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06/06/2010

Le "CARE" de Martine Aubry: la nouvelle invention de la dame des 35 heures pour mettre la France à plat

Coluche.jpgLorsque l'on assiste au pitoyable ballet des politiciens (de gauche comme de droite) qui a conduit les Islandais à élire un "Coluche" local à la tête de la mairie de Reykjavik, il est temps de revenir aux fondamentaux et de s'interroger sur ce qui fait la noblesse de la politique.

Tout peuple, toute organisation, toute entité, sous peine de sombrer dans l'anarchie choisit de se doter d'un leadership pour arbitrer les conflits internes , fixer le cap et s'assurer un avenir aussi radieux que possible. Le peuple confie donc sa destinée (de gré , c'est la démocratie, ou de force, dans le cas d'une dictature) entre les mains de dirigeants qui assument la tâche de prendre les décisions nécessaires pour l'organisation de la société, de maintenir les bases de celle-ci et de la faire évoluer en fonction des épreuves et des besoins. Ce sont les dirigeants qui sont donc responsables du destin collectif de ceux qui leur ont fait confiance et qui ont remis leur avenir et celui de leurs enfants entre leurs mains.

Ceux qui dirigent prennent alors leurs décisions en fonction de leurs visions du monde, un mix de notions objectives et subjectives, que l'on résumera ici en 2 grandes catégories.

Quand on demandait à Gilles DELEUZE ce qu'était pour lui le socialisme, il répondait que cela consistait à plus s'interesser au destin du tiers monde qu'à celui de son quartier; il  mettait en avant la vision collective et internationale de l'organisation des sociétés telle que se la représentent les gens de gauche. (Rappelons nous que ce n'est  pas un hasard si l'hymne de ce courant s'appelle l'Internationale).

A la question "qu'est-ce qu'un homme de droite ?", l'un des grands leaders de la droite de ce pays répondait il y a quelques années: " A l'inverse de l'homme de gauche qui croit que l'humanité peut faire le bonheur des hommes sur terre, l'homme de droite croit au péché originel; il est convaincu que l'homme n'est pas naturellement bon, comme a tenté de nous le faire croire Rousseau, et qu'il est donc nécessaire de l'encadrer pour l'empécher de faire trop de mal".

mitterrrand.jpgOn comprend donc bien que si deux personnes regardant le même verre , l'un le voit à moitié plein, quand l'autre le voit, lui, à moitié vide, leur vision de la société et du monde sera diamètralement opposée. Ce qui ne signifie pas que les objectifs de ces deux personnes soient antagonistes; les objectifs peuvent être les mêmes: ce sont les méthodes choisies pour y arriver qui seront diamétralement opposées. Ainsi, comme l'avait fait remarquer Giscard en son temps à Mitterrand, la gauche n'a pas le monopole du coeur! ce n'est pas parce qu'on est de droite qu'on est un salaud et qu'on est un enfant de choeur grace à son bulletin de vote rose. La droite peut avoir et a, pour la plupart, les mêmes objectifs que la gauche: rendre le monde meilleur et plus agréable pour l'homme. C'est l'affirmation de la droite décomplexée qui affiche la même ambition que la gauche: le bonheur des hommes. En revanche, pour des raisons idéologiques et philosophiques, elle  emploie pour l'atteindre des chemins bien différents de ceux que proposent les idéalistes de gauche.

En ayant dit cela, il faut aussi accepter la malheureuse réalité qu'à droite, il puisse y avoir des prédateurs qui souhaitent asservir les autres à leur seul profit, puisque dans le même temps on pourra dire qu'à gauche d'autres sanguinaires sont prêts à tout pour se prélasser dans les maisons du peuple et asservir les peuples au nom d'une dictature clairement revendiquée: celle du prolétariat. Ecartons donc ces deux extrèmes, aussi néfastes et dangereux l'un que l'autre: la majorité "silencieuse" se doit d'ailleurs de les neutraliser, au risque de devoir subir la dictature soit du capital, soit de l'idéologie sectaire, mais dans les deux cas subir une dictature quand même.

