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13/12/2009

Les Médias et le petit trou de la lorgnette

L'une des plus grandes hypocrisies de notre époque est celle pratiquée par les médias qui gonflent un phénomène sans intérêt pour immédiatement après le dénoncer comme trivial. De la même façon qu'ils adorent bruler ce qu'ils ont adoré. Ou qu'ils rappellent la présomption d'innocence après l'avoir eux même foulée aux pieds les premiers, comme dans le cas de Julien Dray....

L'un des exemples actuels, après de nombreux autres comme les "affaires" Polanski ou Miterrrand est la couverture qu'ils donnent aux problèmes de santé de Johnny Hallyday. Il est pitoyable de voir un tel déploiement de moyens tant humains que techniques pour faire le pied de grue devant le Cedar Sinai Hospital de Los Angeles, en plus pour ne rien nous apprendre.

Que l'on foute la paix à Johnny; s'il est parti vivre aux USA, c'est précisément  pour pouvoir échapper à cette intolérable omniprésence médiatique qui s'intéresse au moindre de ses faits et gestes. S'il doit guérir, ce que je souhaite vivement, il le fera d'autant mieux qu'il ne sera pas assailli de toute part; dans le cas contraire, il sera toujours temps de lui dresser les lauriers qu'il mérite; mais de grâce, dans ce moment difficile, foutons lui, ainsi qu'à ses proches, la paix à laquelle ils ont droit!

Les médias, qui sont des entreprises commerciales comme les autres, cherchent à nous vendre leur soupe, souvent en flattant ce qu'il y a de plus bas chez l'homme comme la jalousie ou le voyeurisme. Jusque là, cela ne me pose pas de problème, même si on pourrait s'interroger sur le bien fondé de leurs actions. Mais là où cela devient insupportable, c'est quand ces journalistes, souvent ignorants des faits qu'ils relatent, viennent donner des leçons de morale, et alimenter ce qu'ils ont créé: le politiquement correct.

Comment peuvent ils après condamner la langue de bois, quand ils se jettent, comme des loups affamés, sur la moindre phrase qui sort du moule et qu'ils jettent en pâture à une populace préalablement manipulée l'auteur d'une blague ou d'un accent de sincérité. Cela me rappelle un tristement célèbre Baranas, Barabas, Barabas.....

Il faut se méfier de la pression médiatique comme de la peste, d'autant plus que le niveau moyen de ceux qui l'alimentent est d'une tristesse affligeante. Tant que nos journalistes, dont l'un des meilleurs exemples est la ravissante Anne Sophie Lapix, seront plus intéressés par la question qu'ils posent que par la réponse de l'interviewé, aussi longtemps qu'ils s'intéresseront plus à la petite phrase qu'ils auront réussi à soutirer à leur interlocuteur pour nourrir la polémique qu'aux problèmes de fond, et aussi longtemps que leurs seule préoccupation e=sera celle de piéger leurs invités, nous ne pourrons pas avoir de débat sain au sein de la société.

Réveillez vous Messieurs les journalistes, et à l'instar d'un Yves Calvi, essayez de faire votre travail intelligemment en visant au dessus de la ceinture plutôt qu' à toujours favoriser les coups bas. C'est ainsi que vous vous grandirez et que vous assumerez pleinement le rôle indispensable qui vous incombe dans une société démocratique et moderne.

 

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