotidiens des habitants de la commune, il s’agit en général d’activités de boulangerie, de tabac / presse, café …

La collectivité favorisera le maintien et le développement de ces activités notamment en veillant à ce que les entreprises puissent avoir accès au local d’activités dans des conditions favorables (notamment acquérant des locaux) et en assurant un bon accompagnement des professionnels. Elle pourra également favoriser l’amélioration de l’outil de production des artisans. 

 

4.2 Axe n°2 : améliorer, moderniser la qualité de l’environnement de l’offre

 

L’amélioration et la modernisation de l’environnement immédiat des pôles économiques de proximité, apparaissent comme nécessaires afin de renforcer l’attractivité des centralités.

Cette politique d’évolution de l’environnement des espaces marchands de centralité ne peut se réaliser qu’au travers d’aménagements urbains et d’actions de soutien à l’économie de proximité.

Ainsi, les actions prioritaires à mettre en œuvre pourront être les suivantes :

 

  • Assurer une accessibilité aux pôles commerçants. Cette accessibilité devra être multi-modale et devra permettre à chacun d’accéder aux locaux d’activités, y compris pour les livraisons. Ainsi, une place importante devra être faite pour les modes doux et notamment piétons. Dans ce sens des restrictions de circulation pourront être mises en œuvre sur les noyaux commerciaux les plus denses, notamment en centre-ville. Toutefois, l’automobile restant un moyen de déplacement très important, l’accès par la route et une offre de stationnement à proximité des commerces sera proposée ; Une étude concernant les besoins des personnes handicapées en termes d’accessibilité avec une amélioration de l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite doit être menée.
  • Les espaces commerciaux les plus denses, notamment les centres-villes, constitueront des espaces agréables, propices à la flânerie. Pour ce faire, ils devront bien sûr proposer une offre commerciale attractive, mais également des aménagements urbains de qualité, un système de partage de l’espace vis-à-vis des voitures, une végétalisation et d’autres attraits que le commerce : offre culturelle, espaces verts … Ce volet pourra s’accompagner d’un concept lumière pour donner une identité globale aux centralités et le confort attendu par les chalands et promeneurs : créer une nouvelle ambiance nocturne qui rassure (« le soir, l’usager doit se sentir en sécurité), penser l’éclairage comme une mise en lumière de l’espace, créer des événements lumineux sur certains bâtiments, éclairer en maîtrisant l’énergie ;
  • Mise en place d’une signalétique collective, efficace, permettant au chaland de s’orienter aisément, notamment pour le public ne connaissant pas le site. Cette signalétique devra être adaptée aux automobilistes comme aux piétons.
  • Amélioration des vitrines et devantures des locaux d’activités ;
  • D’autres opérations sont envisagées  comme des sets de tables, décorations de vitrines, formation de commerçants, animation commerciales, études sur la mise en œuvre d’une carte de fidélité multiservices.  

 

 

4.3 Axe n°3 : faire connaître l’offre existante

 

Proposer une offre étoffée, répondant aux besoins de la population et susceptible d’attirer une clientèle extérieure, dans un environnement accessible et agréable, constituent l’une des clés du succès des activités de proximité dans un territoire. Toutefois, il s’agit de faire connaître cette offre et cet environnement tant auprès des populations locales – qui ont parfois pris des habitudes de consommation en dehors du territoire – qu’auprès des habitants des territoires voisins, clients potentiels.

Ainsi, l’objectif de la collectivité sera d’initier, de favoriser et d’accompagner plusieurs types de démarches, pour lesquels les professionnels devront s’impliquer.