A la radio, la télévision et dans presque tous les médias, on nous bassine avec des prétendus penseurs et experts qui sont sans pitié pour cette société capitaliste qui nous a mis dans un état de "souffrance inacceptable". Mais qui, en son ame et copnscience, avec un minimum de bon sens et de bonne foi, peut laisser dire un tel mensonge? Avons nous déjà oublié les ravages engendrés par les guerres (de religion ou de conquête), les famines, les goulags? N'est-il pas vrai qu'un ouvrier français de 2010 vit mieux qu'un bourgeois du 19ème siècle, bénéficiant d'une espérance de vie plus longue, d'une santé meilleure, d'opportunités de loisirs et de voyages que le bourgeois de 1850 n'aurait osé imaginer dans ses rèves les plus fous. Ceux qui auraient des raisons de se plaindre, mais auxquels on ne donne jamais la parole, ce sont les paysans d'Afrique ou du Bangladesh, et les ouvriers Chinois.

Alors oui, bien sur, le capitalisme est soumis à des crises récurrentes, crises qui ne sont d'ailleurs pas celles du système mais bien celles de l'égoisme et de la rapacité des hommes. La gauche aime à railler et à crucifier les méchants spéculateurs, mais ne sommes nous pas tous des spéculateurs. Si l'on achète son appartement aujourd'hui, c'est bien parce qu'on espère qu'il va prendre de la valeur; si l'on court acheter du sucre à la première rumeur de guerre, c'est bien parce que l'on craint qu'il n'y en ait plus, ou que son prix devienne astronomique. Et ce faisant, en stockant de façon anormale, on crée in fine la pénurie redoutée qui n'aurait pas lieu d'être si les hommes étaient dotés d'un minimum de bon sens et d'altruisme. Ce n'est pas le capitalisme qu'il faut combattre, c'est l'égoisme des humains. Mais le combat n'est pas gagné d'avance.....

Les peuples d'Occident récoltent aujourd'hui ce que nos ancètres ont semé par leur travail, et nous bénéficions des efforts consentis par nos grands pères paysans ou mineurs, au temps de Germinal. Pour illustrer ma pensée, je dirais que nous sommes sur un paquebot dont nos parents ont bourré les chaudières à fond et grace à quoi le navire continue d'avancer sur l'océan, bien que nous ne remettions plus de charbon dans l'âtre depuis belle lurette: cela est possible car s'applique ce que l'on appelle l'effet d'inertie. Mais gare quand la chaudière va s'éteindre, faute de combustible, que les turbines vont s'arreter et que la mer va se démonter: le paquebot risquera bien alors d'abord de s'arreter, de tanguer, puis de sombrer, créant un sauve-qui-peut général sur le pont, et une bagarre générale et sanglante pour s'accaparer les quelques canoes de sauvetage disponibles.

Comment et pourquoi en sommes nous arrivés là? Je suis convaincu que la vie d'une société oscille, comme le fait un pendule autour d'un point d'équilibre, entre des attirances antagonistes. En ne s'éloignant pas trop de son point d'équilibre, les mouvements du pendule alternent de gauche à droite, dans un mouvement calme et serein; en revanche, plus le pendule s'éloigne de ce point d'équilibre, plus les retours sont violents et dévastateurs. C'est ce que nous vivons en ce moment!... Avec son slogan de "toujours plus" l'idéologie de gauche a entrainé le pendule loin de l'équilibre, en faisant croire que l'on pourrait maintenir un niveau de vie croissant en travaillant toujours moins: C'est l'époque où la gauche ne fixait pas de limites au progrès. Je ne conteste pas l'ambition, et je défends les actions qui furent entreprises au cours du XXème siècle pour améliorer la vie des travailleurs: mieux, je les revendique, car moi aussi je crois au progrès, qui depuis la préhistoire, a permis aux hommes d'améliorer leur sort...

Le problème, c'est que les effets secondaires de ce progrès peuvent créer des problèmes temporaires. De la même façon qu'un cours de bourse ne progresse pas de façon linéaire, mais qu'il intègre des petites rechutes dans une évolution Long Terme favorable, le progrès crée lui aussi des problèmes temporaires dans son inéxorable course vers le mieux vivre. C'est la pollution engendrée par la domestication de l'énergie fossile et donc la détérioration de l'environnement; mais c'est surtout la surpopulation des pays du tiers monde qui en grande mesure doit être attribuée à l'essor de la médecine et à sa mise à disposition de peuples moins développés que ceux qui l'ont fait éclore (ce point important fera l'objet d'un article ultérieurement). Cette surpopulation a créé des conditions économiques actuellement défavorables à nos vieux pays d'Europe, ce qui se traduit par des délocalisations angoissantes des moyens de production. Toutefois, au niveau macro-économique et géopolitique, cette période est nécessaire pour améliorer le niveau de vie des peuples du Sud.

