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16/05/2010

le socialisme : l'art du double langage

Vérité en deça des Pyrénées, erreur au delà, rien n'a changé depuis Pascal.....

Comment un socialiste bon teint, reconnu longtemps par l'Internationale Socialiste comme un exemple, tel que Mr Zapatero, peux t-il mener en Espagne  une politique à l'inverse de ce que préconisent nos socialistes français? et comment Dominique Strauss-Kahn qui est censé incarner le socialisme français en 2012 peut-il, en tant que Directeur Général du FMI, imposer à la Grèce une réduction de salaires aux fonctionnaires et une cure d'austérité comme on n'en a rarement vu en Europe depuis la seconde guerre mondiale, alors qu'en même temps les leaders du PS français restent aussi arc-boutés sur des positions diamétralement opposées qu'ils savent économiquempent intenables? Je trouve cette démagogie de nos responsables de gauche absolument lamentable. Ils mentent sciemment sans seulement envisager les conséquences de leurs agissements. Car conséquences, il y aura: à force de tromper le peuple en lui faisant espérer et miroiter des lendemains qui chantent sans tenir compte de la simple réalité économique et démographique, c'est mettre des allumettes à coté de la poudre avec le risque qu'un jour quelques désespérés ne s'en servent.

Cela me fait penser à l'émission de cet après-midi "Les détectives de l'Histoire" qui montre sans ambiguïté la responsabilité majeure et ignoble de la France et surtout du Président Mitterrand (un autre socialiste moralisateur) dans le génocide qui a ravagé ce pays. Il ne suffit pas d'avoir de bons sentiments pour gérer un pays, il faus savoir avoir du courage pour imposer les bonnes décisions; c'est ce que prommettait Churchill aux Anglais au début de son mandat en 1940: de la sueur, du sang et des larmes; mais c'est ce courage là qui nous permit d'échapper à l'oppresseur nazi et non pas la lacheté de nos dirigeants en 1938 à Munich, qui, préférant le déshonneur à la guerre récoltèrent les deux.

Pour moi, le PS d'aujourd'hui, c'est le Daladier de 1938: il refuse de voir la réalité en face et, au lieu de chercher une réponse consensuelle avec la droite modérée  en expliquant au pays que les réformes sont nécessaires et qu'il faut s'y préparer, si l'on veut sauver l'essentiel, il s'entête dans une démagogie que le pays paiera cher. Rappelons nous que les modérés ont toujours perdu face aux extrémistes ( les menchevistes face aux bolchéviques par exemple).

En effet, comment ce PS qui fait sans arrêt de la surenchère (toujours plus!....) pourra t-il expliquer aux naifs électeurs qui l'auront porté au pouvoir en 2012 que les promesses qu'il leur a tenues, il ne peut pas les tenir; pire, que face au retard pris dans l'application des réformes indispensables, le remède nécessaire pour obtenir la guérison est encore plus sévère que celui préconisé peu de mois avant par l'UMP: à mon sens, cela créera en France une situation pré-révolutionnaire, avec des prolétaires désespérés, mais aussi une classe moyenne trahie,qui échappant à tout contrôle des syndicats se réfugieront dans l'extrémisme (de droite comme de gauche) et mettront le pays sens dessus-dessous.

Attention messieurs les apprentis sorciers , les Benoit Hamon, Fabius, Mondebourg et consorts: A trop jouer avec le feu, on risque bien de se bruler.

Qui peut sérieusement douter que nous devons rapidement mettre en place une réforme des retraites responsable (les Allemands travailleraient jusqu'à 67 ans et nous, Français, jusqu'à 60....); nous devons aussi impérativement ramener de l'ordre dans nos finances publiques et le plus tôt sera le mieux. Car chaque jour qui passe creuse un peu plus le trou et accroit le service de la dette. L'exemple de la Grèce devrait nous ouvrir les yeux. Il n'y a pas de déjeuner gratuit: un jour ou l'autre il faut payer l'addition; et plus on attend, plus elle sera sévère.

Face à cet énorme défi qui nous fait face, je souhaiterais du courage des deux cotés de l'échiquier politique pour dire que l'urgence et la gravité de la situation imposent de travailler ensemble pour trouver des solutions pérennes, et assurer l'avenir de notre pays. En ce sens, je ne peux que féliciter Manuel Valls qui est l'un des rares à gauche à avoir saisi l'urgence de se ré-inventer.

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