  • Une campagne de communication auprès de la population locale afin de faire connaître l’offre commerciale proposée et son environnement. Les supports utilisés reprendront une liste des activités nouvelles et anciennes. Ils pourront être diffusés via Internet (par un site dédié), par distribution dans les boîtes aux lettres, par information chez les commerçants et dans les administrations (mairies, écoles …) ;
  • Une campagne de communication à destination de l’extérieur, en ciblant notamment les résidants des territoires voisins et la clientèle de l’offre de loisir du territoire de la CCG. Cette action sera développée en partenariat avec l’Office de Tourisme afin d’être liée à la communication sur l’offre touristique du territoire ;
  • Des actions d’animations ponctuelles, sur un thème qui reste à définir. L’objectif de ces animations est de faire venir des gens – consommateurs potentiels – sur les espaces commerçants en les attirant pour autre chose que le commerce, mais en leur faisant découvrir l’offre commerciale.

 

 

4.4 Outils de mise en œuvre

Afin de rendre la stratégie de développement de l’économie de proximité de la CCG opérationnelle et pour qu’elle puisse se transcrire à terme par un outil d’aménagement du territoire, il conviendrait :

  • De mettre en place un Comité de Pilotage représentatif de l’ensemble des acteurs intervenant en matière d’économie de proximité sur le territoire de la CCG, intégrant notamment les professionnels, les chambres consulaires, les élus … Ce Comité serait notamment en charge d’orienter la politique en matière d’économie de proximité et de valider les actions à entreprendre ;
  • De mettre en place des outils permettant de suivre l’évolution du tissu économique de proximité et d’évaluer les effets des actions mises en œuvre pour en favoriser le développement ;
  • De créer une commission d’urbanisme commercial qui étudie les projets commerciaux, les demandes en CDAC*…

[1] Liste des centres-bourgs de la CCG : Collonges-sous-Salève, Viry, Valleiry

En ce qui me concerne, je pense que bien sur, toutes les explications avancées ici, jouent un rôle dans le pourquoi d'une aussi mauvaise situation, mais qu'il convient de rationaliser et de simplifier le constat pour y trouver des solutions.

Saint-Julien souffre d'un manque de traffic, lié à 2 phénomènes:

1- le manque d'attractivité de la ville
2- l'offre existante insuffisante qui n'encourage pas les chalands à avoir le réflexe "St Julien" quand ils savent trouver une offre abondante et compétitive à Annemasse ou Genève.

C'est sur ces 2 axes qu'il faut faire porter notre effort. A titre d'illustration, on remarquera que notre ville offrant plusieurs magasins de décoration, ceux ci semblent bien marcher car l'offre est suffisante pour faire de St Julien un lieu attractif où l'on pourra trouver "chaussure à son pied". Si l'offre alimentaire, ainsi que l'offre de services (banques, coiffeurs, agences immobilières, opticiens....) semblent tout à fait suffisantes, c'est dans l'offre non alimentaire que nous péchons. Or c'est ce commerce là qui est le plus dépendant du traffic. En se promenant devant les vitrines, les badauds sont tentés et rentrent dans le magasin. S'il n'y a pas de promeneurs, il n'y a pas de business et donc les commercants ne sont pas tentés d'ouvrir boutique.

Il importe donc d'améliorer l'attractivité de la commune pour encourager les gens à se promener en ville. C'est là toute l'idée qui soustend mon projet de musée de la guitare (voir la note à ce sujet).

Je pense aussi que la mise en place d'un marché "bio" le samedi matin pourrait être un premier pas vers l'accroissement de l'activité commerciale. Encore faut-il s'en occuper sérieusement!...

18:08 Publié dans Economie, Saint-Julien, Vie Municipale | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : st julien, commerce, marché bio, musée de la guitare | | | Digg! Digg | | |  Facebook

Commentaires

J'étais excité à découvrir cette page. Je veux à vous remercier pour votre pour ceux time pour cette fantastique lire! J'ai vraiment apprécié Aimée chaque peu il et I ont également vous signet à regarder nouveau stuff sur votre site web .

Écrit par : Janey | 10/07/2013

Avez vous du nouveau concernant ces changements ? Merci !

Écrit par : Avocat en ligne | 31/03/2014

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