Il faut savoir raison garder et ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain: Oui le capitalisme a été fabuleusement bénéfique pour l'humanité, mais oui il a ses faiblesses. L'éradiquer sous ce pretexte serait un danger bien plus grand que celui qu'il génère dans ses excès. Ce qui compte avant tout, comme le dit le proverbe,c'est de ne pas tuer la poule aux oeufs d'or: mais c'est malheureusement exactement ce que nous sommes en train de vivre aujourd'hui en France. Les papy boomers ( les 50 ans et plus) veulent à tout crin continuer de se goinfrer comme ils en ont pris l'habitude depuis leur jeunesse en 1968, et les classes plus jeunes qui ont perdu tout sens de l'effort (personne ne descend plus à la soute pour mettre du charbon dans la chaudière du paquebot) et qui veulent, elles aussi, leur part du gateau se rejoignent sur un point: puisqu'il n'y a plus assez d'argent (les oeufs), tuons la poule et vendons la, pour maintenir notre niveau de vie. Sauf que bien entendu, si une telle solution se défend à court terme, elle est suicidaire pour les générations qui nous succèderont.

C'est là tout le débat autour de la réforme des retraites où ceux qui sont déja en retraite souhaitent la réforme afin qu'ils puissent bénéficier de leur retraite dorée le plus longtemps possible alors que les plus jeunes ne veulent pas renoncer à un avantage dont ils savent qu'il n'est plus économiquement et démographiquement tenable. Une telle attitude égoiste ne manquera pas de provoquer à l'avenir une profonde division dans la société entre les jeunes et les vieux. Dans un futur qui n'est pas si lointain (15-20 ans), les jeunes n'accepteront plus de voir les fruits de leur labeur confisqués par une population de vieux qui vivent à leurs crochets: ils se révolteront et n'accepteront plus le sacro-saint principe de la solidarité des générations illustré par la retraite par répartition. Pour ne rien arranger, cette révolte sera d'autant plus violente qu'un zeste d'antagonisme ethnique risque bien de se glisser dans cette fronde où cette population jeune , à forte proportion issue de l'immigration, refusera de trimer pour ces vieux "français de souche". Quand on y ajoute les problèmes de finacement de la Sécurité Sociale que le vieillissement de la population ne manquera pas de provoquer, on est assis sur une poudrière....

Le problème est que nos politiciens, tout à leur carrière et à leur ego, ne privilégient que le Court Terme puisque le Long Terme ne leur garantit pas leur réelection. Ils se contentent de gesticuler et de tourner dans tous les sens la barre du paquebot, sans oublier bien sûr la communication qui va avec et qui a pour but de leur donner la posture de grands capitaines. Ils ignorent, ou plutôt feignent d'ignorer, que la barre à gauche (ou à droite) toute, ne produit son effet qu'au bout d'un certain temps et que ce qui compte c'est qu'une fois le cap donné, il s'agit de le maintenir pendant une bonne période. C'est bien au large de l'iceberg que le Commandant du Titanic aurait dû altérer la course  de son navire; quand il le fit, c'était trop tard, l'obstacle était trop près et le choc eut lieu, malgré tous les efforts de dernière minute. Pour s'en tenir à cette illustration, c'est au minimum 2 à 3 ans plus tard qu'on prend la mesure des bons ou mauvais effets d'une politique ou d'une réforme. Il faut mesurer les effets pervers qu'elle engendre. Ainsi l'une des réformes les plus catstrophiques de l'histoire de France est sans conteste la révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV qui, en faisant fuir les Huguenots, priva la France d'une grande partie de sa force vive au profit de Genève et du monde Anglo-Saxon. Les mêmes causes avaient produit les mêmes effets quand Isabelle la catholique chassa les Juifs d'Espagne.....

