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20/05/2010

FISAC, vous avez dit FISAC... comme c'est FISAC...

Assistant il y a quelque temps à la CCG à une réunion de pilotage du FISAC (Fonds d'Intervention pour les Services, l'Artisanat et le Commerce) intercommunal, je n'ai pu m'empêcher de penser à la célèbre réplique de Louis Jouvet dans le film "Drole de Drame".

En effet, ce FISAC est pour le moins bizarre!....

En résumé, il s'agit d'aller glaner des subventions de l'Etat en montant un dossier "abracadabrantesque" comme dirait un ancien président; le but de ce dossier est de montrer l'interet absolu d'un projet, sans lequel, on se demande comment on a bien pu survivre jusque là!..... Je ne conteste pas systématiquement son utilité au sein d'une commune qui souhaite sauver un commerce ou faciliter l'implantation d'une activité artisanale. Mais ce qui devient croustillant, c'est quand le FISAC est demandé au niveau de l'Intercommunalité, que personne n'arrive à se mettre d'accord et que finalement, chaque municipalité part en solo.

Au final, on obtiendra peut-être la subvention pour un animateur FISAC; quant à savoir quelles seront ses attributions et ses responsabilités, n'en demandez pas trop: il s'agit d'abord d'obtenir la subvention!...

Ce qui m'amène à la navrante constatation que bien souvent, au niveau des collectivités locales, on a tendance à suivre une méthodologie qui consiste à inverser les priorités:

Alors que dans le secteur privé, en tous cas dans les entreprises bien gérées, on constate ce qui ne va pas, on cherche les solutions les plus économiques et les plus efficaces pour régler le problème, puis on monte le financement de la solution choisie: dans le secteur public, on a tendance à d'abord chercher une subvention pour, une fois qu'on l'a obtenue, se demander comment on va l'utiliser.

Même si je reconnais que je caricature un peu la réalité, néammoins, il y a pas mal de vrai dans ce que je décris. Pas étonnant alors que notre pays ait à faire face à des déficits qui rappellent le tonneau des Danaides et que la dette publique soit à des niveaux qui mette en danger l'avenir de nos enfants..

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