Mr Sarkozy ne fait aujourd'hui que gérer une situation économique et sociale qui est l'héritière des décisions prise par Mrrs Mitterrand et Chirac; qu'on l'approuve ou non, c'est bien là ce qu'il faut comprendre quand il critique la réforme de la retraite à 60 ans par François Mitterrand. De la même façon, les problèmes d'immigration, d'identité nationale et de violence dans les banlieues que la France traverse actuellemnet ne sont pas de son fait, mais bien la conséquence d'une décision prise en son temps par Mr Giscard d'Estaing: le regroupement familial qui rendit possible une immigration massive d'origine essentiellement maghrébine dans les années 70. Petite décision, grands effets.

de gaulle.jpgQuand le général De Gaulle lança son Appel du 18 Juin, n'oublions pas qu'ils ne furent qu'une poignée de Français à le rejoindre. Après l'exode, la France était exsangue, sans vitalité; et même si à Long Terme, on pouvait espérer que le Nouveau Monde viendrait un jour à notre secours, le Court Terme ne laissait entrevoir que du sang , de la sueur et des larmes que le peuple français, au contraire des Anglais, n'était pas prêt à affronter. D'où le choix largement majoritaire dans l'opinion en juin 40 de signer l'armistice. Bien sûr qu'à partir de 1943, après l'instauration du STO et  l'enlisement des Allemands en Russie, la résistance devint beaucoup plus attrayante car la victoire des Alliés redevenait possible dans l'espace temps du Court Terme. Ce fut le temps du ralliement et des postures où les résistants de la dernière heure furent les plus sanguinaires, probablement pour se faire pardonner leur inaction des premières années de la guerre.

C'est le propre des Grands Hommes, et De Gaulle en fut un, que de refuser la facilité et la démagogie dictées par la pression du Court Terme pour assumer des décisions dures et courageuses, mais murement réfléchies, pour favoriser l'avenir à Long Terme. Et c'est bien là que Mr Sarkozy m'a déçu, cédant à la pression démagogique et à son entourage, pour se contenter de réformettes quand il eut fallu du courage pour imposer de vraies réformes. C'est ce que fait Mme Merkel en Allemagne, qui, lassée des tergiversations de son partenaire français, et consciente de l'urgence de la situation, a décidé de prendre le taureau par les cornes et d'instaurer les mesures qui s'imposent (lutte contre la spéculation en interdisant la vente à découvert, réforme du travail...) pour assurer la survie de l'Allemagne et lui donner les meilleures chances de faire face à son avenir. Mr Schroeder, pourtant de gauche, avait lui aussi pris des réformes courageuses, en repoussant l'age de la retraite à 67 ans. Mais les peuples n'ont-ils pas les chefs qu'ils méritent?.....

sarkozy.jpgSi Nicolas Sarkozy n'a pas eu la stature pour assumer les décisions qui s'imposaient, il faut cependant lui trouver des excuses:
D'abord l'état de délabrement mental et moral dans laquelle l'idéologie de gauche a mis notre pays depuis 30 ans. Alors qu'au 19ème Siècle, la Gauche pronait la valeur travail comme son leitmottiv ( son cri de ralliement n'était-il pas "Travailleurs de tous les pays, unissez vous"), elle a complétement renversé son palmares des valeurs, à mon avis pour des raisons purement électoralistes, en mettant le non travail à l'honneur: avec la retraite à 60 ans d'abord,  puis avec l'instauration des 35 heures (dont nous ne nous sommes pas remis),  et enfin dans son refus obstiné de faire face à la réalité économique et démographique en refusant toute réforme sur l'age légal de la retraite.
D'autre part, je suis convaincu que les politiques ont perdu le pouvoir en France au profit de la Haute Fonction Publique. Que peut faire un ministre avec toute la bonne volonté du monde quand il se heurte à l'opposition de ses hauts fonctionnaires qui pensent tout bas "Cause toujours, tu m'interesses! dans 2 ans tu seras parti, mais moi, je serai toujours là et c'est donc moi qui décide!...."

Pour en revenir à la dévalorisation de cette valeur travail que Nicolas Sarkozy avait promis de réhabiliter (il ne l'a pas fait), et que les socialistes ne cessent de travestir, j'ai quand même envie de dire à ces belles ames fraternelles que le travail n'e doit pas être si mal;  ou alors comment expliquer que Mme Aubry, qui fête ses 60 ans cette année ne parle pas de retraite pour elle-même; et que dire de François Mitterrand qui , mettant en place la retraite à 60 ans, s'accrocha au pouvoir jusqu'à 78 ans; Et sont-ils fous les Michel Drucker qui  dit ne jamais vouloir prendre sa retraite, Johnny qui a attendu 66 ans pour faire ses adieux ou encore Charles Aznavour qui chante encore à plus de 80 printemps, et les innombrables autres....

Non le vrai problème, ce n'est pas le travail!  c'est le manque d'épanouissement dans le travail qui fait cruellement défaut et qui rend celui-ci insupportable alors qu'il doit faire partie intégrante de la vie. C'était le cas à l'époque de nos ancètres préhistoriques chasseurs cueilleurs; chacun, à son rythme et en fonction de ses aptitudes devait oeuvrer pour la survie de la tribu; ces fondamentaux là n'ont pas changé. On le voit bien d'ailleurs en Asie où les sociétés, bien moins moins "avancées " que la nôtre continuent de fonctionner sur ce modèle;  et cela ne leur réussit pas si mal. Au lieu de trouver un sens et de valoriser le travail, les socialistes ont détruit la valeur travail et maintenant ils ont décidé de passer au stade ultérieur: l'Assistanat généralisé.

Aubry.jpgEn effet, quel meilleur mot pour traduire le nouveau slogan de Mme Aubry "le Care" ? Littéralement traduit de l'anglais, cela signifie "soin", mais dans la langue de Shakespeare, le mot "care" associé au verbe "take" (prendre) signifie "s'occuper de", "prendre soin de". Par synonimie, cela consiste donc à prendre soin de quelqu'un , à l'aider, à l'assister...... Nous touchons là au summum de cette philosophie infantiliste  et débilitante que les socialistes veulent nous imposer. Eh bien non, Mme Aubry, I don't care about your care; ça ne veut pas dire que je m'en fous, bien au contraire: cela signifie que je refuse de tout mon être de me laisser entrainer vers le gouffre avec les moutons de Panurge qui vous font aveuglément confiance et qui n'auront que les yeux pour pleurer quand ils sortiront de leur réverie.

Comment l'Etat, au moment où il a de moins en moins de moyens, de leviers de manoeuvre ( la mondialisation est passée par là) et de ressources (à cause des déficits abyssaux que 30 ans de laxisme budgétaire ont créés), oui, comment l'Etat prétend il s'occuper de tout et prendre soin de chaque français; Qu'il commence à prendre soin de lui-même et à réformer son train de vie, il en a été jusqu'à présent incapable. C'est un mensonge ehonté que vous nous servez! Vous infantilisez les Français, Madame Aubry, vous les déresponsabilisez et en final vous créez les prémisses d'une catastrophe; En faisant croire à des pauvres gens en quelque chose  que vous n'aurez pas (et vous le savez bien) les moyens de délivrer, vous allez créer un désespoir si profond que le retour du balancier sera terrible et nous balaiera tous. 

royal.jpgQuand je regarde ou écoute des débats politiques, nombre d'observateurs s'accordent à penser que la gauche peut gagner en 2012, et je souscris à cette vision, tant Mr Sarkozy a déçu les partisans de la droite populaire qui croit au mérite, au travail et à la récompense des efforts, et qui s'était mobilisée en masse pour lui en 2007. Si cela se produit, ce ne sera que dans la droite ligne de l'inconstance des peuples qui s'empressent de bruler ce qu'ils ont adoré ( puisque la droite remplace la gauche au Royaume Uni, et probablement bientôt en Espagne, la France ne faisant jamais rien comme les autres pourrait donc bien faire le contraire).  Ce qui m'afflige, ce n'est pas que la droite perde, je suis pour l'alternance: c'est surtout qu'à aucun moment la gauche ne parle de ce qu'elle fera concrètement une fois au pouvoir. Suivra t-elle Mrss Strauss-Kahn et Valls qui sont conscients des difficultés et qui s'accordent sur la nécessité de mettre en place des réformes impopulaires, ou alors se jettera t-elle dans les bras des partisans de la "décroissance" comme José Bové avec qui elle entend s'allier. Dans ce cas, il faudra faire appel à notre Jeanne d'Arc nationale, Ségolène Royal, car donner du travail aux 2.8 millions de chômeurs relèvera véritablement du miracle!.... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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